Attention: One piece ne m'appartient pas
Note de l'auteur:
Voilà le chapitre 4 ! Chapitre un peu court mais il est nécessaire pour mettre en place les événements qui auront lieu dans les prochains chapitres.
Pour répondre à une question qui m'a été posée sur mon rythme de publication, j'essaie de poster un chapitre par semaine. Voilà, sur ce bonne lecture !
En se réveillant ce matin là la blanche sentit une douce source de chaleur non loin d'elle, ceci en plus du fait qu'elle était confortablement installée entre des draps chauds ne lui donna aucune envie d'ouvrir les yeux et de se lever, non, elle voulait simplement rester là et profiter de ce doux moment de calme et de confort. Après un instant elle se retourna pour s'approcher un peu plus de la source de chaleur derrière elle, quand elle entra doucement en contact avec ladite source elle resserra les draps autour d'elle avec un soupir d'aise, elle ne s'était pas sentie aussi bien depuis si longtemps qu'elle préférait ne pas compter.
Elle sentit alors sa bouillote respirer et entendit les doux battements d'un cœur, respirer ? Un cœur ? Elle ouvrit soudainement les yeux et son regard se posa immédiatement sur une masse couverte d'un tissu blanc, un dos sans aucun doute. Elle s'écarta doucement et releva un peu les yeux pour savoir à qui elle avait à faire, la première chose qu'elle vit, lui révélant immédiatement l'identité de la personne qui se trouvait en face d'elle, fut des cheveux rouges.
Shanks.
Elle baissa alors les yeux sur son corps et vit que la serviette qu'elle avait nouée autour de son corps s'y trouvait toujours, ce qu'elle trouva elle-même étonnant, il fallait croire qu'elle ne bougeait pas beaucoup dans son sommeil. Avec un soupir de soulagement, notamment parce que Shanks était toujours habillé, elle sortit doucement du lit, essayant de ne pas réveiller le roux. Elle s'était fugacement souvenue de la raison pour laquelle elle était là, surement s'était-elle endormie sur le lit alors que le capitaine allait chercher ses affaires, oubliées dans sa chambre. En balayant la pièce du regard elle vit ses vêtements soigneusement posés sur un coin libre du bureau. Elle s'en empara et partit silencieusement vers la salle de bain pour se changer. Une fois cela fait elle peigna sa longue chevelure blanche, qui avait enfin retrouvé son éclat dentant, et sortit sans bruit de la chambre.
Dans le couloir tout était calme, la jeune femme déduisit alors rapidement qu'il devait être encore tôt. Avec un fin soupir elle tourna les talons et prit le chemin du pont.
Quand elle ouvrit la porte séparant les couloirs de l'extérieur, elle remarqua rapidement qu'il faisait gris ce matin là et nul doute que la pluie n'allait pas tarder à tomber sur le Red Force. Pourtant, malgré l'averse prête à tomber, Haiko se dirigea vers la proue et s'asseya sur le bastingage en bois, les jambes vers l'extérieur, se tenant dos au reste du navire.
Elle laissa son regard dériver sur l'horizon devant elle, si elle aimait la mer c'était bien pour ça, pour pouvoir constater elle-même combien les océans étaient vastes, combien le monde l'était et ce rien qu'en voyant cette immensité d'eau s'étendant à perte de vue sans aucune gêne dans son champs de vision, que de l'eau et encore de l'eau. Oui, elle aimait l'océan et c'était bien pour ça qu'elle n'avait jamais voulu manger de fruit du démon, elle aimait aussi bien voguer sur l'océan que nager en son sein et découvrir multes paysages et multes trésors en ses fonds.
Et puis il y avait l'air marin, elle aimait son odeur tout autant qu'elle aimait sentir les embruns traverser ses longs cheveux immaculés.
Perdue dans ses pensées elle ne se rendit compte que quelqu'un se trouvait derrière elle que quand un bras vint entourer sa taille et une tête se poser dans le creux de son cou. La jeune femme sursauta et serait tombée à la mer si le bras qui lui retenait la taille n'était pas aussi fort. C'est avec un mécontentement non fin qu'elle tourna la tête vers le coupable, dont elle ne douta pas une seconde de l'identité Shanks, encore et toujours.
Malgré son grognement mécontent le capitaine ne bougea pas, ses cheveux rouges cachant son visage, enfoui dans le creux du cou de la jeune femme, dans le prolongement de son épaule.
- Tu ne me chasses pas ? Demanda-t-il finalement.
- Pas aujourd'hui, on dirait. Soupira-t-elle en tournant à nouveau les yeux vers le large. J'aurai pu tomber. Termina-t-elle.
- Je t'aurai retenue, et puis autrement j'aurais perdu mon effet de surprise.
La blanche ne répondit que par un bref hochement de tête, il était irrécupérable. Après un moment elle se laissa aller contre le torse large du rouge, cherchant un peu de sa chaleur contre son dos. Le capitaine en fut ravi apparemment, au vu du sourire que la jeune femme sentait contre la peau pâle de son cou.
Malgré ses propres réticences, venant plus de son esprit qu'ailleurs, elle ne pouvait s'empêcher de chercher son contact, inconsciemment. Malgré ce qu'elle souhaitait pouvoir croire, elle aimait être avec lui, être là, pourquoi ? Elle ne saurait le dire, c'était… comme si ça avait toujours été sa place. Petite déjà, sur l'Oro Jackson, elle restait toujours avec Shanks et Baggy, souvent collée derrière le rouge. A l'époque Baggy l'appelait ''la glue'' ou ''le poisson pilote'', d'autres s'amusaient plutôt à l'appeler ''le poussin'', dont la poule était bien sur Shanks, quoi que parfois il s'agissait de Roger. Il faut croire qu'elle était plus câline qu'elle ne voulait l'admettre.
