Searching for a Saviour :
Beautiful country :
Oh, je suis désolé, Julianne ! J'allais frapper pour savoir combien de temps tu mettrais. Tu as faim ?
J'utilisais toute mon énergie et ma force intérieure pour ne pas regarder le reste de son corps, et je finis par arriver. Je maintins le contact visuel. Parler, cependant, était un autre problème.
Hum… Je… J…
Dis quelque chose, idiote !
Okay, dis Remus en éclatant de rire, d'accord, tu as faim ?
J'acquiesçais. Répondre par un mouvement de la tête me semblait soudainement une excellente idée. Remus eut un petit rire lorsqu'il prit le téléphone pour commander un petit déjeuner. En se détournant de moi, il me donna l'occasion de reprendre le contrôle de mes esprits.
Ca sera prêt dans dix minutes. JE vais me doucher et tout ça, alors pourrais-tu répondre à la porte quand le déjeuner arrivera ?
Il tourna ses magnifiques yeux vers moi et je me retrouvais une fois encore avec la tête dans les nuages.
Yep.
Il me donna un coup d'œil évaluateur et passa devant moi pour aller dans la salle de bain. Je m'affalais sur le lit, me réprimandant moi-même pour le merveilleux étalage de mes compétences conversationnelles.
Remus sortit de la salle de bain avant que la nourriture soit arrivée, donc ce fut lui qui répondit à la porte. JE m'assis en vitesse. L'odeur était alléchante… Comme nous mangions, Remus dit qu'il avait planifié de conduire vers le Nord durant la journée.
Où vas-tu exactement? Demandai-je, luttant pour garder autant de dignité que je pouvais alors que j'avais la bouche pleine d'œuf et de toasts.
Il éclata de rire :
L'ami de Harry, Ron, t'adorerait ! s'exclama-t-il avant d'ajouter en fronçant légèrement les sourcils, je ne sais pas vraiment où je vais. Je suis mon instinct. Quand mon instinct me dit de m'arrêter, je m'arrête. Hier, il m'a dit de prendre une voiture et d'aller vers l'Est et je l'ai fait.
Donc tu n'as pas de destination actuelle. Et pas de limite de temps…
Il hocha la tête :
Ca sonne bien à mes oreilles…
Nous partîmes peu de temps après. Je m'assis devant, à côté de Remus, et nous discutâmes comme de vieux amis. Il était très facile de parler avec lui. Il avait une très large étendue de connaissances. Il n'y eut aucun blanc dans la conversation pendant des heures.
Nous arrivâmes dans un petit restaurant d'autoroute au tour de 4h de l'après-midi pour déjeuner. Je m'excusais et allais aux toilettes pendant que Remus choisissait une table.
Je me regardai dans le miroir dès que je fus entrée. Mon œil était noir et enflé mais au moins le gonflement de ma lèvre avait diminué. J'avais encore l'air horrible, mais je n'avais plus mal.
Aussitôt que j'eus rejoint Remus, il s'excusa pour aller aux toilettes. La serveuse vint prendre les commandes. Elle regarda me blessures pendant un moment avant de s'éclaircir la gorge inconfortablement
Okay. Coca light pour vous et votre mari a commandé du thé.
Mes yeux s'agrandirent :
Oh non, il n'est pas mon mari, la corrigeai-je rapidement.
Elle me lança un regard. Je lui fis un grand sourire :
Il est mon prince charmant, pas mon mari.
Elle haussa les épaules et partit, revenant un moment plus tard avec ma boisson. Je souriais toujours largement en regardant le menu distraitement pendant que j'attendais que Remus me rejoigne.
Qu'est-ce qu'il y a d'amusant ?
Je lui fis un grand sourire :
La serveuse pense que tu es mon mari.
Il sourit en s'asseyant :
Tu lui as dit qu je n'étais pas à moitié si chanceux, vrai ?
Je m'étranglai avec mon coca :
Loin de là, suffoquai-je, ce serait plutôt moi qui ne suis pas si chanceuse. Je lui ai dit que tu étais mon Prince charmant.
Il eut un petit rire :
Remus Lupin, prince charmant. Si seulement Severus Snape pouvait entendre ça !
J'éclatai de rire. Il m'avait expliqué pour Rogue la veille. Il était professeur à l'école où Remus enseignait. Lui et Remus se connaissaient –et se détestaient- depuis qu'ils étaient élèves dans la même école.
Alors, ton nom de famille est Lupin ? Demandai-je.
Il approuva et prit une gorgée de thé.
Wow, pas mal du tout… Je suis surpris, vraiment !
Par quoi ?
Le thé est buvable, répondit-il en riant, je suppose que je m'attendais à ce que le thé soit aussi mauvais que celui des Etats-Unis. Il n'était vraiment pas assez fort.
