Voilà, quelques infos sur la pension d'autres seront à venir au fil de l'histoire, tout comme la relation Alex/Ari.^^
Pour répondre à ta question Sophie mon métier n'a rien à voir avec l'écriture puisque je travail dans le domaine social, je suis coordinatrice.
Callie se réveilla aux aurores. Elle était retournée se coucher une fois son repas prit et après avoir remercié Arizona. La jeune femme avait sut la mettre à l'aise très rapidement, ce qui était une chose rare. Elle ne lui avait pausé aucunes questions et ne l'avait pas regardé avec empathie. Elle lui avait simplement offert un moment de paix et de quiétude. C'est donc sans difficulté, qu'elle monta retrouver les bras de Morphée. Son sommeil fut calme et réparateur.
Mais une fois bien éveillée, ces craintes revinrent. Une boule se forma dans sa gorge et elle pouvait jurer que l'air se faisait de plus en plus rare. Elle essaya de se calmer, de faire en sorte que son esprit soit rationnel et non en proie aux doutes et à la panique. Seulement, l'exercice lui était difficile. Elle chercha une pensée positive à laquelle se raccrocher et s'est instantanément que le sentiment de quiétude de la veille au soir lui revint.
Elle allait être bien ici, tranquille, sans être jugée et interrogée. Marc l'avait fait conduire dans ce lieu en lui disant qu'elle y serait en sécurité et en bonne compagnie. Il lui avait dit qu'elle n'avait à s'inquiété de rien, qu'il s'occuperait de tout. Il avait confiance en ce lieu, en ces gens. Et Callie avait confiance en Marc, donc elle devait avoir confiance en ce lieu et en ces gens.
Peu à peu l'air devint plus abondant. Pourtant, ce n'étais pas encore suffisant. Elle ferma les yeux, se rappelant cette sensation de calme et de légèreté. Essayant de se souvenir ce qui lui avait permis de lâcher prise, de baisser sa garde. Le visage et surtout le sourire d'Arizona lui revint en tête. Elle lui avait accordé son attention. Elle était parvenue à la faire rire.
A ce stade sa respiration était redevenue régulière. L'esprit de Callie resta concentré sur cette femme. Elle essaya de se rappeler ce qui avait bien put la faire rire. Elle se rendit compte que ce n'était pas vraiment ce qui avait été dit qui l'avait fait rire et sourire. Mais surtout ce qui n'avait pas été dit. Tout n'avait été que futilité. Dieu, depuis combien de temps n'avait-elle pas eut une conversation simple et sans gravité ? Combien ses simples badinages lui avaient manqués !
C'est la bruit de quelqu'un frappant à la porte qui la sortie de ses pensées. Elle se leva avec précaution se demandant qui pouvait bien se présenter à la porte de sa chambre à six heures du matin. La peur fit soudainement sa réapparition. On frappa de nouveau.
-Callie c'est Meredith, tu es réveillée ?
Elle soupira de soulagement en entendant la voix feutrée de son amie. Elle lui ouvrit alors la porte. Meredith s'installa à ses côtés sur le lit.
-Je ne t'ai pas vu hier et il y avait de la lumière, donc je me suis dit que comme tu étais réveillée et que moi aussi…
-Oui. Il semblerait que je récupère mon retard en sommeil. Je ne me souviens pas avoir autant dormit de toute ma vie.
-Ce qui est une excellente chose.
Le silence s'installa. Il n'avait rien de maladroit, il était même sécurisant pour Callie. Elle ne voulait pas précipiter la conversation, parce qu'elle savait que Meredith allait lui annoncer son départ. Elle n'était pas sure d'être prête pour cela. Meredith était son seul repère en ce lieu.
-Arizona est déjà en train de faire le petit déjeuner. On pourrait peut être descendre. Proposa son amie sentant qu'un sujet grave n'était pas le bienvenu. Callie hocha doucement la tête.
-Je me change et je descends.
Meredith lui tendis un peignoir qui pendait à une patère.
-Pas de chichi mademoiselle. Ce n'est qu'un petit déjeuner informel entre toi, moi et Ari.
