Hey bonjour tout le monde, petits lecteurs qui ètes tombés par hasard sur cette page (ou pas si on constate que c'est le chapitre 3 déja ... bref...) vraiment désolé pour tout le retard que j'ai pris à taper mon chap vraiment je m'en mord les doigts (mais pas trop ça fait mal...) donc voila le chap 3 j'espère qu'il plaira sinon bin faites le moi savoir lol ... je suis toute ouïe.
Je m'excuse aussi de pas avoir répondu a review promis je n'y manquerai plus
PS: (encore..) désolé pour les fautes restantes mais comme mème merci a Zouille pour avoir lu et corrigé ce chap
Paring :HPDM
Rating :M (langage vulgaire, allusion approfondie)
Disclamer : tous les droits vont à JKR!
Avertissement :il s'agit d'un slash (relations homosexuels, entre 2 hommes) donc maintenant vous voila prévenu...
Résumé :(POV alterné) Draco se réveille attaché, enfermé. Que lui est-il arrivé depuis la fin de la guerre? ou est-il et qu'advient-il d'Harry
Save me from them
Chapitre 3 : That promises to be folk !
Un coup frappé, une porte qui peine à s'ouvrir, des beuglements désagréables, voilà à quoi ressemble mon jolie réveil matinal, enfin réveil… à demi conscient, je suis complètement dans les vaps. Je sens qu'on me soulève, on me parle, je ne comprends rien ou peut-être que je ne cherche pas à comprendre justement. On me met debout et on m'indique de marcher jusqu'au dehors de ma cellule. Je peine à avancer un pied, j'ai tellement mal partout, mon dos crie au désespoir, mes jambes flageolent, j'ai faim…
« Remarquant » ma peine, comme s'ils pouvaient s'en soucier, ils se décident à me porter. Quel honte franchement, se faire porter comme si je ne pouvais pas marcher tout seul. Ok c'est effectivement le cas mais cela ne sert à rien de le souligner….
Après quelques minutes de lutte physique pour avancer (et mentale pour mettre ma dignité de côté…) on arrive enfin à atteindre cette porte. Mes yeux commencent à s'ouvrir.
L'un des deux zigotos me menotte et s'en suit une très longue marche dans les couloirs sans fin, bordés de cellules du ministère. Ils me tiennent chacun sous un bras pour que je puisse avancer. Ainsi on passe devant toute sorte de couloirs, je perçois quelque fois des pleurs, des hurlements, des insultes envers les gardes de cellules.
Enfin on arrive devant une porte, la dernière si mes souvenirs sont corrects, celle qui mène à la sortie des « prisons ». L'un des gardes l'ouvre et je me retrouve aveuglé, éblouis par la luminosité qui traverse la pièce et qui cogne directement dans l'encadrement de la porte.
- Un Auror t'attend, me dit un des deux mecs.
Je me détache de leur « aide » et tente vainement de tenir debout pour affronter l'Auror en question. Et puis que me veulent-ils ? Je suis muet comme une tombe ils devraient commencer à désespérer.
Tout en me jurant de mener la vie dure jusqu'au bout à tout le ministère réunit, j'arrive à faire trois pas en direction de l'Auror qui m'attend. Il est face à moi, je ne peux distinguer que sa silhouette. Mon avancée continue, mais forcément, il a fallu que mes jambes me quittent et en deux temps trois mouvements, je tombe genoux au sol dans un bruit sourd. La douleur de ma chute raisonne dans chaque parcelle de mes membres endoloris. Je tente de me relever mais les quelques efforts précédent mon littéralement achevé.
Je sens une présence s'avancer, sûrement ce stupide Auror qui vient de sortir d'une léthargie monstrueuse et qui remarque enfin ma présence.
- Debout Malfoy, me dit-il durement tout en tendant un bras vers mon épaule.
A peine a-t-il posé sa main que je me recule vivement pour échapper a se contact à la fois douloureux et humiliant, j'ose à peine relever la tête.
- Content de te revoir Connard, me crache-t-il tout en se redressant.
Sur ces mots, j'en déduis d'un, que je connais cette voix, plutôt que je connais ce « connard », et ensuite que c'était à mon avis loin d'être une connaissance avec qui j'étais en bons termes… je sais je suis d'une perspicacité étonnante même dans les pires instants.
Alors que je me décide enfin à mettre un nom sur cette voix si connue à mes oreilles, je relève difficilement la tête et entre aperçois mon cauchemar… ce visage si banal avec pourtant de si grands et magnifiques yeux verts… mais bien sûr cette voix … et c'est alors que son nom se forme sur le bout de mes lèvres que mon corps, une fois de plus me lâche, je m'évanouis, du brouillard se forme sous mes yeux je me sens me déconnecter puis… c'est le noir total, je sens à peine les deux bras qui me rattrapent pour m'éviter la chute.