En grandissant elle s'était éloignée, elle savait qu'elle ne pouvait plus agir comme l'enfant de 8 ans qu'avaient recueillis Roger et ses hommes. Pourtant elle l'avait fait à contre cœur, à l'époque de la mort de Roger il n'était d'ailleurs pas si rare que ça qu'elle se faufile dans le lit du rouge pour passer la nuit avec lui. Elle avait besoin de contact, c'était ainsi et quoi qu'elle souhaite elle ne pouvait pas s'en empêcher.
Mais maintenant…
La jeune femme se raidi en sentant un baisé se poser sur son cou puis sur sa clavicule, quelque peu exposée entre les pans de sa chemise, puis un nouveau, un peu plus haut, à la jonction entre sa chemise et son épaule. Puis ils remontèrent doucement, le bas de son cou, sa jugulaire, sa mâchoire…
- Shan… Shanks… Haleta-t-elle en se tortillant, n'essayant cependant pas de se soustraire entièrement de la prise du roux. Shanks… a… arrête, s'il te plait. Gémit-elle en le sentant lui mordiller le creux du cou.
- Non. Souffla-t-il entre deux baisés.
Elle était coincée, si elle le repoussait trop fort, si tant est qu'elle y arrivait, elle tomberai à la mer, mais si elle ne faisait rien il ne cesserait pas ce qu'il faisait. Et ne parlons pas d'hausser la voix, ça attirerait quelqu'un et ça finirai en rumeur à n'en plus finir, ce dont elle se passerai bien.
Elle le sentit alors lui suçoter la base du cou, au niveau de son épaule, cet imbécile était entrain de lui faire un suçon !
- Shanks arrête ! Gronda-t-elle à mi-voix.
Le rouge ne sembla pas faire attention à ses protestations mais il cessa tout de même ce qu'il faisait et passa doucement sa langue sur la peau meurtrie. A ce geste la jeune femme frissonna, autant elle n'aimait pas être dans cette situation ici et maintenant autant elle ne pouvait empêcher son corps de réagir aux divers traitements que lui infligeaient le rouge, et ça l'énervait, parce que c'était probablement ce qu'il cherchait.
Quand elle sentit la prise qu'il avait sur sa taille faillir un instant elle n'hésita pas à se tourner vers lui pour lui exprimer clairement son énervement, grave erreur. Dès lors qu'elle rencontra son visage elle se perdit dans ses yeux sombres, elle n'avait jamais su dire si ils étaient bruns ou noirs, peut-être les deux qui sait.
Le capitaine, lui, n'hésita pas à profiter de son désarroi pour l'embrasser avec fougue, passant son bras derrière son dos pour ne pas qu'elle tombe en arrière. Une fois la surprise passée il la sentie répondre, bien qu'hésitante. Bientôt elle entoura ses bras autour de son cou et le laissa passer sa langue pour rejoindre la sienne. Commença alors une danse enflammée, que le rouge ne manqua pas d'approfondir en serrant d'avantage la blanche contre lui.
Finalement, entre deux baisés, le capitaine lui murmura trois mots, trois petits mots qui allaient tout changer.
- Je t'aime, Haiko. Murmura-t-il. Je n'ai jamais cessé de t'aimer.
La blanche écarquilla les yeux, ce n'était pas la première fois qu'il lui disait ça mais aujourd'hui… aujourd'hui elle sentit quelque chose se briser en elle. Doucement mais fermement elle l'écarta d'elle, passa ses jambes au dessus du bastingage et mit pied à terre, le visage bas, caché par sa frange immaculée. Un peu inquiet le capitaine leva la main vers elle, voulant voir son visage, mais elle ne lui en laissa pas le temps, écartant sa main et partant à toute vitesse vers les cabines.
- Haiko ! S'exclama le roux en commençant à la suivre.
- Ne me suis pas ! S'exclama-t-elle d'une voix brisée.
Le capitaine s'arrêta net, pétrifié. Avant qu'elle ne ferme la porte qui menait au couloir desservant les chambres il avait entraperçu une larme, allant de paire avec sa voix brisée quand elle lui avait demandé de ne pas la suivre.
Il ne comprenait pas, pourquoi avait-elle réagit ainsi ? Pourquoi … ? Des dizaines de questions lui vinrent mais aucune réponse, il ne comprenait pas.
Soudainement la voix de son second le sortit de ses pensées, lui aussi avait les yeux rivés sur la porte.
- Je sais ce que tu ressens, dit-il, et il était évident que tu finirais par lui dire, mais as-tu pensé une seconde à ce qu'a pu être sa vie durant tout le temps où elle a quitté l'équipage ?
Le rouge ouvrit et ferma la bouche un moment, ne sachant quoi dire. Son second avait raison, il n'avait pas pensé une seconde à ce qu'avait pu vivre la jeune femme avant de revenir ici, surtout qu'il y a peu de temps elle se trouvait encore à Impel Down. Il avait agit sans réfléchir et avec impatience, la réaction qu'elle avait eu était entièrement de sa faute, maintenant il devait se faire pardonner, mais comment ? Il s'avait d'avance qu'elle ne voudrai pas lui parler dans l'immédiat, cette fois il devrait se montrer patient.
Finalement il poussa un long et sonore soupir, qui fit rire son second.
- Courage. Fit-il en posant une main sur l'épaule de son capitaine avant de partir vers le gouvernail.
- Ouais, ça, il va m'en falloir. Soupira-t-il avant de se diriger vers le réfectoire pour le petit déjeuner.
