OS 365 jours – 22 janvier. Virtual love

Cela faisait maintenant deux mois que je discutais avec Apollon sur ce site de rencontres et le jour J était arrivé. Il devait venir chez moi, pour prendre un verre. Puis nous devions nous rendre à la séance de 21h30, au cinéma de mon quartier.

Nos conversations avaient été très intenses ces derniers jours, et nos séances webcam avaient très souvent dérapées...

Je rougis rien qu'en y repensant. J'espérai seulement qu'on allait pas se sauter dessus dès qu'on allait se voir. On ne s'était même pas encore révélé nos prénoms respectifs. J'étais Aphrodite, il était Apollon. Point barre.

On frappa à la porte et après avoir jeté un coup d'oeil dans le miroir, j'ouvris. Il se tenait dans l'embrasure de la porte, majestueux et vraiment beau. Il mesurait au moins deux mètres, ce que je n'avais pas remarqué via la webcam. Il était tout en muscles, et son t-shirt laissait transparaître chaque parcelle de sa musculature. Ses yeux gris-bleu pétillaient alors qu'il me dévisageait.

Ou plutôt qu'il me déshabillait du regard.

Je m'effacai pour le laisser entrer. Il posa un baiser sur ma joue et me susurra un 'bonsoir' qui me fit frémir des pieds à la tête. Je lui répondis, assez timidement. On avait passé tellement de temps ensemble au téléphone et sur internet. C'était incroyable de ne pas pouvoir aligner deux mots. Je l'invitai silencieusement à s'asseoir dans le sofa et partit en cuisine chercher les amuse-gueule que j'avais préparé, ainsi que la sangria.

Lorsqu'il fut servi, je me décidai à parler :

J'espère que tu aimes la sangria. J'ai pensé que ce serait bien vu la canicule qu'il fait dehors.

Oui, j'adore ça.

Tant mieux.

Plus glacial tu meurs! Quelle ambiance! Il continuait de me dévisager. Je décidai de mettre les pieds dans le plat.

Je pourrais comprendre si je ne te plaît pas et si tu veux rentrer chez toi, mumurai-je.

Pardon? Demanda-t-il, vraiment surpris.

Je ne suis certainement pas le genre de fille que tu cherches. Je suis assez banale...

Tu es splendide, souffla-t-il

Merci, mais...

Non, pas de mais... Tu es belle. Je l'avais déjà remarqué à travers la webcam, mais là, je dois dire que je suis époustouflé.

… Je restai bouche-bée. Il rigola.

Il y a juste quelque chose que je voudrais savoir.

Qu'est-ce que c'est?

Ton prénom...

Pourquoi?

Pour savoir quoi crier le jour où tu me feras jouir en dehors de la webcam.

Wouah... Plutôt direct comme approche.

Mary. Je m'appelle Mary.

Enchanté Mary. Moi c'est Rhage.

Rhage? Il était sérieux? Pas très commun comme prénom... Mais bizarrement, ça lui allait comme un gant. Je reposai mon verre et quand je levai les yeux pour le regarder, il s'était rapproché de moi, et avait passé sa main autour de ma taille. De son autre main, il releva ma tête et posa ses lèvres sur les miennes. Ses lèvres étaient douces et j'aurais pû jurer qu'elle sentaient la sucette à la cerise.

Huuuum, que c'était agréable. Il quémanda l'accès à ma bouche et je lui offris.

J'avais l'impression qu'on allait louper la séance de 21h30.

Je gémis. Sa langue caressait la mienne avec une telle sensualité que mon bas-ventre grognait et que ma petite culotte fut foutue.

J'ai attendu ce moment depuis si longtemps... Tu es exquise, et divine Mary. J'aimerai te goûter encore plus... si tu le veux. Demanda-t-il.

Je gémis encore plus, ce qui sembla réveiller son sexe. Mon Dieu, quel homme... J' hochai la tête pour lui accorder sa requête. Il m'attirait tellement, et il était si excitant que je n'avais qu'une idée en tête : faire l'amour avec ce type.

Il m'allongea sur le canapé et ôta mes bottes, une par une, très lentement. Puis ce fut au tour de ma jupe de glisser le long de mes jambes et de rejoindre le sol. Mes bas suivirent le même chemin, ainsi que mon débardeur et mon soutien gorge. Ne restait que mon string.

Rhage me regardait de manière tellement intense que je me liquéfiai sur place, dans tous les sens du terme. Il se plaça entre mes jambes et souffla sur mon intimité, toujours recouverte de mon string. Je mordis fortement ma lèvre inférieure pour ne pas hurler de plaisir. Je sentis sa langue tourner autour du morceau de tissu, et tenter de se frayer un chemin pour rejoindre mon antre. Puis j'entendis un craquement sec et me rendis compte qu'il avait finalement arraché le bout de tissu. Sans me laisser le temps de réagir, il envahit mon antre et mon corps se secoua de spasmes orgasmiques très violents. J'hurlai son prénom et m'agrippai au tissu du canapé alors que l'orgasme me terrassait. Le meilleur de tous. Incontestablement.

En moins de temps qu'il ne fallait pour dire 'ouf', il se déshabilla et se rallongea sur moi. Son sexe était énorme et dressé à son maximum. Du moins, je l'espérai car sa longueur m'impressionnait vraiment. Il retrouva ma bouche, me délèctant ainsi de mes sucs, et frotta sa queue contre mon intimité. Nos gémissements envahissaient la pièce. D'un mouvement habile, il enfila un préservatif et il entra en moi, d'un violent coup de rein. L'atmosphère était chargée en excitation et en électricité et il l'avait senti. Il avait accéléré ses mouvements en moi, et j'avais enroulé mes jambes autour de sa taille afin de lui donner accès à mon corps tout entier.

Mary, tu es si prête pour moi. Mmmh, je veux te faire mienne encore et encore.

Mmmh, Rhage c'est si booon...

Demande-le moi, s'il-te-plaît Mary.

Plus fort Rhage, plus fort...

Avec plaisir.

Il s'exécuta, et alors tout mon corps se mit à vibrer. Un autre orgasme se construisit aussitôt et menaçait d'exploser. Je dus me contenir un peu, voulant attendre sa délivrance à lui.

Je plantai mes ongles dans ses épaules musclées et m'accrochai à lui pour que nos deux corps fusionnent de plaisir. Il ne résista pas longtemps à mon appel et nous vînmes ensemble, criant nos noms respectifs.

Maryyyyyyyyyy!

Rhaaaaaaaaaage!

La froideur qui régnait au début de notre rencontre avait finalement laissé place à une chaleur encore plus forte que la canicule qui sévissait dehors... Et la nuit n'était pas encore finie.