Coucou les gens ! Cela fait un petit moment que je n'ai pas posté. Je suis affreusement désolée ! Je ne tiens pas vraiment un rythme de parution. D'autant plus que je suis en pleine période d'examen. Pendant les vacances, j'essayerai d'écrire plus vite :).
Vos review me font toujours très plaisir d'ailleurs. J'espère que ce chapitre vous plaira tout de même...Bon, il est quand même vachement bâclée. M'enfin, il est là quand même. Je n'ai pas trop vérifié les fautes, je le corrigerai quand j'aurais du temps ! (Pas avant mardi donc, car je passe mon oral de français...snif.)

Bref, sincèrement, ce chapitre est longuet quand même, on apprend pas grand chose...enfin si quand même mais voilà. Ce n'est point grandiose. Mais c'est tout ce que l'inspiration m'a donné (elle n'a franchement pas été généreuse pour le coup). Pour le coup, j'ai repris pas mal d'élément du livre dont je m'inspire. ^^

Je dédicace ce chapitre à ma darling (Asahiiiiiiiii). Et aussi à ma femme. Voilà. Coucou vous deux c: .


Suite à l'interminable déjeuner où les trois idiots ne firent que discuter entre eux sans vraiment faire attention à moi, nous partîmes du self. Je voulais retourner dans ma chambre, au calme, sauf que Bonnefoy en décida autrement et nous emmena en haut de la tour du château. Je devais bien avouer que la vue y était superbe, mais encore une fois, je ne voulais pas être avec eux. Ils regardaient tous les trois le paysage, appuyés sur le rebord, leurs dos courbés, leurs bras croisés sur le bois qui clôturait la tour. Et moi je restais en retrait, une nouvelle fois. Je n'avais jamais été un meneur de groupe et aussi loin que je m'en souvenais, je n'avais jamais été intégré à un groupe d'amis. Je n'étais pas un mouton, je n'avais pas non plus la carrure d'un chef et ce n'était sûrement pas moi qui servirait de moteur. Je n'avais pas d'importance dans un groupe social. J'étais un simple être solitaire vaguant dans un agrégat physique incertain mais je me félicitais d'être aussi marginal.

Plongé dans l'éternel gouffre de ma pensée, je ne fis même pas attention au fait que l'Allemand et l'Espagnol (j'avais déduit leurs nationalités à la façon dont il m'avait salué) avaient déguerpi. Il ne restait que Francis, moi et le silence. Il ne me regardait pas. Ses yeux étaient rivés vers le ciel. Je m'avançai alors à ses côtés, m'adossant au bord et regardant son visage. Pour la première fois depuis notre rencontre, Bonnefoy ne faisait pas attention à moi. C'était également la première fois que je le voyais ainsi : il avait un regard si mélancolique. Je n'étais pas empathique mais le regard du Français avait cette lueur indéchiffrable et mystérieuse que je n'avais encore jamais vu. Il semblait si blessé et vulnérable. Il n'avait plus son sourire rayonnant. Sa nostalgie m'atteignait en plein cœur, moi qui ne faisait pas attention aux sentiments des autres et, dans sa souffrance silencieuse, je percevais une certaine beauté.

Pourtant, je ne lui demandai pas la raison de ce silence infini, de ce manque d'enjouement. Ce n'était pas mes affaires et qu'en ferais-je ? Je n'étais pas doué pour ça. Je n'étais pas la personne idéale qui parlait de sentiments à tout va. Et puis, qui me disait qu'il m'en parlerait ?

Alors, on se taisait.

- Pourquoi es-tu venu ici, Arthur ? demanda le blond, brisant le silence, sans me regarder.

C'était la première fois qu'il prononçait mon prénom. Il sonnait bien de sa bouche. Sa voix suave faisait rouler les syllabes sur sa langue, d'une voix au ton à la fois doux et grave d'un jeune homme. Je me demandais ce qu'avait bien pu donner sa voix avant qu'il n'ait mué. Son accent purement français faisait qu'il n'arrivait pas bien à prononcer mon prénom et plus particulièrement le « th » qui n'existait pas dans la langue de Molière. Son « Arthur » était donc spécial. Un espèce de « Arrrtuuurrrr » à la française, désagréable mais unique. Et même si cette petite erreur titillait mon ouïe, je ne la relevai pas.

En vérité, toute cette réflexion sur la façon dont il prononçait mon nom, c'était surtout pour me laisser réfléchir à sa question. Qu'étais-je venu chercher ici ? Qu'attendais-je de cette école, de ce pays, de cette nouvelle vie ? Cela restait un mystère, même pour moi surtout pour moi.

