Bonsoir ! Tout d'abord, je suis désolée du retard considérable dans la publication de chapitre qui est en plus très court et plutôt guimauve (surtout à la fin :p), mais avec les fêtes et des anniversaires à n'en plus finir, je ne savais plus où donner de la tête. Je vous met donc ce chapitre ce soir et je répond aux reviews dans la foulée.

Bonne lecture !

Phenix

(PS: maudit correcteur de qui fait sauter les accents..... grrrr)


Chapitre 3

Harry ne pu pas quitter St Mangouste avant six mois entiers, pour des raisons évidentes. Il était ce que la médecine Moldue appelle, un miracle. Passer six ans dans le coma et s'en réveiller frais comme si cela n'avait été qu'une vulgaire nuit de sommeil était des plus intriguant !

Tous les jours, Malefoy était là et il lui arriva même fréquemment de passer la nuit avec son amour de toujours. Les Infirmières et les médecins évitaient alors presque pieusement de passer près de la porte du couple afin de ne pas surprendre des choses qui les auraient gênés plus tard.

Trois jours avant Noël, le Gryffondor fut enfin autorisé quitter l'hôpital, après avoir subit plus de tests que n'importe quelle souris de laboratoire, ainsi qu'une remise en forme digne d'un entraînement militaire, remise en forme qu'il fut heureux de terminer, sautant presque au plafond quand le médecin lui informa la fin des exercices.

- Où allons-nous ? demanda le brun, accroché au bras du Serpentard, comme ils se dirigeaient vers une cheminée du hall de l'hôpital, Harry venant de signer, avec un large sourire, une décharge.

- A Poudlard dans un premier temps, puis quand tu seras parfaitement remis, nous nous installerons au 12.

- Tu es certain de vouloir vivre dans cette ruine ?

- Nous la retaperons.

- Et tes cours ?

- J'ai obtenu du Doyen une volée de cours de rattrapage. Je commence lundi.

- Le lendemain de Noël ? Et moi qui espérais lézarder au lit avec toi

- Je ne deviendrais pas Magico-Avocat en restant la maison, même si c'est diablement tentant, crois-moi, dit le blond en souriant.

Il embrassa Harry sur la tempe et soudain, des flashes crépitèrent. Les deux garons regardèrent autour deux. Des dizaines de journalistes venaient de transplaner et les prenaient en flagrant délit de bisoutage. Cela fit rire les deux garons qui s'engouffrèrent dans une chemine, disparaissant aussitôt dans une grande éclaboussure de feu vert qui lécha allègrement les parois de marbre.

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- Bonjour mon grand...

Icare sourit Harry. La Harpie avança une immense main vers son père et celui-ci la prit en disant :

- Tu es vraiment immense... Benzine était bien plus petit que toi...

Malefoy haussa un sourcil. Harry pressa la main à la peau grise puis il caressa le visage taillé à la serpe de son fils hors normes. La Harpie ronronna en fermant les yeux, donnant l'impression d'avoir éteint deux ampoules vertes.

- Ton amie n'est pas là ? demanda alors Harry.

- Elle attend sur le toit... Elle est très craintive et n'aime pas spécialement les humains.

- Va la chercher, dis-lui que je ne mange pas les Harpies...

Icare sourit. Harry lui fit un rictus puis la Harpie sortit de la maison et grimpa sur le toit. Malefoy se tourna alors vers son compagnon :

- Harry... Ils ne voudront jamais vivre ici...

- Je sais...

- Pourquoi les veux-tu ici ? Je ne te suffis pas ?

- Bien sûr que si, idiot, seulement Icare est mon fils et je ne l'ai pas connu longtemps avant de sombrer dans le coma. Je voudrais passer plus de temps avec mon fils, Dray...

- Je sais, je le comprends, mais crois-moi, deux monstres tels qu'eux deux, ça va faire désordre dans le quartier...

Harry sourit sous l'ironie de la chose. Icare se pointa au même moment en se laissant tomber du toit. Une masse bleue suivit le mouvement et la Harpie gigantesque entra dans la maison. Il fit face à Harry, s'accroupit puis poussa devant lui une Harpie femelle de taille plus que raisonnable, qui semblait très farouche. La jeune femme arrivait à l'épaule d'Icare alors accroupit...

Sentant la peur de la jeune femelle, Malefoy resta sans bouger. Harry lui, fit un pas en avant et tendit la main. La femelle gronda et recula. Les plumes extra-longues qui ornaient son cou comme une chevelure se redressèrent et Harry leva les mains et recula d'un pas.

- Père, je te présente Sylbanna, ma compagne depuis deux ans, fit alors Icare. Il faut l'excuser, c'est la première fois quelle voit des humains vivants... Sylby, je t'en prie, salue mes parents...

