Coucou! Un nouveau chapitre! Je me concentre sur la traduction, vu que j'ai des problèmes à trouver une béta anglaise malheureusement, mais bon du coup vous allez avoir la suite plus vite!
Serpentard59: Merci beaucoup! Je suis en prépa littéraire, et c'est donc un exercice très important pour moi de savoir mener une traduction! et ne t'en fait pas pour Damien, ce n'est pas parce qu'il n'est pas à Poudlard qu'il n'aura pas un rôle décisif ou qu'on le verra moins!
Angelyoru: Haha bienvenu dans le club des Dumbledore-hater. Quoi que je n'arrive pas à me débarrasser d'une sorte de tendresse pour le pauvre vieillard, mais enfin!
Lyona29: merci, la voici la voilà, sur un petit plateau d'argent s'il-vous-plaît messieurs-dames.
Pennyy: Bravo (il a fallu près de 5 autres chapitres sur la version originales pour que les gens réalisent pour Damien Haha)
Guest, qui que tu sois: Merci, de l'amour sur toi.
Bon voilà, je crois que j'ai répondu à tout le monde!
Profitez bien,
~LadyBraken
Warning: torture psychologique
Chapitre 2:
Lorsque Harry ouvrit la porte de la maison de Dursleys, autour de 7 heure, il faillit pleurer.
Damien avait décoré tout la maison avec des guirlandes multicolores, et posé de petites note sur les murs. Un douce musique jouait en fond, et Harry sentait la nourriture préférée dans le four. Son anniversaire. Il l'avait oublié, mais pas Damien. Son cœur s'échauffa sous l'émotion. Pour la première fois, quelqu'un s'était souvenu de son anniversaire. Il posa ses nouvelles affaires dans les escaliers, et la boîte avec le petit serpent, qui s'était assoupit durant le trajet de retour, sur une commode. Il commença à lire les notes, gribouillées d'une écriture enfantine et tremblante.
"Tu ne seras jamais seul"
"T'es le meilleur frère!"
"T'as sauvé ma vie."
"Joyeux anniversaire, petit!"
Et ça continuait encore et encore, tant et si bien que lorsque Harry arriva dans la cuisine, il pleurait de joie. Il se jet dans les bras de son nouveau frère, le câlinant et sautillant en même temps. Il ne sentit même pas sa magie s'étendre doucement derrière lui. Ce ne fut que lorsqu'il entendit Damien pousser un petit cri qu'il fit ce qui était en train d'arriver.
Toutes les ampoules des guirlandes électriques s'étaient détachées de leurs fils et volaient à travers la pièce, le verre formant le corps de papillons qui illuminaient chaque objet de couleurs chatoyantes. Les deux garçons étaient pétrifiés d'émerveillement, et Harry ne savait pas ce qui le rendait plus heureux: les magnifiques papillons, ou la réflexion de leur lumière dans l'œil heureux de son frère. Son œil mort semblait être réussité par la lumière, et retrouvait une lueur qu'il n'avait jamais eu au dessus du voile blanc qui le couvrait. C'était un conte de fée.
Ils restèrent juste comme ça, assis à même le sol, regardant les papillons dans les bras l'un de l'autre jusqu'à ce qu'une alarme sonne. Damien se leva et couru jusqu'au four avant que la nourriture ne brûle. Harry parti chercher le bébé serpent, qu'il prit délicatement dans sa main. La petite chose ne se réveilla même pas, mas s'étira avec contentement alors qu'ils retournait contre la peau chaude de l'enfant.
"Il y a quelqu'un que je veux te présenter!"
Il revint, passant à travers des nuées de papillons alors que Damien levait la tête du plat qu'il venait de sortir du four. Il leva un sourcil, son visage doucement illuminé par les papillons qui volaient paresseusement autour de lui, certains se posant sur ses épaules et son dos. Harry s'arrêta. Damien avait l'air d'un ange. D'habitude, son visage était étrange, avec son œil aveugle, sa cicatrice qui courait de sa joue jusqu'à l'arrière de sa nuque, ses cheveux noirs coupés sur le côté par les chairs scarifiées, mais maintenant, il avait des ailes de couleurs. C'était magnifique. Pour la première fois, la magie de Harry avait créé quelque chose de beau.
"Tu est magnifique." murmura le garçon.
Damien regarda autour de lui, ne voyant pas de qui et à qui Harry parlait, avant de comprendre qu'il s'agissait bien de lui. Il secoua la tête de dérision, pas même près de comprendre à quoi il ressemblait. Le fait que Harry ne plaisantait pas ne lui traversa pas l'esprit.
Tu l'es. Dit Harry dans sa tête tout en croisant ses yeux.
Damien le regarda comme s'il avait une deuxième tête avant d'apercevoir le petit serpent dans sa main. La créature regardait un papillon avec émerveillement – probablement en train de calculer comme elle pourrait le manger- avant de revenir dans la main de Harry.
"Chauuud" siffla-t-elle en se blottissant dans sa paume.
Harry sourit à Damien qui poussa un "aaaaw". Il s'assit dans le fauteuil, gardant la petite chose contre lui.
"Et bien, il y a plein de choses dont on doit parler. Mais d'abord, il faut donner un nom à ce petit truc."
"C'est un garçon ou une fille?" demanda Damien et s'agenouillant à côté de l'autre garçon, se visage au niveau du petit serpent argenté.
