Disclamer : Rien n'est à moi.

Bonsoir/Bonjour !

J'espère que vous allez bien ?

Je suis de retour avec le Chapitre 2 de mon histoire qui je l'espère vous plaira autant que le précédent.

Je remercie les personnes qui m'ont mis en alertes et favoris, mais également les reviewers anonymes que je ne peux pas remercier individuellement. J'ai vraiment apprécié vos reviews ! Je remercie aussi les autres personnes et espère vraiment avoir répondu à tout le monde !

J'ai également une petite idée à soumettre à toutes les personnes qui me postent des reviews :

Chaque personne qui me postera une review, recevra en réponse un petit bout de mon chapitre suivant : Cela peut-être un dialogue, un paragraphe, etc etc.

Pour les reviewers anonymes, si vous me laissez un endroit où vous contacter, je me ferais un plaisir de vous envoyer ça.

En attendant, je vous laisse avec ce chapitre, qui porte bien son titre, vu qu'Harry va enfin prendre son envol ! ;)

Enjoy,

Khay !


Chapitre 2 : Prendre son envol

Assis dans le magicobus, il regardait le paysage défiler devant lui. Il était plutôt heureux de pouvoir enfin sortir de chez ses relatifs sans avoir à faire face aux membres de l'Ordre. Depuis qu'il avait renforcé les défenses de sa maison avec sa tante, tout le monde l'avait harcelé, comme s'il était indispensable, alors que les précédents étés, la plupart l'avait ignoré. Cela avait réellement amusé Harry de voir leurs efforts. Quand il avait tenté par tous les moyens d'attirer l'attention des sorciers sur lui, ces derniers l'avaient ignoré. « Le retour du bâton, sûrement, » pensa-t-il un sourire aux lèvres

Bien qu'il savait à quel point la magie ancienne était puissante, il n'aurait jamais cru qu'elle aurait autant empêché les sorciers de venir l'embêter. Il savait d'une certaine manière que c'était grâce à elle que sa mère l'avait sauvé, et peut-être était-ce pour cette raison qu'il n'avait pas voulu y prêter plus d'attention. Il avait souvent pensé que s'il venait à découvrir cette forme de magie alors peut-être que la magie de sa mère qui coulait dans ses veines s'éloignerait de lui briserait leur dernier lien. Mais maintenant, cela lui tardait vraiment d'être à Poudlard pour faire des recherches sur elle.

Mais, s'il était vraiment honnête, il savait que ce n'était pas uniquement grâce à la magie qu'il avait pu sortir aujourd'hui. Les jumeaux Weasley étaient probablement la raison pour laquelle il se trouvait dans le magicobus. Après le Tournoi, sachant déjà qu'il avait de l'argent dans son coffre et ne se considérant pas comme gagnant, il s'était demandé quoi faire de ce gain. Puis, un jour, au hasard, il avait entendu les jumeaux parler de leur projet d'ouvrir une boutique après avoir quitté l'école mais ils se demandaient comment faire. Alors il avait tout simplement sauté sur l'occasion et avait offert généreusement l'argent. Bien sûr ces derniers avaient refusé. Mais face à l'insistance d'Harry, ils avaient finalement accepté, l'informant qu'il recevrait un pourcentage de leurs actions. Après tout, il était un futur actionnaire de leur entreprise. Et suite à ça, sans qu'aucun d'eux ne comprennent vraiment, ils s'étaient vus un peu plus souvent au fil des jours, jusqu'à garder contact malgré son refus de voir les sorciers.

C'était peut-être pour cette raison que les protections ne les avaient pas rejeté.

Seulement, si Harry était honnête avec lui-même, il aurait bien vu pour quelle raison il ne les fuyait pas comme il le faisait avec les autres, notamment Ron et Hermione.

Un soupir aux lèvres, il se leva, et se dirigea vers la sortie du bus, vérifiant encore une fois qu'il avait bien sa sacoche avec lui. Les yeux un peu perdus, il baissa la tête, cachant sa cicatrice avec ses cheveux, et garda les yeux au sol, priant pour que personne ne le reconnaisse. Calmement, il ouvrit la porte du bar de Tom, espérant qu'aucun membre de l'Ordre ne soit là. Se sentant assez chanceux, il se rapprocha du barman.

