Salut Ô vous mes chers lecteurs !

Je n'ai pas trop le temps pour les Reviews,

Mais je vous remercie tous(tes) pour tous les gentils commentaires que vous m'avez laisser.

Je pense qu'à présent j'essaierai de poster un nouveau chapitre

tous les deux mois ou les mois et demi,

pour être aussi régulière que possible !

Bon j'arrête de parler et je vous laisser lire ce nouveau chapitre !


Chapitre 3 : Belle Demoiselle.

Je me situe dans un couloir des plus charmants du château. Sombre, entouré de murs aux pierres suintant d'humidité et partiellement recouvert de mousses verdâtres. La quasi-inexistence de la lumière me permet de trébucher à chaque pas contre le dallage particulièrement inégal. Et la voix de mini-Snape à ma droite, me semble ne pas avoir encore envisagée un repos des cordes vocales… Stupéfiant, non ?

Surtout qu'en sortant du bureau du directeur, le petit Serpentard a à peine daigné se présenter, le bonjour étant une option facultative ! Et étant donné que je ne raffole pas des silences glacés, il a fallut que je lui demande de me parler de sa maison. Depuis cet instant funeste où j'ai posé cette question inutile, il décrit en long, en large et en travers les qualités et vertus de Salazar Serpentard, de son directeur de maison et ne cesse de critiquer et de rabaisser les autres maisons, essentiellement les Griffondors. A l'écoute de la litanie qu'il profère sur eux, je fais un gros travail de self-control sur moi-même pour ne pas lui coller ma main à la figure.

'… Il n'y a qu'à regarder ses représentants de maintenant,' continue-t-il, sarcastique. 'Potter et Black sont les exemples mêmes de ses pseudo-courageux. Toujours à se vanter, à se valoriser et à idéaliser leur maison…'

Je commence sérieusement à saturer ! S'il rajoute encore un mot, je crois que je ne répondrais plus de rien…

On tourne à l'angle du couloir et on se retrouve face à une porte massive en bois sombre. Je me surprends à espérer avidement de ne pas entrer dans la Salle commune des Serpentards. Mini-Snape la pousse fatalement, non sans difficulté - à ma grande joie sadique -, et je suis aveuglée par le flot de lumière qui nous entoure. Je mets ma main en visière pour observer les lieux. C'est alors que je vois pleins d'élèves qui me renvoient le même regard. Dieu existe ! Je souris et bondis hors du couloir pour rejoindre tous ces élèves de Poufsouffle, de Serdaigle, de Griffondor et quelques uns de Serpentard. Je me retourne pour regarder Mini-Snape qui n'a pas l'air très joyeux d'être baigné dans cette marrée humaine. J'ai vraiment l'impression qu'il est mon opposé direct. Je jette un œil sur les environs et reconnaît aussitôt le Hall du château.

On m'interpelle et je me tourne en direction des voix. C'est avec horreur qu'un groupe de vert et argent se dirige vers moi, des airs supérieurs et hautains cloués à leurs visages et leurs démarches.

'Salut, je m'appelle Avery Nott,' dit l'un d'eux, assez grand et élancé, un sourire enjôleur suspendu à ses lèvres.

Il se penche vers moi pour me faire la bise et j'envisage franchement la fuite. Je me recule légèrement et lui tends la main pour qu'il la serre, un air faussement timide peint sur le visage. Il me fixe avec une incompréhension totale. Puis il touche ma main, suffisamment longtemps pour me saluer, et je me présente d'une voix légère. J'entends quelques rires plus loin et je souris aux Serpentard, satisfaite. Naturellement ça ne leur plaît pas, mais alors pas du tout ! Nott m'entoure de son bras droit et resserre sa prise sur mon épaule. Je serre les dents et souffre en silence. Les autres représentent notre escorte et cette fois je cherche réellement un moyen pour m'enfuir.

'Dis-moi, Hermione, je suis persuader que Severus ne t'as pas montrée notre belle salle commune…' me souffle mon cerbère.

