Un grand merci à vous tous pour vos reviews, ça me fait énormément plaisir de vous lire !

R.A.R

Siana : Merci à toi de prendre le temps de laisser un mot :) Bonne lecture et à bientôt pour la suite !

Xiu : La suite est là ! J'espère que tu aimeras :)

Je tiens à remercier LycorisSnape pour sa gentillesse et sa correction super efficace sur mes chapitres :)

Clairement, c'est beaucoup mieux avec une bêta !

Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 03

« Ma chère Hermione, je suis désolé de la défaite de Gryffondor… mais je dois bien t'avouer que j'ai ri avec les commentaires de Smith. J'ai toujours apprécié son côté caustique.

Je t'ai bien vu à Pré-au-Lard. Étonnamment, nous avions le même itinéraire (je ne voudrais pas que tu penses que je te suis, ce qui serait très bizarre et même un peu effrayant quand on y pense). J'ai presque pensé à venir te voir mais quelque chose me dit que tu aurais moins apprécié que moi notre rencontre.

En revanche, je dois te poser une question. Je t'ai aperçue chez Honeydukes avec des bonbons sans sucre. Pourquoi diable acheter des bonbons sans sucre ? Qui n'aime pas le sucre ? »


« Es-tu Zacharias Smith ? Parce que je ne connais personne qui l'apprécie réellement donc…

Je finis par me demander sérieusement qui tu es et je ne peux pas m'empêcher d'observer tous les garçons de ma classe. D'ailleurs, merci pour l'indice que tu m'as donné la dernière fois, quand on parlait de Alexander Pope, le poète moldu. Je commence à pouvoir dresser un portrait de toi.

Pour répondre à ta question, mes parents sont dentistes (c'est comme des guérisseurs mais uniquement pour les dents) donc j'ai toujours mangé sans sucre et mes parents apprécient beaucoup ces bonbons. »


« Je ne suis pas Smith même si je l'apprécie un peu, aussi étonnant que ça puisse te paraître. Quel indice ? Et je serais curieux de connaître mon portrait, si tu vises juste, c'est que je manque de prudence. Enfin, ce n'est pas comme si garder mon identité secrète était un impératif absolu, juste un confort. Je suis plus… sympa par écrit je crois. Je ne suis pas timide mais j'ai du mal à parler avec les gens en général, je ne sais jamais trop quoi dire et je finis par me demander si les gens ne me trouvent pas bizarre.

J'ignorais que les moldus avaient ce genre de guérisseurs, tes parents doivent avoir une bonne position sociale alors, non ? Mais c'est triste de vivre sans sucre, mange donc un caramel en pensant à moi. »


« Alors… tu as avoué que tu ne connaissais rien au monde moldu donc tu proviens sans doute d'une vieille famille de sorciers et il n'y en a plus beaucoup aujourd'hui. J'exclue les Weasley car ils connaissent bien le fonctionnement du monde moldu, Neville Londubat et Ernie McMillan car leurs écritures ne ressemblent pas à la tienne. A partir de là, le choix se restreint.

Oui mes parents ont une bonne position sociale dans le monde moldu, est-ce que ça a de l'importance pour toi ? »


« Je suis très surpris. Quelque part, je suis aussi un peu amusé parce que tu as vraiment dû faire attention à chaque détail pour remarquer ça. Mais ça ne m'étonne pas de toi.

Effectivement les choix se réduisent (pardonne-moi mais j'ai vraiment ri en imaginant que tu puisses penser que je suis Londubat ou McMillan, je n'ai rien contre eux mais tout de même) et les maisons aussi. Mais je pourrais aussi provenir d'une famille de sang-mêlés, tu ne crois pas ?

La position sociale de tes parents n'a aucune importance à mes yeux, c'était juste un peu de curiosité mal placée de ma part.

J'ai encore une question, pour revenir à mon identité, comment as-tu fait pour comparer nos écritures ? »


« Tu pourrais effectivement provenir d'une famille de sang-mêlés mais j'ai une longueur d'avance sur toi. Tu te souviens de l'Armée de Dumbledore ? Quand Harry et moi avons créé cette organisation, en 5e année, j'ai fait signer un parchemin ensorcelé aux membres qui ont inscrit leurs noms (afin de pouvoir connaître l'identité des potentiels traîtres, c'est ainsi que Edgecombe s'est retrouvée avec le mot « traître » imprimé sur le visage, c'est elle qui nous a dénoncé à Ombrage) et j'ai gardé ce parchemin par nostalgie. Nous étions une bonne vingtaine donc j'ai pu comparer les écritures et j'ai déjà pu exclure pas mal de monde.

A vrai dire, je suis presque sûre que tu es à Serpentard. »


« Je suis… impressionné, estomaqué, choqué ? Oui, choqué. Hermione, tu as une vraie part de Serpentard en toi et je te félicite pour le sortilège brillantissime que tu as utilisé sur Edgecombe. C'est clairement une de tes meilleures idées, pour autant que je puisse en juger.