« Bonjour, puis-je utiliser votre cheminée ? Je souhaiterai aller au ministère, » demanda-t-il doucement.

Si le gérant du pub le reconnut, il n'en parla pas, et le mena vers le lieu désiré, lui donnant la poudre et tourna son regard vers l'un des journaux qui traînait par là.

« Le Garçon Qui Ment ? »

Alors qu'Harry allait prononcer sa destination, il se fit retenir par Tom

« Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé lors de ce tournoi, mais si j'étais toi, et si ce que j'affirmais était vrai, je ferai entendre ma voix… Je ne laisserai personne parler à ma place. »

Harry le remerciant d'un hochement de tête avant qu'il n'active le réseau et supporta tant bien que mal le transport. Arrivé sur place, il tenta de reprendre contenance quelques instants. Malgré tout ce qu'il appréciait du monde sorcier, il n'arrivait définitivement pas à supporter leurs transports. Inspirant, il se dirigea vers un des gardes.

« Bonjour, j'ai rendez-vous avec Madame Amélia Bones. »

L'homme releva son regard sur lui, le jugeant, méprisant. Peut-être était-il l'un de ceux qui le détestait suite à ses propos, mais peu importe, il arrivait à passer outre maintenant.

« Deuxième étage, » cracha l'homme.

« Merci, » chuchota Harry.

Toujours sans perdre son calme, il se dirigea vers l'ascenseur. Cela faisait maintenant un mois qu'il avait ce rendez-vous. Après les événements tragiques, il avait, d'une certaine manière décidé de vivre pour lui, et la meilleure façon pour cela était définitivement d'être indépendant. Alors il avait envoyé un courrier au département de la justice après avoir fait quelques recherches à Poudlard et il avait finalement eu un rendez-vous. Il avait décidé que la meilleure façon de le faire était de ne pas faire jouer son statut de survivant. C'est pourquoi il avait pris son mal en patience et avait accepté le long délai.

« Deuxième étage, département de Justice. »

Honnêtement, il était totalement perdu. Cela avait beau faire quatre ans qu'il avait découvert le monde des sorciers, il n'était encore jamais venu au Ministère. Se fiant totalement à son instinct, il se dirigea vers ce qui semblait être des bureaux. Il déboucha finalement sur une petite salle qui reliait quatre portes. Au centre de la pièce, assis devant un bureau, se trouvait un jeune homme, bruns aux yeux marrons qui le regardait avancer vers lui.

« Monsieur Potter, je vais avertir Madame Bones que son rendez-vous est là, merci de patienter quelques instants, » parla l'homme.

Le remerciant silencieusement, Harry le suivit du regard. Il observa l'homme frapper à la porte et passer la tête à travers la cloison. Malgré la porte légèrement ouverte, aucun son ne lui parvenait. Harry soupçonna la présence d'un sortilège de silence et d'intimité.

« Si vous voulez bien rentrer, Monsieur Potter, » lui demanda l'homme se décalant.

Tout en inspirant profondément, il se dirigea vers la pièce, remerciant d'un hochement de tête l'autre homme. Avançant vers le bureau de la dame, il ne pût s'empêcher de se détendre légèrement. Son imagination fertile lui avait fait imaginer bien des choses concernant la pièce. Mais au lieu d'être noir sombre pour effrayer les criminels, les murs du bureau d'Amélia était d'un ton beige, neutre. Sur le mur de gauche, une immense bibliothèque prenait place. Sur les étagères, Harry remarqua la présence des livres de tout genre mais aussi de nombreux bibelots. Sur le mur de droite, se trouvaient encadrés de nombreux textes de lois ainsi que des pages de journaux . Le bureau de la dame était bien rangé malgré les différents dossiers qui le jonchaient. Un encrier et deux plumes étaient sur le devant du bureau, alors qu'un tampon semblait traîner au niveau du coude d'Amélia.

« Asseyez-vous, Monsieur Potter, » entendit-il.

Prenant place sur l'un des fauteuils, alors qu'il posait sa sacoche sur l'autre, il leva finalement son regard vers la femme.