Je secoue la tête, tétanisée. Mon cœur se met à battre plus fort. J'inspire, j'expire… Un toussotement se fait entendre derrière nous. Je m'arrête en même temps que Nott, et nous nous tournons d'un bloc pour faire face à Dumbledore.

'Hum ! Je vois que vous vous êtes mis à plusieurs pour présenter Poudlard à Miss Granger,' annonce-t-il d'un ton neutre qui ne le rendait que plus imposant.

Nott ouvre la bouche mais le directeur ne le laisse pas répliquer et enchaine :

'Mais je vais devoir vous emmener avec moi Miss. Nous avons à nous occuper de quelques papiers pour votre scolarité.'

Ma cage thoracique me semble se libérer en même temps que Nott me cède à Dumbledore. Je m'avance vers lui, soulagée, et le suie à travers les couloirs du château.

'Chocogrenouille à la praline' dit-il, et la gargouille d'entrée tourna, délivrant le passage des escaliers menant à son bureau.

Il pousse la porte et nous entrons. Il s'installe derrière son bureau alors que je m'assoie de l'autre côté. Il me scrute intensément, rendant l'atmosphère un poil tendue. Sympathique. Après deux minutes de silence qui me parurent interminable, Dumbledore prit enfin la parole.

'Que s'est-il passé avec les Serpentards ?' m'interroge-t-il presque fataliste.

Je ne comprends pas pourquoi il est ainsi, et la question non plus d'ailleurs. Ce n'est un secret pour personne que les Serpentards et les Griffondors se haïssent mutuellement et se le rendent bien.

'Je les déteste,' répondis-je avec hargne, 'et, ayant passée trois heures en compagnie de l'un des leurs qui n'a fait que rabaisser les miens sans que je ne dise rien, est un miracle. Alors quand cet Avery Nott et se bande d'attardés sont venus me voir, fiers et imbus de leur personne, j'ai fait ce que tout bon Griffondor aurait fait : je leur ai montré qu'ils ne m'intimidaient pas et je les ai défiés.'

Je finis ma tirade en croisant les bras et en fixant droit dans les yeux Dumbledore. Celui-ci baissa la tête en soupirant. Lorsqu'il me regarda à nouveau, un rictus amical illuminait ses traits.

'Pardonnez mes stupides espoirs Miss Granger. En vieux fou que je suis, j'ai crus que vous pourriez, éventuellement, faire votre scolarité à Serpentard, les surveiller, et me permettre de les empêcher de devenir tous des Mangemorts…'

J'en reviens pas. Mais pour qui il se prend ? Il espérait quand même pas que j'allais passer dix mois avec les Serpy ? Mon visage se ferme et je n'ajoute rien d'autre. Mon mutisme l'oblige à reprendre la parole.

'Il est bientôt midi,' annonça-t-il. 'Allons déjeuner et nous allons vous répartir selon la coutume, et si l'on vous pose des questions sur votre école précédente, vous n'avez qu'as dire que vous venez de Beaubâton, en France. Sa directrice est Mrs Maxime, une semi-géante.'

Sur ce, il se lève, j'en fais de même, puis nous quittons la pièce.

Je suis toujours derrière Dumbledore, nous avons fait le trajet jusqu'à la Grande Salle en discutant de choses plus ou moins importante. Nous entrons et un silence intéressé nous accueille de la part des élèves des différentes maisons. Je regarde de tous côtés, étonnée d'être le centre de l'intention générale. On traverse la salle et Dumbledore s'efface devant la volée de marches au bout desquelles m'attend le Choipeau Magique sur un tabouret à trois pieds. Etrangement les battements de mon cœur s'accélèrent et j'ai l'impression de revenir en première année. J'inspire, j'expire… Et je m'avance d'un pas peu sûr, m'assoie et le professeur McGonagall, version rajeunie, dépose sur ma tête le chapeau tout rapiécé de Godric Griffondor. J'entends sa voix murmurante :

'Mmm, je reconnais un grand besoin de savoir toujours plus de choses et un esprit toujours en éveil… Serdaigle serait ravie de t'accueillir chez elle… Si tu n'avais pas ce si grand courage et cette loyauté sans limite qui fait la fierté de Griffondor.'

