Bonjour ! Voici le nouveau chapitre qui arrive très tard et qui est très petit, je sais ! Je voulais vous dire merci pour toutes les reviews et les story alert, c'est ce qui m'a poussé à continuer l'écriture que j'ai trouvé très difficile, surtout pour le début ! Sans vous ce chapitre n'existerait pas alors merci ! :D Je répondrais aux reviews bientôt, je n'ai pas le temps tout de suite !
Je ne l'ai pas relu, donc il peut rester des fautes, mais j'ai décidé de le poster tout de suite, car sinon ça aurait été à la semaine prochaine !
Merci encore et bonne lecture !
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Hermione se sentit défaillir au milieu de la Grande Salle. Drago Malefoy… son alter-égo? Juste cette pensée la renversait… elle ne put rien enchaîner d'autre de cohérent dans sa tête, avant de s'évanouir sous les cris paniqués de la foule.
Elle revint à elle quelques secondes plus tard, la tête comme remplie de coton et le cœur au bord des lèvres.
- Merlin… réussit-elle à articuler.
Son corps état enchevêtré dans une position incongrue, car Ron, qui semblait sur le point de faire une crise nerveuse, la maintenait tant bien que mal, ayant passé ses mains sous ses épaules.
- Hermione, ça va ? demanda-t-il la voix rendue plus aiguë par la panique. Ça va, Hermione ? Tu te sens bien? Hermione ?
Il ballota son corps de droite à gauche à chaque mot qu'il dit. Harry, le teint livide, était accroupi sur le sol à la hauteur de son amie et commença à l'ausculter.
- Ron, calmes-toi, tu la rends plus mal.
- Quoi ? demanda le rouquin, secouant son amie une fois de plus, qui ne parvenait pas à comprendre ce que le Survivant lui contait dans les bruits ambiants.
La réaction d'Hermione face à l'annonce avait en effet causé un attroupement autour de la table des Gryffondor, les Serdaigle et une grande partie des Poufsouffle s'étant déplacés car ils se demandaient ce qui arrivait à leur héroïne. Ils s'occupaient maintenant à édifier des théories sur son malaise.
- Les garçons… murmura Hermione, qui reprenait tranquillement ses esprits.
- Laissez-moi passer, laissez-moi! l'interrompit la voix sévère de McGonagall.
Peu à peu, les élèves se tassèrent et les bruits diminuèrent. Les apprentis sorciers essayèrent de comprendre ce que la directrice pouvait bien dire, voulant s'assurer qu'Hermione allait bien.
- Par Jedusor! Miss Granger, vous sentez-vous bien? s'exclama la voix de leur ancienne professeure.
-Je me sens très bien, professeur, répondit Hermione, qui n'aimait pas l'attention dont elle était victime. « Surtout pour si peu » songea-t-elle. Pour prouver ses dires devant l'air peu convaincu de McGonagall, Hermione se leva d'un coup, avant de tanguer et de retomber à nouveau dans les bras de Ron.
- Une chance que le Quidditch m'a donné de bons réflexes, murmura-t-il tout bas.
- Monsieur Potter et Monsieur Weasley, emmenez-la à l'infirmerie tout de suite, elle ne va décidément pas bien.
Harry et Ron acquiescèrent d'un signe de tête et tentèrent, tout en maintenant leur amie debout, de se frayer un chemin au travers des élèves.
- Circulez, il n'y a rien à voir! ordonna McGonagall. Vous êtes tous tombés évanouis une fois dans votre vie, non ? Allez, retournez à vos places, et que le festin continue!
Dans le brouhaha qui venait de naître suite à ces indications, la directrice lança un regard à la table des Serpentard. Sans qu'elle soit surprise, elle remarqua qu'il y manquait un jeune homme blond ainsi que son meilleur ami.
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- Attention, Hermione ! dit Ron lorsque cette dernière se laissa tomber sur le lit de l'infirmerie. Vas-y doucement, tu pourrais te faire mal !
- Ron. Je ne suis pas en danger de mort. Je me suis seulement évanouie. Je ne comprends même pas pourquoi McGonagall a voulu que je vienne à l'infirmerie !
- Il a raison, Hermione, approuva Harry, qui arborait toujours un teint pâle.
Il s'approcha du lit de la brune et s'assit à ses côtés.