Légèrement massive, Amélia Bones semblait aussi sûre et dure que le disait les rumeurs. Les yeux gris semblaient sonder son âme. La mâchoire carrée ne laissait échapper aucun sourire. Ses cheveux gris, court, donnaient un genre sérieux à la femme. Pourtant Harry ne pût s'empêcher de se sentir heureux. Il avait définitivement fait le bon choix en prenant rendez-vous avec cette femme et pas quelqu'un d'autre.

« Bonjour, » la salua-t-il.

Amélia avait entendu de nombreuses rumeurs sur le jeune Potter, au fil du temps. Autant par les nouveaux Aurors qui venaient tout juste d'arriver, que par sa nièce. Certains le disaient arrogant, imbu de sa personne et se fichant du monde. D'autres pourtant disaient le contraire : calme, ouvert et héroïque. Grâce à sa nature, Amélia n'avait jamais jugé quelqu'un sur son nom ou sur les rumeurs. C'est pourquoi quand on lui avait transmis la demande d'Harry Potter, elle avait fait en sorte de lui donner un rendez-vous lointain, pour voir s'il utiliserait sa position sociale. Mais il n'en avait rien fait, acceptant tout simplement le rendez-vous.

« Bien que je sois étonnée de votre présence ici, Monsieur Potter, puis-je vous demander la raison ? »

« Harry, sil vous plaît. Et je suis ici pour me faire émanciper. »

Si la femme en fût surprise, elle n'en laissa rien paraître. Une demande d'émancipation ? Pourtant si elle se rappelait bien du dossier du jeune homme, il vivait actuellement avec sa famille maternelle. Après la mort des Potter, Sirius Black son parrain étant en prison, Albus Dumbeldore avait pris les devant et l'avait placé la-bas. A ce moment, elle n'avait pas un poste aussi important que celui qu'elle avait maintenant mais cela l'avait totalement étonné de voir que l'éducation du Survivant avait été confié à des Moldus, surtout qu'elle avait entendu que ces moldus-là n'aimaient pas vraiment la Magie.

« Une demande d'émancipation ? Très bien, je vais vous donner un dossier à remplir, suite à quoi nous allons …, » commença-t-elle.

« Je crois que vous ne comprenez pas. Je ne suis pas là pour faire une demande mais pour me faire émanciper, » murmura le jeune homme.

S'affrontant du regard, Harry détourna rapidement le sien. Il n'était définitivement plus à l'aise avec les gens.

« Harry, contrairement à ce que vous semblez croire, il faut beaucoup de papiers pour se faire émanciper. »

« Je sais. Mais j'ai déjà toutes mes papiers. J'ai juste besoin que quelqu'un me le valide, » soupira-t-il.

« Il faut également que je sois d'accord. Et malgré que vous ayez obtenu ses papiers grâce à votre position sociale, je ne …, » commença Amélia.

La main levée vers elle, la femme le regardait.

« Je vous prierai de ne pas m'insulter, Madame Bones. Rien ne vous permet de dire que j'ai obtenu ses papiers grâce à mon nom. Et je vous prierai aussi de ne pas vous insulter. Si je vous ai choisi vous et pas une autre personne, c'est bien pour votre impartialité. J'aurai très bien pu faire quelques recherches de plus et trouver quelqu'un qui m'aimait bien et qui aurait signé sans regarder mon dossier. »

« En effet, pensa la vieille femme. » Elle ne pût s'empêcher de sourire. Les rumeurs étaient définitivement fausses.

« Très bien. Je vous prie de m'excuser. Montrez-moi donc ses papiers. »

Tirant sa sacoche près de lui, Harry attrapa une petite pile de papier. Retenant un tremblement, il commença calmement.

« Ceci est une déclaration de ma tante ainsi que de mon oncle qui accepte mon émancipation définitive. Ensuite, voici un document signé par un membre représentant du Ministère qui m'a déclaré majeur et apte à participer au tournoi. Et enfin, voici un autre papier signé par Albus Dumbledore, Chef du Mangemagot et Manitou Suprême de la Confédération internationale des Mages et des Sorciers, me désignant comme adulte et apte à participer au tournoi des Sorciers. »

Prenant les papiers dans sa main, Amélia tenta du mieux qu'elle pût de cacher sa colère. Comment deux hommes aussi sage et puissant qu'ils étaient, avaient pu permettre à un adolescent de participer à ce maudit tournoi ?! Quand elle en avait entendu parler, elle était devenue furieuse ! Elle avait également entendu qu'Harry avait affronté de nombreuses épreuves à l'école mais le Tournoi était une autre histoire ! Elle avait tenté de plaider auprès du Ministre pour qu'il annule la demande à travers son homme de terrain mais il avait refusé !

