Bonjouuuur !
Eh bien ça n'a pas traîné ! Je le savais que ce chapitre provoquerait des réactions intenses, ferait pleurer dans les chaumières et que les lecteurs me maudiraient jusqu'à la douzième génération *pleure*. Mais pour conjurer le sort, hop je sors un nouveau chapitre de ma hotte. J'espère qu'il vous plaira autant que les précédents !
Kisu No Tora : je me suis pris un fou-rire monumental en lisant ta review ! ça me fera toujours autant rire qu'on m'appelle madame ;) Beuhahaha, je suis cruelle c'est vrai, mais entre nous j'en ai pleuré en écrivant ce chapitre *est un peu maso* Arrête de bouder et va vite lire, je te promets que ça te plaira !
yuurii-chan : miaou ! ben si je devais justifier sa mort je dirais... nécessité narrative ! Sisi c'est une excellente excuse ! J'espère que la suite te plaira, CATS POWER !
BeN : tatataaaaa *musique de super héros bis* Eh oui c'est moiiiii ! Ah ravie de voir que quelqu'un aime autant les "vieux" de Bleach que moi, c'est plutôt rassurant (ce n'est plus de l'adoration à ce niveau là, c'est à la limite de l'obsession XD Shunsui et Jyûshiro sont les hommes les plus sexys de Bleach avec Starrk ! Encore qu'en ce moment Zaraki est en train de faire sa petite place même si mon chouchou reste notre cher capitaine de la huitième division ;) )
Ah je vais suivre ton conseil et me garder cette fic sous le coude alors ! C'est vrai que ça manque gravement d'OC même si j'adore le couple Ichigo/Grimmjow je trouve ça un peu redondant à force (alors qu'un petit Ichi/Aizen c'est tellement sexy !)
Ooooh merci beaucoup pour ton compliment, je suis ravie d'avoir réussi à l'humaniser un peu cet homme des neiges :)
Haaaaan ! Je ne peux que succomber aux sourires d'Ukitake ! voilà vite le nouveau chapitre ! (entre nous Senbonzakura fait un peu désodorisant pour toilettes... pas vraiment menaçant non ?)
Bonne lecture à tous !
"Kuchiki-Sama ! Il y a un intrus dans le manoir et...
-AAAAAAAAAAAH !"
Le noble haussa un sourcil surpris et se hâta de suivre son serviteur. Ce cri était à n'en pas douter une voix humaine, mâle, celle d'un de ses gardes. Un soupir agacé s'échappa de ses lèvres. Voir toute sa garde réunie dans le jardin, autour de SON cerisier préféré lui déplaisait au plus au point. Nul doute que l'intrus en question allait passer un sale quart d'heure. Repoussant ses hommes sur le côté, l'héritier se prépara à lancer son regard le plus glacial... et en fut tout bonnement incapable. Si quelqu'un le regardait là-haut, il devait sacrément bien se marrer***. Face à lui, recroquevillée sur elle-même et ses dents férocement plantées dans la main d'un de ses gardes se tenait une jeune femme. Ses longs cheveux blancs cascadaient en des mèches désordonnées qui cachaient légèrement son visage, mais laissaient voir des yeux d'un or brillant. Yeux qui s'agrandirent sous le coup d'une surprise visible lorsqu'elle le vit et elle lâcha la main de sa victime avant même que le noble n'eut l'idée de lui ordonner. Maladroitement, elle fit un pas vers lui et ce ne fut qu'à ce moment là, une mèche immaculée s'envolant à cause d'une légère brise, qu'il remarqua cette tâche en forme d'étoile, à peine perceptible sur son front.
"Koneko-Chan ? fit-il d'un air dubitatif.
-Miaaaaa !"
Le cri de joie de la jeune femme lui arracha un sursaut de stupeur. Celui ou celle là-haut, qui jouait ainsi avec lui, avait un drôle de sens de l'humour. D'ailleurs il n'était pas vraiment sûr de trouver ça drôle. Repoussant ses gardes sur le côté et attrapant le menton de l'intruse, il la fixa longuement dans les yeux. Sagement, elle se laissa faire, un léger ronronnement s'échappant de sa gorge qui s'arrêta lorsqu'il la relâcha. Non vraiment c'était tout bonnement...
"Mia."
