Pourquoi. Il m'avait demandé pourquoi.

Pourquoi avais-je fait ça ? Pourquoi ne lui avais-je rien dit ? Pourquoi vouloir être un monstre ?

…...comment lui expliquer que ce n'était pas ça ? Comment lui dire que c'était plus compliqué qu'à première vue ? Comment lui faire comprendre ce que je ressentais alors ?

J'étais prisonnier de mon corps comme un fou dans une cellule capitonnée. Vous imaginez ce que cela peut faire ? Avoir toujours l'impression d'être un étranger au milieu de beauté ? D'être défiguré au point de vouloir mourir ?

Non. Sauf si vous êtes comme moi. Alors comment lui, jeune adolescent rebelle et beau, pourrait-il me comprendre ?

Essayerait-il au moins ? Dans ses yeux je crois voir que oui, mais je ne suis sûr de rien. Mes lèvres sont soudainement sèches et ma bouche refuse de s'ouvrir. Les mots sont tout à coup dur à trouver et ma gorge est enrouée. C'est la même sensation que lorsqu'on se réveille après avoir bu la tasse. C'est très désagréable, cela donne un sentiment d'insécurité et vulnérabilité. Comme si je ne l'étais pas déjà...

Sans m'en rendre compte, perdu comme je l'étais dans mes pensées, je ne vois pas ce qui se joue devant moi. Le combat continue, il fait rage, pendant que mon esprit endormi réfléchit. Il repasse en boucle les paroles de Peter Parker. Cela l'obsède. Cela...m'obsède. Je ne saisis pas la raison de cette agitation soudaine en moi, je m'en moque. Pour l'heure, le lézard – le monstre – a prit possession de mon corps et en fait ce qu'il veut.

Je crois que le déclic, le retour à la réalité, c'est fait quand Peter m'a congelé pendant quelques secondes. Qu'est-ce qu'il se passait ? Depuis quand Peter était-il autant blessé ? Et que faisait ce policier, au visage familier, par terre, baignant dans son propre sang ?

Son sang... Tuer. Encore. Un autre innocent. La culpabilité devient plus forte et laisse le temps à l'adolescent de diffuser l'antidote dans la machine infernale.

Une douleur fulgurante me transperce le corps de part en part. La peau reptilienne disparaît peu à peu, libératrice de toute cette haine et cette ivresse de pouvoir. J'ai l'impression de sortir du coma ou d'un long rêve fatiguant. Je fais trois pas et m'écroule, mes jambes étant engourdies. Je voudrais rester assis là pour l'éternité, mais la réalité en décide autrement.

Je vois la silhouette lointaine de mon cadet glissée vers le bord du toit. Si il tombe, il meurt.

Non. Pas ça. Pas lui.

Avec toute la force qu'il me reste, je cours vers lui et le rattrape in-extrémis. Quelques secondes plus tard et c'était fini. Il tourne son visage épuisé vers moi, une lueur reconnaissante dans le regard. Tout deux pensons être libre, sauvés, quand tout à coup mon bras droit s'effrite. Normal, l'antidote avait bientôt terminé son travail, je redevenais donc amputé de ce bras. Le problème étant que c'était avec lui que je tenais Peter. Heureusement, j'arrive à faire la transition vers mon bras gauche.

La douleur que je ressens pour le remonter est la pire que j'ai jamais ressenti. Je ne souhaite ça à personne.

Nous nous observons mutuellement quelques instants avant que Parker ne parte voir comment va le policier. Moi je reste là, nu, couché sur le toit, au milieu des débris et de la poussière. La nuit est froide et je me sens très seul.

Seul avec cette même question qui trotte dans ma tête : pourquoi ?

Et hop ! Une bonne chose de faite ! Je suis inspirée par ce pairing pour l'instant donc j'en profite xD

Vous avez donc 2 one-shot pour le prix d'un. Content ?

A vos reviews ! Vous ne le savez pas, mais chacune de vos reviews me fait exploser de joie et m'encourage à écrire !