« J'imagine que cela ne sert également à rien de cacher que la famille Potter est ancienne et qu'en devenant majeur, je deviens un Lord et j'ai accès à tous les comptes, et au manoir. J'ai déjà un elfe de maison lié à moi pour me préparer mes repas et mes logements. Je n'ai nullement l'intention d'abandonner l'école, c'est pourquoi je vais déléguer ma place au Mangemagot jusqu'à ce que j'acquière plus de stabilité et de calme. »

Amélia regarda le jeune adulte devant elle et ne pût retenir un soupir.

« Pourquoi ne restez-vous pas avec votre famille ? Avez-vous peur pour elle ? » Demanda-elle.

Son regard fixé sur l'encrier, Harry agrippa violemment sa cuisse, se forçant au calme.

« Il est vrai qu'avec le retour de Voldemort, les choses deviennent dangereuses pour eux. C'est pour cette raison qu'après mon émancipation, ils partiront loin de l'Angleterre. Mais ce n'est pas la raison. Ma famille n'aime pas la magie. Il est déjà bien qu'il m'ait accepté ces quelques années, je pense qu'il est temps que je leur donne leur liberté. »

Amélia relu tous les papiers devant elle avant d'attraper un dossier sur sa droite, ainsi que sa plume.

« Très bien, Harry, je vous émancipe, » commença-t-elle. Harry ne put s'empêcher de laisser un grand sourire s'échapper. « Mais pendant un an, vous aurez un tuteur. Il restera sur le côté mais il sera là pour prendre des décisions s'il venait à vous arriver malheur mais aussi à vous arrêter si vous commenciez à … vous dissiper. »

Tout en remplissant le papier d'émancipation, elle regarda le jeune homme.

« Quel nom dois-je mettre ? »

« Le votre ? »

Amélia sursauta et regarda Harry, tentant de capter son regard. Elle s'était définitivement à entendre le nom des Weasley ou encore celui de Dumbeldore mais sûrement pas elle !

« Pardon ? »

« Je sais que je devrais choisir parmi mes proches, mais aucun d'eux n'est assez neutre et impartial pour être apte. Dumbeldore tente plus d'avoir un contrôle sur moi alors que les Weasley sont … je ne sais pas comment vous dire. Mais leur donner la tutelle reviendrait à la même chose que de la donner à Dumbeldore. »

Son regard vert dans le regard gris. Il tentait de lui transmettre du mieux qu'il pouvait tous ses sentiments, espérant qu'elle le comprenne.

« Très bien, » soupira-t-elle.

La femme attrapa son tampon et signa finalement le document. Le dupliquant, elle en transmis un pour les archives du ministère et un autre pour Harry.

« Bien vu notre future relation, tu peux m'appeler Amélia et me tutoyer, je ferai de même, » Harry acquiesça. « Maintenant, j'ai entendu beaucoup de rumeur à ton propos ainsi que celui du Tournoi. Si je deviens ta tutrice, j'ai besoin de savoir – de voir ce qu'il s'est passé. »

Attirant d'un accio informulé une pensine, elle regarda le jeune homme.

« Je vais te demander d'extraire tes souvenirs de toutes tes années scolaires, ainsi que toutes les « aventures » que tu as vécu. Je jure sur ma magie ne pas m'en servir contre toi, peu importe leur contenu. Ce qui se passe maintenant est entre nous. »

Se mordillant la lèvre, Harry se mit à réfléchir. Il y avait trop de risque. Mais pourtant, il en avait besoin. Que quelqu'un d'extérieur croit en lui. Se levant, il suivit les instructions de la femme et glissa ses souvenirs dans la pensine. Il la regarda alors plonger dedans et attendit patiemment qu'elle en sorte.

« Je ne connaissais pas tes parents, Harry, mais ils doivent probablement se retourner dans leurs tombes…, » murmura-t-elle.

