Notes : Coucou tout le monde ! Voici donc le chapitre de la semaine qui arrive à point pour le week-end !

Je l'ai beaucoup relu et relu et relu et corrigé et retravaillé. Ça ne va pas dire qu'il n'y a plus aucune faute dedans, ça veut dire que s'il y en a il faut me taper sur les doigts ! ^^

Plusieurs nouvelles apparitions de personnages et quelques éclairages sur ceux déjà entrevus. J'ai hâte d'avoir votre avis à leur sujet !

J'espère que vous passerez un bon moment de lecture !


Chapitre 3 : Enchanté, ton voisin de table

« Du courage… », siffla une voix à ses oreilles au moment où Silva posa le chapeau sur ses cheveux. « De la détermination, de la fierté, des idéaux de justice… Oui je crois qu'il n'y a pas d'hésitation à avoir. »

— Gryffondor !

Le cri fut si fort qu'il lui vrilla les tympans.

Tout se passa trop vite. Elle n'eut pas le temps de cligner trois fois des yeux qu'elle se retrouvait assise à une table et applaudie à en être étourdie.

Quand le calme revint, son cœur tapait toujours aussi fort dans sa poitrine.

Silva continuait d'appeler des noms et Jeanne regarda les première année restants en ayant l'impression de regarder un film. S'imaginer quelques minutes auparavant debout au milieu d'eux lui sembla surréaliste.

Une fois le dernier d'entre eux envoyé à Serdaigle, Silva emporta le tabouret et le choixpeau.

À la table des professeurs, Rakist se leva et Jeanne sentit son cœur se serrer.

— Bienvenue à tous, déclara-t-il sobrement.

Entendre sa voix après si longtemps lui donna des frissons.

— Bienvenue et bon appétit !

Sa déclaration fut saluée par les élèves affamés. Sous le regard émerveillé de Jeanne, les plats se remplirent de toutes sortes de mets qui semblaient plus exquis les uns que les autres. Il y en avait tellement qu'elle ne savait quoi choisir. Son regard se perdit sur les plats débordant de nourriture.

— Jeanne, c'est ça ? l'interpela son voisin de droite.

Jeanne confirma d'un hochement de tête.

— Tu veux des pommes de terre ?

— Oui, répondit-elle en réalisant qu'elle mourrait de faim.

Son voisin lui fit passer le plat.

— Tiens, prends-en quelques-unes. Elles sont chaudes et avec la sauce que tu as devant toi c'est une tuerie.

— Merci, lui répondit Jeanne en se servant. Comment tu t'appelles ?

— Horo-Horo !

— C'est…

Jeanne plissa les sourcils mais ne finit pas sa phrase.

— Un nom bizarre ? Tout le monde me le dit mais je ne trouve pas. Pas plus que Jeanne, quoi.

Ladite Jeanne ne commenta pas.

— Tu connaîtrais, pensa-t-elle brusquement, une fille du nom de Tamao ?

— Tu connais Tamao ? s'étonna Horo-Horo.

— Nous avons fait connaissance dans le Poudlard Express, expliqua Jeanne.

— Elle est…

Il se leva à moitié du banc pour chercher la jeune fille des yeux.

— Là-bas, lui indiqua-t-il alors.

Jeanne aperçut sa camarade aux cheveux roses écouter poliment la conversation de ses voisins de table.

— Elle est à Gryffondor, se réjouit-elle à haute voix.

— Ouais, en quatrième année.

La bouche de Jeanne s'ouvrit en un « oh ! » silencieux. Elle n'aurait jamais imaginé la timide jeune fille du train aussi âgée.

— Et toi ? demanda-t-elle.

— Devine, lui répliqua Horo-Horo avec un clin d'œil en se resservant un bout de viande.

— En quatrième année aussi ? proposa Jeanne. Ou en cinquième année, ajouta-t-elle en le voyant grimacer.

— Sixième, rectifia-t-il dans une sorte de grognement.