"Une fille. "
Damien leva un doigt vers la petite tête triangulaire pour que le serpent puisse le sentir avec sa langue fourchue toute en réfléchissant. Le garçon était surprennement très lettré. Il pouvait réciter des centaines de poèmes et de légendes. Ils les aimait, les histoires, les contes de fée. Il avait un jour dit à Harry que c'était la seule chose qui lui permettait de tenir avant qu'il ne viennes. C'était comme regarder à travers une fenêtre en sachant que l'on pouvait voler à travers le ciel, comme voyager à travers les idées, dans les rêves de quelqu'un d'autre, se nourrir d'émotions que l'on ne pourra jamais ressentir soi-même.
"Ananta." Dit-il avec un sourire.
"Pourquoi?"
"C'est le serpent qui représente l'infini. Elle représente le commencement éternel, l'infini, l'immortalité créatrice. Elle est le pilier de l'univers... quelque chose de minuscule et de gigantesque, de monstrueux et de magnifique..."
"Qu'est-ce que l'humain à un œil dit?" demanda le petit serpent dans un sifflement presque indiscernable.
"On essaie de te donner un nom."
Damien pâlit en entendant le son.
"Qu'est-ce que tu viens de faire?" demanda-t-il, tentant de cacher son effroi.
"Et bien c'ets l'une des choses dont on doit parler. Il semblerait que j'arrive à parler aux serpents et à les comprendre..." dit-il comme si c'était tout à fait naturel, et Damien ne posa pas de question. Ce genre de choses arrivent.
"Bon, tu penses quoi du nom?"
"Je l'aime bien, mais je vais lui demander."
"Dis moi, petite chose, on pensais te nommer Ananta. Tu aimes ce nom?"
Le serpent réfléchit un instant avant acquiescer avec énergie.
"Est-ce qu'elle vient de hocher la tête?" Demanda Damien, qui ne faisait plus confiance à ses sens à présent.
"Je te l'avais dit!"
Les deux garçon éclatèrent d'un rire émerveillé. Voilà qui était magique. Damien retourna à ses petits plats pendant que Harry mettait la table, le petit serpent se reposant confortablement dans sa capuche. Une fois le dîner servi, ils commencèrent à parler. Harry laissa le bébé ramper sur la table pour attraper quelques bouchées de viande; il ne pensait pas qu'elle pouvait aimer la viande cuite, mais elle commença à emmètre des petits bruits de contentement dès qu'elle y gouttât, agitant son minuscule corps dans toutes les directions. Elle découvrit le verre, le bois, le métal, l'eau, et tout ce qui était à portée autour d'elle. Elle retournait toujours rapidement dans la manche de Harry pour gagner un peu de chaleur, mais ne pouvait s'empêcher de repartir explorer la table, qui, puisqu'elle n'était pas plus grosse qu'un doigt, était immense pour elle.
Harry parla des livres, de tout ce qu'il avait vu, des différentes rues, des vêtements qu'il portait, promettant à Damien de lui montrer les siens un peu plus tard. Puis encore les livres, les arts noirs, la chouette ( qui était maintenant hors de sa cage et lissait ses plumes au dessus du frigo), les gens, les Malfoys, Hagrid, son héritage, sa fortune. Damien l'écoutait, buvant chacun de ses mots, son sourire grandissant à chaque nouvelle. Harry ne lui parla pas de Voldemort, il ne voulait pas entacher sa joie, et cela pouvait attendre. Les morts ne pouvaient pas faire de mal. Et ce fut seulement à le fin de tout cela, qu'il parla du cadeau qu'il voulait lui offrir.
"Il y a quelque chose d'autre. Dans mon héritage, il y avait de l'argent, des titres, mais ça n'était pas tout." Dit-il en faisant monter la tension. "Il semblerait que nous ayons un manoir."
Damien tomba de sa chaise sous le regard curieux d'Ananta.
Il finit par réussir à se rassoir, sa chaise dans le bon angle, regardant l'autre garçon avec un mix de curiosité d'impatience et de frustration.
"On pourra déménager demain si on veut. Je ne sais pas à quoi ça ressemble, mais c'est à nous..."
"Mais c'est ton héritage..."
"Non. C'est notre maison." La voix de harry ne tolérait pas de contradiction.
Cette fois, ce fut Damien qui se jeta dans ses bras. Le garçon lui embrassa la joue et se mit à danser à travers le salon. C'était incroyable combien gracieux il pouvait être lorsque personne ne le regardait hormis Harry: son dos voûté de redressait, ses membres semblaient soudain retrouver leur fonction et se mouvait avec agilité, son œil gris scintillait, son rire montait dans l'air léger de la nuit estivale. Il aurait pu être un danseur. Il se déplaçait an symbiose avec les papillons, et bientôt les petites créatures se mirent à suivre tout ses mouvements, étendant ses bras comme des ailes, ses tournoiements comme des tourbillons des couleurs.
"Une maison! On a une maison! Répétait le garçon.
Harry ne put s'empêcher de le rejoindre dans ses jeux, sautant sur le canapé, riant, jetant des coussins en directions de l'autre garçon. Ils ne pouvaient pas vraiment faire de bataille de polochons pour des raisons évidentes, mais ils leur suffisait de les jeter à travers la pièce.
Il finirent par s'asseoir sur leurs chaises lorsqu'ils furent enfin fatigués, mais un sourire ne quittait pas leurs visages. Les papillons étaient redevenus guirlandes, mais ils n'y prêtaient pas attention.