- Je dirais qu'il est « des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l'existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose », finis-je par dire.

- C'est de qui ?

- Oscar Wilde.

- Et tu sais ce que ça signifie, exactement, vivre ta vie « pleinement, entièrement et complètement » ?

Il y eut un gros blanc suite à cette question. Il n'avait pas tout à fait tort. Comment un type comme moi qui n'avait jamais rien fait de ma vie, qui n'avait aucune expérience, pouvait bien savoir ce qu'était vivre sa vie à fond ? Cette réponse, je ne pouvais pas la trouver seule...

- Non. En fait, je ne sais pas ce que je suis venu chercher ici. Je dirais que « je m'en vais chercher un Grand Peut-Être ».

- Crée donc tes propres phrases au lieu de citer des auteurs. C'est tellement impersonnel !

- Je...Je n'aime pas parler de moi.

J'entendais par là que je ne voulais surtout pas parler de mes sentiments. Je détestais le faire, premièrement et en plus, je ne savais même pas si j'en étais réellement capable. Comme je le disais, personne ne s'intéressait à moi. J'avais donc crée une carapace et je savais qu'elle était impénétrable, même avec toute la volonté du monde.

- Donc toi tu es venu pour trouver un Grand Peut-Être ou je ne sais quoi, rigola-t-il. Moi, je suis là depuis l'année dernière et j'ai rencontré Antonio et Gilbert. Depuis nous sommes inséparables !

- Ah, super...

- Notre but est de combattre les Weekenders, dans cette école.

- Les...quoi ?

- Les Weekenders. Pour faire simple, ce sont des gosses de riches se croyant tout permis. On les appelle comme ça car ils peuvent rentrer le week-end chez eux sans rester à l'internat car ils sont assez riche pour le faire. Avec les gars, on combat donc les injustices en leur faisant des crasses...

- Tu es en train de me dire que tu t'amuses à emmerder des élèves juste parce qu'ils sont assez riches pour repartir chez eux ?

- N'oublie pas qu'ils se croient tout permis et qu'ils rabaissent les autres. N'est-ce pas une raison suffisante ?

- J'applaudis surtout ton comportement, c'est d'une puérilité affligeante. Vivement que je trouve d'autres personnes avec qui...Oh et puis non, je n'ai besoin de personne !

- Quelle mauvaise foi. Par contre, je te conseille de faire attention aux Weekenders, hein. Ils ne m'aiment pas, ça ne m'étonnerait pas qu'ils s'en prennent à toi.

- Ne raconte pas n'importe quoi Bonnefoy, je n'ai rien à voir avec toi. Je suis sûr et certain que ces « Weekenders » comme tu dis, ne me feront rien, du moment que je me tiens à carreaux.

- A ta place, je ne prendrais pas mes indications à la légère.

- C'est ça, c'est ça, retourne voir plutôt ta...copine, là.

Et je partis. Loin de la tour, loin de Bonnefoy et des conneries qu'il débitait, loin de ses potes, loin des autres élèves, loin du monde, loin de tout la tête sur l'oreiller, ailleurs, les yeux fermés, les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles...

« La solitude me désespère; la compagnie des autres me pèse. La présence d'autrui dévie mes pensées ; je rêve cette présence avec une distraction d'un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir. » - Fernando Pessõa.


- Prends-lui les pieds, prends-lui les pieds, bon sang !

Quel était ce bruit... ? Pourquoi j'avais froid, tout à coup ? Et j'avais faim en plus...Mais surtout froid. Shit, qu'est-ce qu'il se passait ? Pourquoi avais-je l'impression de ne plus sentir le lit sur mon dos ? Pourquoi n'arrivais-je plus à bouger mes bras ni mes jambes. Je rêvais ou j'étais bien attaché ? Et on me portait ! Je tentais désespérément de crier, mais j'en étais incapable, trop surpris pour faire quoi que ce soit. Merde, merde... ! Le pire, c'est que je ne voyais plus non plus, mes yeux...On avait bandé mes yeux ! Merde ! Qu'est-ce qu'il se passait à la fin ? J'essayais désespérément de bouger, mais on me tenait fermement. Si c'était une blague de Bonnefoy, elle était réellement de mauvais goût !

- Arrête de gigoter ! Bonnefoy ne viendra pas te sauver, mon gars.

- Que voulez-vous à la fin ?!

Et mes assaillants s'arrêtèrent d'un coup sans pour autant me lâcher.