Les rumeurs n'étaient que mensonges ! Ce jeune homme avait probablement vécu plus d'aventures que n'importe lequel de ses aurors débutants! Tentant de remettre de l'ordre dans ses pensées, elle ne pût s'empêcher de repenser à la résurrection de Voldemort. Et le Ministère et la Gazette qui faisaient la sourde d'oreille. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, quelqu'un toqua à la porte.

« Entrez ! »

« Madame, votre prochain rendez-vous est arrivé, » murmura le secrétaire regardant les deux personnes.

« Faites le patienter ! »

Harry regarda la femme qui semblait avoir retrouvé ses esprits. Il lui glissa un sourire, attrapa sa sacoche et se prépara à partir.

« Je sais que j'ai dis que je n'interviendrai pas, mais Harry, la Guerre se prépare dehors. Et tu sera lancé en premier sur le devant. Alors prépares toi comme lui se prépare sûrement. Je protégerai tes arrières autant que possible et empêcherai les autres de te forcer à te battre, peu importe les moyens. Je dresserai un mur entre toi et le monde. Mais si tu veux prendre part à cette Guerre, alors je me tiendrai à tes côtés. »

Les yeux grands ouverts, Harry écouta le discours enflammé de la femme. Bien sûr qu'il savait que Voldemort avait tué des membres de sa famille alors il avait pensé qu'après avoir vu ses souvenirs, elle lui dirait sûrement qu'il devait se battre, vu qu'il était le Survivant. Mais non, elle lui proposait de fuir …

« Ah … désolée, je crois que je me suis emballée un peu, » sourit-elle.

« Merci, vraiment. Merci. »

Harry regarda la femme attraper un bout de papier, noter quelque chose dessus et se rapprocher de lui.

« Après ton passage chez les Gobelins, passe à la librairie et demande leur ces livres. Lis les tous ! Et tiens-moi au courant ! »

Tout en la suivant, il passa le pas de la porte avec elle. Alors qu'il allait se retourner pour la saluer et la remercier de son aide, il sentit ses membres se geler.

« Harry ! »

« Potter ! »

Lentement il se tourna vers les cris et croisa, pétrifié, le regard d'Albus Dumbeldore et d'Alastor Maugrey. Le destin était contre lui. Alors qu'il les fuyait depuis maintenant un mois, voilà qu'il les croisait dans le dernier endroit au monde où il pensait les trouver ! Les yeux grands ouverts, il se prépara à se reculer d'un pas alors qu'Alastor sautait sur lui, mais au dernier moment un bouclier transparent l'entoura lui et Amélia. Un silence prit place dans la pièce. Retenant un sourire, Amélia se rapprocha encore plus d'Harry et posa sa main sur son épaule.

« Il semblerait que le jeune Potter ici présent ne souhaite pas vous parler Messieurs. Si jamais l'un d'entre vous n'ose faire qu'un mouvement de baguette pour prévenir vos amis de la présence de mon filleul dans notre monde, je n'hésiterai pas à vous détruire, » parla-t-elle haut et fort.

Harry laissa échapper un sourire en voyant Alastor reculer et Dumbeldore ranger sa baguette. Oui, il n'avait pas de doute, il avait définitivement fait le bon choix en choisissant Amélia Bones.

Tout en la saluant, il avança vers la sortie, ignorant les deux hommes et ne se laissa aller qu'après être sortie du Ministère. Peu importe à quel point il voulait avoir l'air sur, les deux hommes auraient très bien pu l'en empêcher. Sortant rapidement du Ministère grâce aux transports disponible, il arriva au Chemin de Traverse. Se calmant, il se dirigea vers la Banque, déterminé à finir cette maudite journée. Arrivé là-bas, il se rapprocha d'un guichetier qu'il salua et demanda à voir le gérant du compte des Potter. Le Gobelin le guida alors à travers différents couloirs avant de s'arrêter devant une porte qu'il ouvrit.

« Le jeune Harry Potter est là, Rignit. Il souhaite vous parler. » Puis il se décala forçant Harry à rentrer.

Debout face au Gobelin, il empêcha son regard de se disperser, préférant prêter attention à la créature menaçante face à lui.