- Mais qu'est-ce qui vous prend, à la fin ? Ce n'était qu'un petit étourdissement, je vais bien! On a survécu à pire, non ? Pourquoi vous vous en faites tant ?
Ron s'assit en poussant un soupir. Il y eut quelques secondes de silence avant qu'il marmonne :
- C'est juste que… tu n'as jamais flanché avant. On a besoin de toi, tu sais.
Hermione ne dit rien, par surprise. Puis, pour cacher son émotion et tenter de faire redescendre les larmes qu'elle sentait lui monter aux yeux, dit :
- Pour quoi faire? On a réussi maintenant, non ? Il n'y a plus de dangers qui nous couvent… ah, je comprends, vous avez besoin de mes notes de cours ?
Ils auraient habituellement protestés à grands cris et à grands éclats de rire, mais étant encore sous le choc de ce qui était arrivé à Hermione, Harry et Ron se contentèrent de sourire.
- Oui, comment ferait-on pour passer les examens de Sortilège sans toi ?
- Tu oublies Métamorphose, je crois?
Ils furent interrompis par l'arrivée de Mrs. Pomfresh.
- Un élève blessé le premier soir ! Les jeunes de nos jours sont si téméraires ! s'exclama-t-elle, en tassant Ron pour mieux examiner Hermione.
- Ce n'est rien, je me suis seulement évanouie.
- Ce n'est rien, hein ? Laissez-moi juger de ça.
Après quelques examens sommaires, le verdict de l'infirmière fut sans appel :
- Vous avez simplement besoin de repos. On ne s'évanouit pas pour si peu, d'ordinaire.
Ron lança un petit « ah ! » victorieux.
- Je vais vous garder pour la nuit et peut-être même jusqu'à midi, si vous êtes très fatiguée.
- Quoi ?
Le cri d'Hermione résonna dans la salle, sec et tranchant comme une lame de couteau.
- Qu'y a-t-il, Miss Granger ?
- Vous êtes en train de me dire que je vais manquer mon premier cours ? Êtes-vous sérieuse ? J'aurais ensuite un retard irrécupérable sur la classe jusqu'à la fin de l'année ! Ce n'était qu'un simple évanouissement, je ne suis pas surmenée, contrairement à ce que vous semblez croire ! Je n'ai certainement pas besoin de manquer un cours pour si peu ! s'indigna Hermione, la voix montant dans les aiguës à mesure que son discours avançait.
- Je pense à votre santé, miss Granger ! Je crois être plus compétente que vous, du moins dans ce domaine! Le professeur McGonagall…
- … ne sait pas quoi penser, compléta cette dernière.
Tout le monde se retourna en sursautant. Personne ne l'avait entendu entrer, suivant le débat qui avait cours entre les deux femmes.
- Professeur ! l'interpella Hermione. Mrs Pomfresh veut que je…
- J'ai entendu, Miss Granger, pas la peine de tout répéter, merci. Franchement, Mrs. Pomfresh, je ne sais pas quoi dire.
L'infirmière ouvrit la bouche avec sur le visage un air ahuri, clairement décidée à faire entendre l'ensemble de ses opinions, mais la directrice l'en empêcha en reprenant la parole.
- Je sais que je devrais me fier à vos compétences, mais ce cas semble exceptionnel.
- Qu'est-ce que vous voulez dire ? demanda Hermione avec une nuance d'inquiétude dans la voix. Elle dévisagea tour à tour McGonagall et l'infirmière.
- Je crois bien que vous êtes la seule élève pour qui manquer un cours nuit plus à la santé que de le rater.
- Comment ? s'enquit Pomfresh, ne comprenant pas.
- Vous avez vu sa réaction quand vous le lui avez annoncé ? Sa pression cardiaque a augmenté rien qu'à y penser ! Allez, laissez-lui assister à son précieux cours.
L'infirmière soupira en baissant les yeux.
- Puisque Madame la directrice y tient tant…
Elle ne finit pas sa phrase, étant coupée par les exclamations de joie de Hermione et de ses meilleurs amis – qui n'auraient pas supporter devoir endurer une Hermione qui manquait un cours. Mrs Pomfresh se tourna et se dirigea vers son bureau dans le fond de la salle.