Je ris doucement :
Tu as voyagé en Amérique du Nord avant ?
Il me fit un grand sourire :
Bien sur, mais seulement quelques fois. Ce n'est pas ma première fois dans l'Ouest du Canada. J'ai déjà été à Ottawa, mais c'est différent. C'est charmant ici.
J'aime aussi, répondis-je, mais je suis blasée, je suppose.
Probablement de la même manière que je le suis de l'Angleterre.
La serveuse revint prendre notre commande. Je notai que son attitude envers Remus était largement différente que celle qu'elle avait vis-à-vis de moi. Maintenant qu'elle savait que je n'étais pas sa femme, elle ne cachait pas le fait qu'elle le trouvait attirant.
Comme elle partait, je m'ébrouai dans ma boisson. Remus tourna des yeux pétillants vers moi :
Les femmes ici sont un peu plus agressives que celles de chez moi.
Pas toutes ! Rétorquai-je en riant légèrement.
Je ne pouvais vraiment pas comprendre le sentiment d'agacement que j'avais.
Et bien, non. Pas toutes. Tu n'es pas comme ça, j'ai remarqué.
Je riais encore :
Comment saurais-tu ? Je pourrais très bien être comme ça quand mon œil ne sera plus enflé et fermé et mon visage ressortant d'ici vers Montréal.
Il fronça soudainement des sourcils. J'espérais automatiquement que je pourrais rétracter ma dernière phrase.
Je plaisantais, dis-je rapidement.
Je sais, répondit-il calmement.
Il prit ma main dans la sienne :
Tu ne devrais pas, c'est tout.
Et bien… c'est moi. Je plaisante sur tout.
J'enlevais rapidement ma main de la sienne. La serveuse avait remarqué nos mains jointes et me regardait d'un sale œil.
Nous mangeâmes rapidement et nous étions de retour dans la voiture moins d'une heure plus tard. Nous eûmes à nouveau une petite discussion. Remus me racontait des histoires sur ses élèves et me faisait me tordre de rire.
Il est un gentil ce gamin pourtant, disait-il, un petit peu une tête de linotte parfois. Il a été élevé par sa grand-mère. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé avec ses parents. Sa grand-mètre m'effraie, je ne pourrais même pas imaginer vivre avec elle !
Je riai encore, imaginant Remus tremblant de peur en face de ma Nannie. Elle n'était pas plus grande qu'un mètre 60 alors que Remus mesurait au moins 1 mètre 80. C'était une image amusante.
Et où ton instinct te dit d'aller ? Demandai-je en le taquinant.
Il me regarda et revint rapidement à la route :
Nul part actuellement. Il est tout simplement endormi depuis que nous avons quitté l'hôtel.
Je lui fis un grand sourire :
Peut-être que je suis ce que tu recherches.
Sans offense, j'espère que non.
J'allais dans le hall de l'Hôtel avec Remus cette fois-ci. Le garçon derrière le comptoir me regarda fixement avant de tourner son attention vers Remus. Je soupirai d'un ton irrité. J'étais fatiguée des gens me fixant comme si j'étais une extra-terrestre. Juste une autre raison d'être en colère contre Noah.
Je suis désolé mais nous avons seulement une seule chambre de libre, expliqua patiemment le garçon de réception, avec un seul lit.
Remus me jeta un coup d'œil. Je lui retournai son regard.
Nous pouvons aller quelque part d'autre, dit-il doucement.
Je mordillais ma lèvre douloureuse.
Non, ça ira. Je peux dormir sur le sol ou autre part. Avez-vous un canapé dans la chambre ? Où pouvons-nous avoir un lit pliant ?
Le garçon haussa les épaules :
Non. Seulement des fauteuils. Et je suis désolé mais nous n'avons pas non plus de lits pliables à disposition.
Il n'y a pas de doute, tu ne dormiras pas sur le sol en tout cas, déclara Remus, me regardant, nous pouvons aller quelque part d'autre.
Je hochai la tête :
Il n'y aura rien d'autre avant au moins une heure. Tu es crevé Remus. Je ne peux pas conduire parce que je n'ai qu'un seul œil de libre et pas de papiers d'identité sur moi.
Je déglutis.
Nous pouvons toujours partager le lit.
Remus paya l'homme qui souriait d'un air penaud. Il s'excusa encore et encore auprès de Remus qui lui dit qu'il n'y avait pas à s'inquiéter pour ça.
Je dormirai sur le sol, offrais je encore, ou sur une des chaises.
Remus gronda :
Non. Si quelqu'un doit dormir par terre, ce sera moi.
Nous primes la chambre. Remus ne pouvait pas prendre la carte électronique alors je la pris pour lui et ouvrit la porte. Je sursautai quand j'entrai. Le lit n'était vraiment pas grand du tout…
Et merde…
Je me retournai. Remus rougit légèrement.
