Quelques heures plus tard, le Revanger entama sa sortie hyperespace au dessus de Korriban, la planète des Siths. Revan, qui s'était intentionnellement plongé dans un état de stase, se réveilla et fût alerter via son com-link de l'arrivée à destination. Le vaisseau, amorça lentement sa descente vers la capitale, Dreshdae.
Korriban était un monde peut attrayant, en grande partie recouvert de montagnes rocheuses et de sable ainsi que de ruines d'anciens temple Sith. C'était la planète symbolique des Sith, imprégnée des énergies du côté obscur et Revan en avait fait la planète mère de son nouvel et grandissant empire.
Revan, en reprenant connaissance, s'étira de longues secondes puis revêtit son attirail habituel, recouvra son visage avec son masque et se dirigea vers l'infirmerie pour constater l'état de sa nouvelle « invitée ». Il posa sa main sur le scanner et la porte s'ouvrit.
« Docteur comment va-t-elle ? » Demanda-t-il avec une réelle préoccupation.
Bastila était allongée sur un lit, un masque respirateur sur sa bouche, un bracelet autour se son avant bras droit relier à un écran de contrôle pour contrôler sa pression artérielle et un cathéter relier à une poche de transfusion. Des électrodes étaient placées sur sa poitrine pour contrôler les battements de son cœur.
« Et bien, ses blessures son presque guéries, ses signe vitaux sont bon. Elle récupère bien. »
« Très bien. Plonger la dans un léger sommeil et amener là dans la cellule que je lui ai réservé. »
« A vos ordres mon Seigneur. »
Revan jeta un dernier coup d'œil vers Bastila puis quitta la pièce. Il se dirigea vers la rampe d'accès du vaisseau pour se rendre à l'académie Sith, académie qu'il avait totalement restauré et dans laquelle il avait établi ses quartiers. Les soldats Sith présents sur la piste d'atterrissage s'alignèrent de part et d'autre de la rampe et s'inclinèrent lorsque le Seigneur Noir descendit devant eux. Revan hocha la tête, les saluèrent puis monta dans une navette qui allait l'emmenée jusque dans ses quartiers. Une fois arrivée à l'académie, il ne prit pas la peine de saluer les quelques élèves, maîtres présents et à grandes enjambées se précipita dans sa salle personnel. Il était maintenant temps de se concentrer sur Bastila, les prochaines semaines allaient être capitales.
Bastila se réveilla doucement. Elle ouvrit les yeux subitement, mais les referma aussitôt. Elle venait de passer plusieurs heures dans le noir et devait se raccommoder à la lumière. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour que ceux-ci assimilent la clarté de la pièce et, tout doucement, elle se redressa. Elle avait l'impression d'avoir fait un mauvais rêve et de s'être réveiller en sursaut dans sa chambre…à l'exception que le lieu lui était totalement étranger.
Sa vue étant redevenue normale, elle parcourut l'endroit du regard. Elle n'était définitivement pas dans sa chambre, d'ailleurs cette pièce pouvait être n'importe quoi sauf une chambre. Elle était encore dans le brouillard, ne se rappelait pas comment elle avait atterri ici, et sans s'en rendre compte se leva machinalement et se retrouva au centre de la pièce. La jeune femme tourna sur elle-même en examinant sa nouvelle demeure. A première vue elle paraissait saine et plutôt bien ordonnée.
Un tapis rectangulaire au centre, une petite table de chevet en bois, sur laquelle résidait un petit pot de fleurs exotiques, posé contre l'un des murs et un lit une personne collé au mur opposé. Une petite fenêtre était présente sur le troisième mur, Bastila s'approcha de celle-ci et jeta un œil vers l'extérieur. Pour une quelconque raison l'endroit lui rappelait quelque chose, sur l'instant elle ne pouvait pas dire quoi. Elle se refocalisa sur la pièce et plus particulièrement sur la lourde porte qui la retenait enfermée. Bastila s'en approcha et à sa grande surprise aucun moyen de l'ouvrir de l'intérieur, aucune serrure, aucun mécanisme ou tout autre chose du genre. Considérant l'endroit, excepté les petites « décorations » cela ressemblait à s'y méprendre à une cellule.