Et tu sais quoi ? Ce soir, je ne suis pas excessivement de bonne humeur alors je vais être franc sur quelque chose : je suis à Serpentard. Intelligente comme tu es, tu devrais découvrir mon identité avant Noël (sinon tu devras m'offrir une bonne boite de Patacitrouilles). »


« Merci de tes compliments, je suis très fière de moi je dois dire, mais j'ai également fait bien mieux en terme de bonnes idées (et heureusement sinon je ne serais plus là pour le dire).

D'accord pour les Patacitrouilles, mais si je découvre qui tu es avant Noël, c'est à toi de m'offrir quelque chose (avec du sucre).

J'ai cinq candidats potentiels en tête et j'ai presque peur de découvrir qui tu es en réalité parce que j'apprécie nos échanges qui, je dois te l'avouer, m'ont vraiment, vraiment aidée à aller mieux. Il y a certains événements de la guerre que je peine à oublier, je fais encore des cauchemars mais curieusement, tu as apporté quelque chose de positif dans ma vie. S'il était en vie, Dumbledore dirait que j'ai rallumé la lumière. »


« Puis-je te demander qui sont les cinq candidats ?

Est-ce que tu veux parler de ces événements ? »


« Non, mais disons qu'il y a les trois Serpentard de ma promotion (je ne te cache pas que ça m'étonnerait vraiment énormément que tu sois l'un d'eux) et deux de la promotion de Ginny. A moins que tu sois plus jeune et auquel cas je fais fausse route.

Je pense à un événement en particulier. L'année dernière, Harry, Ron et moi avons été capturés et emmenés au Manoir Malefoy. Bellatrix Lestrange m'y a torturée. Ça a duré peut-être trente minutes mais ça a été les trente minutes les plus longues, terrifiantes et douloureuses de ma vie. Elle a littéralement gravé quelque chose dans la peau de mon bras. »


« Je ne te donnerai pas d'indices supplémentaires mais j'ai hâte de découvrir tes conclusions.

Je suis navré de lire ça, je ne peux pas imaginer ce que ça fait de se retrouver dans une situation aussi atroce… J'espère que Potter mesure toute la chance qu'il a de t'avoir eu à ses côtés. Tu étais la plus exposée, la plus susceptible d'être tuée et tu l'as quand même suivi en plein cœur du combat.

Est-ce que je peux savoir ce qu'elle t'a gravé ? Ne réponds pas si tu ne le veux pas, c'est encore une fois de la curiosité mal placée. »


« Harry le sait bien et je n'aurais jamais laissé mon meilleur ami seul avec une tâche si lourde sur ses épaules. Je connaissais les risques. C'est vrai cela dit que je n'imaginais pas que ce serait si… long de s'en remettre. Les images tournent en boucle dans ma tête et j'ai souvent peur même si je sais qu'elle est morte.

Tu ne devines pas ? C'est pourtant évident venant d'elle. Sang-de-Bourbe. »


« Elle ne peut plus te faire de mal, plus jamais, mais ce genre de peur est irrationnelle et ça prend beaucoup de temps d'en guérir. Je sais que c'est loin d'être comparable mais quand j'ai perdu ma mère, enfant, j'ai cru que j'allais mourir de chagrin. J'ai fini par m'en remettre, à mettre ces souvenirs dans la case « passé » de ma vie et à y repenser sans douleur. J'espère que tu y arriveras aussi. Laisse le temps au temps.

Concernant ce que Bellatrix t'a fait, je ne sais vraiment pas quoi te dire… est-ce que tu peux effacer la cicatrice ? »


« Je suis désolée d'apprendre la mort de ta mère, nous avons tous les deux souffert à notre manière. J'ai vu un guérisseur à Sainte Mangouste qui m'a dit que je souffrais d'une sorte de stress post-traumatique et qu'il fallait que j'accepte de me laisser du temps. Après tout, ça ne fait même pas un an.

Je pourrais l'effacer mais je ne sais pas encore. Je n'ai pas honte d'être qui je suis, je n'en ai jamais eu honte. »


– Dans l'autre sens, Potter.

– Non, marmonna Harry, le nez plongé dans son fameux Manuel Avancé de Préparation des Potions.

Merlin seul savait comment il avait pu se le procurer de nouveau.

– Je te dis que si, insista Malefoy en lui agitant son propre manuel sous le nez. Tu vois, dans le sens des aiguilles d'une montre, ce n'est pourtant pas bien compliqué. Qu'est-ce que tu as fait à ce pauvre livre ? ajouta-t-il en regardant le manuel de Harry.

– Rien, répliqua Harry, et crois-moi, ça fonctionnera mieux à ma façon.

– Et pourquoi ça ? Tu es subitement devenu un maître des potions ? Je te rappelle que tu as pris des cours de rattrapage en potion en cinquième année

– Bien sûr que non, répliqua Harry. Rogue m'apprenait l'occlumencie et il fallait bien trouver une justification.

Drago écarquilla ses yeux pâles.