Excuse-moi. Je viens juste de réaliser que j'avais oublié mon rasoir au dernier endroit où nous sommes restés…
L'homme de la réception a dit qu'il y avait des extra en affaires de toilettes et ce genre de trucs…. Peut-être qu'il aura quelque chose ?
Remus approuva :
Veux-tu quelque chose ?
Brosse à dent et brosse à cheveux, répondis-je immédiatement, peut-être quelque déodorant si ils en ont. Je me fiche du parfum que c'est, mais je sens mauvais.
Remus éclata de rire :
Je pense que tu sens merveilleusement bon.
Je rougis. Il fit de même.
Je vais prendre une douche si ça ne te dérange pas, dis-je rapidement.
Il fit semblant de me regarder d'un air lubrique. J'éclatai de rire et lui donnai une petite tape.
Je prendrais mon temps alors. Donne-toi de l'intimité.
Je hochais la tête quand il partit. Je me douchais rapidement. Je rinçais mes sous-vêtements dans le lavabo et finis par me demander ce que j'allais faire avec. Je ne pouvais tout simplement pas les accrocher quelque part où Remus pouvais les voir.
Je décidais de les accrocher dans le placard avec le sweat que je portais. Je saisis une serviette qui était assez grosse pour me couvrir. J'ouvris la porte et jetai un coup d'œil furtif aux alentour.
Remus ? Appelai-je doucement.
Pas de réponse. Je passais pas la porte et courus vers le placard. Je venais juste de prendre un cintre quand la porte s'ouvrit.
Je n'eus pas le réflexe de sauter derrière le placard. Je restais juste là où j'étais, ruisselante. Au moins j'avais eu la présence d'esprit de me couvrir moi-même d'une serviette avant de sortir de la salle de bain. Pas que ça couvrait beaucoup non plus.
Remus ne me vit pas du premier coup. Il regarda autour de lui et ses yeux se posèrent sur moi et il me regarda fixement.
Je suis désol ! Bégaya-t-il.
Mais il ne partit pas.
C'est ma faute ! Répondis-je rapidement, je voulais accrocher ton pull et d'autres choses et…
Je jetai un coup d'œil dans le placard. Une robe y était accrochée.
Et prendre cette robe ! Tu n'étais pas encore de retour alors je pensais que je serais rapide.
Il approuva, toujours me regardant. Je déglutis nerveusement, essayant d'enlever la robe du cintre.
Cette satané chose ne va pas s'enlever... Dis-je rapidement.
Remus réalisa soudainement ce qu'il regardait et ferma sa bouche dans un claquement. Il s'approcha de moi lentement. Je poussais à nouveau un petit cri et m'éloignais d'un pas.
Je ne vais pas te blesser, dit-il d'un ton irrité, je voulais juste décrocher cette robe pour toi.
Il me la tendit. Je regardai le sol, trop embarrassée pour le regarder.
Merci.
J'étais encore coincée pourtant. Remus bloquait mon chemin vers la salle de bain, probablement sans s'en rendre compte. Je ne pouvais pas mettre la robe sans laisser tomber la serviette. Cependant mes mains étaient la seule chose qui retenait la serviette. Je pouvais pas gérer la robe et tenir la serviette en même temps.
Damné.
J'allais devoir le regarder après tout. Je regardais Remus, voulant lui demander de se déplacer sur le côté. Il me fixait. Mes yeux rencontrèrent les siens. Ses yeux s'étaient assombris. Ma respiration s'accéléra.
Remus, j…
Il pencha sa tête plaçant un doigt sur mes lèvres. Très lentement, il se pencha vers moi. Ses lèvres se posèrent légèrement sur les miennes. J'eus un sursaut comme un courant d'électricité traversa ma colonne vertébrale. Je me raccrochais à ma serviette, essayant de garder mes esprits.
Remus m'embrassa gentiment, en faisant attention à mes blessures et mes coupures. Ses lèves étaient douces contre les miennes. Mes lèvres s'entrouvrir légèrement, apparemment de leur propre initiative. Remus prit avantage de l'invitation. Mon corps entier répondit à son baiser. Ca me faisait mal à l'intérieur mon corps voulait désespérément être plus proche du sien.
J'oubliais complètement ma serviette quand mes mains glissèrent sur sa poitrine et allèrent se perdre dans ses cheveux. C'est seulement quand elle commença à tomber que je repris mes sens.
Non, dis-je, arrachant ma bouche de la sienne et reculant. Je tenais la robe en face de moi ce qui fait qu'il ne pouvait pas voir mon corps nu.
Je ne peux pas Remus, c'est trop tôt.