Il fit une pause pour appuier ses paroles.

'Alors qu'en penses-tu ?'

'Je veux faire honneur à ton précédent possesseur, Choipeau…'

Je l'entends rire dans ma tête avant de crier :

'GRIFFONDOR !'

Un grand sourire vient éclairer mes traits et je me dirige d'un pas dynamique vers ma table. Je ralentis rapidement lorsque je me rends compte qu'aucun n'applaudit comme il se fait d'habitude. Je me retourne pour regarder Dumbledore. J'aurais peut-être dû aller à Serpentard tout compte fait. Il me fait un bref signe de tête pour m'encourager. J'inspire un grand coup et fais un pas en avant, mais j'aperçois du coin de l'œil Nott et sa bande de crétins qui me regardent, un sourire narquois accroché aux lèvres.

'T'as un problème Nott ?' grinçai-je. 'Autrement je suis sûre qu'un duel…'

'Je ne vous permets pas Miss Granger !' s'exclame Dumbledore, outré.

Je fixe avec dégoût ma Némésis et me résigne à aller m'asseoir à la table des Griffondors, où quelqu'un voudra bien me faire une place. Je suis rassurée de voir que tous me sourient. Soudain j'entends une paire de mains battre le rythme d'un applaudissement que la totalité des membres de Griffondor reprennent. J'ai un petit sourire en coin alors qu'ils essayent tous de me serrer la main, ce que je m'empresse de faire ! Je finis de saluer un groupe de quatrième année, je me retourne et me retrouve face-à-face avec :

'Sirius Black, pour vous servir belle demoiselle.'

Aaaaahhh ! J'ai besoin d'air, venez m'aider, un homme beaucoup trop beau vient de m'appeler « belle demoiselle » ! Je suis au bord de l'hyperventilation, et en plus je dois avoir un sourire de banane scotché au visage…

'Hermione Granger,' réussis-je à articuler je ne sais pas comment.

Il s'écarte à peine et me propose d'une main la place libre à sa droite. Je suis obligée de le frôler pour m'y installer, je sens ses mains sur mes hanches et je réprime tant bien que mal un frisson d'excitation. Il s'assoie à son tour et entame les présentations :

'Bon alors le brun qui a sortit la hache de guerre avec son peigne c'est James Potter.'

Je me penche en avant et lui serre la main.

'Le petit à côté qui rougit dès que Maria lui parle c'est Peter Petigrow.'

Je lui serre aussi la main, oubliant à qui j'ai à faire.

'A côté de moi c'est Remus Lupin,' énonce-t-il pendant que je serre la main à lui aussi. 'Tu vas voir, c'est un vrai intello qui veut toujours qu'on suive le règlement à la lettre. Il est très énervant par moment…'

Je souris en entendant son petit commentaire qui me va tellement bien.

'Et moi tu ne me présente pas Sirius ?' Demanda une voix féminine et un poil sarcastique sur les bords.

'Oh ! Autant pour moi Lily. Donc, Hermione tu vas partager ton dortoir avec Lily Evans, la fille que vise James depuis notre cinquième année. Mais shut !' me dit-il avec un clin d'œil.

J'éclate de rire. Je suis vraiment contente d'être là, je veux dire hormis le fait que je sois tout près d'un sex-symbol, je suis contente d'entrer dans un groupe où tout le monde s'entend bien et que l'ambiance est détendue et les moqueries sont amicales. Je prends part aux discussions comme si je les connaissais depuis toujours. J'ai droit à tous les sons de cloches sur les professeurs de l'école, à tout un tas de critiques sur les Serpentards, certains ou certaines élèves des autres maisons. Avec la fille à ma gauche, Lorena je crois, et d'autres de ses amies, on parle de mecs dont un certain Amos Diggory de Poufsouffle. En tout cas si son fils tient de lui, niveau physique, j'ai hâte de le voir ! Après tout on a des yeux pour voir et des mains pour toucher ! Alors autant en profiter.