– Tu sais ce qu'est l'occlumencie ?

– Oui mais tu seras peut-être content d'apprendre que je suis nul pour ça, contrairement aux potions où je ne suis pas si mauvais. On s'y remet ?

Malefoy hésita quelques secondes.

– Tu es nul aussi pour attraper le vif d'or, ajouta-t-il.

Harry leva les yeux au ciel.

– Oui, tu as attrapé le vif d'or et pas moi, je sais, tu l'as répété sept fois depuis ce matin.

Hermione poussa un soupir très bruyant pour signifier à Harry et Malefoy de se taire. Ils étaient en cours de potion et avait commencé la préparation de la potion Félix Felicis.

Malheureusement, ça se révélait assez chaotique puisque Harry faisait à sa manière – enfin à la manière du Prince de Sang-Mêlé – et que Malefoy ne cessait de lui rappeler de faire autrement. Théodore Nott semblait totalement se désintéresser de ce qui se passait dans le chaudron ou même autour de lui et lisait avidement Potions de grands pouvoirs que Hermione lui avait prêté.

– Évite de gribouiller dans celui-là, lança Malefoy en lui jetant un coup d'œil. Sinon Madame Pince va nous tuer.

Hermione releva la tête, intriguée, tout comme Théodore qui le fusilla du regard.

– Quoi ? Tu fais ça tout le temps, se justifia Malefoy.

– Pas tant que ça, répliqua Théodore en refermant le grimoire d'un coup sec.

– Hermione, l'interpella Harry. J'ai besoin de ton aide.

– Oui, viens nous secourir, Granger, railla Malefoy qui était décidément en très grande forme depuis sa victoire au Quidditch.

Hermione posa brutalement son propre manuel sur ta table, releva ses manches, prit le gingembre coupé en dés des mains de Harry et entreprit de faire elle-même le mélange. Pourtant, son esprit était absorbé par les quelques secondes qui précédaient. Se pourrait-il que Théodore Nott soit son mystérieux correspondant ? Il n'était sans doute pas le seul à écrire dans les livres (Rogue le faisait bien lui aussi) mais la coïncidence restait troublante.

– Miss Granger ! s'exclama le professeur Slughorn qui s'était approché de leur table. Que vous est-il arrivé ?

Hermione ne comprit pas tout de suite à quoi il faisait référence puis vit qu'elle avait relevé les manches et que le « Sang-de-Bourbe » gravé par Bellatrix était clairement visible sur son bras. Prise de panique, elle lâcha immédiatement le gingembre qui tomba dans le chaudron et baissa sa manche, le teint livide. Le professeur Slughorn semblait à la fois écœuré et en colère. A côté de lui, Malefoy avait brusquement pâli et fixait le chaudron qui bouillonnait tandis que Nott avait reposé son livre et fronçait les sourcils.

– Professeur, je… commença Hermione. Je dois prendre l'air, souffla-t-elle.

Sans d'attendre la moindre réponse, elle sortit sous les regards intrigués des autres élèves. Ron échangea un regard avec Harry et faillit la suivre mais Ginny posa une main sur son bras pour l'en dissuader.

– Professeur, intervint Harry, est-ce que je peux aller la voir ?

– Harry, répondit Slughorn, est-ce que c'est… est-ce que…

– Pendant la guerre, oui, approuva Harry.

– C'est abject, lâcha-t-il. Parfaitement écœurant. Allez-y, Harry. Dites à Miss Granger de prendre son temps et de passer me voir après les cours, d'accord ? Nous prendrons une tasse de thé.

Harry sortit de la salle alors que le professeur exhortait tout le monde à reprendre le travail. Il se demanda tout d'abord où aller mais un sanglot étouffé retentit dans le couloir voisin et il se précipita pour y trouver Hermione qui sanglotait contre le mur froid des cachots. Il la prit dans ses bras et la serra longuement contre lui.

– La potion est fichue, Harry ! s'exclama-t-elle d'une voix étouffée.

Harry eut un sourire. Parfois Hermione avait un curieux sens des priorités.

– On la recommencera, répondit-il. Le professeur Slughorn t'invite à prendre le thé après les cours, je crois qu'il veut discuter de ce qu'il s'est passé.

Ils se séparèrent et Hermione sécha ses larmes. Inexplicablement, elle ressentait un peu de honte, en plus de la colère et de la peine.

De plus, son correspondant ne lui avait plus laissé de mot depuis plus de deux semaines. Elle avait hésité, souvent, à le relancer, mais peut-être qu'il ne voulait plus lui parler. Elle avait essayé de calmer sa déception mais Ginny lui avait fait remarquer qu'elle souffrait plus de ne plus parler à « son Serpentard » comme elle l'appelait, que de s'être séparée de Ron. Ginny avait raison, elle s'était attachée à lui, qui qu'il puisse être.

La sonnerie retentit alors dans les cachots et Hermione prit la direction de la salle de classe pour récupérer ses affaires et parler à Slughorn.