Ses cheveux avaient encore la position décoiffée que leur avait donné le mouvement de mes mains. Il prit une profonde respiration et acquiesça.
Je suis désolé, dit-il d'un ton épuisé, je ne voulais pas…
Non je sais. Ca ira.
Il acquiesça encore :
T'ai-je bless ?
Je le fixai, ne comprenant pas. Je n'avais jamais eu une réaction comme celle-là quand Noah m'embrassait. Me blesser ? Non, il ne m'avait pas blessé. Il m'avait presque envoyé au ciel.
Enfin, je réalisais de quoi il parlait. Ma lèvre était encore en guérison. Je passai ma langue dessus légèrement, vérifiant le goût du sang. Les yeux de Remus s'assombrir à nouveau. Je reculai, ma main devant moi, sans même le vouloir.
Non, tu ne m'as pas blessée.
Il continua à m'étudier. Ensuite il hocha la tête et se retourna, me permettant de me sauver dans la salle de bain. Une fois à l'intérieur je me laissai tomber contre le mur.
A quoi diable pensais-tu, Jules ? Soupirai je pour moi-même.
Oh mince. Je devais encore partager le lit avec lui.
Je m'habillais rapidement, me traitant moi-même d'idiote durant tout ce temps. Je pris une profonde respiration avant de revenir dans la chambre. Remus était encore là mais il avait pris la couverture du haut du lit. Il était juste entrain de l'installer sur le sol quand il entendit la porte s'ouvrir.
Que fais-tu ? Demandai-je avant que je puisse me museler moi-même.
Il eut un sourire en coin :
Et bien, je pensais que ça serait plus… sain… de dormir sur le sol.
Je le regardai, un sourire jouant sur mes lèvres :
Tu ne te fais pas confiance quand tu es autour de moi ?
Il toussa, peut-être pour cacher un rire :
Pas entièrement.
Pour la première fois depuis que j'avais rencontré Remus, je me sentais gauche et maladroite autour de lui. Je glissai dans la salle de bain très tôt pour me changer. Quand Remus se réveilla, j'étais habillée et avais préparé le café. J'avais aussi brossé mes dents pour la première fois en deux jours, ce qui était rafraîchissant.
B'jour, di doucement Remus en passant devant moi.
B'jour, répondis-je avec entrain.
Il n'y avait pas de raison que je lui laisse deviner combien je me sentais gauche ! Pendant que je l'attendais, j'allumai la télévision. Rien d'intéressant pour moi, alors je m'amusais moi-même à zapper les chaînes. Je m'arrêtais sur une station de musique.
Oh, musique country, dit Remus avec un ricanement comme il sortit de la salle de bain, ce truc est… je ne sais pas ce que c'est.
Je lui lançai un regard noir :
Musique est musique, Mr Lupin, dis-je avec acidité.
Il continua à ricaner, alors je le tapai avec mon oreiller. Il ria et l'attrapa. Il me tapa avec, mai je remarquai qu'il faisait attention à ne pas me toucher quelque part où j'étais blessée. Une courte –mais furieuse- bataille d'oreiller s'en suivit. Je saisis le coussin loin de lui et le fourrai sous moi et je riais de lui.
Maintenant que fais-tu ? Criai je, un sourire victorieux sur le visage.
Il répondit en sautant sur le lit. Il me sourit et ensuite m'enleva du matelas.
Ce n'est pas fair-play ! Hurlai-je, riant comme une folle utiliser ta force contre moi.
Je poussai sa poitrine légèrement, et fit mine de bouder en sortant ma lèvre supérieure. Il éclata de rire :
Tu me demandes ce que je fais. Je te réponds.
Je remarquai qu'il regardait avec appétit ma bouche. Je cessai de faire sortir ma lèvre supérieure.
Ma question maintenant est, que vas-tu faire ?
Je le regardai avec fureur :
Tu t'arranges pour qu j'ai un désavantage.
Il ria encore. Il me tuait avec ce merveilleux rire :
Je pourrais faire ça aussi… dis-je en tirant sa tête en avant si rapidement que ses lèvres furent contre les miennes.
Il sursauta et faillit presque me lâcher, mais je passai mes bras autour de son cou et l'embrassai.
Je ne pouvais pas imaginer pourquoi juste embrasser Remus avait un tel effet sur moi. Tout ce que je pouvais penser quand Noah m'embrassait c'est combien il bavait sur moi.
Remus n'avais pas de problème de salive. Il embrassait merveilleusement bien. Je ne remarquai pas qu'il marchait vers le lit. Quand il commença à m'amener sur le matelas, j'ouvris mes yeux, le regardant. Il me déposa et recula. Il respirait profondément, mais semblait être complètement maître de lui-même. J'espérais pouvoir dire la même chose de moi-même ! Il s'éclaircit la gorge :
Autant j'adorerais continuer ça, dit-il d'une voix tremblante, ses joues rougissant, nous devons retourner sur la route encore. Nous devons quitter l'Hôtel dans moins d'une heure et nous n'avons pas encore mang
Je n'ai pas faim de nourriture, dis-je en faisant la moue.