La femelle Harpie le regarda et gémit. Elle voûta son dos et Harry se permit de la regarder discrètement. La jeune femme avait un corps à la peau grise comme son compagnon, mais à la différence de celui-ci, elle affichait un corps totalement dépourvu de plumes, à la taille fine, aux hanches bien dessines et la poitrine de bonne proportion. Seul son pubis était caché par un plumeau de plumes violettes qui s'ouvraient en éventail sur son ventre. Une ceinture en or lui ceignait les hanches et un gros saphir reposait sur l'éventail de plumes. Ses jambes étaient couvertes de plumes bleues et violettes partir du genou qui retombaient ensuite sur ses grosses pattes d'oiseau aux griffes acérées. Harry remarqua que, contrairement à son compagnon, elle marchait sur la pointes de ses doigts à la peau grise, Icare marchant lui, à plat. A l'instar d'Icare, cependant, elle portait sur l'extérieur des deux bras de longues plumes raides, des deux couleurs qui faisaient son ramage, qui lui permettaient de voler, comme son compagnon.

Cependant, si Icare avait les yeux d'un vert lumineux qu'il tenait sans aucun doute de Harry, Sylbanna avait les yeux d'un gris perle se confondant avec le blanc l'entourant et qui lui donnait un petit côté hypnotisant. Elle arrivait de plus à mi-torse environ d'Icare et devait peser trois fois moins que lui, qui était franchement hors concours comparé elle.

- Icare, fit alors Malefoy. Il y a un jambon dans le cellier... Donne-le-lui si cela lui permet de se sentir mieux...

- Oui, Père.

Il roucoula alors quelque chose à la jeune femme qui prit un air triste et lui saisit le bras. Il la fit lâcher prise avec toute la douceur dont il était pourvu et il quitta la maison en se dirigeant vers le cellier non loin. Il revint avec le jambon indiqué par Malefoy et il l'offrit sa compagne qui s'accroupit et entreprit aussitôt de le dépiauter en ronronnant.

- Que lui as-tu dit, mon fils ? demanda alors Harry.

Malefoy regarda son compagnon de travers, surprit. Il n'avait pas entendu Icare prononcer quoi que ce soit...

- Je lui ai dit que vous lui offriez cette viande en guise de salut. Je suis navré, elle est très farouche...

- Ce n'est pas grave, assura Harry en souriant. Je suis content que tu aies trouvé quelqu'un, javais peur qu'avec ton gabarit tu ne soit condamné à rester seul...

- J'ai mit du temps avoir la confiance de Sylby, fit Icare en s'asseyant par terre. Elle n'avait jamais vu de mâle de ma taille, je suis deux fois plus gros que le plus gros des mâles de notre race Si je le voulais je pourrais en devenir le chef et avoir toutes les femelles du monde pour moi, mais je ne suis pas aussi prétentieux. J'ai été à bonne école...

Harry sourit. Il regarda Malefoy et Icare ajouta :

- Sylby a mit du temps me croire quand je lui disais que c'était un sorcier humain qui m'avait mis au monde. Je suis un cas unique.

- Et tu le resteras pour toujours, mon chéri, fit Harry en s'approchant.

Icare ronronna quand Harry serra sa grosse tête entre ses bras. Sylbanna gronda soudain et Icare lui décocha un brutal coup de patte dans le bras en sifflant.

- Elle est jalouse, fit alors Icare comme les deux sorciers semblaient mortifiés par le geste de leur fils. Mais elle devra apprendre me partager avec mes parents, qu'elle le veuille ou non.

Sur ce il lui jeta un regard acéré et la jeune femelle courba l'échine en gémissant. Harry s'approcha alors d'elle et approcha la main. Malefoy porta sa main sa baguette magique, au cas où, mais Harry avança lentement et posa sa main sur la tête de la jeune femme qui se tendit tel un arc.

- Je ne te veux aucun mal, fit le Gryffondor. Je sais que tu as peur des humains, mais tu n'as aucune raison, nous ne sommes pas méchants, mon mari et moi aimons Icare, il est notre fils et tu es la bienvenue dans la famille.

Harry regarda Icare qui traduisait ses paroles au fur et mesure dans un concert de grognements et de couinements. Lorsqu'il eut terminé, la femelle gémit et Icare dit :

- Elle fera de son mieux.

Harry sourit. Il recula vers Malefoy qui le prit par les épaules. Icare se leva alors, alla enlacer ses parents puis il prit sa compagne par le bras avec très peu de douceur et l'entraina dehors. Ils s'envolèrent alors dans le soleil couchant et Harry poussa un profond soupir :

- Oh Merlin ! fit-il. J'ai cru mourir de stress...