- On veut juste te donner une petite leçon afin que tu comprennes que tu devrais mieux choisir tes fréquentations, au lieu d'être pote avec des mecs aussi cons que Beilschmidt, Carriedo et Bonnefoy.

Je ne pus rien dire. Ni même faire quelque chose. On me retira juste mon bandeau des yeux et je pus apercevoir rapidement un de mes agresseurs : un blond à lunettes.

Suite à ça, on me lâcha. Et je me sentis chuter. Une chute qui dura quelques secondes mais qui, pour moi, dura une éternité. Mon corps, lui, fut totalement engloutit. Ces enfoirés m'avaient envoyé dans l'eau, attaché. Et moi, je me tortillais comme un malheureux, tentant désespérément de garder ma tête hors de là. Les problèmes auraient pu s'arrêter là, évidemment. Sauf que je ne suis pas comme les autres, il fallait que cela tombe sur moi, comme d'habitude.

Nous avons tous une grande peur dans la vie. Ceux qui osent le nier sont sans doute les plus peureux d'entre nous. Les êtres humains, tout comme les animaux, ont un instinct de préservation. Malgré toute la bravoure et le courage dont vous pouvez faire preuve, il y a forcément quelque chose qui vous effraie, sinon, je ne vous crois pas humain. Les peurs peuvent, évidemment, prendre plusieurs formes. Certains ont peur du noir, d'autres des piqûres, ou encore de espaces confinés, ou même de la mort elle-même. Certaines peurs peuvent également être plus farfelues que d'autres, comme l'hexakosioihexekontahexaphobie, la peur du chiffre 666 dont le nom me faisait encore plus peur que la phobie en elle-même. Mais, dans tous les cas, que vous ayez peur de votre voisin de pallier, des araignées, des moches, des beaux, des armoires, des conneries ou bien des fanfictions mal écrites, une chose était sûre et certaine : il ne fallait jamais se moquer d'une personne et ne surtout pas la provoquer en la confrontant à sa peur juste pour un simple petite « blague ».

Pour ma part, j'avais une phobie aigu de l'eau mais surtout de la noyade. Le problème étant que je ne savais pas nager. Chose que je ne disais jamais à personne, de peur du regard des autres. Même si je m'en fichais du regard des autres, bien sûr...Mais bon, j'avais une fierté tout de même. Cette peur remontait à mes cinq ans, quand mes frères eurent la terrible idée de me jeter la tête la première dans l'eau glacée de Towan Beach à Newquay, ville située au niveau de la côte Atlantique des Cornouailles. A leurs yeux, ça avait été une plaisanterie bien sûr. Keith et Carwyn avaient sans doute souhaité me jeter à l'eau et me repêcher juste après sauf que 1) je ne savais pas nager, 2) j'étais limite au stade de l'hypothermie et 3) le courant m'emportait. Je leur en voulais toujours évidemment...Comment aurais-je pu m'en sortir seul ? Moi, le petit Kirkland maigrelet, haut comme trois pommes, aquaphobe, qui détestait partir en vacances à la mer ? Je me souvenais encore couler, avaler le liquide salé, paniqué en m'agitant dans tous les sens, ingurgiter encore plus d'eau, la sentir remplir mes poumons petit à petit et finir par ne plus avoir la tête hors de l'eau...et couler...couler...pour perdre connaissance. Carwyn me raconta que Papa me sauva de ma noyade, quelques instants plus tard que tous les deux avaient reçu une bonne leçon, ils le méritaient après tout. Quant à moi, je n'eus pas de séquelles, mis à part une réelle phobie de l'eau et de la nage. Il semblait plus qu'évident que je n'apprendrai jamais à nager un jour, que c'était une cause perdue d'avance. Je ne voulais pas le faire de toute manière, ça servait à rien de me battre pour une ça et surtout de me faire du mal.

Peut-être que mon erreur résidait là. A ne pas combattre ma peur, voilà que je me retrouvais dans une situation similaire et que je ne savais pas quoi faire. Mais dans ce cas-présent, tout était différent. Plus jeune, je n'avais pas été pieds et poings liés, je n'avais pas eu les yeux bandés, je n'avais pas été jeté dans l'eau par des inconnus et...il y avait eu quelqu'un à me sauver. Cette fois-ci, j'étais seul. Personne ne viendrait sauver le pauvre petit nouveau asocial. Personne ne viendrait sauver une connaissance de Bonnefoy. C'était de sa faute, encore ! Je le détestais, je le haïssais tellement !

J'allais mourir...