Un lent sourire apparut sur le visage de Remus, accompagné par un profond dégradé écarlate sur ses pommettes. J'adorais le faire rougir comme ça.
Cependant, dit-il, sa voix enrouée, tu dois manger.
J'acquiesçais et me levai. Il prit ma main dans la sienne prenant ses bagages de l'autre main, et nous descendîmes déjeuner.
Je me levai avec Remus comme il nous faisait quitter l'Hôtel. Le gonflement de mon œil avait commencé à diminuer, mais il était plus noir que jamais. Les gens me regardaient encore comme si j'étais une extraterrestre.
Oh, Mr Lupin, dit la femme de l'accueil comme elle nous rendait la carte de crédit, ça me revient. Il y avait une jeune femme ici, vous demandant un peu plus tôt. Vous aviez dit que vous ne vouliez pas être dérangé alors je ne vous ai pas appelé. Elle a dit qu'elle vous verrait plus tard.
Remus la regarda, l'ai confus. Il réalisa qu'il la fixait et la remercia. Il me tira par la main et m'emmena loin de la réception.
Une jeune femme ? Qui sur terre pourrait-ce être ? Personne ne sait que je suis ici.
J'eus un petit rire.
Rien de dangereux, Remus, j'en suis sure.
Ses sérieux yeux gris se posèrent sur les miens. Je sentis mon sourire se faner un petit peu.
Ca pourrait être quelque chose de dangereux ?
Je sentais que la peur commençait à s'insinuer en moi une fois de plus.
Je t'ai dit que je travaillais pour le ministère. Bien sur que ça pourrait être dangereux.
Je déglutis nerveusement, passant ma main sur mon visage.
Pourquoi ne vas-tu pas lui demander à quoi la femme ressemblait ?
Il n'y a pas besoin de faire ça, Remus, dit une voix derrière nous.
Elle semblait hautement amusée.
Je t'assure, je ne vais pas vous blesser…
Je pouvais voir les yeux de Remus revivre. Ensuite ils tournèrent dur et orageux :
Hermione Granger, que fais-tu donc ici ? demanda-t-il, se tournant vers la femme qui avait parlé.
Je me retournai et trouvai une très jolie femme debout derrière nous. Non, pas une femme. Une fille. Elle ne pouvait pas avoir plus de 17 ans. Elle me regarda, un sourire sur le visage :
Remus ne nous a pas présenté, me dit-elle, ignorant complètement Remus, je suis Hermione Granger, comme Remus te l'as déjà dit. Je suis une amie de Harry et une des élèves de Remus.
Je la regardai un moment avant de réaliser que j'étais impolie. Je blanchis et pris la main qu'elle m'offrait.
Julianne Wallace, lui dis-je, Remus m'a secouru il y a deux nuits.
L'inquiétude apparut dans les yeux de la jeune femme. Elle regarda mon œil au beurre noir.
Secouru ?
De son petit ami, répondit Remus, tournant la conversation vers lui, maintenant que c'est clair, que fais-tu donc ici Hermione ?
Je l'ai amené, dit une seconde voix.
Nous nous tournâmes tous les trois rapidement. Remus et Hermione avait leur main dans leur poche pour quelque obscure raison. Devant nous se tenait un séduisant jeune homme. Il devait avoir le même âge qu'Hermione, et pas beaucoup plus grand. Il avait des cheveux noirs qui partaient dan toutes les directions, des lunettes rondes et de magnifiques yeux verts qui brillaient. Sur son front était une très fine cicatrice formant une sorte d'éclair.
Remus le regarda, la bouche ouverte :
Comment ? demanda-t-il.
Le jeune homme me regarda. Il tourna ses yeux vers Remus, une question dans les yeux. Remus hocha légèrement la tête. Qu'est-ce qu'ils étaient entrain de faire ?
Sur ton dos ? dit Remus.
Le jeune garçon inclina la tête légèrement. Les yeux de Remus devinrent encore plus orageux.
Déj ? C'était il y a deux semaines Harry !
Alors c'était Harry ! Harry sourit d'un air penaud :
Je devais te le dire en personne, dit-il, sa voix maîtrisée, j'avais besoin de l'aide de Hermione, parce qu'elle sait comment te trouver.
Hermione sourit à Remus. Il lui rendit un sourire à contrecoeur mais je pouvais voir de la fierté dans ses yeux.
Dis-lui Harry ! dit Hermione, sa voix juste aussi maîtrisée.