Des sons, j'entends des sons … de l'air… du vent souffle doucement sur mon visage.. je reprends possession de mes sens et de moi-même … je peux dire que je suis étendu… étendu sur quelque chose de mou... un matelas je pense. Ma douleur au corps est parti, je me sens reposé … Suis-je réveillé ? Mon petit ami se trouve à côté de moi ? Est-ce la fin de mon cauchemar ? Doucement, je lève le bras sans douleur aucune, et je pose ma main sur le revêtement du drap, je laisse glisser mes doigts sur la surface … rien aucune chaleur, aucune présence…
Après quelques minutes d'apaisement interne je me décide enfin à faire face au renouveau de mon cauchemar, si il n'y a personne dans ce lit c'est bien que je suis en plein dans les enfers… Je tente enfin d'ouvrir les yeux. Encore une fois mon regard est ébloui par la luminosité de la pièce, lumière venant d'une grande fenêtre ouverte, d'où la sensation agréable du vent à mon réveil. La blancheur de la pièce me ramène une fois de plus à la réalité dans laquelle je vis… ou je survis pour être plus exact… je serais donc dans un hôpital, d'où la disparition de la douleur…
J'entends une porte s'ouvrir à ma droite, je referme les yeux feintant l'inconscience. Quelqu'un s'avance jusqu'à mon chevet. On touche mon front et vérifie chacun de mes pansements. Alors seulement ma curiosité l'emporte et je consens à ouvrir les yeux … encore une fois la lumière m'ébloui … je sens mon « médicomage » se crisper sur ma jambe droite qu'il était entrain d'ausculter. Lentement, je sens son regard dériver jusqu'à mon visage. Enfin je distingue deux grands yeux marron, et une grosse tignasse châtain qui ferait sévèrement jalouser n'importe quel lion sur cette planète. Elle, puisqu'il s'agit apparemment d'une femme, se rapproche de moi et toujours sans un mot, ausculte mes yeux, ma bouche et mes oreilles avant de planter sa baguette devant mon visage et de lancer un sort bilan pour le reste de mon corps.
- Tu peux bientôt sortir, les Aurors vont venir te chercher.
Sa voix cassante me fait tout juste réaliser la suite des événements, je suis à l'hôpital et je vais retourner en cellule … d'ailleurs je ne me souviens que vaguement comment je l'ai quitté et comment je suis arrivé là… deux grands yeux verts me reviennent en mémoire… Potter … je me suis évanoui. Une grimace se forme sur mon visage.
- On dirait que la mémoire te reviens Malfoy, c'est plutôt bon signe, me single-t-elle, je te laisse deux heures pour te reposer et prendre tes affaires.
J'acquiesce alors qu'elle se dirige déjà vers la porte de sortie, mon sang ne fait qu'un tour, on n'ignore pas un Malfoy et on ne m'attribut encore moins ce type de regard.
- Hey Granger, car oui c'est bien elle.
Elle se retourne et me toise d'un regard suffisant presque copié collé du mien quelques années plus tôt.
- Garde ta pitié, lui crachais-je presque avec autant de mépris que ce qu'elle-même ressent pour moi.
- La pitié est bien trop supérieure à ce que je peux éprouver en ce qui te concerne Malfoy, me répond-elle.
Mon regard la transperce, je fulmine, elle m'ignore une seconde fois et tourne les talons s'en allant au dehors de ma chambre d'hôpital.
Les gens changent c'est inimaginable à quel point. A croire qu'ils ont tous passés un stage de changement de personnalité pendant que je suis parti. D'abord Londubat, maintenant Granger …
Quel genre de femme est-elle devenue ? Pas que ça me concerne vraiment…
Est-ce que je peux encore te détester après avoir autant aimé un moldu ? Après avoir fais fit de mes préjugés ? Apprécier sera difficile, mais supporter est encore envisageable … Tu ne me pardonneras sûrement jamais … prendra tu en compte ce que j'ai fais pour toi ? Pour lui ?
De toute façon cela ne peut arriver maintenant puisque je retourne à la case ministère dans quelques heures.
Et Potter… toujours le même ? Je m'attendais bien à le voir réapparaître dans ma vie à un moment ou un autre, quand je croupirai en prison, ou à mon procès, ou encore quand mon âme me sera aspirée pas ces hideux détraqueurs… en attendant c'est presque une surprise de te voir resurgir aussi vite … trop vite et encore ce n'était qu'un aperçu. Je ne me souviens plus très bien d'ailleurs…Auror hein ? C'est donc ça qu'est devenu le sauveur … j'imagine que puisqu'il était là, il va s'en doute s'occuper de mon dossier … génial, ça risque d'être folklorique.