Cet air blasé ne pouvait que confirmer son hypothèse ! Kami-Sama, comment une telle chose pouvait être possible ? Le cri de surprise d'un de ses gardes le fit revenir à la réalité et un juron qu'il eut bien du mal à retenir, failli lui échapper. Deux oreilles félines absolument mignonnes et inconvenantes frétillaient sur la tête de l'intruse alors qu'une queue de chat s'enroulait autour du bras de Byakuya. Tout ceci était grotesque ! Non, pire ! C'était une mauvaise blague !**** Une très mauvaise blague, d'ailleurs pourquoi Konek... l'intruse était-elle n... ! Retirant vivement son haori de capitaine, le noble se hâta d'en recouvrir ce corps indécent dont la propriétaire n'était visiblement pas gênée par son absence de vêtements. Ce qu'il se passait ici dépassait toute logique, il lui fallait tirer tout cela au clair ! Mais il était hors de question de laisser cette... créature seule et nue qui plus est. Un papillon de l'enfer à destination de la quatrième division et un shûnpo plus tard, Byakuya attendait fébrilement les conclusions de la capitaine Unohana. Soit il devenait complètement inconséquent et fou, soit c'était vraiment Koneko-Chan qui, il ignorait comment et pourquoi, était revenue d'entre les morts de chez morts et sous une forme pour le moins déconcertante. Il en avait l'intime conviction, son instinct, son âme et même Senbonzakura le lui hurlaient : c'était bien elle, Koneko-Chan. Mais c'était impossible ! C'était...
"Kuchiki Taïcho ? Vous êtes tout pâle, vous devriez vous asseoir."
La voix douce mais ferme d'Unohana incita le noble à obéir et ce fut sans un mot qu'il écouta les conclusions de la capitaine.
"J'ignore comment cela a été rendu possible Kuchiki Taïcho, mais leur reiatsu est si semblable que je n'ai aucun doute là-dessus, il s'agit bien de votre chat.
- ...
-Je suppose que vous devez être heureux de la retrouver, termina la shinigami d'un air enjoué.
- ...
-Kuchiki Taïcho ?
- ... oui, très heureux, grimaça enfin le noble en entendant des miaulements joyeux s'élever de la pièce d'à côté. Vous ne voulez pas la garder pour cette nuit ?
-Jusqu'à preuve du contraire ce n'est pas mon chat, sourit la femme d'un air terrifiant. Ramenez-la chez vous, je suppose que le Soutaïcho nous convoquera demain pour tirer cette affaire au clair. Mais quelque chose me dit qu'il ne verra aucun inconvénient à ce que vous gardiez votre euh... compagne."
Et en effet, Yamamoto Genryusai ne vit aucun inconvénient à ce que la jeune femme (ou jeune féline plutôt) reste avec Byakuya... cela après d'âpres négociations dont Retsu Unohana fut la grande gagnante, rabattant avec une joie à peine dissimulée son caquet au capitaine Kurotsuchi qui désirait absolument "faire une série d'expérimentations avec dissection à la clé sur cette formidable découverte scientifique d'importance capitale". Le noble se pinça l'arrête du nez et ferma les yeux un instant. Quelque chose dans cette histoire lui déplaisait au plus haut point. Comme le fait qu'il ne contrôle pas du tout la situation et que tout le monde prenne un malin plaisir à prendre les décisions à sa place. Et pour ne rien arranger, ELLE restait obstinément accrochée à sa manche en miaulant des choses certainement ridicules au possible à quiconque les approchait de trop près. Il avait passé la soirée à batailler pour que Koneko-Chan accepte de ne pas se défaire des vêtements que ses serviteurs avaient eu grande peine à lui faire enfiler. Elle ne comprenait apparemment pas l'utilité de ces morceaux de tissu qui l'encombraient terriblement et l'empêchaient de se mouvoir, maladroitement certes, mais de se mouvoir tout de même. Le capitaine de la sixième division avait l'impression de se retrouver face à une enfant, puisqu'elle ne comprenait pas ce qu'il lui disait, dotée d'un caractère... eh bien le même caractère teigneux que par le passé. Oui il devait s'y faire, il s'agissait bien de sa Koneko-Chan.
"Koneko-Chan, cesse de t'agiter comme ça. Et ne tire pas sur ton yukata."
La féline leva les yeux vers Byakuya en plissant le nez d'un air mécontent. Elle ne comprenait pas pourquoi elle devait s'embarrasser de cette chose si inconfortable. Déjà que ce corps perturbant était si peu pratique ! Elle rêvait de se retrouver dans son corps félin à quatre pattes agile et souple, suffisamment petit pour se glisser de partout. Mais bon puisque son bipède avait l'air d'y tenir... elle voulait bien faire un effort, elle était si heureuse de le retrouver ! Alors pas question de le lâcher d'une semelle !