Me dire quoi ? demanda rapidement Remus, avons-nous… ?
Non, rien de ça, di Harry, tout aussi rapidement, c'est Sirius.
Remus lâcha ma main soudainement. Ses bras se relâchèrent contre ses côtés.
Ne me dies pas que ça s'est empir
Hermione agrippa soudainement le bras de remus. Ses yeux brillaient d'excitation et de pleurs.
Non ! dit-elle, avec une excitation visible dans la voix.
Il va mieux, dit Harry, ses yeux presque incandescents, les médecins pense qu'il sera sortit pour Halloween !
Je sursautai et me tournai vers Remus :
C'est ton ami, n'est-ce pas ?
Oui, répondit Remus, son visage pâle et joyeux en même temps.
Oh Remus, c'est fantastique ! Criai-je, le serrant brièvement dans mes bras.
Oui, ça l'est, dit-il rapidement.
Il glissa ses doigts à travers les miens avant de regarder Harry et Hermione :
Oh, je suis désolé. Harry, c'est Julianne, Julianne, c'est Harry.
Harry me souria et me sera la main.
Toutes ces bonnes nouvelles… dit Remus, ses yeux brillant, vous voulez nous joindre pour déjeuner ?
Bien sur ! répondit Harry, je suis mort de faim !
Je ne peux pas croire que tu ai volé jusqu'ici, dis-je d'un ton absent.
Harry lança un regard à Remus.
Et bien, c'était des bonnes nouvelles, dit Harry, et de plus je voulais voir Remus. Et lui demander en personne de revenir à temps pour la rentrée.
Je souriais à Remus comme nous nous asseyons dans l'hôtel restaurant.
Tu dois être un excellent professeur, dis-je.
Il rougit et ouvrit sa bouche pour répondre :
Il l'est, dit Hermione avec enthousiasme, il est le meilleur que nous ayons jamais eu !
Et bien, c'est facile d'être un bon professeur quand on a les bons élèves, rétorqua Remus, julianne, ne t'ai-je pas dit que nous avions le préfet et la préfète en chef du lycée assis en face de nous ?
Et bien, félicitation dis-je.
Mince, j'allais devoir avouer mon ignorance :
Mais qu'est-ce que c'est ?
Oh, désolé, je pensais que tu aurais eu aussi ça ici, dit-il en me souriant gentiment, Harry et Hermione sont les meilleurs élèves de leur année.
Oh, c'est formidable ! Dis-je, me tournant vers les deux plus jeunes.
Ils semblaient tous les deux ravis :
Félicitation !
Ils me remercièrent chaudement. Nous nous assîmes et discutâmes un peu plus longtemps, attendant le petit déjeuner. Je trouvais mes yeux fixant la cicatrice sur le front de Harry, mais choisit de ne pas lui en parler. Si il était sensible là-dessus ?
C'était vraiment agréable d'être là, juste entrain de les écouter parler. Si je fermais les yeux je pouvais me croire dans quelque aventure en Grande Bretagne.
Ne va pas t'endormir maintenant, me taquina Hermione, le petit déjeuner est enfin entrain d'arriver.
Je ris doucement. J'aimais vraiment les deux adolescents. Il était évident après une ou deux minutes que ces deux-là ne sortaient pas ensemble. Ils étaient d'incrédibles amis, et se connaissaient évidemment très bien depuis longtemps. Ils avaient un comportement semblable mais je pouvais dire que Harry avait un plus rapide tempérament. Hermione devait être la voix de la raison dans le duo.
Je suis surpris que Ron et Ginny ne soient pas venus avec vous, dit Remus.
Harry et Hermione se regardèrent et Hermione rit machiavéliquement.
Mrs Weasley a dit qu'elle ne voulait sous aucune condition qu'ils viennent avec nous te voir. Elle ne voulait pas non plus qu'on vienne, mais Harry a relevé que nous n'étions pas ses enfants. Ron lui a dit qu'elle ne pouvait pas l'empêcher de venir, puisqu'il était majeur maintenant, mais elle lui a rétorqué qu'il pouvait aller vivre avec Percy si il le faisait. Donc il a décidé de rester derrière.
Harry se tourna vers moi, ses yeux verts pétillants :
Ron est notre meilleur ami, expliqua-t-il, montrant Hermione et lui-même comme il disait ça, Mrs Weasley est sa mère et Arthur est son père. Percy est son frère et c'est un con.
Harry ! Hermione fit les remontrances à Harry.
Et alors, il l'est.
Qu'est-ce que c'est un con ?
Remus eut un petit rire :
Ca veut dire idiot, tout simplement.