Il retournèrent dans leur chambre, ignorant la pile de vaisselle. Harry déposa un peu de coton au fond de la boîte du serpent, et un morceau de tissu par dessus pour qu'elle ressemble à un lit, puis la posa sur sa table de nuit, alors que Damien était parti s'occuper des Dursleys, leur donnant à manger et les envoyant sous la douche.
"Ananta veut dormir avec l'humain!" geignit le petit serpent.
"Je sais, mais tu es trop petite et je risquerait que t'écraser dans mon sommeil..."
"C'est pas vrai! Ananta est forte! Ananat est grande!" et le serpent montra ses écailles pour prouver son idée.
Harry rit devant ses enfantillages avant de la menacer de dormir dans la cuisine si elle n'arrêtait pas de se plaindre. Bien sûr, c'était des menaces vides, mais le serpent retourna dans sa boîte en bougonnant.
"C'est vraiment bizarre quand tu parles comme ça." dit Damien tout en s'allongeant sur le lit à côté de celui de Harry.
"Oui, je sais, mais je ne me rend même pas compte que je change de langage donc...c'est bizarre pour moi que ça soit bizarre pour les gens autour de moi..."
"Ouai, et bien, un choses parmi tant d'autres. On est peut-être un peu anticonformistes, tu ne crois pas?"
"Ouai, j'ai entendu ça quelque part..."
Alors que Damien riait doucement, Harry s'allongea et éteignit la lumière.
Le conducteur de taxi le regarda comme s'ils étaient complètement fous lorsqu'ils lui demandèrent de s'arrêter au milieu de nulle part. Bon, ils pouvaient facilement tomber d'accord avec lui, ils ne firent donc pas de commentaire. Ils marchèrent longtemps avant de trouver le village qui avait été indiqué à Harry. C'était petit, mais pittoresque. Il continuèrent de marcher jusqu'à trouver la grille qui encerclait la manoir.
Les deux garçon portaient des tenues similaires: pantalons noirs, t-shirts à manches lingues, vert sombre pour Harry et bleu pour Damien, et une cape qui descendait jusqu'à leur taille. C'était un peu chaud pour le temps d'été, mais ils en avaient l'habitude.
Harry fit ce qu'on lui avait indiqué: ils posa ses mais surs les barres de la grille et dit à voix haute:
"Moi, Harry James Potter, héritier et maître de la maison Potter, demande l'accès au manoir pour moi-même ainsi que ma personne de confiance, Damien Alexander Lwis."
Il sentit un picotement dans ses mains alors que les boucliers testaient son identité, et la pore s'ouvrit. Il devait y avoir un sort d'invisibilité sr la maison, parce qu'un manoir splendide apparut à moins de vingt pas d'eux. C'était mieux que tout ce qu'ils avaient imaginé. Après un rapide regard l'un envers l'autre, ils coururent vers la porte, alors que Onyx volait jusqu'au toit.
Le hall était immense – presque la taille de la maison des Dursleys. Au centre, entre deux piliers qui étaient en réalité des arbres noueux aux feuilles d'un rouge luminescent, un escaliers menait aux deux ailes du manoir. Le sol était recouvert d'un tapis Or et pourpre, délicatement tissé de motifs représentant des lions et des Griffons se battant, ainsi que des sorciers projetant des éclairs colorés. Un oculus laissait entrer la lumière qui tombait en rayons verticaux, de telle manière que lorsque les feuilles tombaient, on aurait pu croire qu'il pleuvait de l'or.
Tout fier, Harry frappa dans ses mains et un petit elfe de maison apparut. Damien ne sursauta même pas tant il était sous le choc de tout ce qui l'entourait.
La petit créature s'inclina devant Harry. Greatflow lui avait expliqué ce qu'elle était, mais Harry ne l'avait pas imaginée comme cela, s petite, avec une lueur de folie dans ses grands yeux globuleux.
"Maître Potter! Nous somme si heureux que vous soyez enfin venu!"
Harry sourit à l'air confus de Damien.
"Quel est ton nom?"
"Mon nom est Gladis, Maître Potter."
"Et bien, Gladis, voici Damien. Il va rester ici avec moi, et je veux que tu le considère comme un membre de la famille, c'est clair?" Dit-il doucement, amusé par la joie de l'elfe.
"Oui maître Potter!"
"Maintenant, pourrais tu nous faire visiter le manoir?"
"Bien sûr, Maître Potter!"
"S'il-te-plaît, appelle moi Harry lorsque nous sommes seuls."
L'elfe le regarda bizarrement mais opina.
Harry était soulagé que l'elfe l'ai immédiatement reconnu comme le maître de la maison. Greatflow lui avait expliqué qu'il n'était pas censé avoir accès à ses bagues et propriétés avant sa majorité, mais que au vu du fait qu'il était le dernier en vie, qu'il n'avait pas de foyer magique et qu'il avait toutes les chances d'être persécuté par des mages noirs, en plus du fait qu'il était "Celui-Qui-A-Survécu", le ministère avait produit un amendement pour qu'il puisse prendre les charges plus tôt. Harry ne pouvait littéralement pas croire à sa chance.
"Où sommes nous, humain?" demanda Ananta, en sortant enfin se sa manche (elle avait eu peur des voitures et avait du s'endormir durant le trajet).
"C'est notre nouvelle maison, petite chose."
"Y'a des trucs à manger?"