Je suis en tout cas dans un meilleur état, c'est le seul point positif. Encore fatigué, en même temps j'ai l'impression de sortir d'une léthargie sévère, comme si j'étais resté des mois à pioncer… En attendant je pense tenir debout sans me vautrer royalement aux pieds de Potter… Merlin m'en préserve.
Bon au lieu d'estimer autant tenter le coup, je soulève le drap qui me recouvre, (oh mais ce n'est pas vrais ils m'ont mis nu en plus, aucun respect pour l'intimité des gens…) je déplace mes jambes jusqu'à pouvoir m'asseoir sur le rebord du lit. Doucement, mes pieds chatouillent le sol, puis se posent sur le carrelage blanc et froid. Je m'appuie de chaque côté du lit et fais basculer mon corps vers l'avant, fièrement, j'arrive à me redresser. Je tente quelques pas, mes jambes encore engourdies me font trébucher, je me rattrape comme je peux à la table de chevet, faisant valdinguer la lampe qui s'écrase au sol.
Alors que mon corps se stabilise, mon regard fait le tour de la pièce et s'arrête presque avec effroi sur une chaise où repose des vêtements de détenu, propres, affreusement rayés. Je m'avance avec réticence et les lorgnent d'un regard mauvais, non mais ils pensent vraiment que je vais porter ça ? Comme un vulgaire criminel, que je rappelle ne pas être, je préfère mes charpies de la veille.
Alors que mon dégoût s'accroît à mesure que j'examine le vêtement, la porte s'entrouvre dans un léger grincement…un courant d'air ? Une chance de sortie plutôt… Pris d'un espoir je me retourne et recherche dans la pièce un autre vêtement moins … voyant à me mettre. Par chance, une blouse d'infirmier et un pantalon pendent sur un crochet dans un recoin attenant à ma chambre. Je m'approche en titubant quelque peu et une fois le vêtement en main, l'enfile et me redirige à pas pressants (c'est-à-dire avec toute la peine du monde) vers ma porte de sortie. Doucement, je regarde par l'entrebâillement, le couloir semble vide, je l'ouvre entièrement et sort directement dans le couloir.
- Tient, tu veux sortir en douce Malfoy ?
- Merde, dis-je alors que Londubat m'attrape par la taille et m'empêche de me débattre.
- Mets-lui les menottes.
Mon regard se tourne vers son interlocuteur et oh grand merlin tout puissant Harry Potter se tient devant moi.
- Putain ce n'est pas vrai, dis-je dans un souffle.
- Merci, moi aussi Malfoy, je suis très heureux de te revoir, dit-il sarcastiquement.
Je reste figé face à ce spectacle, cet homme, qui n'était encore qu'un jeune garçon la dernière fois que je l'ai croisé… Il est… magnifique, bien qu'il n'est pas tellement changé en trois ans, il paraît plus grand, ces cheveux toujours aussi indisciplinés, son visage s'est malgré tout affiné et ces yeux si verts … oui les même que ceux que j'ai entraperçu récemment… tellement beau tellement émotif, combien de fois ai-je senti ce regard empli de haine à mon encontre… non aujourd'hui ces yeux sont toujours aussi magnifiques et pourtant une lueur méconnaissable y est inscrit… une lueur de mélancolie, il semble si déboussolé si perdu. Complètement contradictoire avec ce qu'il dégage, une prestance qu'il n'avait pas avant.
Mon inspection en profondeur le fait rougir et subitement baisser les yeux, il me fait quoi là, depuis quand je t'intimide Potter ? Reprends-toi, je t'ai connu plus mordant ! !
- Allons y Neville, on a assez perdu de temps, marmonne-t-il tout en relevant la tête sans jamais recroiser mon regard. On gagne un peu de temps, je vais signer les papiers de sortie.
- T'entend Malfoy, ta bêtise nous à fait perdre une semaine, me rétorque l'autre imbécile.
- Je vous rappelle que c'est vos potes qui m'ont tabassé ! ! ….Comment ça une semaine ? je demande.
- Tu n'es pas autorisé à parler, me dit Potter d'un ton menaçant, alors qu'il allait s'élancer dans un couloir.
La j'ai loupé un épisode, il y a 30 secondes à peine, il était paumé, désemparé (bon d'accord j'exagère), il rougissait comme une gamine et là il pourrait me tuer d'un regard si c'était possible, c'est quoi son problème ? Je sais que je deviens assez contradictoire mais la je sais plus trop sur quel pied danser.