Quand... hem… comment expliquer…
Harry partagea un regard avec Remus que je ne compris pas. Hermione mit sa main sur le bras de Harry et se pencha vers moi :
Percy n'était pas d'accord avec l'approche de ses parents sur certaines choses. Ils ont finalement eu une grosse dispute et Percy a déménagé. Percy est très ambitieux, il est actuellement le premier dans leur famille à avoir de réelle ambitions politiques, et il n'aimait pas la façon dont Arthur faisait les choses et il n'aimait pas certaines choses dans lesquelles son père croyait. Alors il est parti.
Arthur travaillait pour notre ministère, dit Remus pour m'expliquer, quand le ministre a été porté disparu, Arthur a pris la relève et il est dans cette position depuis.
Votre premier ministre a disparu ?
Remus lança un regard à Harry. Harry acquiesça.
Oui.
A-t-il été retrouv ?
Oui.
Est-ce que je veux savoir ?
Non.
Je ne connaissais rien à la politique, ne regardait pas les informations et lisait les journaux très souvent. C'était beaucoup trop déprimant. Je savais à peine le nom du premier ministre du Canada, beaucoup moins celui de l'Angleterre. Je pris leur mot pour dit.
Harry insista pour payer les petits déjeuners donc Hermione, Remus et moi allèrent l'attendre dans le hall.
Comment vous deux avez-vous trouvé l'hôtel ? demanda-t-il à Hermione.
Hum… dit-elle, me regardant, taxi.
Le sourcil de Remus s'éleva dans ses cheveux. As-tu déjà eu l'impression que tu entrais dans une conversation même si tu avais été là tout le temps ? C'est comment je me sentais autour de Remus, Harry e Hermione. Aucun ne semblait vouloir en dire trop en face de moi. Ils me jetaient des regards furtifs avant de poser certaines questions, comme si ils ne voulaient pas que j'entende la réponse. Ca m'inquiétait.
Vous avez besoin d'une ballade ensuite ?
Hermione haussa les épaules :
Harry serait celui au quel demander ça.
Quand repartirez-vous ?
Une fois encore elle haussa les épaules :
Nous pouvons revenir maintenant si tu veux.
Je regardai Remus :
C'est un très long vol juste pour un petit déjeuner, dis-je à Remus.
Jules a raison. Vous pouvez vous balader avec nous un peu si vous voulez. Vous n'avez rien d'autre de planifier pendant que vous êtes ici, non ?
Hermione semblait comme si elle voulait dire quelque chose, mais une fois encore j'eus le sentiment qu'elle ne pouvait pas le dire en face de moi. Je m'excusais et allais utiliser les toilettes des femmes avant que nous partions, pour leur donner un moment d'intimité.
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Chapitre 3 finit yess !!! Enfin ! Merci titou
Bon pour le prochain chapitre j'ai commencé la trad' mais je ne vous promets pas qu'elle arrivera bientôt ! Bientôt les examens pour moi pfff sa va être chaud cette année !
Bon maintenant les réponses aux reviews !
On va chacune répondre à notre tour, cette fois c'est moi qui commence.
Mag, Ada et Lalie : Morri : contente que ça vous ai plu mais ce n'est que le début
Titou :Vi ! merci pour la review ! on dira jamais combien c'est encouragean… en espérant que vous aimerez la suite !
Khalan : Morri : voila la suite en espérant qu'elle t'ai plue !!!
Titou : la voil ! en espérant que tu aies réusi à attendre jusque l ! mdr
Sherazade : Morri : merci ! C'est toujours encourageant de savoir que sa vous plait même si on ne fait que traduire
Titou : tout à fait d'accord avec toi Morri !
Ambre : Morri : hello ! Merci sa fait plaisir que t'aimes bien ! Pour l'instant c'est vraiment que le début mais bon !
En fait j'adore tes fics et j'ai hâte de voir ta suite !
Titou : Tu m'enlèves les mots de la bouche ! mdr merci ambre, ça fait toujours autant plaisir de lire tes reviews ! (et au fait, la fic interactive, tu mettras une chtite suite ? bon je sais c'est pas le lieu pour demander ça mais bon…- je trouve le site un peu mort en ce moment…éè alors j'y vais de ma petite motivation !lol) gros bisous et merci pour ta review !
Misslily : Morri : merci bcp ! c'est super gentil! Bien j'espère que la suite continuera à te plaire! J'adore avoir des reviews comme la tienne sa encourage trop tu peux même pas t'imaginer !
Titou : ouais ! mici mici ! ça fait plaisir des encouragements ! on essayera de poster plus rapiement les prochains chapitres !