Callie hésita mais suivit la consigne. Elles firent tranquillement leurs chemins vers la cuisine. Elles y trouvèrent Arizona le nez enfuie dans une rose, tandis que des pancakes attendaient d'être retournés sur la plaque.
-Hey, tu es en train de faire cramer mon petit déjeuner.
Arizona jeta un rapide coup d'œil aux jeunes femmes avant de retourner les pancake.
-Depuis le temps Mery tu devrais savoir que mes pancakes sont toujours parfait, même quand ils sont brunis.
-Hum, si par brunis tu veux dire cramé, je te l'accorde, ils sont souvent parfais.
-Veux tu vraiment les goûter, parce que si tu continues de les dénigrer tu n'en auras pas le privilège.
Callie prit place près de son amie, elle profita de l'échange convivial entre les deux femmes.
-Dois je conclure par ton air heureux qu'Alex et toi vous vous êtes réconcilié ?
-Absolument, d'où cette rose.
-Tu es conscientes qu'il l'a surement cueillit dans le jardin ?
-C'est tellement courageux de sa part de se risquer aux foudres de Bailley.
Elles rirent toutes les deux.
-Miranda et son précieux jardin !
Arizona déposa les pancakes sur la table et s'installa avec les deux autres femmes.
-Alors comment s'est passée cette première nuit aux Lilas ? Bien dormit ?
-Oui très bien dormit.
-Tant mieux. Répondit-elle toujours le sourire aux lèvres. Elle sursauta brusquement, se tournant alors vers Meredith en une grimace. Celle-ci haussa simplement les épaules, souriant malicieusement. Callie vit alors Arizona se frotter aussi discrètement que possible le tibia.
-Il risque de faire beau aujourd'hui. Callie et moi allons surement faire le tour de la ville, on pourrait t'escorter au travail.
-Sa aurait été avec plaisir mais je pars dans un quart d'heure. C'est la fin de la semaine il faut que je m'occupe de ma compta. A votre place j'attendrai de voir Miranda avant de partir. Je pense qu'elle voudra faire son petit tour d'accueil avec toi, Callie. Te présenter les Lilas et son fonctionnement.
Callie n'était pas sure d'être emballée par l'idée.
-Quoi vous avez choisit Bailley pour le comité d'accueille ? Vraiment ?
-Alex est très prit par son travail de journaliste et moi par ma boutique. Donc, oui c'est Miranda qui à été élu à deux voies contre une, comme hôtesse d'accueil.
Teddy rit au terme choisit.
-Elle a dut être ravie de cette promotion !
-Oui tout à fait ! De toute façon on n'accueille plus beaucoup de monde, donc sa ne lui prend vraiment pas beaucoup de son temps. Il lui en reste bien assez pour jouer à la maitresse d'école.
Meredith fronça les sourcils, mais décida de ne pauser aucune question, ne souhaitant pas mettre Callie mal à l'aise.
-OH, il va vraiment falloir que je monte me préparer. Je vous vois plus tard les filles. Mery je t'interdits de partir sans m'avoir dit au revoir. Elle fila sur ses mots, ne se rendant absolument pas compte de l'information qu'elle avait lâchée comme une bombe.
Callie resta fixer son assiette, Meredith se mordit la lèvre, se retenant de ne pas maudire Arizona. Elle voulait l'annoncer en douceur.
-C'est un sujet que je voulais aborder lors de notre balade.
-Ne t'en fait pas c'est très bien. Je veux dire tu as déjà fait beaucoup pour moi. Et je t'en remercie vraiment. Et suis sure que je serais bien ici. Donc ne t'en fait pas. Callie le dit avec un sourire que Meredith avait trop souvent vu, mais elle n'eut rien le temps de rajouter, car Callie quittait déjà la pièce. « Merde » Souffla-t-elle. Elle décida de lui laisser de l'espace et attendit qu'Arizona face sa réapparition. Celle-ci fut surprise de la trouver seule dans la cuisine.
-Je t'accompagne. C'était une déclaration, Arizona n'avait clairement pas son mot à dire.
-Ok et Callie ?
-On en parle dehors.