"Plein!" Harry rit de son sens des priorités. Elle eut l'air heureuse de cette réponse et glissa jusqu'à son cou pour regarder la pièce autour d'elle.
"Ca sent bon, il fait chaud et y'a à manger. Ananta aime ici!"
"Elle dit qu'elle aime cet endroit." Répondit-il à la question silencieuse de Damien.
"Qui ne l'aimerait pas?"
Harry opina obligeamment.
"On peut y aller, Gladis."
"Il y a vingt chambres dans le manoir." Dit Gladis en les menant au premier étage de l'aile droite. "Sans compter les deux chambres principales, pour le maître et la maîtresse de maison, bien sûr."
Les deux garçon se lancèrent un regard incrédule.
Les couloirs étaient percé de vitraux représentant différentes créatures dont Harry n'avait jamais entendu parler. Ils passèrent d'énormes chambres, toutes décorées dans les même tons chauds, avant d'accéder à celle du maître de maison. C'était... royal. Un large lit à baldaquin, de soie rouge et bois clair se tenait au centre de la pièce, et un large bureau finement ciselé avait été placé sous une large fenêtre qui donnait sur le jardin luxuriant. La pièce avait sa propre salle de bain, même si le style et la technologie semblaient toujours dater du XIXème siècle. Il y avait aussi une porte secrète qui donnait sur la chambre attenante- celle de "la maîtresse de maison", qui était disposée de manière semblable à l'exception que le bureau était absent et compensé par des bibliothèques le long des murs.
Le deuxième étage était en réalité une tour d'astronomie, entourée de salles d'entraînement circulaires. Il passèrent rapidement devant, ne voulant pas encore envisage le fait de devoir se battre contre des sorciers.
Puis, l'elfe de maison les conduisit au rez-de-chaussée. Il y avait deux portes des deux côtés des escaliers: à droite la plus grande (et seule) bibliothèques que les garçons avaient jamais vu, qui d'une manière incompréhensible continuait en réalité en hauteur sur plusieurs étages. Ils réussirent à garder assez de contrôle sur eux-mêmes pour continuer la visit. Le reste de l'étage était entièrement occupé par une salle de ball. C'était juste... vaste. La pièce avait un sol de marbre blanc poli dont les veine pulsaient et luisaient lorsque l'on marchait dessus, comme s'il était en vie. Quatre piliers s'étendaient jusqu'au plafond en arches de dentelle de pierre, s'entrelaçant délicatement jusqu'à former un labyrinthe dans l'obscurité. En retournant dans l'entrée, il y avait deux autre portes à droite et à gauche, toutes deux menant aux plus luxueux salons qu'ils avaient jamais vus, quoi que dans des styles différents. Celui de droite était plus petit, plus intime, avec des sièges et fauteuils disposés près les uns des uns dans une claire volonté d'intimité, alors que le second, plus sombre mais plus spacieux, arborait toutes les richesses d'une pièce d'apparat.
Damien pris son ami par la hanche, et, ignorant superbement son air indigné, le fit valser d'un bout à l'autre du manoir en chantant à tue-tête l'air qui trottait sans cesse dans la tête de Harry. Au bout d'un moment, il cessa de protester et une fois dans la salle de ball commença à rire en tourbillonnant, imaginant les sorciers avec leurs robes trop chères et chapeaux pointus, et le murmure des rumeurs et des complots, et même les robes agressivement extravagantes et colorées de Dumbledore voletant sous le regard confus des invités. Il retira ses gants et envoya l'image à Damien. Il leur fallu plusieurs minutes pour qu'ils puissent marcher sans s'écrouler de rire.
Gladis les mena finalement au sous-sol, où les cuisines, la salle de potion et l'infirmerie se trouvaient. L'elfe leur dit qu'il y avait un deuxième sous-sol, une cave en fait, mais il n'avait pas été nettoyé depuis près de vingt ans, et donc qu'il fallait mieux ne pas y aller. Il y avait une serre dans le jardin qui avait été bien préservée, mais ils étaient trop fatigués pour aller la visiter (et puis ils ne savaient pas ce qu'était une serre). Ils retournèrent dans le hall et s'assirent sur les escaliers, regardant autour d'eux avec autant de contentement qu'il était possible d'exprimer sans mots.
"Dis moi, Gladis, combien d'elfes de maison travaillent ici?"
"Tu... tu veux dire qu'il y en a d'autres?"
Harry eu un petit sourire savant.
"Il y a dix elfes de maison ici, Maître Potter. Trois aux cuisines, trois pour nettoyer la maison et tout garder en ordre, trois aux jardins, et moi-même à votre disposition personnelle.
"Merci Gladis. Peux-tu appeler tout le monde s'il-te-plaît?"
"Oui Maître Potter!" dit le petit elfe avant de disparaître.
"Tu aimes ça, n'est-ce pas?" demanda Damien avec un petit sourire.
Harry lui jeta un regard défiant.
"Lorsqu'ils t'appellent "maître..."
Un colère froide passa un instant sur le visage de l'enfant, aussi terriblement effrayante que courte, avant qu'il ne rit, faisant oublier le reste.
"Oui, je pense que l'on peut dire que j'aime ça. Mais tu es leur maître aussi, tu sais."
Damien secoua la tête, et Harry pressa sa main. C'était une putain d'avancée dans leur mode de vie, mais ce n'était ce pourquoi ils avaient tant d'émotions. Cet endroit allait être leur chez-eux. Pas une maison qu'ils avaient volé, pas un endroit encore imprégné de cris, pas un endroit où ils devaient surveiller la moindre de leurs actions. C'était leur sanctuaire, et pour la première fois ils s'autorisaient à le penser.