Elle s'en alla vers le lit, s'assit dessus, la couverture était plutôt douce au contact, elle s'allongea pour réfléchir, posa sa tête sur l'un des oreillers qui, était étonnement moelleux. « Me voilà prisonnière » se dit Bastila inquiète.
Elle se releva d'un seul coup, frappée par un violent mal de tête, comme si elle venait de se prendre un coup de massue, puis des images se mirent à défilées dans sa tête. Sa mémoire lui revint en un instant. L'embuscade, l'explosion du deuxième vaisseau Sith, la défaite, la mort des maîtres des Jedi et enfin sa défaite à elle, face à Revan. Tout lui revenait, et tout prenait sens maintenant : Bastila était devenue la prisonnière du Seigneur Noir des Sith, de Dark Revan. La terreur l'envahie et à cet instant même l'imposante porte qui gardait sa cellule s'ouvrit et il se trouvait juste derrière. Bastila terrorisée sauta du lit et alla se mettre au fond de la piéce, mettant autant d'espace que possible entre elle et Revan. Son corps s'était mit à trembler et elle était à deux doigts de le supplier de ne pas lui faire de mal.
Revan entra nonchalamment dans la pièce, poussa un léger soupir et pris la parole.
« Détends toi Bastila, je ne te veux aucun mal »
Sa voix était douce et cela interloqua Bastila. Pour une raison qui lui était totalement inconnue, l'intonation de celle-ci et sa douceur lui semblait familière. L'effet fût immédiat, elle se ressaisit, repris le contrôle d'elle-même et se prépara à répondre mais Revan continua.
« De plus, tu ne devrais pas t'agiter comme cela après ce que tu viens de subir. »
« Qu'est ce qu'il s'est passé ? » Questionna-t-elle encore sous le choc.
Revan passa devant-elle sereinement, puis face à la vitre, son regard se perdant dans les vastes étendues désertiques sur lesquels donnait la fenêtre il reprit,
« Ton sabre-laser t'a exlposé au visage, c'est ce qui ta blessé. » Il se retourna vers elle pour voir sa réaction et en voyant son incompréhension il ajouta. « J'ai… en quelque sorte… causé l'explosion, et je te prie de m'en excuser, te blesser n'était pas dans mes intentions. »
Bastila posa sa main à l'endroit même ou se trouvait la blessure quelques heures auparavant, se demandant comment elle pouvait encore tenir debout.
« Au cas où cela t'intéresserais, c'est moi qui t'es soigné. Si je n'avais rien fait tu serais morte à l'heure ou je te parle. »
Si Revan attendait de la reconnaissance, ce n'est certainement pas Bastila qui allait lui en donner. Elle se contrefichait de savoir qui l'avait soignée ou sauvée, à cet instant tout ce qui la préoccupait était de savoir ce qu'il voulait d'elle. Puis, elle pensa au quatre maître qui l'accompagnait.
« Qu'est ce que tu as fait de Maître Nomi et des autres ? » Lui demanda-t-elle avec rage.
« Ils osaient se faire appeler maître, quel audace, pathétiques. Trois d'entre eux sont morts sur le vaisseau et l'autre, et bien, je l'ai tout simplement relâchée »
Relâchée ? Avait-elle bien entendue son dernier mot, il l'a relâchée ? Incrédule elle lâcha,
« Pardon ? »
Revan poussa un soupir d'ennuie et répéta. « Je l'ai relâchée. Je ne voyais aucun intérêt à la gardée prisonnière ni encore moins à la tuée, elle ne présente plus une menace pour moi, alors pourquoi pas ? »
Un Seigneur Sith, Dark Revan, faire preuve de clémence ? C'est une blague ? Pensa la jeune femme. Cependant cela ne lui disait toujours pas ce qu'il allait advenir d'elle. Elle prit son courage à deux mains et demanda d'une voix hésitante,
« Qu'est ce que tu attends de moi ? »
« Tu n'en as pas la moindre idée ? » Lui répondit-il surpris. «Soit, mais avant de te répondre, je souhaiterais savoir si tu as été témoin de l'explosion qui s'est produite juste avant notre affrontement. »
« Oui, nous l'avons tous vu. » Rétorqua-t-elle amèrement. Un nombre indéfinis de soldats d la République avaient été emporté dans l'explosion, ce qui attristait profondément la jeune femme.