Elles sortirent, Meredith était toujours dans son pyjama mais elle n'avait pas l'air de s'en formaliser. La ville était petite et à cette heure matinale, il n'y aurait pas grand monde, pour ne pas dire personne.
-Elle ne savait pas que je partais aujourd'hui.
-Bien sûr que si elle le savait, se n'est pas parce que les mots n'avaient pas encore été prononcés, qu'elle n'en avait pas la connaissance. L'entendre est parfois plus dur que de le savoir.
Meredith la regarda incrédule.
-Depuis quand es-tu devenue aussi sage ?
Arizona lui sourit avant de prendre doucement son bras, elles continuèrent leur balade ainsi, comme elles avaient l'habitude de le faire étant plus jeune.
-Tu me promets que tout ira bien pour elle.
- Assurément que tout ira bien pour Callie. Nous sommes géniaux.
-Et tu es heureusement très modeste !
-Ma qualité première !
Elles rirent. L'humeur de Meredith s'assombrit brusquement lorsqu'elle repensa aux paroles de son amie.
-La pension est en difficulté ?
-Si on peut dire. Nous n'avons plus de subventions. La crise est dure pour le domaine social et comme aucun de nous n'est réellement agrée ou salarier du secteur social. On nous a coupé les subventions. La mairie nous aide un peu, mais ce n'est pas suffisant. Nous ne pouvons plus accueillir autant de monde que nous en avions l'habitude.
-Tu aurais du me le dire, on aurait put t'aider.
-Je ne veux aucun emprunt. On vient tout juste de régler les dernières dettes de Madame B.
-Mais…
-Ne t'inquiètes pas ce n'est que temporaire, on compte trouver de nouvelle subventions, privées.
-Quelqu'un de riche qui cherche à se donner bonne conscience ?
-Quelque chose de ce gout là. Quoi qu'il arrive on ne fermera pas. Notre mode d'accueil sera peut être un peu modifié voilà tout.
-Vous avez pensé à obtenir un agrément ?
-Qui dit agrément, dit dossier, suivit social et compagnie. Règle numéro un des Lilas.
« Discrétion ». Dirent-elles en cœur.
-Madame B a toujours fait en sorte que ces personnes puissent se reconstruire sans avoir à subir les rouages de notre bon vieux système sociale. Je n'ai aucune envie de faire passer un interrogatoire à nos pensionnaires à leur arrivée, en cochant des cases sur un formulaire. On n'a pas à connaitre leur histoire, si ils nous la disent bien sinon t'en pis. Tout ce qu'on souhaite c'est qu'ils puissent trouver un peu de paix et de confort aux Lilas.
-Je sais. Je connais le principe ! Je suis sure que vous trouverez une solution. J'y penserais de mon côté.
-Merci.
Elles arrivèrent devant la boutique, Arizona se détacha alors de Meredith et lui donna un coup de poing dans l'épaule.
-Aie !
-Ca c'est pour le coup de pied de tout à l'heure.
-Il était préventif. Ne l'a regarde pas comme sa !
-Comme quoi ? Demanda innocemment Arizona tout sourire.
-Garde ton charme pour un autre usage Robbins.
-Je ne fais que me montrer aimable et accueillante.
-Bien sure ! Railla Meredith, regardant suspicieusement son amie.
-Ok, j'admets que je l'a trouve belle. Et je te rassure, je sais que je ne suis pas permise de flirter avec elle. Je ne profiterai pas de sa fragilité émotionnelle pour la mettre dans mon lit. Satisfaite ?
-Ouai, je dirais à Miranda de garder un œil sur toi.
Arizona leva les yeux au ciel à cette réponse. Elle rentra alors dans se boutique tandis que Meredith rebroussait chemin.
Elle ne lui avait pas mentis en disant qu'elle trouvait Callie belle. C'était la première chose qu'elle c'était dite en la voyant. La seconde remarque qu'elle c'était faite, était que cette belle femme paraissait bien brisée. Elle c'était alors donné une mission, la réparer, car s'il y avait bien une chose qu'Arizona aimait faire en plus de la pâtisserie c'était de réparer les choses. Et encore plus les personnes. Le fait que cette personne soit belle était un bonus, pour elle.