"Miaaaa !
-Et cesse de t'exprimer ainsi, tu as des cordes vocales tout à fait humaines d'après Unohana Taïcho, alors sers t'en.
-Miaaaaaa ! répéta la féline d'un air innocent et quelque peu goguenard.
-Petite peste."
Elle répliqua en lui griffant légèrement la main, d'un air outré. Lui, soupira et se pencha légèrement pour rajuster le yukata de la féline pour la énième fois de la journée. Pas la peine qu'elle montre au Sereitei ce qu'elle laissé entrevoir hier. Malgré ses longs cheveux, il avait pu apercevoir dans un éclair sa gorge opaline et les pointes rosées de ses seins. Même s'il avait fait comme si de rien n'était, l'image restait ancrée dans son esprit et l'oscar du meilleur rôle masculin ainsi que de la parfaite maîtrise de soi aurait dû lui être accordé pour récompenser l'absence de rougeur sur ses joues. Rien qu'à ce souvenir une drôle de chaleur commençait à l'envahir et il secoua vivement la tête non seulement pour faire déguerpir ces pensées absurdes et déplacées mais aussi pour faire taire Senbonzakura qui riait aux éclats. Un ronronnement discret le fit revenir à la réalité et la vision de la jeune femme frottant sa tête contre la manche de son kimono lui arracha un sourire. Discrètement, ses doigts allèrent effleurer les oreilles félines, les faisant un instant frémir. Sentant le corps de sa compagne totalement se détendre contre lui, l'homme ne put s'empêcher de rire d'un air attendri. Elle lui avait tant manqué...
"MIAAAAAAAAAAAAAA !
-Pour la dernière fois Koneko-Chan viens ici immédiatement.
- !
-Tu ne m'échapperas pas.
-MAAAAAAAAAAAAAA !
-C'est l'heure de ton bain."
Stoïque, Byakuya regardait la jeune femme blottie au sommet d'une armoire miauler d'un air plaintif. Non il ne céderait pas. De toutes manières il avait fermé la salle de bain à clé et ladite clé était bien à l'abri contre son coeur. Il était diabolique. De toutes manières elle ne lui avait pas laissé le choix. Elle avait un corps humain, elle devait se comporter en humaine, un point c'est tout. Après avoir vu défiler trois femmes de chambres bien amochées, il s'était rendu à l'évidence : la tâche du bain lui incombait. C'était suffisamment déplacé pour qu'il soit d'une humeur exécrable, mais il devait également déloger cette petite peste du haut de son perchoir. Vie de chien.
"Viens là."
Sa voix était ferme et douce à la fois. Sa main tendue vers l'armoire, il attendait. Une petite main vint se glisser dans la sienne, hésitante, prête à se retirer au moindre geste suspect. Les doigts du noble se refermèrent vivement sur le poignet de la féline, non sans une certaine délicatesse et il attendit. Doucement, elle sortit une oreille, puis deux, puis la tête et descendit prudemment avant de se blottir contre lui avec un miaulement plaintif qui signifiait "s'il te plaît bipède, ai pitié de moi, regarde comme je suis mignonne et innocente, ne me sacrifie pas sur l'autel de ta cruauté !". Bon, d'accord, il voulait bien faire preuve d'un peu de diplomatie. Serrant sa compagne contre lui, il s'approcha de la baignoire et attrapa la main de sa captive pour la déposer sur la surface de l'eau. Sagement elle se laissa faire, plissant le nez légèrement avant de lâcher un miaulement plus détendu.
"Oui en effet ça mouille. C'est effectivement la fonction première de l'eau.
-Miaaa ?
-Et oui tu dois prendre ton bain. Non je ne céderais pas à ton air honteusement culpabilisant.
-Miaaa.
-Oui je suis un shinigami au coeur de pierre. Regarde l'eau ne va pas te manger, je ne comprends pas pourquoi tu en as tellement peur.
-Miiiiii !"