Crépuscule : Morri : contente que la fic te plaise surtout qu'on adore Rémus donc c'est vraiment un plaisir de traduire et je suis vraiment contente que sa soit partag
Titou : ouais ! en bonne fan de Remus on se DEVAIT de traduire quelque une des excellentes fics anglaises pour en faire profier les gentilles lectrices françaises amatrices de Remus comme nous ! (a) j'espère que ça te plait toujours autant maintenant que Remus est entré en scène ! -p
Alinemcb54 : Morri : voila la suite ! Alors tu trouves sa comment ? J'espère que t'aimes bien !
Titou : la suite ? bah…. Encore plus de Remus, des moments délicieux, pleins de scènes que j'ai hate d'écrire (à commencée par celles de ce chapitre….gah…mdr) et j'espère que ça te plaira !
Sandrine Lupin : Morri : encore une adepte de Remus ? En tout cas je suis contente que ça te plaise ! C'est clair qu'elle a pas eu bcp de chance mais bon par la suite sa a quand même été mieux et puis elle a quand même eu l'immense privilège de dormir avec Remus
Titou : vi ! c'est un privilège non négligeable quand même ! entre ses dents chanceuse…lol j'espère que tu aimera bien la suite aussi ! et ça fait plaisir de voir que tu suis toutes mes fics comme ça ! bonne chance pour ta fic à toi !
Misslily33 : Morri : merci beaucoup sa fait vraiment plaisir d'avoir des encouragements comme ça !
Titou : deuxième review ! merci bicoup ! contente que tu aies aim ! et tkt on continue.. Surtout que.. bientôt les vacances !on traduira certainement plus qu'en ce moment (période d'examen) gros bisous et merci pour la review !
Remuslunard : Morri : contente que ça te plaise enfin sans fausse modestie on ne fait que traduire mais je suis vraiment contente que t'aime bien !!
Titou : Mumuuuus! Kikoo toi ! mais qu'est-ce que tu fais l ? tu devrais aps être entrain d'écrire ? (moi égoïste ?mdr) mais ça va je te pardonne car tu as laissé une review ! ça fait super plaisir que tu aimes bien notre traduc ! (et bonne chance pour ta fic… et pour ceux qui passeraient par là et qui aiment bien Remus, ne louper pas « l'étrangère » de Remuslunard ! lol un petit coup de pub ça fait jamais de mal ! ) gros bisous et à bientôt !
Lady Lyanna : Morri : hello ptite poulette! Contente que ça te plaise ! Et pis c'est normal après tout c'est quand même Remus qui est une fois de plus la vedette ! En fait t'as commencé une phrase que t'as jamais terminé alors c'était quoi après « surtout aussi parce que ça met » lol sa m'intrigue mais je commence à être habitué c'est tout toi ça
En tt cas continue à reviewer parce que ça fait plaisir !
Titou : vi ! complètement d'accord avec toi Morri ! et c'est marrant, on peut imaginer la suite de ta phrase, c'est un genre de jeu que tu as invent ? lol (j'espère que c'est aps la faute de FF c'est toujours agaçant éè) gros bisous !
Tangerinedream : Morri : lol moi aussi j'aime bien les Remus en boxer en tout cas je dirais pas non pour en voir un
Merci pour tes encouragements sa fait plaisir !
Titou : moi je préfère Remus en caleçon, question de goût, mais je dirais jamais non à un Rmeus en boxer ! bave sur son clavier (c'est bizarre comme une simpple association de mots peut provoquer de telles réaction s ! mdr) encore merci pour ta review !
Gody : Morri : bien en fait c'est un RL/OC donc il ne sera pas avec Hermione mais bien avec julianne ! En tout cas je suis contente que ça te plaise !
Titou : non non, as de Herm Rem, je sais pas où tu as lu ça Gody ! mdr Mais je suis sure qu'en bonne fan de Remus tu apprécieras l'histoire entre Remus et Julianne ! lol (et tu finiras par devenir aussi obsédée que moi par Remus ! (a)) bisous ! et merci pour tes review !
Lisandra : Morri : lol merci pour ton avis ! C'est gentil et ça fait plaisir ! Enfin sans fausse modestie on ne fait que traduire ! En tout cas j'ai hâte d'avoir une autre review de toi, j'adore comment tu les écris, ça change des autres
Titou : oh des rimes… une revieweuse poète ! mici mici ! et maintenant ça y est tu en as un peu plus à te mettre sous la dent comme tu dis ! le prologue n'étant qu'un prologue c'est vrai qu'il dit pas grand chose mais là on commence à entrer dans la première phase de l'histoire ! lol j'espère que tu dévoreras la suite autant que moi ! -
Voila j'espère que je n'ai oublié personne et si c'est le cas et bien je suis désol !
En tout cas, nous tenions vraiment à vous remerciez pour votre soutiens, ça fait énormément plaisir ! Vraiment vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point !
Merci à tous pour nous lire –ou même reviewer quand on a de la chance !
Titou et Morri