- Je ne t'autorise pas à me dévisager de la sorte, lui rétorquais-je.
Un sourire moqueur se dessine sur son visage, là je le reconnais.
- J'en n'ai rien à foutre de ton autorisation, tu n'es pas en position de force au cas ou tu ne l'aurai pas remarqué, je te tiens au bout d'une paire de menottes alors tu te la fous où je pense ton « autorisation » et tu la ferme.
Ni tenant plus je repousse Londubat qui, ne s'y attendant pas, se retrouve projeté directement contre le mur la tête la première, et je me jette sur Potter. Il n'a pas le temps de m'éviter, je le plaque de tout mon poids contre le mur et force sur sa gorge avec la chaîne de mes menottes.
Sa douleur est presque palpable il serre les dents, je jubile de lui faire fermer son clapet si facilement, les gens changent mais parfois notre nature intérieure nous rattrape.
- Mal-Malfoy arrête, halète-t-il
Je m'approche de son oreille faisant traîner mon souffle le long de sa gorge endolorit et lui murmure,
- Alors c'est ça le valeureux Potter ? Auror incapable de contrôler un détenu que se passe-t-il je te fais peur le balafré ?
Sans que je mis prépare, je reçois pour toute réponse un coup de point en plein dans l'estomac.
Un gémissement de douleur traverse mes lèvres. La force du coup me fait reculer de quelques pas, juste assez pour que Londubat, qui semble avoir repris ses esprits, m'attrape par les épaules, m'empêchant de faire le moindre mouvement.
Potter se décolle du mur tout en massant sa gorge douloureuse. Son regard ne m'a pas quitté depuis notre face à face rapproché. Lentement, il s'avance vers moi et me décroche une droite dans la figure. Ma lèvre s'ouvre sous la puissance du coup.
Il s'avance vers moi alors qu'un filet de sang coule le long de mon menton. Il passe lentement un doigt sur ma lèvre abîmée comme pour en effacer toute trace de son emportement, puis il me murmure, lentement, son souffle chaud, erratique avec sa blessure à la gorge me caresse le visage,
- Jamais … Jamais je n'ai eu peur de toi … tu n'es plus rien pour moi, puis son regard passe sur Londubat, on y va.
Très joli mensonge, comme si ses yeux savaient mentir… la blague.
Sans un coup d'œil a mon égard, il se remet en marche, à vive allure nous semant, Londubat et moi au passage en plein milieu des couloirs.
- Aller avance, me dit Londubat tout en me poussant.
Nous marchons le long des couloirs blancs interminables. Soudain, un bruit de dispute se fait entendre à l'intersection. Londubat me fait stopper tout mouvement.
- Tu es complètement stupide !
- Arrête, ce n'est vraiment pas le moment, tu peux faire quelque chose ?
- Nan vraiment, tu te rends compte, il est resté une semaine tu m'entends une semaine ! et une fois rétablis-tu lui saute à la gorge.
- Je n'y suis pour rien… et c'est lui qui m'a sauté à la gorge je te rappelle.
Londubat s'avance en m'entraînant avec lui jusqu'au propriétaire de cette au combien divine voix qu'est celle du Survivant, dans un concerto deux voix accompagné de Granger bien évidemment. Cette dernière tourne la tête vers moi a notre arrivée et soupir.
- Tu peux le faire sil te plaît 'Mione ?
Alors que nous retrouvons Potter, papier et autorisation en mains, je le croise du regard, remarquant par ailleurs que sa rougeur à la gorge a malheureusement disparue.
Elle s'avance vers moi et tend sa baguette contre ma lèvre. D'un sort je sens quelle se dégonfle et reprend sa forme normale. Granger se retourne ensuite vers Potter.
- C'est tout ?
Et ce dernier lui fait signe de me soigner l'estomac.
Après avoir finit, elle nous raccompagne à la porte.
- Malfoy, porte-toi bien, et surtout ne laisse personne te faire du mal.
Plus qu'étonné de cet intérêt soudain pour ma personne, je serai largement resté bouche bée si je n'avais pas le contrôle totale de mes émotions. Voyant justement mon manque de réaction, qu'elle doit considérer encore plus qu'alarmant que si je m'étais exclamé que ma santé ne la concerne en rien, elle rétorque,
- Je suis médicomage, c'est dans mon devoir de veiller sur mes patients, quels qu'ils soient, et franchement je ne veux plus te revoir dans cet hôpital.
Je me disais aussi, en retour je lui adresse un léger sourire à la fois méprisant et redevable. Elle l'ignore et se tourne vers Potter et Londubat.