« Comment vas-tu, Hermione ? J'ai vu ce qu'il s'est passé en cours de potion. Slughorn était mortifié et même Malefoy semblait écœuré. Du coup, je me demandais s'il était là quand Bellatrix t'a fait ça ?

J'aimerais te distraire en te racontant quelque chose de follement intéressant mais l'ambiance dans la salle commune de Serpentard est morose depuis la rentrée.

Je suis désolé pour mon silence de ces derniers jours. Je ne savais pas trop comment réagir mais voir ta cicatrice de mes propres yeux m'a fait un choc.

Hermione avait hésité à lui demander franchement s'il était Nott mais Ginny lui avait conseillé d'accumuler d'autres indices pour en être sûre. Après tout, il pouvait très bien nier en bloc s'il craignait de lui parler face à face.

Suçant distraitement le bout de sa plume, elle songea quelques instant à ce qu'elle voulait lui répondre puis se mit à noter :

« Je ne t'en veux pas. Ça a été un moment terriblement gênant pour moi, j'aurais préféré que Slughorn ne remarque rien. Que personne ne remarque rien.

Mais pour répondre à ta question, oui, Malefoy était présent. »


La neige se mit à tomber au début du mois de novembre en apportant avec elle un froid glacial qui avait réussit à s'engouffrer dans les couloirs du château. En raison du mauvais temps, les élèves étaient autorisés à rester à l'intérieur du château et Hermione avait de nouveau emprisonné des flammes dans un bocal à confiture qu'elle transportait avec elle pour se tenir chaud.

L'incident pendant le cours du professeur Slughorn avait eu un effet positif : Ron lui reparlait de façon amicale même si il était encore un peu froid par moment. En revanche, son correspondant était plus distant et Hermione mit ce changement sur le compte de la montagne de travail que les septième années avaient. Harry, Ron et Ginny avaient en plus leur entraînement de Quidditch trois fois par semaine et Hermione acceptait parfois de les aider.

Quant aux cours de potions, ils étaient plutôt ennuyeux. Harry, Hermione et Nott se contentaient de suivre les indications de leurs manuels pour préparer la potion Felix Felicis. Malefoy, quant à lui, avait une grippe depuis une semaine et avait raté tous les cours. Hermione n'avait toujours pas mis de visage, ni de nom, derrière ses échanges avec le mystérieux Serpentard même si Théodore était maintenant « en haut de la liste des suspects », d'après Ginny. Pourtant, un événement inattendu la semaine suivante lui donna un nouvel indice.

Le mardi, les Gryffondor avaient plusieurs cours en commun avec les Serpentard, la botanique le matin, puis un double cours de métamorphose l'après-midi.

Ils ne se rendirent à aucun d'eux.

Perplexes, les Gryffondor en découvrirent les raisons, en fin de journée. Sur le tableau d'affichage, dans leur salle commune, un mot de la directrice McGonagall était épinglé.

– Ils ont peut-être la grippe, suggéra Ron.

Mais les Serpentard n'avaient pas la grippe. Apparemment, la veille au soir, l'équipe de Quidditch de Serpentard avait réservé le terrain pour s'y entraîner et avaient remarqué que quelqu'un avait écrit le mot « Mangemort » dans leur vestiaire. En rentrant, la même inscription était inscrite sur le mur qui jouxtait leur salle commune.

– En même temps, il fallait s'y attendre, lança Seamus.

– Quelle idée brillante, railla Ginny, faisons la guerre après la guerre, je trouve qu'il n'y a pas eu assez de pertes.

Seamus pâlit et ne répondit rien.

Peu de temps après, le professeur McGonagall vint leur faire un discours sec pour remettre les pendules à l'heure.

– Je ne sais pas encore qui est responsable de cette attaque minable envers les élèves de Serpentard mais je peux vous dire que le ou les élèves seront sévèrement sanctionnés ! s'exclama-t-elle d'une voix calme mais d'où on pouvait percevoir chaque parcelle de colère. J'avais espéré que les terribles événements de l'année passée nous avaient appris à tous à devenir de meilleures personnes et au lieu de ça, je me retrouve avec des imbéciles qui peignent le mot « Mangemort ». Si vous aviez étudié un tant soit peu l'histoire, vous sauriez que beaucoup de Mangemorts n'étaient pas à Serpentard et je suis désolée d'avoir à faire cette précision.

Elle balaya son regard sur les élèves présents dont la plupart osait à peine respirer.

– De plus, ajouta-t-elle, je sais que certains ont énormément perdu avec cette guerre, des amis, des proches, de la famille… Mais les responsables sont à Azkaban, pas à l'école. Je sais que certains élèves ont fait les mauvais choix mais il est temps de pardonner et de leur laisser la possibilité de se racheter.

De mémoire, Hermione n'avait jamais vu le professeur McGonagall s'exprimer ainsi. Elle eut une pensée pour son Serpentard et se promit de lui écrire dès que possible.