Liberté.
Les dix petits elfes apparurent dans une ligne cérémonieuse devant les deux garçons. Greatflow avait dit à Harry ce qu'il devait ire tout d'abord, et le garçon l'en remerciait, parce qu'il ne voulait certainement pas passer pour un idiot devant les servants de sa famille dès le premier jour.
"Ce jeune homme et moi-même, que je veux que vous considériez comme mon égal, allons déménager ici dans une semaine. Il n'y a que nous deux et nous ne sommes pas très cérémoniels. Donc, je vais vous demander quelques petites choses. Gladis, tu nous aideras à amener nos affaires ici, dans les deux chambres principales." Dit-il, prenant soudainement le rôle du Lord qu'il était, et qu'il incarnait superbement. "Quels sont les elfes qui s'occupent de la cuisine?"
"Nous, Mylord!" s'exclama un elfe, plus petit que les autres, deux autres s'avançant avec lui.
"Quel est ton nom?"
"Sweel, Maître Potter, et voici Mya et Nan."
"Bien. Donc, comme nous ne sommes que deux, vous n'aurez pas beaucoup de travail pour l'instant. Damien décidera du menu de tout les jours, et je veux un rapport immédiat si quelque chose venait à manquer. Vous avez déjà accès à une partie de mes comptes pour commander la nourriture. Nous n'avons pas besoin de choses compliquées, à moins que nous ayons un visiteur, et dans cette situation particulière, je donnerais moi-même les instructions."
"Bien, maître Potter."
"Bien, j'imagine que vous trois vous occupez du jardin?" Demanda-t-il aux elfes qui avaient des marques d'herbe et de terre sur leurs visages. Tout trois opinèrent poliment. "Bien. Je ne sais pas grand chose sur les jardins magiques, sachez juste que nous aimons tout deux les fleurs." Dit-il avec un sourire, alors que les trois créatures s'entre regardèrent, meurs têtes pleines d'idées pour contenter leurs nouveaux maîtres.
"Et voilà les trois qui s'occupent de la maison. Donc, J'ai besoin que vous prépariez les deux chambres principales. Lorsque cela sera fini, j'aimerai que le second sous-sol soit remis en état. Maintenant, vous tous, je vais vous donner des règles de vie simple: Personne sauf ceux que j'ai spécifiquement indiqué ne sont autorisés à entrer dans le manoir. Si quelqu'un entre sans mon accord, je veux être immédiatement prévenu .Rien de ce qui se passe ici ne peut être entendu hors de ces murs. Lorsque le second sous-sol sera fini, aucun d'entre vous ne sera autorisé à y aller à l'exception de Gladis, si je l'appelle ou en cas d'extrême urgence. Je vais vous demander de me donner une liste de vos noms pour que je la mémorise, et je veux que vous notiez où et quand vous achetez la nourriture que nous allons manger. De plus, le petit truc ici a besoin d'un traitement spécial; je donnerai un papier à Gladis avec les instructions pour elle. Son nom est Ananta, et elle doit être traité avec toute l'attention que vous pourriez donner à un de mes enfants. J'aurais également besoin d'une carte du manoir, incluant les passages secrets, et d'un perchoir dans ma chambre pour mon hiboux."
Il prit une grande respiration, comme s'il avait tout dit sans respirer, ne voulant rien oublier. Les petits elfes s'entre-regardaient, sautillant d'excitation.
"Merci, ça sera tout." Finit-il avec un mouvement de la main.
Tout les petits elfes poppèrent, à l'exception de Gladis.
"Gladis, je veux que tu me donnes toutes les informations possibles sur le village d'à côté. Je veux savoir s'il y a des sorciers, incidents magiques, la réputation de ma famille dans le voisinage, etc."
"Oui maître Damien." Dit le petit elfe en s'inclinant.
Ils prirent un taxi pour retourner chez les Dursleys dans un silence heureux, le chauffer les regardant toujours comme s'ils étaient complètement fous, surtout après avoir vu le hiboux sur l'épaule du garçon borgne et l'autre caresser un serpent.
Lorsqu'ils arrivèrent, il était déjà tard. Il n'avaient pas remarqué qu'ils avaient passé autant de temps au manoir. Et ils avaient encore beaucoup de choses dont ils devaient parler. Leur joie laissa la place à un fort sens des responsabilités et une écrasante fatalité qui approchait. Ils s'assirent tout deux, épuisés, dans leurs fauteuils habituels. Maintenant, ils devaient prendre une décision à propos des Dursleys, qui étaient présentement en train de cuisiner pour eux. Ce qui était arrivé au jeune garçon -quel était son nom déjà? Paul, oui, Paul. C'était de la défense. Peut-être violente, peut-être qu'il n'avait pas à mourir, mais il les avait attaqués. Et le père de Damien était techniquement encore en vie. Mais les Dursleys ne les attaquaient pas, maintenant. Ils était aussi obéissants et silencieux que d'habitude. C'était une nécessité pour le confort et la survie des deux garçon, mais ce n'était pas juste. Le plus ils y pensaient, plus ils le comprenaient. Non, ça, c'était du meurtre.