Jeanne se demanda si elle ne l'avait pas vexé.

— Salut Horokeu, ça fait plaisir de voir que tu n'as pas perdu ton appétit durant l'été, s'exclama soudain une voix féminine.

Jeanne avala de travers en voyant apparaître, sur le banc en face d'elle qui était vide quelques secondes auparavant, le fantôme d'une jeune fille qui devait avoir son âge, voire moins.

— Damuko, ça faisait longtemps, la salua chaleureusement Horo-Horo. Je te présente Jeanne, une nouvelle, enchaîna-t-il en se tournant vers cette dernière. Damuko est le fantôme de Gryffondor.

— Enchantée, balbutia Jeanne en essayant de se reprendre.

— Bonjour Jeanne. Si tu as la moindre question, il ne faut pas hésiter à venir me voir.

— D'accord.

— Damuko est super, on a de la chance de l'avoir, fit Horo-Horo.

— Chaque maison a un fantôme attitré ? demanda Jeanne, curieuse.

— Oui, répondit son voisin de table avant de laisser Damuko poursuivre les explications pour se resservir des côtelettes de porc.

— Le fantôme que tu vois là-bas à la table des Serdaigle, c'est Mosuke, lui indiqua-t-elle. De son vivant c'était un fabricant de baguette magique et aussi un ami du fantôme de Poufsouffle, Amidamaru. Tu reconnaîtras ce dernier à ses longs cheveux retenus en queue de cheval et à sa tenue de samouraï. Amidamaru était un grand duelliste en son temps. Quant au fantôme de Serpentard, c'est Bason.

— Bason ? répéta Jeanne.

Elle s'attendait à ce que Damuko lui en dise plus mais celle-ci se tint coite.

— Y en a qui disent que c'était un mage noir, lui apprit Horo-Horo.

Damuko grimaça mais ne le contredit pas.

— Tous ceux qui passent par Serpentard sont des types bizarres, de toute façon.

— Horokeu, le reprit Damuko d'une voix sévère.

— Quoi ? Je ne dis que la vérité, se défendit Horo-Horo.

— J'attends de te voir répéter ça devant Ren, fit le fantôme avec un petit sourire supérieur.

Horo-Horo se crispa et lui jeta un regard noir mais ne répliqua pas.

Après avoir tenté sans y parvenir de prendre de tous les desserts, Jeanne sentit qu'elle ne pouvait plus rien avaler et regarda tristement le gâteau au riz qu'elle n'avait pas goûté. À côté d'elle, Horo-Horo avala trois beignets.

— Tu as des frères et sœurs ? lui demanda-t-il.

Entre-temps, Damuko s'était éloignée pour discuter avec les autres nouveaux élèves.

— Non, lui répondit Jeanne. Je… Je n'ai pas connu mes parents. J'ai été recueillie par des sœurs avant d'être adoptée. Et toi ? questionna-t-elle, désireuse de changer de sujet.

— J'ai une petite sœur à Poufsouffle, Pirika. Tu ne peux pas la manquer, c'est la seule qui a des cheveux aussi bleus que moi. Elle est… Je ne la vois pas. Elle doit être quelque part à cette table.

Jeanne chercha des yeux quelques instants une chevelure bleue à la table des Poufsouffle mais laissa vite tomber. Au même instant, les desserts disparurent et le directeur se leva de nouveau. Comme précédemment, Jeanne se sentit fébrile en observant Rakist présider l'assemblée.

— Maintenant que nous nous sommes tous sustentés, il est de ma responsabilité de vous rappeler certains points du règlement intérieur de l'école.

— Et allez… marmonna Horo-Horo.

— Les première année doivent savoir, mais une piqûre de rappel ne fera pas de mal aux plus anciens, qu'il est interdit de se rendre dans la forêt qui entoure l'école et qui est si justement nommée la forêt interdite. De plus, il est aussi interdit de pratiquer la magie dans les couloirs en dehors des cours ainsi que d'introduire dans le château certains produits. Ces derniers étant au nombre de quatre cent soixante-deux articles, je vous invite à consulter la liste dans le bureau de Mrs Bismarch, la concierge, pour en prendre connaissance.