– Soyez de meilleures personnes, c'est tout ce que je vous demande, conclut-elle avant de sortir.

Hermione échangea un regard avec Harry et Ron mais ne resta pas bavarder avec eux. Elle prit sa cape, ses gants et sortit dans la fraîcheur du couloir du septième étage. Elle descendit jusqu'au quatrième et rentra dans la bibliothèque une demi-heure avant sa fermeture. Elle était pratiquement déserte hormis Mme Pince et quelques élèves en retard dans leurs devoirs. Hermione supposa que les autres directeurs de maison avaient fait à leurs élèves le même discours que le professeur McGonagall.

Hermione se dirigea vers sa table et sortit son livre qu'elle dissimulait près de la fenêtre. Elle prit un morceau de parchemin dans son sac et inscrivit :

« J'ai appris ce qu'il s'est passé. Le professeur McGonagall était très, très énervée.

Je suppose que ça n'a pas arrangé l'ambiance morose de ta salle commune. »


Hermione trouva une réponse le lendemain matin et s'étonna de se sentir si heureuse à cette pensée. Ses échanges avec son correspondant s'étaient fait plus rares et elle le regrettait.

« Très sincèrement, je m'étonne que ça n'ait pas été fait plus tôt. On savait tous à quoi s'attendre en revenant ici pour une septième année.
Je suppose que le message était spécifiquement destiné à Malefoy qui est seul élève à avoir la Marque, comme tu le sais. Cela dit, nous nous sommes tous plus ou moins senti visés. »

Hermione lut deux fois sa réponses, raya mentalement Malefoy de sa liste de suspect, puis eut une idée. Comme il n'était que l'heure du déjeuner, il y avait de fortes chances pour qu'il revienne à la bibliothèque avant le lendemain. Aussi, elle prit une boite de Chocogrenouille un peu écrasée au fond de son sac et la glissa dans la même cachette que son livre, accompagnée d'un mot :

« Je t'ai laissé un Chocogrenouille, ça remonte souvent le moral. »


« Tu sais ce qui me remonte encore plus le moral ? J'ai trouvé ta carte dedans. J'ignorais que tu en avais une mais c'est mérité.

Dis-moi, est-ce que tu vas à Pré-au-Lard ce week-end ? »


« Ah j'avais oublié ça ! Considère que ma carte de Chocogrenouille cherche à percer le secret de ton identité. Même si je pense en avoir une assez bonne idée maintenant.

Je vais bien aller à Pré-au-Lard et je suppose que toi aussi, n'est-ce pas ?

P.S. : Savais-tu que les personnages sur les images sont immobiles chez les Moldus ? »


« Je l'ignorais complètement mais je trouve ça incroyablement bizarre ! Comment font-ils pour aller faire un tour ? Est-ce que tu aurais un exemple à me montrer ?

Je compte aller à Pré-au-Lard aussi et je me disais que tu aurais tout le temps d'acheter les Patacitrouilles que tu me dois pour Noël. Même si tu as une idée de qui je suis, tu n'as toujours pas de certitudes, donc considères que j'ai gagné ! »


« Ne mets pas la charrue avant les hippogriffes, les vacances de Noël sont dans deux semaines, ça me laisse le temps de te trouver avant ça.

Je t'ai laissé une photo de la presse moldue pour que tu vois. »


« Ma chère Granger, je suis sûr que tu bluffes.

Par contre, la photo moldue est très, très perturbante. J'ai essayé de la tapoter avec ma baguette magique mais personne ne veut bouger. C'est vraiment bizarre. »

Hermione eut un sourire en coin et leva la tête vers Harry qui grognait sur son devoir de métamorphose.

– Harry ? Je peux t'emprunter la Carte du Maraudeur, s'il te plaît ? demanda-t-elle avec un sourire en coin.

Ginny releva la tête de sa carte du ciel et prit le mot pour le lire à son tour.

– Je parie sur Tu-Sais-Qui, dit Ginny avec un sourire en coin.

– Quoi ? s'exclama Harry en faisant tomber sa plume sur sa copie.

– Pas ce Tu-Sais-Qui là, Harry…

– En fait, je crois savoir déjà qui il est, j'ai juste besoin d'une confirmation, objecta Hermione.

– Tu sais, j'aurais pu te la donner tout de suite, répondit Harry en fouillant dans son sac.

– Je le sais mais ça me faisait du bien de lui écrire sans savoir qui il était, se justifia-t-elle.

– C'était amusant de mener l'enquête, ajouta Ginny.

Harry lui tendit la Carte du Maraudeur et Hermione la rangea bien sagement dans la poche de sa robe.

– Ce soir on a entraînement mais je veux tout savoir en rentrant, lança Ginny.

Hermione releva la tête et croisa le regard de chien battu de Harry face à sa copie de métamorphose.

– Tu veux que je relise ton introduction ? soupira-t-elle avec un sourire.

– Hermione, tu es extraordinaire ! s'exclama Harry en récoltant un « Silence ! » tout aussi sonore de Madame Pince.