Malefoy sourit. Il fit disparaitre le jambon déchiqueté d'un geste de sa baguette magique puis il entraina son compagnon vers le canapé. Ils s'y assirent tous les deux et restèrent sans bouger appuyés l'un contre l'autre pendant quelques minutes. Soudain Malefoy sourit et dit :

- Mon mari, hein...

- Ben quoi ? fit Harry en se redressant, affichant un petit sourire. Elle na pas besoin de savoir que nous ne sommes que des amants...

Malefoy sourit, les lèvres serrées. Il hocha la tête puis dit :

- Tu aimerais que nous puissions nous marier ?

- Quelle question, bien entendu. Mais pas maintenant.

- Ha bon ?

- Dray, j'ai six ans de ma vie à rattraper... Six ans d'Université notamment, ajouta-t-il en grimaçant.

- Lundi tu viendras avec moi sur le Campus, nous parlerons au Doyen, je ne pense pas que le fait que tu suives les cours de rattrapage en même temps que moi pose un réel problème.

- Si c'est une question d'argent j'ai largement de quoi faire...

- C'est une chose à envisager, fit le blond avec un haussement d'épaules. Mais quand bien même tu parvenais à suivre des cours en même temps que moi, il te sera compliqué d'assimiler six ans d'Université en trois mois de vacances...

- Je ne suis pas un féru des cours, c'est vrai, admit le Gryffondor. Mais je ferais de mon mieux, je n'ai aucune envie d'attendre la rentrée et de me retrouver en première année loin de mon petit-ami.

Le brun lui décocha ensuite un sourire et Malefoy lui caressa tendrement la joue. Il le regarda fixement une poigne de secondes puis dit :

- Je suis tellement heureux que tu te sois réveillé... Si tu savais quel point j'ai douté ces dernières années... J'ai honte d'avoir cessé de venir te voir...

- Je ne t'en veux pas, ta place j'aurais fait pareil je pense... Voir la personne pour qui notre cœur se meure allongée dans un lit d'hôpital depuis tant d'années et sans doute très désarmant et démoralisant.

- Surtout quand on ne peut rien y faire, fit le Serpentard en prenant les mains de son compagnon. Voil une semaine que tu es sorti du coma et j'ai limpression que tu n'y as jamais été... Cest comme avant mais...

- Cela ne le sera jamais vraiment, acheva Harry.

Il caressa les joues de son compagnon de ses mains puis il l'embrassa et le blond le poussa sur le canapé en disant :

- Il y a tellement de temps que j'attends de pouvoir te serrer dans mes bras de cette façon...

- Es-tu resté seul pendant mon absence ?

- Seul ? Harry...

- Tu sais, je ne ten voudrais pas si tu avais trouvé quelquun sur qui te décharger lorsque mon souvenir devenait trop lourd à porter...

Allongé sur son amant, Malefoy soupira. Il se rassit au bord du sofa et posa ses coudes sur ses genoux, joignant ses doigts. Harry se redressa à son tour et posa une main dans le dos du blond qui dit :

- J'ai bien eut quelqu'un Il y a deux ans, mais ca n'a pas duré.

- Combien de temps ?

- Un mois environ... Il était mon meilleur ami, et il l'est resté du reste, même après cette aventure

- Comment s'appelle-t-il ?

- Sigmund Sig... Nous sommes comme les deux doigts de la main, fit le blond en souriant. Pendant les trois premires années d'Université, il a été mon colocataire, mais maintenant, en tant que "grands" on va dire, jai une chambre pour moi tout seul.

- Intéressant ça...

- Harry...

- Pardon, continue, fit le Gryffondor en souriant. Comment c'est arrivé ? Et épargne-moi le coup de la soirée trop arrosée, c'est un classique un peu dépassé...

Malefoy pouffa. Harry émit un petit rire puis le blond secoua la tête :

- Non, nous étions sur le chemin du retour au dortoir, c'était au mois de janvier, il y a deux ans, si je me souviens bien... Il faisait un froid vous transformer les doigts en esquimaux et, chargés comme des mulets que nous étions, impossible de mettre nos mains dans nos poches.

- Vous n'aviez pas de gants ?

- Si mais le froid passait au travers, cet hiver a été le plus rude que j'ai jamais vécu Nous avons réussit à rentrer chez nous, pardonne l'expression, et nous avons aussitôt sauté chacun notre tour dans la douche brûlante. Sigsig y était allé après moi et je préparais du thé bien chaud pour nous réchauffer tout en faisant ronfler la cheminée pour réchauffer la pièce. Quand il est sortit de la douche, j'ai vu sa silhouette dans le miroir de la penderie qui donnait droit dans la salle de bains... Je t'ai vu toi, j'ai vu ton corps dans ce miroir, Harry...