Il mangèrent en silence. Ils n'avaient pas besoin de parler pour savoir ce à quoi l'autre pensait. Harry n'était pas inquiet pour l'aspect moral, mais pour Damien. L'autre garçon ne pourrait pas supporter quelque chose comme ça, pas comme Harry, et puis c'était sa famille... Au fond, il savait que la décision avait déjà été prise, mais il avait besoin d'y repenser. Ananta, sentant son inquiétude, frottait sa tête contre la main du garçon en sifflant doucement.
"Tu iras au manoir demain et installeras nos affaires." Dit-il simplement à son frère. Il n'y avait pas besoin de plus d'explication, il n'y avait pas besoin de discussion. Damien opina, et ils allèrent se coucher, laissant pour la première fois les Dursleys dans le salon.
Il appelèrent Gladis tôt le lendemain matin, après avoir fermé la vieille maison de Damien. La petite créature leur expliqua qu'elle pouvait les faire transplanner – téléporter- jusqu'au manoir s'ils prenaient sa main. Damien pris les affaires qu'ils voulaient amener au manoir, et disparut avec elle, et Harry était enfin seul avec sa "famille".
Il prit une grande inspiration, mais il était serein. C'était ses adieux à une vie de faiblesse et de douleur. Il était temps de passer à autre chose, d'enfin avoir cette vengeance qu'il cherchait encore inconsciemment.
Avec nostalgie, il ordonna aux Dursleys de nettoyer la maison et de manger la nourriture qui restait, pas grand chose, presque pas assez pour un repas. Puis, il les envoya à la douche, prenant soin de fermer son esprit aux chose qu'il ne voulait pas voir, et puis, après avoir replacé les meubles comme ils auraient dû être, il commença.
Il le fit s'allonger dans le plus grand lit, Pétunia entre son fils et son mari. Il adoucit le contrôle qu'il avait sur elle, et une expression de terreur et de dégoût apparut sur son visage. Elle pleurait, mai sil ne la laissa pas parler.
Il s'assit au bord du lit et la regarda avec une sorte de tendresses tristes, un sourire doux-amer sur le visage.
"Tu sais, je ne te hais pas."
Sa voix était douce, presque un murmure. C'était la voix qu'utilisaient les parents pour mettre leurs enfants au lit.
"Mais ça ne veut pas dire que je peux te pardonner. Tu es ma seule famille, tu sais. Mais tu n'as rien fait. Tu sais, pendant des années je croyais que tu aimais ça, mais maintenant je comprends. Ce n'est pas une question de goût... Tu n'avait juste pas assez d'intérêt pour moi pour faire quelque chose."
Il s'arrêta alors que les yeux de Pétunia s'exorbitaient de terreur silencieuse.
"Je me demande à quoi elle ressemblait... ma mère... Tu ne m'as jamais parlé d'elle. J'aimes penser qu'elle n'était pas comme toi. Tu n'as pas ses yeux. J'ai trouvé une photo au grenier... Moi non plus, je n'ai pas se syeux, mais toi... Je ne sais pas. Je ne sais pas comme ça ne est arrivé là."
Il secoua la tête pour en faire sortir les mots. Il sentait quelque chose à l'arrière de sa t^te, regardant froidement, en silence.
"Je me demande si tu as été triste quand elle est morte?"
Il la regarda. Elle l'avait été.
"Oh. Et bien, ça ne fait que soulever plus de questions. Mais je n'ai plus le temps pour les questions, Pétunia. Je dois passer à autre chose, tu vois? Ce n'est pas contre toi, c'est pour moi que je pars. Tu m'as trop fait mal."
Il laissa son regard couvrir la famille pour un moment. Les volets fermés donnaient l'impression que la nuit était déjà venue. Cela lui rappelait la nuit, il n'y a pas si longtemps, où tout avait commencé. Mais ça lui semblait être une autre vie.
"Vous ne me ferez plus jamais mal. Aucun d'entre vous."
Il rit doucement. Pétunia le fixait toujours, mais il y avait une sorte d'acceptation dans ses yeux.
"Je ne vais pas te tuer, Pétunia, car tu ne m'as jamais fait mal directement. Non, to sort sera plus... cruel, mais juste. Ces deux là ne seront pas capable de bouger plus que toi, puisque j'ai brûler tout les liens entre leur corps et leur esprit. Il ne sont pas vraiment conscients. J'aimerai les réveiller, mais je ne le peux pas. Je crois que j'étais un peu trop en colère quand... quand c'est arrivé... Je suis juste..."
Il s'arrêta car sa voix tremblait. Ce n'était pas de la tristesse, de la peur ou même des remords. C'était quelque chose de beaucoup plus complexe.
"Je vais te laisser pourrir, Pétunia, tout comme tu l'a fait. Dans quelques jours, ils mourrons. Tu vas les voir mourir, tout comme tu m'as vu mourir, morceau par morceau. Et puis, ça va être moche. Et tu vas tout voir. Au bout d'un moment, tu auras tellement faim que tu vas avoir envie de manger n'importe quoi, peut-être ta propre langue, peut-être un des cadavres, mais tu ne pourras pas bouger. Mais ne t'en fait pas: dans une ou deux semaines, tu seras morte. Un soulagement, n'est-ce pas? Je ne l'avais pas, moi, le savoir que la douleur allait s'arrêter."
Il lui sourit. Cette fois, c'était un vrai sourire, le premier qu'il ait jamais donné à sa tante.
"Adieu, tante Pétunia." murmura-t-il, ferma la porte un dernière fois.