- Vous deux, faites attention, je ne serais pas toujours la pour rattraper vos gaffes. Harry tu ne vaux pas mieux que tes deux nigauds d'équipiers.
- Mais…, et elle lui claque la porte au nez.
Il soupir le pauvre petit Potter qui voit son amitié mise à la porte.
- T'en est sorti vivant c'est déjà ça, reprend Londubat sur le ton de la conversation.
- C'est toi qui le dis, elle m'a pratiquement agressé quand je l'ai amené ici, dit-il d'un air pensif et morose tout en me montrant du doigt.
- J'aimerais qu'on ne parle pas de moi comme si je n'étais pas là, je place.
Les deux se tournent vers moi et Londubat me rétorque d'un air qu'il aurait voulu méprisant mais qui est plus comparable a celui d'un chimpanzé qui louche devant deux chocogrenouilles,
- On ta dit de la fermer connard.
Et sur ces quelques mots doux, il m'attrape plus fermement le bras, Potter l'autre et la sensation de transplanage nous emporte jusqu'au ministère.
Là, ils me guident jusqu'à une salle vide ou deux chaises, une table nous attendent ainsi qu'un dossier trônant sur la dite table. On entre et Potter va directement devant le semblant de fenêtre alors que Londubat me fais m'asseoir et prend le siège d'en face. Nonchalamment il ouvre le dossier et le feuillette.
- Bien nous revoilà à la case départ, et je vais encore une fois te reposer la question, Reconnaissez-vous les faits pour lesquels vous êtes détenu ici, qui sont les suivants…. Pratique de la magie et surtout magie noire envers moldus et sorciers tous sorts confondus ; utilisation des impardonnables ; mangemort reconnu et non repenti ; fuite des autorités. Avouez-vous Mr Malfoy, être pleinement conscient de vos actes et reconnu coupable selon faits et témoins oculaires ? Et qu'elles ont étaient vos activités durant ces trois dernières années ? Ainsi que vos implications dans la guerre passée ?
- Techniquement ça fait plus d'une question, dis-je sarcastiquement.
J'entends Potter soupirer au loin, toujours dans son exploration de la fausse fenêtre.
- Malfoy ne m'oblige pas à-
- à quoi Londubat ? hum ? Tu vas faire comme ton petit pote Potty, me tabasser pour ensuite aller pleurer dans les jupes de Granger ?
- La ferme, si tu crois pouvoir me-
- Neville arrête, laisse nous.
Ça y est il est sorti de son état léthargique. Potter s'approche de lui et murmure à son oreille, Londubat répond d'un hochement de tête et non sans un coup d'œil à mon égard, se redresse et quitte la pièce me laissant seul face à ma Némésis.
Il prend place sur l'ex-chaise de Londubat et pousse le dossier au coin de la table. Coude sur la table, la tête dans ses mains, le regard baissé il me parle,
- Alors Malfoy, vas-tu te décider à parler, pour dire autre choses que des conneries j'entends bien.
Lentement son regard se pose sur moi et un léger sourire s'inscrit sur son visage. Il me pète un chaudron en direct là … toujours avec le visage impassible je suis son regard est tombe sur ma tenue vestimentaire, apparemment coupable de son soudain revirement émotionnel.
- Il va falloir t'habituer au milieu carcéral et les vêtements ne sont pas en option, me single-t-il.
Pour toute réponse à cette remarque sans grand intérêt mon silence suffira, merci bien, un Malfoy ne s'habille pas ainsi même si, traîné dans la boue, je reste digne. De toute façon, les rayures ne me vont pas bien au teint.
Un ange passa, puis deux, puis trois … le silence s'intensifie alors que nos regards ne se sont pas lâchés d'un cil, comme un combat de celui qui domine l'autre, comme au temps de Poudlard… comme si nous n'étions que deux enfants destinés à se détester, comme si nous n'avions pas grandi.
La réalité de la situation me frappe soudain, nous revoilà face à face et toujours ce même type de jeu puéril entre toi et moi, après cette guerre ta victoire et ma fuite, toujours cette intensité, cette haine à mon égard dans tes si beaux yeux verts, même si teintés de mélancolie ils resteront toujours les plus inquisiteurs, les plus coléreux face au miens. Le silence est finalement interrompu par ta voix à présent rauque.
- Tu as changé, malgré ce que Neville me dit, tu es différent, tu parais plus serein ? je me trompe ? Je ne peux pas croire que tu sois rester ce petit con prétentieux en lisant ton dossier.
- Que tu crois…, lui répondis-je amèrement.
Il me sourit et redirige son regards vers la fausse fenêtre.