Byakuya renonça bien vite à traduire les miaulements de sa compagne. Il avait l'impression de devenir fou en lui parlant. Si seulement elle consentait à bien vouloir user de ses cordes vocales de manière humaine... Délicatement, il la souleva et la porta au dessus de la baignoire. Immédiatement Koneko-Chan se débattit furieusement, s'accrochant avec désespoir au kimono de son bipède, NON PAS DE L'EAU ! ... plouf. Le silence retomba dans la salle de bain. Dans la baignoire, Byakuya Kuchiki, héritier du noble clan Kuchiki tentait de garder son calme. Non seulement il était trempé, cela était suffisant pour le faire bouillir de colère ; mais Koneko-Chan était à califourchon sur lui, visiblement choquée d'avoir été mise au contact de l'eau aussi brutalement. Non il ne faisait absolument pas attention à ses épaules indécemment mises à nu, ni à son opulente poitrine qui se dévoilait lentement alors que le tissu de son kimono glissait avec une lenteur démoniaque sur sa peau laiteuse. Pas plus qu'il ne remarquait ses cuisses qui enserraient ses hanches avec impudeur. Non, il ne remarquait rien***** !
"Mi... Miahahahahaha !"
Le rire de la féline se répercuta sur les murs alors qu'elle se tordait contre le noble, en proie à l'hilarité la plus totale. En effet s'il était assez incongru de voir le noble décoiffé, ça l'était encore plus de le voir rougir ! Le rire presque humain de la créature sortit le shinigami de sa stupeur et lui arracha un faible sourire et un début de rire qui s'étrangla dans sa gorge lorsque la créature se pressa un peu plus contre lui. Tout cela était beaucoup trop indécent ! Et elle ne se rendait compte de rien, non pour ne rien arranger, tout cela n'était qu'une innocente étreinte, il était le seul à se faire des idées. Hélas ! S'arrachant à regrets de la féline, le shinigami entreprit de la laver le plus innocemment du monde, avec une performance d'acteur rare qui consistait à ne rien laisser paraître de son trouble.
Quelques minutes plus tard, Koneko-Chan reposait tranquillement contre lui, emmitouflée dans un de ses kimonos et ronronnait doucement. Le noble, vêtu simplement d'un vêtement bleu nuit qui s'ouvrait délicatement sur son torse pâle, se délectait du simple contact de la joue de sa compagne contre son coeur. Battements et ronronnements semblaient s'être accordés en une parfaite mélodie empreinte de sérénité. Ses doigts glissèrent dans la chevelure immaculée, lentement, se délectant de ces fils de neige qui coulaient comme de la soie liquide. Doucement, il glissa son nez dans les cheveux de la créature, se délectant de cette odeur si particulière, mélange subtil de fleurs et de cuir, de chair exhalant une grâce féline, une sensualité inconsciente et une délicatesse presque palpable. Il lui était tellement difficile de rester froid et stoïque en sa présence. Même lorsqu'elle n'était que ce petit animal irascible. Il l'aimait alors pour sa manière de lui tenir tête, d'être insupportable, jalouse et fièrement indépendante. Il l'aimait parce qu'elle le faisait tourner en bourrique mais revenait toujours vers lui. Il l'aimait parce qu'il pouvait tout lui dire et qu'elle l'écoutait alors, comme si elle comprenait l'importance de ces choses qu'il n'avait encore jamais dites à personne. Il l'aimait alors qu'elle frottait sa petite tête contre sa joue alors que la gorge serrée il lui parlait d'Hisana. Il l'aimait parce qu'il lui semblait que sa peine s'atténuait en sa présence.
Et à présent il l'aimait. Parce qu'elle le faisait toujours tourner en bourrique. Parce qu'elle n'en faisait qu'à sa tête. Parce qu'elle était revenue. Seulement pour lui.
*** c'est ce que je me dis souvent aussi ^^" et OUI l'auteur de fanfictions se marre souvent aux dépens de ses personnages (et aux dépens de ceux qui ne lui appartiennent pas aussi). C'est une fatalité mon petit Byakuya !
**** je n'ai jamais dit que mon sens de l'humour était meilleur que celui de Gin hahaha !
***** et la mauvaise foi de Byakuya devint légendaire
J'espère que ce chapitre vous a plu ! Personnellement, il me rend toute guimauve, je trouve Byakuya trop mignon lorsqu'il s'attendrit comme ça. Bref rendez-vous pour le prochain chapitre, le dernier avec ce que vous attendez tous (ne niez pas je le sais !), le lemon !
Et comme j'avais promis une surprise, voici le portrait de Koneko-Chan ;) (mais comme le site n'aime pas les liens il faut enlever les espaces)
h t t p : / / mademoizellekity . deviantart . com / # / d 4 j r j p e
Gros bisous à tous, miaou !