Il prit le temps de fermer la maison, de couper l'eau et l'électricité. Il avait envoyé des lettres et effectué les procédures pour toutes les personnes qui aurait pu êtres alarées par la disparition. Dudley était malade, quelque chose de très mauvais. Il devait rester à la maison. Et sa mère ferait tout pour rester avec lui, bien sûr. Vernon enverrait un lettre de démission, invoquant le fait qu'il ne pouvait quitter la maison en sachant dans quel état était son fils. Et tout irait bien.
Après un dernier regard vers la maison, il appela Gladis pour qu'elle l'emmène chez lui.
"Humain est à la maison! Humain est à la maison!"
Le petit serpent sauta dans la main de Harry. Et avait commencé à siffler dès l'instant où Harry avait posé un pied à l'intérieur du manoir, mais Damien ne l'avait pas laisser sorti rde sa boîte, de peur qu'elle ne se perde ou que quelqu'un lui marche dessus par accident. Elle était déjà un peu plus grosse qu'avait, mais ç ane voulait pas dire grand chose.
Harry l'attrapa et elle s'enroula autour de son poignet comme un petit bracelet d'écailles. Elle pourrait être utile à l'école. Il était surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt. Bon, il avait eu beaucoup d'autres choses auxquelles penser. Une fois encore, il était choqué de la beauté du Hall, et il avait le sentiment qu'il lui faudrait longtemps pour y être habitué. Il secoua la tête vers Damien, qui descendait les escaliers pour le saluer.
Le sujet de sa famille ne fut plus jamais mentionné.
Ils n'avaient pas beaucoup de temps avant la séparation. Ils retournèrent au Chemin de Travers pour acheter une chouette à Damien, puisqu'il aurait besoin de sa propre indépendance. Elle n'avait qu'un oeil, comme son nouveau maître. Damien l'appela Ibis, mais "truc" fut plus souvent utilisé.
Ils s'installèrent dans le manoir. La serre- que l'elfe appelait jardin d'herbologie- était en réalité une petit oeuvre d'art. Damien reconnu des artistes oubliés du XVIIIè siècle dans l'architecture, mais Harry qui n'avait pas ce genre de savoir se contenta de trouver cela magnifique. Il décida de faire rénover la tuyauterie et de trouver un moyen d'inclure de l'électricité. En regardant la carte que les elfes avaient fait, ils trouvèrent une petite pièce à l'arrière de la bibliothèque. Elle ne pouvait être ouverte que grâce à la chevalière des Potters. Harry en fit son bureau. Il n'y avait qu'un bureau, des étagères vides qui pouvaient êtres fermées à clé et des tiroirs à dossiers.
Damien commença à travailler sur les lois concernant les moldus alors que Harry se concentrait sur ce qu'il était supposé apprendre à l'école. Apparemment, un des grand-parents de Harry était avocat, ce qui leur permettait d'avoir accès à tout ce dont ils avaient besoin sur le sujet, et en vérité des choses bien plus complexes qu'ils ne pouvaient comprendre en si peu de temps. Mais ils apprirent quelque choses: les sorciers étaient obsédés par le sang. Ils eurent de grandes discussions à propos de ça. C'était la raison pour laquelle Damien était passé entre les mailles du filet: les sorciers regardaient le moins possible chez les moldus. Ils avaient le sentiment d'avoir touché quelque chose de très important, et décidèrent de creuser ces choses un peu plus; Harry comprit très vite que le système d'héritage qui lui donnait ses privilège était également celui qui privait Damien de tout vraie place dans la société des sorciers.
Harry ne pouvait pas dormir. Il n'était pas tourmenté, il ne pouvait juste pas. Il était un animal de nuit. Il passait ses nuits le nez dans des livres de médecine, mais il ne trouvait rien qui ressemblait aux symptômes de Damien. Au moins, cela lui permis d'apprendre les bases, mais il était inquiet que ça ne soit pas quelque chose qu'ils pouvaient régler par eux-mêmes.
Une semaine avant la rentrée, Harry commença à essayer de lancer des sorts. Les premiers essais étaient... désorganisés. Des choses explosèrent autour de lui, se mirent à flotter sans permission, et le garçon avait dû à plusieurs reprises calmer les elfes de maisons et prendre des mesures pour leur sécurité. Damien préférait rester dans la bibliothèque, loin de toute explosion magique. Harry lui avait demandé s'il voulait une baguette, mais le garçon n'était pas prêt pour ça. Harry n'insista pas, l'autre garçon avait vu des effets assez laids de la magie, et la plupart étaient de son fait. Le garçon avait toutefois l'air d'aller mieux. Au contraire de Harry, il n'était pas fin au point d'avoir l'air malade, et il avait commencé à prendre soin de lui, de son apparence, de sa santé, et même à faire un peu de sport. Il avait même tenter de mettre de l'ordre dans les cheveux de Harry, et avait abandonné après plusieurs heures de frustration.
Deux jours avant la rentrée, tout était prêt. Harry avait réussit à apprendre quelque sorts (il était étonné de l'inutilité de la plupart des choses qu'il devait apprendre) et la plus grosse part de la théorie. Ils avaient décidé que Damien resterait au manoir le temps que Harry trouve un moyen de le faire entrer à Poudlard en secret. Le borgne préférait rester seul avec les elfes, qui étaient devenus plus amicaux vu que leur maître les traitait comme des êtres humains, que dans une foule de sorciers. Il apprendrait seul, il était fasciné par la manière dont les moldus et nés-moldus étaient séparés de la société. C'était à vomir, mais comme il avait l'habitude de dire, plus on en sait, plus on peut changer les choses. Ils décidèrent de correspondre par lettres, et d'envoyer Gladis en cas d'urgence. Damien travaillait sur un code pour leurs messages, non pas que cela soit vraiment utile, mais la paranoïa de Harry ne le poussait pas à abandonner son projet.