- Alors dis-moi qu'est ce que tu faisais dans le monde moldus ?
- Du tourisme, dis-je en roulant les yeux.
- Et en ce qui concerne… hum Brian Wexler, ton colocataire à ce que je vois, moldu, 23 ans, serveur dans une boite de nuit, la même que toi, c'est là que tu l'as rencontré j'imagine ? j'ai lu ton dossier, en même temps j'ai eu une semaine pour le faire vu l'état pitoyable dans lequel je t'ai ramassé, me rétorque-t-il en tournant finalement ses yeux vers moi.
Croyez moi mon regard en dit long sur mes pensées en ce qui concerne cet « incident » que je vais m'empresser d'oublier… Et cet enfoiré me regarde avec amusement alors que je fulmine tentant en vain de contrôler mon envie de lui cogner la tête contre la table et de piétiner ses entrailles avec le pied de ma chaise. Ou mieux de répéter la scène du couloir, si vulnérable, presque suppliant... Un sourire se forme sur mon visage contre toute attente.
- Au lieu de rêvasser Malfoy, tu peux me dire par quel oh grand moyen est-il possible qu'un « Sang pur » tel que toi ai pu terminer aussi bas, me dit-il avec la plus mauvaise imitation du noble prétentieux que j'étais.
- Le sarcasme ne te va vraiment pas Potter.
- On a le talent ou on l'a pas, tu m'apprendras quand je t'apporterai des dragées surprise à ta cellule d'Azkaban, si cellule il y a… En attendant c'était bien la vie moldue avec un moldu ?
- La ferme !
- Je ne peux vraiment pas le croire, tu t'es vraiment entiché d'un moldu c'est le comble, me raille-t-il.
- La ferme, lui crachais-je au visage tout en me levant de mon siège
Sitôt debout, il me menace déjà de sa baguette, lentement je me rassoie pas le moins du monde impressionné par cette démonstration grotesque de supériorité.
- Crois-moi Malfoy je suis loin de la fermer, je vais parler jusqu'à ce que tu me répondes, qu'est-ce que tu a fais pendant ces 3 ans ?
- En quoi c'est important dans ma condamnation ?
- Le protocole, et puis t'as sûrement dû fréquenter tes potes mangemorts en trois ans ? Alors qu'est ce t'as fait pendant tes vacances d'exilé ?
- Rien qui te concerne ! Je lui rétorque.
- Tu préfère qu'on parle de cette partie de ta vie Malfoy, de ce qui me concerne ? Très bien, je ne pensais pas vraiment l'aborder de façon si soudaine mais puisque tu y tiens allons y, pourquoi tu étais là ce jour là Malfoy ? pourquoi tu t'es interposé ? Bordel t'es un pétochard, lâche, ta un pétard surprise qui t'ai passé de travers ce jour là ? Ce n'était pas dans ton intérêt que je sache…
Je reste muet… je ne pensais pas moi même en arriver là, ou du moins, j'espérais mourir, être enfermé tout au mieux, avant d'avoir cette conversation…
- Réponds moi ! me crie-t-il.
- Je n'ai rien fait de la sorte.
- Sans blague ? tu me prends vraiment pour un con ?
- J'étais la parce que comme tout le monde j'étais concerné par cette guerre. Point barre. Je ne me suis pas interposé.
Doucement il soupir en fermant les yeux, se retranchant sûrement dans son petit monde fait de lapin rose et de Super Londubat qui dansent en couche culotte sur un terrain de Quidditch. Ses paupières se rouvrent (hum à la limite je comprends le malaise face a Londubat dans cette situation) ses yeux se posent sur moi alors qu'il me demande d'un ton déterminé,
- Pourquoi m'avoir demandé de continuer à me battre ? Ce n'était vraiment pas dans votre intérêt… dans ton intérêt…
Je ne réponds pas à ça, d'une par parce que j'en n'ai pas la moindre idée moi-même et d'une autre parce que même si je le savais je me garde le droit de ne le divulgué à quiconque me pose la question. Alors qu'il allait rétorquer je le stop d'un mouvement de main (certes réduit par les menottes) et lui dit de ne pas chercher car il n'y a pas de réponse à ça. Il soupir.
- Très bien.
Il se lève, et c'est lorsque j'ai l'intime espoir que mon calvaire de la journée est fini que tout s'effondre à la seconde ou son postérieur se pose sur le bord de la table, encore plus près de moi.
- Alors Wexler c'est qui finalement pour toi ?
Le changement soudain de sujet me déroute un peu, néanmoins y répondre m'apportera peut être un accès à d'autres informations.
- C'est mon colocataire, il n'a rien à faire dans cette histoire, qu'est ce que vous lui avez fait ?