« Sais-tu comment c'est arrivé ? » Bastila secoua la tête en guise de non et Revan continua. « J'ai fais explosé le vaisseau de Malak. » Révéla-t-il avec de la froideur dans sa voix. Et, en regardant Bastila droit dans les yeux il ajouta, « Et je vais faire de toi ma nouvelle apprentie. »
Sa dernière phrase eut pour effet de donner un frisson à la jeune Jedi, elle faisait écho dans sa tête. Quelle arrogance. Plutôt mourir que de se ranger au côté de Revan songea-t-elle.
Sans même s'en rendre compte elle lui cria au visage.
« Jamais ! Je préfère mourir que de rejoindre quelqu'un comme toi. »
Sa réplique fît rire Revan, combien de fois avait il entendu ses prisonners prononcés cette phrase, des centaines, des milliers de fois. Le masque empêchait Bastila de voir sa réaction mais elle était certaine qu'il roula des yeux.
« Tu auras beau me torturer autant de fois qu'il te plaira, jamais je ne deviendrais comme toi. » Ajouta-t-elle déterminée.
Encore une fois en guise de réponse, Revanse se mit à rire. Non pas un rire moqueur, mais plutôt comme si Bastila venait de lui conter une blague tordante.
« Te torturer ? En voilà une idée. Je n'emploie jamais ce genre de méthode. La torture ne même pas à la loyauté ou à la confiance, mais à la peur, la crainte. Certes cela serait diablement efficace si je m'acharnais sur toit jours et nuit et je pourrais facilement te briser en quelques jours. Je veux que tu me rejoignes de ton plein gré… »
« Etre l'apprentie d'un monstre ne me tente pas le moins du monde, je suis une Jedi et aussi longtemps que je vivrais je te résisterais. » Dit-elle fermement, sa voix pleine de dévotion.
« Je dois l'avouer que pour une padawan, tu as du cran et beaucoup de courage. » Affirma Revan sur un ton élogieux. « Peu de gens, y compris parmi mes pires ennemis, peuvent se venter de m'avoir tenu tête comme tu le fais, à ta place nombres de personnes se serait mis à genoux pour implorer ma pitié, je suis plutôt impressionné par ton audace. »
Considérant l'être qu'elle avait devant elle il est vrai que Bastila avait de la chance d'être encore envie, de plus un poids se souleva et elle était soulagée d'apprendre qu'elle allait échapper à la torture. Loin d'elle l'idée de remercier son geôlier, mais cela lui donnerait du temps de répit en attendant peut-être d'être secouru par les autres Jedi, ou éventuellement de tenter de s'échapper de sa cellule et de les alerter.
« Je disais donc, Je veux que tu me rejoignes de ton plein gré. » Dit-il en ignorant complètement ce que la jeune Jedi venait de dire. «Je sens un énorme potentiel encore inexploité en toi, la tâche sera difficile, un véritable défi, mais peu importe le temps que cela prendra, je t'ouvrirais les yeux, je te montrerais les mensonges dont tu as été victime, je briserais les chaînes que le Conseil à placé pour te contrôler et t'empêcher de réaliser ton véritable potentiel. Tôt ou tard, Bastila, tu seras libre. »
Et sur ces derniers mots il lui tourna le dos et se dirigea vers la sortie. Avant de quitter la pièce il se tourna une dernière fois vers elle et dit.
« Un repas te sera apporté d'ici quelques heures. En attendant, je te suggère de te reposer. Je reviendrais te voir demain matin. Bonne nuit Bastila. »