Hermione ne sortit la Carte du Maraudeur que le soir, après le dîner. Elle était montée se coucher tôt, avait tiré les rideaux de son lit à baldaquin et avait ouvert la carte devant elle.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises », murmura-t-elle en pointant sa baguette sur le parchemin.

Petit à petit, le château se dessina devant elle et les élèves apparurent. Il y en avait tant qu'il était parfois difficile de les distinguer mais elle vit Harry, Ron et Ginny sur le terrain de Quidditch, Drago Malefoy dans la salle commune des Serpentard en compagnie de Blaise Zabini et la directrice McGonagall qui faisait les cent pas dans son bureau.

Puis, elle repéra l'élève qui l'intéressait et qui marchait dans un couloir du quatrième étage. Elle le soupçonnait depuis quelques temps de se rendre à la bibliothèque tard le soir et elle sentit son cœur s'accélérer à mesure qu'il avançait. Il pénétra dans la bibliothèque et alla directement vers la table où Hermione dissimulait son livre. Il resta là quelques minutes puis repartit en sens inverse.

Un immense sourire aux lèvres, elle le regarda repartir dans la salle commune de Serpentard. Soudain, quelqu'un ouvrit la porte du dortoir et se dirigea vers le lit d'Hermione avant d'ouvrir brusquement les rideaux. Ginny Weasley, maculée de boue, un sourire aux lèvres et son balai sur l'épaule se contenta de dire :

– Alors ? C'est lui ?

Hermione la regarda en souriant et acquiesça.

Le lendemain matin, Hermione mangea son petit-déjeuner à toute vitesse sous les yeux ahuris de Harry qui dormait encore à moitié sur ses pancakes. Elle fila ensuite à la bibliothèque avant le cours du professeur Slughorn et déposa le mot suivant :

« Oh je bluffe ? Commence par me rendre le livre que je t'ai prêté en potion, tu sais « Potions de grands pouvoirs » et sans gribouiller dedans, s'il te plaît.
Tu penses toujours que je bluffe, Théodore ?

Pour Noël, j'aimerais une boite avec des Chocogrenouilles et des caramels, s'il te plaît. »

Le double cours de potions passa avec une lenteur exaspérante. Hermione travailla avec Harry, Théodore – qu'elle ne cessait d'observer du coin de l'œil – et Malefoy qui s'était remis de sa grippe quoique toujours un peu pâle.

– Potter, cracha-t-il comme si son nom était une maladie contagieuse, tu ne sais pas lire ou quoi ? Il faut mettre l'orange coupée, pas le jus dans la potion. Tu vas tout faire rater.

– Et c'est repartit, soupira Théodore.

– Fais-moi confiance, répliqua Harry.

– En quel honneur ?

– En l'honneur que je sais ce que je fais.

Trop occupé avec ses oranges, Malefoy prit le manuel de potion des mains de Harry et l'observa.

– Qu'est-ce que c'est que ce bouquin, grommela-t-il.

Il s'approcha de Théodore pour lui montrer et ils observèrent le livre tandis que Harry tentait de le récupérer.

– Faites attention à la potion ! siffla Hermione.

– Ça n'est pas ton livre ça, Potter, ajouta Malefoy.

– Ça ne te regarde pas ! répliqua Harry.

Hermione prit brusquement le livre des mains de Malefoy et le rendit à Harry. Puis, elle se tourna vers les trois garçons d'un air sévère qui fit penser au professeur McGonagall.

– Est-ce qu'on pourrait, s'il vous plaît, arrêter de se comporter comme des enfants de cinq ans et avancer ?

Malefoy leva les yeux au ciel mais se rapprocha de Harry sans doute pour lui poser des questions sur le livre. Finalement, dix minutes avant la fin du cours, Harry n'y tint plus et lança un cœur de dragon bien gluant à Malefoy qui l'évita et le cœur atterrit directement sur Ginny Weasley qui poussa un cri.

– Tu es doué avec les filles, on ne peut pas te l'enlever, railla Drago.

– Je dirais même que tu as du cœur, renchérit Théodore en provoquant l'hilarité de Malefoy.

Harry grommela quelque chose et partit s'excuser auprès de Ginny.

Quand la sonnerie retentit, Hermione fixa discrètement Théodore qui rangeait ses affaires. Elle se demanda s'il allait à la bibliothèque et s'il avait comprit qu'elle l'avait démasqué. Il croisa brièvement son regard et lui fit un bref sourire avant de sortir à la suite de Malefoy.

Hermione pensa à lui toute la journée. Elle n'osa d'ailleurs pas revenir à la bibliothèque avant le soir, après son dernier cours de la journée, celui d'Arithmancie. Accompagnée de Harry et Ginny, elle se dirigea vers sa table, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Elle y trouva l'épais grimoire de « Potions de grands pouvoirs » accompagné d'un mot simple et bref « Bien joué, Hermione ».

Rien de plus.