« Je ne pensais pas vous rencontrer avant encore deux ans, Monsieur Potter. Mais j'imagine que les événements ont forcé notre rencontre. »

Déglutissant, il se dirigea vers l'un des sièges que lui indiqua le Gobelin. Tout dans la pièce criait la richesse. Que ce soit les murs peints couleur argent, ou encore tous les bibelots qui ornaient le bureau, les murs. Mais pourtant ce fut la grande banderole accrochée derrière le siège du Gobelin qui attira son attention. « Entre ici étranger si tel est ton désir, Mais à l'appât du gain, renonce à obéir, Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,De sa cupidité, le prix devra tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien, Voleur tu trouveras, en guise de richesse, Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »

« Bien que souhaitez-vous donc ? »

« Je me suis fait émanciper, alors je souhaiterai prendre l'héritage des Potter en main, » murmura-t-il. « Je souhaiterai également connaître mes finances, savoir si la famille Potter possède un avocat ainsi que si je peux trouver un logement. »

Rignit regarda le jeune homme devant lui. Alors qu'au début, il semblait pétrifié, vers la fin il ressemblait définitivement plus à un Potter. Agrippant un dossier qui était apparu, il nota la copie de l'émancipation du jeune adulte.

« Très bien, commençons par vos finances. Vous avez des actions dans de nombreuses entreprises. Voici un papier qui vous permettra d'en prendre compte. Tout vous dire maintenant, ne fera que vous perturber. Ma famille travaille pour la votre depuis des années et nous gérons vos comptes. Tant que vous ne vous sentirez pas apte à prendre des décisions et comprendre vos possessions, je continuerai à gérer cela. Alors prenez le temps d'étudier cela, Monsieur Potter. »

Attrapant la feuille, Harry la survola du regard avant de se concentrer sur le Gobelin qui ouvrait à nouveau la bouche.

« La famille Potter possède bien un avocat, et l'un des meilleurs si j'en crois ses résultats. Après la mort de vos parents, ainsi que votre disparition dans le monde moldu, personne n'a eu accès à vous, alors il est resté de côté, attendant que vous le contactiez. Monsieur Anderson Jones est le nom de votre avocat, souhaitez-vous que nous lui envoyions un courrier pour vous ? »

L'esprit perdu, Harry tenta de suivre le Gobelin.

« Euh oui, s'il vous plait. Le plus tôt possible. »

Rignit ne pût s'empêcher de soupirer. L'homme devant lui était totalement dépassé.

« Bien, je ne sais pas ce qu'il vous est arrivé aujourd'hui, mais je pense qu'il vaut mieux, pour vous, que nous nous revoyons un jour où votre esprit ne sera pas pollué.Vous feriez bien de rentrer chez vous. »

Le remerciant d'un regard, Harry soupira lui aussi. Après tout ce qu'il avait vécu aujourd'hui, il n'était pas sûr de pouvoir supporter plus.

« Je ne peux pas, » murmura-t-il finalement. « Je dois encore me trouver un endroit où dormir, ainsi que passer à la librairie, et ... »

« Ellie, » appela le Gobelin. Un elfe de maison apparu à côté de lui. « Voici l'Elfe de maison de la famille Potter. Elle a également été votre nourrice pendant votre première année. Le manoir familiale de la famille Potter est toujours debout, contrairement au croyance. Elle va vous y amener. Donnez lui une liste des livres que vous voulez acheter, et elle vous les achetera. Mais Monsieur Potter, en tant que Conseiller, je vous conseille vivement d'aller dormir. »

Le regard vers l'Elfe, qui le regardait comme un roi, et celui du Gobelin, qui le regardait comme un cafard, Harry se décida finalement à suivre les conseils et tendit sa main vers Ellie qui le mena vers le manoir de la famille Potter.

Harry ferma alors les yeux apaisé, sans savoir que sa disparition provoqua une vague de panique chez les membres de l'Ordre, présents devant chez sa tante, alors que les barrières disparaissaient, laissant une maison vide.


Fin de mon chapitre.

Alors qu'en avez-vous pensé ? Est-ce que l'émancipation d'Harry vous surprends ? Bien qu'il se fasse renvoyer par un Gobelin ! (C'est un peu la façon dont mon banquier me regarde parfois ^^)

Que pensez-vous qu'il va se passer au prochain chapitre ?

Donc je rappelle : Une review = un preview !

A très vite,

Khay.