Cependant la sensation de l'eau sur mon corps qui alourdissait mes vêtements me fit prendre conscience d'une chose : je ne devais pas mourir aussi pitoyablement que dans une noyade. Quelques mois auparavant, je me serais tout simplement laissé noyer, j'aurais pu le faire : être un lâche. Mais je n'étais plus le même qu'avant. En décidant de venir dans ce pays, de quitter le cocon familial, j'avais décidé d'être indépendant, de changer de vie et prendre confiance en moi. Je ne devais pas me laisser faire !

Alors je me tortillais comme un poisson hors de l'eau pour tenter de me détacher tout d'abord. Je n'avais pas pied, aucun moyen de rester à la surface donc, l'eau du lac étant douce.

Le scotch qu'on avait utilisé afin de m'attacher semblait assez solide et l'eau ne suffisait pas à détendre mes liens afin que je puisse me libérer.

Mais j'avais un tout autre plan. J'essayais tant bien que mal à regagner la rive du lac en m'agitant de droite à gauche, utilisant mes pieds comme nageoire caudale. Autant vous dire que je devais être ridicule en plus de ne pas avancer. Rien à faire, je stagnais et cela m'énervait, et m'agitait, et me faisait perdre tous mes moyens. Je perdais de l'énergie pour rien. Je ne pouvais plus rien faire. Alors, quand je fus totalement à bout de souffle, j'arrêtai tous mes mouvements et me laissai couler, comme le jour de mes cinq ans...

Alors, j'allais vraiment partir comme ça ? Les yeux fermés, mon corps au fond du lac ? Je ne pouvais même pas pleurer vu que mes larmes se mêlaient à l'eau meurtrière. Personne ne viendrait...Et mes agresseurs auraient eu raison de moi...

Bizarrement, je me sentais en sécurité dans les bras du lac. Comme un enfant encore dans le ventre de sa mère. L'eau, je la détestais tellement, elle qui voulait me tuer et qui était maternelle à la fois. Tous mes problèmes allaient s'envoler avec moi, je n'aurais plus ce mal de vivre, n'est-ce pas... ?

C'était bon...Mes poumons ils...me lâchaient...

Le noir.

Quand le jour revint à moi, je vis deux orbes bleues. Deux saphirs, deux océans qui s'entrechoquaient. Deux mers où il y avait sans doute plus de choses naufragées et englouties dans le fin fond du bleu de leur âme que dans la véritable mer elle-même. Ces choses me regardaient avec inquiétude. Et mon corps, froid, mouillé, lasse de tout mouvait été tout simplement blottit dans des bras un peu plus fort que les miens. Je ne savais pas où est-ce que j'étais, ni même ce qui m'entourait. Je ne voyais que ces yeux...

- Arthur...Arthur dis-moi qui t'a fait ça ?

- Hm...

Quelle était cette voix... ? ….

Francis ?

FRANCIS ?!

- Ahhh, damn it, lâche-moi ! Criai-je en m'écartant.

- Calme-toi donc, c'est comme ça que tu remercies ton sauveur ?

Mon sauveur... ?

- Tu veux dire que...C'est toi qui m'a sorti de l'eau ?

- Oui. Tu as vu mon état ? Mes cheveux sont mouillés, adieu mon brushing. Et mes vêtements sont bons à laver...

Il disait ça avec un ton faussement désespéré. Il semblait me faire un reproche pourtant, son inquiétude s'était vite changé en soulagement. Comme il l'indiquait d'ailleurs, il n'avait plus l'air aussi resplendissant. Il avait désormais les cheveux tout plat, à cause de l'eau et les vêtements translucides...Ahh...Très belle vue. Qu..Qu'est-ce que je regardais là ?

- Tu as reconnu tes agresseurs ?

- Non. Je ne les connaissais pas et ils m'ont bandé les yeux. J'ai juste eu le temps de voir l'un d'eux... Un blond avec des lunettes.

Il me regarda avec un air tout à fait neutre, comme si...Il s'y attendait. Il soupira finalement. Francis paraissait terriblement agacé et sur les nerfs, contrarié.

- C'est Alfred Jones, j'en suis sûr.

- Qui... ?

- Alfred Franklin Jones, si tu préfères. C'est le fils du fondateur et actuel directeur de l'école. Je crois que tu as très bien deviné que c'est un Weekender. Et vu que je sais que tu écoutes très bien ce que je raconte, tu as dû te douter que, vu que tu me parles, ils s'attaquent à toi. Mais ne t'inquiète pas, on te vengera. On s'attaque pas aux innocents comme ça.