Ils avaient commencé à lire les journaux sorciers, à les classifier. C'était une des meilleures sources d'information du mode de pensée des sorciers, mais Harry avait insisté pour avoir les plus importants journaux moldus également. Il ne voyait pas pourquoi être un sorciers incluait de se couper de tout ce qui n'était pas magique. Mais il y avait autre chose: des moldus l'avait attaqué. Ce qui voulait dire qu'ils pouvaient attaquer d'autres sorciers. Et Harry savait pertinemment qu'on e pouvait se défendre contre quelque chose qu'on ne connaissait pas, et qu'on ne peut demander la paix à un total étranger. Non pas que Harry soit très pacifique.
Il avait décidé de prendre Ananta avec lui, en la cachant dans ses robes; il ne pouvait pas laisser le petit serpent seul, sans personne à qui parler. Elle était assez excitée de pouvoir voir de nouvelles choses, même si elle n'avait pas encore visité le quart du manoir. Elle avait beaucoup grandit, au point de faire la taille de l'avant-bras de Harry, et ses écailles se teintaient d'un magnifique gris-argent avec des dessins noirs et verts. Mais le principal changement était sa rapidité. Harry se rendit compte qu'il était parfois incapable de la suivre, et cela le rendait fier et confiant. La rapidité était un avantage pour attaquer, bien sûr, mais cela voulait surtout dire qu'en cas de problème elle pourrait fuir en un battement de cœur.
Il n'aimait pas l'idée de laisser Damien seul. Il n'aimait pas ça du tout. C'était la première fois qu'ils se séparaient depuis leur rencontre. Il se sentait perdu, et cela masquait son excitement pour Poudlard. Il savait qu'ils se verraient pendant les vacances, et à chaque fois qu'ils le pourraient, mais il n'était pas sûr d'y arriver sans lui. Pour le calmer, pour le réconforter, pour le surveille, pour rire avec lui, pour partager ses secrets. Mais surtout, cela voulait dire que si Damien avait une crise semblable à celle qu'il avait eu après le passage de Dumbledore, il n'y aurait personne à la maison pour l'aider. A cette simple idée, harry sentait un poids au fond de son estomac. En secret, il avait demandé à Gladis de lui faire des rapports chaque semaines sur l'état de santé de Damien, puisqu'il savait que son frère ne lui dirait pas si quelque chose allait mal, s'il arrivait à se rendre compte que quelque chose n'aillait pas. Il demanda également à l'elfe de venir le chercher immédiatement, si Damien commençait à perdre le contrôle sur sa magie, à perdre son calme ou si les veines noires apparaissaient. L'elfe opina avec inquiétude.
Gladis était devenue plus une amie étrange qu'une véritable servante. Harry ne pouvait pas l'empêcher, elle était trop maternelle. Non pas qu'il s'en plaignait. Il était encore en âge pour que quelqu'un s'occupe de lui, même si c'était souvent énervant.
Le vint où il dû partir. Damien le prépara pendant des heures, essayant une nouvelle fois de discipliner ses cheveux, vérifiant ses baguages. Avant qu'ils ne sortent, il posa une petite poche de tissu dans la main de Harry.
"Le lit d'Ananta." dit-il avec un sourire.
Harry le regarda avec gratitude.
Gladis les transplanna. Dans un coin sombre de King's Cross. Harry la renvoya au manoir, et ils se dirigèrent vers la gare, se tenant la main dans un effort désespéré de trouver du courage. Comme Damien ne se sentait pas bien avec toute la foule autour de lui, ils se dirent au revoir devant les portes.
Harry le serra doucement dans ses bras, laissant soin à Damien de ne pas toucher ses cicatrices.
"Je t'écrirai, promis."
"Je sais." Damien força un sourire avant de pousser l'autre garçon. "Vas, mon ami. Tu as trop de choses à découvrir pour être triste."
Et sur ces mots, il retourna dans le coin sombre et appela Gladis.
Harry était seul. Il se redressa, ses épaules en arrière, son menton relevé, et il marcha sur la quai.
Le ticket qui lui avait été envoyé indiquait la voie 9/3/4, et il dû attendre qu'une famille de rouquins, criant en tout sens, se jette dans le mur entre les voies 9 et 10 pour repérer l'entrée. Cela lui fit se demander si les premiers sorciers étaient aussi paranoïaques qu'il l'était lui-même. De l'autre côté du mur, une centaine d'enfants magiques couraient en tout sens, serrés dans les bras de leur famille, secoua la main à travers la fenêtre du train. Il était soulagé que Damien ne soit pas là pour voir ça. Il monta dans la première voiture qu'il trouva et finit par s'asseoir dans un compartiment vide, profitant d'un peu de silence. Il regarda par la fenêtre. Il aurait aimé avoir quelqu'un qui puisse li faire signe depuis le quai. Il entendit un petit sifflement près de son oreille.
"Au moins toi, tu viens avec moi, petit chose!"
"Y'a à manger à l'école?"
Harry dû mordre sa lèvre pour ne pas éclater de rire, alors que le train quittait la gare.