— Tiens, y en a que deux de plus par rapport à l'an dernier ? s'étonna Horo-Horo à mi-voix.

Jeanne se retint de lui demander de se taire.

— J'ai le plaisir de présenter à ceux qui ne la connaissent pas la professeure Rutherfor Pache qui assurera les cours d'astronomie à partir de cette année.

Les élèves applaudirent mais Jeanne nota que les Serdaigle y mettaient bien plus d'enthousiasme que les trois autres tables réunies.

— Elle a fini ses études à Serdaigle l'an dernier, lui confia Horo-Horo. Préfète-en-chef. Brillante. Elle fait une thèse.

Il n'eut cependant pas le temps d'en dire plus que Rakist reprenait.

— Je dois aussi vous informer que cette année se tiendra à Poudlard le Tournoi des Trois Sorciers. Par conséquent, la Coupe des Quatre Maisons et la Coupe de Quidditch n'auront pas lieu.

Des chuchotements se mirent à courir dans toute la salle et Jeanne regarda avec un air un peu perdu ses camarades de table visiblement très excités.

— Pour ceux qui ne savent pas en quoi consiste le Tournoi des Trois Sorciers, poursuivit Rakist, je vais prendre le temps de donner quelques explications. Il s'agit à l'origine d'une compétition amicale entre les trois écoles de sorcellerie élémentaire, à savoir Pourdlard, Beauxbâtons et Gandhara. Chaque école est représentée par un champion qui devra accomplir trois tâches à caractère magique. Le choix des champions est effectué par un juge impartial qui décide quels sont les élèves les plus dignes de concourir. Cependant, seuls les élèves majeurs, donc âgés de plus de dix-sept ans, seront en mesure de poser leur candidature.

Horo-Horo s'étrangla dans son jus de citrouille à cette annonce.

— Les délégations des écoles de Beauxbâtons et de Gandhara arriveront fin octobre et resteront parmi nous pendant la plus grande partie de l'année scolaire. Nous comptons sur vous pour faire preuve de la plus grande courtoisie envers nos hôtes, ainsi que du plus fervent soutien envers le champion de Poudlard une fois qu'il aura été désigné.

Le directeur marqua un léger silence avant de poursuivre.

— Il se fait tard et il est désormais l'heure d'aller vous coucher. Je vous invite à suivre les préfets de vos maisons respectives qui vous conduiront à vos dortoirs et vous communiqueront le mot de passe de votre salle commune. Bonne nuit à tous.

Rakist se rassit sur cette dernière déclaration et Jeanne ne le lâcha pas des yeux. Elle tournait et retournait le discours dans sa tête, réalisant que Marco ferait sûrement partie de la délégation de Beauxbâtons qui se présenterait en octobre. Obligatoirement même. Après tout, il était le directeur de l'école.

Et dire qu'elle s'était tant battue pour gagner son émancipation et le droit de venir faire ses études à Poudlard. À l'idée que son père adoptif arriverait bientôt, dans deux petits mois, et passerait la majeure partie de l'année dans le château, elle eut du mal à retenir un rire étranglé. Il le savait et il ne lui avait rien dit.

— Qu'est-ce que tu fais encore là ? Le préfet vient de partir !

L'exclamation de Horo-Horo la sortit de ses pensées qui se muaient de plus en plus en une colère sourde.

Elle le fixa quelques secondes sans vraiment le voir. Peut-être devrait-elle aller saluer Rakist, même s'il était à la table des professeurs.

— Allez viens, je vais te guider, lui intima Horo-Horo, la sortant de ses hésitations.

Elle le suivit sans mot dire, sans arriver à savoir quoi penser de tout ça.