- Il faudrait en parler au Directeur...Ou bien Madame Karpusi...Ou à Madame Alcona...L'Aigle !

- Surtout pas ! Ici, on n'aime pas les cafteurs et les balances. Tu risques vraiment d'avoir encore plus d'ennuis...

- Mais...

- Il n'y a pas de « mais » qui tienne. Fais moi confiance.

Faire confiance à Francis Bonnefoy était sans doute la dernière chose que je ferais même dans un cas de force majeur comme l'apocalypse ou la fin du monde. S'il pensait qu'il m'avait mis dans sa poche en me sauvant, il se trompait sévèrement. Ce n'était pas son beau petit minois (et non pas cul, vous pensez vraiment qu'à ça) qui allait me plaire. Ce n'était pas son courage d'avoir sauté dans un pauvre petit lac de pacotille pour me repêcher qui allait le rendre plus agréable à mes yeux (car oui, figurez-vous que j'aurais pu m'en sortir seul).

Il se releva et m'aida à me redresser néanmoins : c'était la moindre des choses, j'étais frigorifié après tout. Et sans attendre quoique ce soit, il se retourna, les mains dans les poches, tandis que tout ses vêtements étaient aussi mouillés et collant au corps que les miens, puis marcha en direction de l'école.

Je soupirai un bon coup et m'efforçai de le rattraper pour marcher à côté de lui, et je le regardai. Son petit sourire stupide et son regard crédule que je détestais tant, il l'avait retrouvé. Il tourna la tête vers moi, me surprenant à le regarder. Et il me sourit, comme un enfant, et moi je rougis, comme un idiot. C'est ça que je détestais chez lui...

- Merci...Pour m'avoir sorti de l'eau, Bonnefoy.

- De rien, mon cher...

Ce sourire...

Ce n'est qu'un rentrant que l'on vit les deux crétins qui lui servaient de potes affalés sur le canapé de notre chambre en train de se bécoter devant un TV show rempli du futilités...Attendez, j'ai bien dis bécoter là ?

- Les gars, trouvez-vous une chambre franchement !

- Mais la tienne est parfaite pour ça, Francis ! sourit tout simplement l'Espagnol. Qu'est-ce que vous faites dans cet état d'ailleurs ?

Francis leur expliqua en détails la scène. Je n'avais qu'une envie : le frapper pour avoir dit à tout le monde que j'étais en train de me noyer. Mais mon esprit était bien trop traumatisé par la vision d'Antonio et de Gilbert en train de se rouler un patin juste devant nous...Dans notre chambre. Enfin...Dans la pièce du dortoir des garçons que je partageais avec la grenouille (« notre chambre » ça fait vraiment intime comme expression quand même).

- Attend, Franny, tu es en train de nous dire que Jones et ses potes ont presque tué le bleu ? demanda Beilschmidt, visiblement surpris et agacé.

D'ailleurs ce qui m'agaçait surtout, c'était ses surnoms à la con là...Ce n'était pas moi qui l'appelait « l'albinos », alors il pouvait arrêter de m'appelle « le bleu » ou bien « le tocard ». Merci.

- Tout juste.

- Ah, los cabrones ! T'inquiète Kirkland, on te vengera.

Sur ces mots, Antonio me tapota l'épaule, comme s'il désirait me rassurer. Je me reculai légèrement, ne désirant pas être...proches d'eux. Pas après ce qu'il venait de m'arriver. Cependant, je vis très bien la détermination dans leurs regards. Ils semblaient tous les trois plutôt en colère contre mes agresseurs et, dans un sens, cela me rassurait. Enfin...Bref.

Je pouvais dormir tranquille...

Mais avant, me changer serait une bonne initiative, n'est-ce pas ?


Voilà voilà...Pauvre petit Arthur qui ne sait pas nager hein c:

Ah et en fait, oui, j'ai fais d'Alfred un "méchant". Mais vous n'avez pas encore vu le personnage en entier. Et comme gosse de riche, je ne vois pas qui est mieux placé qu'Alfred dans les personnages d'Hetalia. Puis bon, c'est cool aussi un Alfred pas sympa. Yep. J'assume. Et pourtant c'est l'un de mes persos favoris. Bref, je m'en fous, c'est ma fic. Voilà. /PAN/. -jesuislameufquisejustifiealorsqu'ellen'apasàsejustifier-.

D'ailleurs, ses sbires seront des OC (des OC de pays, ceux qui sont sur PK les reconnaîtront ! Car oui, ils n'ont pas dis leur dernier mot.)

A la revoyure 8D.