Un peu déçue, Hermione chercha dans son autre livre mais il n'y avait rien. Est-ce que Théodore avait pris peur ? Est-ce qu'il avait finalement décidé de c'était bien le temps que ça avait duré mais rien de plus ?

– Il n'a jamais été très loquace ce garçon, remarqua Ginny.

– Qu'est-ce que je fais ?

– Attends quelques jours, suggéra Harry. Tu verras bien au prochain cours de potion.

– Bonne idée, approuva Ginny. En attendant, demain on va se changer les idées à Pré-au-Lard !


– Quel temps de chien, grommela Ginny.

Ils étaient serrés tous les trois sous un grand parapluie à fleurs multicolores prêté par Lavande qui avait la grippe et n'allait pas à Pré-au-Lard.

Le temps était effectivement exécrable. Il faisait moins froid et la pluie tombait à verse, transformant le manteau de neige en boue dans laquelle ils pataugeaient depuis le début de l'après-midi.

– On va au Trois Balais, suggéra Ginny en haussant la voix pour se faire entendre par dessus la pluie.

Ils se trouvaient dans la Grand Rue où on trouvaient la plupart des boutiques et des pubs. Les vitres embuées des Trois Balais laissaient deviner les conversations heureuses et l'ambiance chaleureuse qui y régnait.

Hermione, dont les mains étaient gelées et qui grelottait contre Harry, approuva fermement et ils se dirigèrent vers l'entrée. Ils rentrèrent à l'intérieur en donnant l'impression d'avoir plongé dans le Lac Noir.

– Joli parapluie, Potter, commenta Malefoy un peu narquois quand ils passèrent devant la table où il était installé avec Blaise Zabini.

Hermione remarqua que Théodore n'était pas avec lui et son estomac se serra quelque peu. Elle s'était vraiment attachée à lui et quelque part, ça ne lui plaisait pas parce qu'une partie d'elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il était le fils d'un Mangemort. Ils n'avaient rien à faire ensemble.

Ils commandèrent des boissons chaudes tandis que dehors le temps empirait. Des rafales de vent menaçaient de faire s'envoler les quelques élèves qui traînaient encore dehors et les gouttes de pluie s'écrasaient contre les vitres du pub.

Ils restèrent là une bonne partie de l'après-midi jusqu'à ce que la pluie s'arrête enfin et qu'ils puissent sortir sans risquer de se noyer.

– On va chez Fred et… commença Ginny avant de s'arrêter, frappée d'horreur.

– George, conclu Harry doucement.

Personne ne s'était remis de la mort de Fred et Hermione se demandait s'ils le pourraient vraiment. George, après des mois de profonde dépression, avait décidé de racheter Zonko pour en faire une filiale de la boutique du Chemin de Traverse. Ron avait d'ailleurs accepté d'y travailler à partir de l'année suivante.

– Allons-y, déclara Hermione en prenant le bras de Ginny.

La boutique était tout aussi belle, chaleureuse et joyeuse que celle du Chemin de Traverse.

– J'hésite à acheter un autre Boursouflet, déclara Ginny d'une voix encore un peu aiguë. Pour tenir compagnie à Arnold.

Arnold était son Boursouflet, installé présentement tout au fond de sa poche.

Hermione laissa Ginny près des grandes cages où quelques Boursouflets couinèrent à son approche. Harry était plus loin et examinait avec soin les Boites à Flemme. Hermione passa devant la section des potions d'amour où les jumelles Patil discutaient à voix basse en jetant des coups d'œil réguliers à Harry. Hermione soupira et se promit de l'avertir dès que possible. Encore.

Laissant ses amis dans la boutique, elle sortit et fit rapidement un crochet par Honeydukes pour acheter des douceurs pour Noël. Elle hésita puis prit des Patacitrouilles pour Théodore. Après tout, Hermione était pratiquement sûre que Noël ne serait pas très joyeux pour lui cette année.


Le dimanche soir, Hermione fit sa ronde préfète-en-chef, emmitouflée dans sa cape. Elle ne croisa que quelques fantômes et deux élèves de quatrième années qui avaient manifestement décidé d'un rendez-vous romantique nocturne.

Arrivée au quatrième étage, elle vit une silhouette se diriger vers elle. Elle n'y prêta tout d'abord pas attention puis son cœur fit une embardée quand elle reconnut Théodore Nott qui marchait comme s'il était parfaitement normal de se promener dans les couloirs la nuit.

Elle s'arrêta et il fit de même quand il la reconnut. Ils restèrent quelques secondes immobiles, l'un devant l'autre, un peu gênés de se retrouver. Puis, Théodore se mit à rire et se gratta nerveusement la nuque en ébouriffant ses cheveux bruns.

– C'est amusant que tu sois là, dit-il finalement, parce que j'allais à la bibliothèque te déposer quelque chose.

Hermione sentait son cœur battre à tout rompre et se mit à sourire.

– En pleine nuit ? demanda-t-elle avec malice.

– C'est ce que je préfère.

– Tu sais que je suis préfète-en-chef ?