A la fin du repas, je pars avec tous les septièmes années de Griffondor en direction du parc pour continuer nos discussions. On marche jusqu'au lac et on s'installe près du chêne. Je suis bien confortable contre le torse de Sirius et je parle avec Lily. Soudain James vint s'assoir face à nous.

'Au fait, Hermione, tu nous as pas dit comment s'est passée ta matinée avec Servilus le Graisseux ?'

Je ne peux m'empêcher de rire en entendant le surnom avec lequel ils ont affublé ce très cher Mini-Snape. Tout le monde nous écoute alors je me lève et entame mon récit en multipliant les formes de l'ironie pour décrire Snape, sa timidité au départ, puis ses interminables tirades sur sa maison et compagnie. Puis je passe à la description des couloirs des Serpentards et je continue à me moquer de Mini-Snape. Mais quand je parle de Nott et sa bande je reste particulièrement peu loquace.

'Bon en tout cas si tu les provoque en duel je t'accompagne,' me dit James.

D'autres renchérir, dont Sirius, et je leur offris mon plus beau sourire pour les remercier. Enfin les discussions reprirent peu à peu jusqu'à ce que le soleil amorce sa descente vers l'ouest. C'est à ce moment que nous décidâmes de retourner dans l'enceinte du château.

La fin de soirée fut relativement calme, on a dîné rapidement et on a réintégré la Salle Commune. On discute toujours autant mais Lily y met fin vers une heure du matin lorsqu'elle sort son emploi du temps pour le comparer avec ceux des autres. Je la remercie intérieurement vu que je suis fatiguée et que je pense beaucoup à rejoindre mon lit pour dormir d'un trait.

'Hé ! Hermione, je vois que tu as pris la métamorphose comme matière principale !' s'exclame Lily d'une voix enjouée. 'Moi aussi.'

'Vous êtes folle d'avoir pris cette matière, avec la McGo c'est du suicide !' marmonne Sirius. 'Vous auriez dû choisir Défence Contre les Forces du Mal…'

Lily lui jette un regard stupéfait, adorablement drôle tant il est sincère.

'Pour être obliger de rester avec toi et James deux heures de plus ? Non mais ça va pas ?!' lâche-t-elle avec le ton qui va en symbiose avec son regard.

J'explose de rire en voyant l'air désespérer de James, et je ne suis pas la seule à le faire. Il se lève de son fauteuil, résigné, bougonne un vague 'bonne nuit' à l'assemblée et disparaît dans les escaliers menant au dortoir des garçons. Finalement on le suit les uns après les autres. Sirius se lève et se glisse derrière moi.

'Il ne reste plus que nous,' me souffle-t-il sensuellement au creux de l'oreille.

Il pose ses mains sur mes épaules et les fait courir le long de mes bras et de mon dos. Je ferme les yeux et frissonne de plaisir. Sa main droite se resserre sur mes hanches pendant que sa gauche écarte lentement mes cheveux pour dégager mon cou. Je sens ses lèvres se déposer délicatement pour m'embrasser.

'Bonne nuit…' me murmure-t-il avant de partir lentement.

Je reste là, incapable de dire le moindre mot, et le laisse partir. Après cinq longues minutes de béatitude totale, - pendant lesquelles j'ai gardé mes mains où il avait déposer les siennes -, je monte les marches et entre dans mon dortoir. J'enfile ma nuisette rouge et me faufile dans mon lit, des images paradisiaques habitant mes pensées et mes rêves.


J'espère que ça vous a plut !

Et si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à me le dire ;)

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Bonne journée à vous !