- Mais ? fit le brun. Pour autant que je me souvienne, tu ne m'a jamais vu nu...

- Non mais Merlin sait combien de fois cette image a hanté mes rêves, répondit Malefoy en rougissant.

- Je suis flatté, fit Harry en souriant. Continue...

- Toujours est-il que je me suis retrouvé bien ennuyé alors...

- Oh carrément ! sexclama Harry. J'ignorais que je te faisais autant d'effet !

Malefoy rougit de plus belle. Il soupira alors en s'éventant et reprit :

- Sigsig est revenu dans la chambre en enfilant son pull et mon hallucination s'est aussitôt évanouie mais pas ma gêne... Lorsqu'il s'en est rendu compte, tu penses bien que je me suis aussitôt mit à plat ventre sur mon lit, mais cela na pas suffit, il est venu près de moi et après, je me suis réveillé dans ses bras quand nos deux réveils se sont mit à sonner le lendemain matin.

Harry se mordit la lèvre en hochant la tte. Malefoy marmonna des excuses mais le brun secoua la tête :

- Non, non, fit-il. Tu n'as à pas t'excuser... Je m'en serais voulu si en sortant de mon coma j'apprenais que tu avais fait vœu d'abstinence... Et dis-moi, après cette nuit vous l'avez refait ?

Malefoy secoua la tête :

- Une seule fois. Nous dormions dans le même lit de temps en temps, nous nous étions beaucoup rapprochés et Hermione, Ron, Blaise et Pansy étaient heureux que j'ai trouvé un ami à qui parler autre qu'eux quatre.

- Quand... ?

- La nuit qui a suivit notre séparation, le quatorze février...

- Tu las quitté le jour de la St-Valentin ? Ce nest pas très galant ça...

- Nous étions de très bons amis et je me sentais mal vis-à-vis de toi... Je venais encore te voir une fois par semaine à l'époque et à chaque fois je repensais à cette nuit avec Sigsig... J'en ai été malade et finalement j'en ai parlé à Blaise. Il a d'abord été en colère et il m'a traité de volage, mais finalement il a comprit que si je n'avais pas eut cette aventure, j'aurais pété un câble. Il m'a ensuite conseillé d'en finir avec cette relation trop bancale. Le soir du quatorze février, j'ai annoncé à Sigsig que j'arrêtais les frais, que vis-à-vis de toi j'étais très mal à l'aise et que je n'osais plus me regarder en face dans le miroir...

- Quest-ce qu'il a dit ?

- Un truc incroyable... Depuis le matin il voulait me dire un truc mais il y avait toujours quelque chose pour l'empêcher de me parler... Devine ce quil voulait me dire ?

- Qu'il te quittait ?

- Exactement. Troublant non ?

- Bah s'il a sentit que tu étais mal à l'aise...

- Oui, mais surtout il avait trouvé quelqu'un...

- Un gars ?

- Une fille.

- Ha ouais ? Alors avec toi c'était qu'un truc passager ?

- Il est des deux bords mais il préfère de loin les filles. Il est fiancé à cette fille du reste, depuis un an et demi.

- Il n'a pas perdu de temps...

- Elle a donné naissance à leur fille il y a quatre mois...

- Hé ben mon cochon ! s'exclama Harry avec un large sourire. Il n'a vraiment pas perdu de temps !

Malefoy sourit et Harry dit soudain :

- Je suis content que tu m'en aies parlé. J'aurais eut du mal si je l'avais apprit par Ron ou Hermione...

- J'imagine aisément... Mais je t'aime plus que tout et je me dois d'être honnête envers toi. Tu m'as pos une question, je me dois d'y répondre même si la réponse risque de te faire du mal ou me mettre dans une position dangereuse.

- Et je te remercie de ton honnêteté mais tu as le droit de garder des choses pour toi, d'accord ? Même si nous sommes un couple, chacun à droit à son jardin secret.

Malefoy sourit. Harry l'embrassa alors sur la joue puis le blond passa un bras sur les épaules de son compagnon et l'embrassa sur la tempe une longue seconde avant de dire :

- Ma vie va être présent si douce et tranquille...

Un autre baiser sur la tempe et Harry fourra son visage le cou du blond en l'embrassant sous la mâchoire :

- Je t'aime tant mon amour... Jamais je n'aurais supporté de finir ma vie dans un lit d'hôpital...

- Moi aussi je t'aime, plus que la vie elle-même...

Harry sourit puis il se cala contre Malefoy et le silence redevint le maître des lieux.


Voilà ! Un chapitre de plus !

M'en vais regarder Star Wars maintenant mais je répond aux reviews du chapitre precedent juste après, promit !

Babye !