- Pourquoi ça t'intéresse ? Ce n'est pas juste un colocataire ?
- Ta gueule et réponds moi Potter !
- Ce n'est pas contradictoire comme phrase ça ?
Avisant mon regard plus qu'exaspéré il finit par me répondre.
- Oubliette, ainsi que tout ton petit monde, boulot, connaissances, amis, tout ce qui te concerne a été effacé de leur mémoire.
- Enculés, murmurai-je l'air rageur comment ont-ils osés.
- Ecoute Malfoy, je suis sincèrement désolé pour toi mais tu a une part de responsabilité dans tout ça, tu es déclaré mangemort je te rappelle.
- Je suis « condamné » alors ? A quoi bon parler tout est joué d'avance apparemment, dis-je d'un ton que j'aurai voulu moqueur.
- Justement Malfoy toi et moi savons que tu n'es pas ce que tu prétends être.
Je ne peux encore une fois m'empêcher de lui lancer un regard méprisant et foudroyant.
Comment ose-t-il me rabaisser de la sorte ?
- Tu me crois incapable de produire les faits qui me sont reproché ? je suis trop lâche ?
- Non tu en es sûrement capable, mais Malfoy tu n'es pas un meurtrier. Dis-moi ce qui c'est passé, ta vie, Voldemort, tes trois ans d'absence, et peut être que tu sortiras d'ici plus vite que tu ne le crois.
- Pourquoi tu veux m'aider Potter. Je suis le cadet de tes soucis. Si tu veux pourvoir me tabasser en toute tranquillité, te sens pas obligé d'attendre que je sois sorti pour le faire.
- Non je ne fais que justice Malfoy, et bien que tu m'exècres, tu ne mérite pas Azkaban, pas avec tout ce que tu a fais pour moi. Prends un avocat, tu peux t'en sortir. Après tout dépend de ce que tu voudras bien dire mais sache que je peux parler. J'ai beaucoup d'influence au ministère.
Hum, le mensonge est trop gros pour être avalé… Est-ce qu'on culpabiliserait de me devoir la vie Potter ? Bien que j'y sois pour rien… bien évidemment.
- Sans blague, lui rétorquais-je sarcastiquement, tu ne ferais pas ça, je serais mort avant mon procès si ils apprenaient ce que j'ai fais. C'est mon honneur qui en serait bâclé. Je te l'interdis. C'est trop dangereux, autant aller a Azkaban.
- C'est pour ça que tu ne dis rien ? Tu as peur Malfoy ?
- Je ne balancerai personne, continuais-je sur ma lancée ignorant sa réplique.
- On peut te protéger.
- Va te faire foutre condamnez-moi point barre.
Sur ces mots, il se redresse reprend le dossier et se dirige vers la porte.
- Hey Potter
- Hum ?
- Je te déteste.
- Oh mais moi aussi Malfoy,… moi aussi.
Une fois sa sortie magistrale à en faire blêmir Rogue de jalousie, deux hommes viennent me chercher et m'emmène direction les douches.
J'ai été une semaine dans l'inconscience et apparemment trois jours de maltraitance alors j'ai le droit à quelques petits avantages pour taire « ma parole ». Donc arrivé dans le lieu dit, on entre d'abord dans un sasse ou les deux hommes me démenottent. Il m'ouvre enfin la porte des douches (collective bien évidemment) où réside un simple rebord carrelé pour poser mes vêtements. Un autre homme est là, il me dévisage.
- Les consignes sont les suivantes, tu te déshabille, vêtements sur le rebord, main à porter de vue, Je te douche, tu te savonne tu enfile tes vêtements et on attend tes gardes et le tout dans la bonne humeur et la coopération. Mets-toi nu ma jolie.
Je grimace sous le surnom, c'est quoi ce minable, j'ai l'air d'une gamine effrayée là ? Non mais on se prend vraiment pas pour de la bouse de dragon ici, c'est à croire qu'ils ont autant de pouvoirs que le ministère. Je regarde mon soi disant gardien de douche et alors que j'allais lui rétorquer de mieux me parler, lui, me pousse vers les douches et commence à m'arracher mes vêtements.
- Bien je vais t'aider ma jolie, si ça te pose de si gros problèmes.