– Difficile de l'oublier. Quoi ? ajouta-t-il face à son air un brin sévère. Tu vas m'enlever des points ?

Rien que pour ôter l'air goguenard sur son visage, elle en avait bien envie mais elle ne le fit pas.

– Non, je suis clémente ce soir, affirma-t-elle en souriant.

– Je… Je voulais savoir si tu comptais rester ici pendant les vacances de Noël ? demanda-t-il finalement.

Hermione s'était déjà posée cette question et elle n'en savait rien mais elle avait effectivement envie de rester à Poudlard. Les Weasley l'avaient invitée chez eux mais avec la mort de Fred, elle ne se sentait pas la force de revenir au Terrier. De plus, elle avait rompu avec Ron.

– Peut-être, avoua-t-elle. Mes parents se remettent encore du sortilège que j'ai utilisé pour les mettre à l'abri et je n'ai pas envie d'aller chez Ron.

Théodore hocha la tête.

– Dans ce cas… peut-être que tu accepterais d'aller à Pré-au-Lard avec moi pendant les vacances ? C'est ce que je comptais te demander, ajouta-t-il en agitant le mot qu'il tenait entre les mains.

Elle lui sourit et tendit la main pour prendre le morceau de parchemin plié en quatre qu'il lui tendait.

– Tu veux dire seulement toi et moi ?

– C'est à dire qu'on peut inviter Drago et Blaise mais je ne suis pas sûre que ce soit ce que tu attends, rétorqua-t-il en souriant.

– Alors tous les deux, conclu-t-elle. C'est d'accord.

Ils se trouvaient très près l'un de l'autre et il ne manquait pas beaucoup pour qu'ils puissent s'embrasser.

– Donc, reprit-elle un peu gênée d'aborder la question, ça ne te dérange pas de sortir avec quelqu'un comme moi ?

– Une héroïne de guerre ? Je crois que ça ira.

– Tu sais ce que je veux dire, rétorqua-t-elle avec sérieux. Ta famille…

– … est à Azkaban, conclut-il. Je suis libre et je ne comptais pas, de toute manière, laisser mon père interférer dans ma vie de quelque manière que ce soit. J'ai réussi à le tenir à l'écart jusque là, ce n'est pas maintenant que ça changera.

Hermione se mordit la lèvre .

– Tu sais, reprit-il à voix basse, j'ai conscience que je n'ai rien pour moi. Je suis à Serpentard, je suis le fils d'un Mangemort et je n'ai pas brillé par mon courage pendant la guerre. C'est juste que… tu es intelligente, très intelligente et… j'aime les femmes intelligentes.

Il grimaça et grommela :

– Bon… quand je me suis entraîné ce matin dans la salle de bain, ça me semblait moins stupide, soupira-t-il.

Hermione n'osait pas se rapprocher de lui même si elle en avait terriblement envie. C'était la première fois qu'elle ressentait ça depuis Ron. C'était si agréable de sentir son cœur battre pour quelqu'un de nouveau.

– Je suppose que je ne risque rien à me balader avec une préfète-en-chef et héroïne de surcroît, supposa Théodore avec un sourire.

– Tu supposes bien, confirma Hermione.

Ils marchèrent un long moment dans les couloirs, en silence. Ça n'était pas le genre de silence qu'on voulait combler mais un silence confortable où deux personnes appréciaient simplement la compagnie l'une de l'autre. Puis, au détour d'un escalier, Théodore attrapa doucement sa main dans la sienne et Hermione se sentit sourire dans la pénombre.

– On devrait faire ça plus souvent, dit-elle, se balader dans les couloirs.

– La nuit ?

– Le jour me convient mais la nuit le château est désert et silencieux, on le voit très différemment, tu ne trouves pas ?

Hermione se tourna vers lui et vit qu'il la regardait avec un sourire en coin. Il se rapprocha d'elle doucement, jusqu'à ce qu'elle puisse poser sa tête contre son épaule et sentir son parfum. Elle hésita un peu puis releva la tête et l'embrassa. Il sembla surpris quelques secondes puis la serra contre lui tout en prolongeant le baiser le plus possible.

Au bout de quelques délicieuses secondes, Hermione se détacha de lui et plongea son regard dans le sien en souriant.

– On est ensemble alors ? demanda-t-elle.

– On dirait bien, répondit-il en souriant, et je crois que j'adore ça.

Ils s'embrassèrent de nouveau jusqu'à ce qu'un vieil homme portant une perruque blanche, dans un portrait accroché derrière Théodore, s'exclame :

– C'est pas bientôt fini, oui ! De mon temps, on ne s'embrassait pas avant d'être marié !


Vous avez entendu le portrait ? Pas de bisou avant d'être marié, quelle jeunesse je vous jure !

Trêve de blabla, j'espère que vous avez apprécié ce dernier chapitre :)

Merci BEAUCOUP de vos réactions si positives !
L'épilogue arrivera d'ici une semaine environ alors d'ici là, prenez soin de vous !