Soudain les boutons de ma veste d'infirmier sautent, mon pantalon se retrouve je ne sais comment au sol, et cet imbécile se rapproche de moi. Alors là je dis non, je tente de le repousser mais rien n'y fait, il est décidément plus costaud que moi. Je tente la magie sans baguette, on ne sait jamais peut-être que les douches ne sont pas si protéger que le reste du ministère. Mon espoir grandis d'autant plus que je ne porte pas de menottes, ma magie n'est plus inhibée. Tout s'écroule lorsque mon asseyant me plaque contre le mur. Je me résigne à faire la dernière chose encore possible pour me sortir de ce pétrin, je crie à l'aide. A peine le son de ma voix sortie de ma bouche, mon tortionnaire me fait taire de sa bouche sur la mienne et alors qu'il tente d'incérer sa langue dans ma cavité buccale, je mords cette langue écœurante à sang. Son cri réveille enfin les deux gardiens de l'entrée, que je soupçonne de n'avoir volontairement rien fait quelques minutes auparavant, ils débarquent et constate tout l'envers du problème, moi, nu, collé au mur, la bouche ensanglantée, recouvert d'un liquide acre qui n'est manifestement pas le mien ; mon tortionnaire, qui se tord de douleur à moitié avachi sur ma personne.
En quelques enjambées les voilà sur nous, l'un attrape le pauvre souffrant et l'emmène au loin, dans une infirmerie j'imagine. L'autre, me chope par le bras me mets les menottes. Il me pousse sous la douche. A peine l'eau a-t-elle lavé mon visage du sang de l'autre imbécile que le garde me balance un savon au visage, que j'arrive sans peine à réceptionner, reflexe d'attrapeur oblige. Je me lave tranquillement en repensant à ce qui vient d'arriver.
Par Merlin, j'ai bien failli y passer, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir longtemps dans ce genre d'endroit. Le gardien me coupe subitement de mes pensées. Il me tend la superbe combinaison à rayures rencontrée plus tôt ce matin. Voyant mon regard de dégoût face à l'accoutrement il me lance,
- Tu préfère peut être resté nu au sein d'une prison ? Je serai toi je ne ferai pas le difficile.
Sans hésiter je lui arrache le vêtement des mains et l'enfile sous ses yeux scrutateurs. Ils sont tous gay dans cette prison ? Ou ils le deviennent en me voyant ? J'opte en toute modestie pour la seconde option. Une fois propre et habillé on attend le retour du second garde. Après quelques minutes, il nous rejoint et on sort du compartiment « douche ». On se dirige vers… Oh un nouveau couloir ? Une nouvelle section de cellules, beaucoup plus petite mais éclairée, au mur blanc avec un vrai lit, un lavabo, un bureau et des toilettes.
Quel confort vraiment… c'est toujours mieux que mon ancienne cellule morbide. Mais pourquoi tant de changement tout d'un coup ? Potter doit y être pour quelque chose. Il doit penser que me ménager au maximum me déliera la langue ? Quelle magnifique idée…
Alors qu'un gardien me glisse un repas approximativement comestible dans le trou de ma porte (toujours mieux que pas de repas du tout), je suis, là, allongé sur mon lit de fortune, je songe… je songe à ma conversation avec Potter …
D'un coté, il n'a pas tout a fait tord, ça me fait mal de l'admettre mais je pourrai sortir de cette prison. Avec mon aide, ma « participation » du bon coté pendant la guerre et avec son aide, bien que la confiance ne soit pas de mise, je pourrai être libre ou au moins en mesure d'alléger sévèrement ma peine. Mais… il doit y avoir un piège, foi de Malfoy je le débusquerai comme un scrout à pétard en milieu de forêt, une contre partie… ma baguette me dit que ça pourrai être, par le plus grands des hasards bien évidemment, des noms, des adresses de mangemorts de ma connaissance … la blague.
D'un autre coté, il y a aussi le risque d'avoir, jusqu'à la fin de ma digne existence, la menace mangemort au trousse … en admettant que mon procès sera rendu public… ce qui sera sûrement le cas, connaissant ma notoriété… c'est un trop gros risque à prendre … quoi qu'en dise Potter…
Il y a encore l'alternative de subir ma peine (et croyez-moi « subir » est un euphémisme …) en tant que mangemort, en espérant échapper à la mort (les charges ne sont pas non plus accablantes je n'ai tué personne … ou presque)… mais moi à Azkaban… pour le restant de ma vie … Si mon expérience actuelle s'éternise je ne pense pas y survivre non plus.
Mieux vaux réfléchir à comment sortir…
…
Il va falloir que je parle à Potter…
Après un pour ou contre, je crois que ma balance (sois ma capacité a calculer l'option au plus fort taux de survie) penche pour sortir d'ici… tout du moins écourter ma peine… une négociation se prépare… c'est décidé, Je parlerai à Potter … hum décidément ces prochains jours risque d'être vraiment folklorique.
Merci d'avoir lu gros bisous a tous, la suite j'espère le plus rapidement possible!!
Nodrie.