- Parfois je me demande si je suis la seule qui a leur santé à cœur, dit-elle avant de refermer la porte, laissant les trois héros seuls avec McGonagall.
-Je vous prie d'accepter mes excuses, Miss Granger. Je crois qu'il aurait été plus… prévenant de ma part de vous annoncer la nouvelle en privée. Monsieur Malefoy a lui aussi été très…
Elle fut interrompu par l'arrivée fracassante de Ginny, qui entra dans l'infirmerie en courant et en criant.
- Hermione, ça va ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi as-tu…
Ginny s'arrêta en plein milieu de la salle, droite comme un piquet.
- Bonsoir professeur, dit-elle d'une voix neutre, en reprenant son souffle.
McGonagall sembla avoir l'ombre d'un sourire sur le visage.
- Bonsoir Miss Weasley. Bon, je crois qu'il est temps pour moi de vous laisser…
Les quatre élèves la regardèrent quitter la salle.
- Que s'est-il passé ? reprit Ginny, plus calmement que la fois précédente. En le disant, elle s'installa au chevet de son amie.
-Hermione s'est évanouie, chuchota Ron.
- Bon ! J'en ai assez, arrêtez de faire comme si c'était la pire des infamies! Je ne suis pas atteinte d'une maladie grave, je me suis seulement évanouie !
- Ça je le sais ! dit Ginny, avec un sourire. Impossible de la manquer, crois-moi, toute l'école ne parle que de ça. Ce que je voulais dire, c'est comment se fait-il que tu aies été nommée Préfète-en-Chef et que tu ne m'aies rien dit ?
Hermione rougit alors que Ron et Harry se tournèrent vers elle. Maintenant que l'état de santé d'Hermione ne les inquiétait plus, ils semblaient capables d'intégrer une information qu'ils avaient loupée plus tôt.
- Oui, Ginny a raison… songea Harry. Ce n'est pas le genre de chose que tu nous caches d'habitude.
- J'ai oublié, c'est tout.
- Tu as oublié ? répéta Ron, comme pour la faire douter. Arrêtes, on parle de toi, qui est capable de se rappeler de toutes ses notes d'Histoire de la Magie !
- Ça m'était sortit de l'esprit ! Ça arrive à tout le monde, non ?
Voyant que Ron allait répliquer et que, pour une fois, il serait soutenu par Harry, Ginny le coupa :
- Enfin, ce n'est pas ça le plus important… Le pire, c'est que Malefoy est l'autre Préfet-en-Chef !
Hermione sembla sur le bord de s'évanouir à nouveau.
- Et il m'a vu perdre connaissance à l'annonce de la nouvelle… Oh mon Dieu ! Il va me le rappeler à chaque ronde que nous devrons faire ensemble !
- Maintenant qu'il s'est excusé, il sera peut-être moins pire, non ? essaya de l'encourager Harry. Peut-être qu'il a envie de passer à autre chose.
- Quoi ?
La voix de Ginny retentit dans la pièce comme l'avait fait plus tôt celle d'Hermione.
- Qui parle d'un Malefoy qui s'excuse ? Quand est-ce arrivé ?
Ses amis lui expliquèrent la scène qui avait eu lieu plus tôt dans le Poudlard Express.
- Il s'est vraiment excusé ? demanda Ginny, incrédule. Il a vraiment prononcé les mots « je, moi, Drago Malefoy, m'excuse » ?
- Pas exactement comme ça, mais c'est ce que ça voulait dire.
- Alors, si on tient compte de ça, du fait que vous lui avez sauvé la vie et que vous étiez du bon côté de la Guerre tandis que lui non, tu as peut-être une chance de t'en sortir indemne, cette année, Hermione. Tu n'as qu'à ne pas lui adresser la parole, conclut la rousse, optimiste.
-Peut-être, murmura son amie qui n'était pas convaincue.
Elle gardait tout de même un fond d'espoir.
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Malefoy lança un regard noir à Zabini pour une énième fois dans la soirée. Pour une énième fois dans la soirée, celui-ci eut un petit rire victorieux pour seule réponse.
- À quoi t'as pensé, Blaise ? Bordel, comment t'as pu seulement osé ?
Sa voix avait son ton froid habituel, mais Zabini pouvait quand même discerner la fureur que son ami ressentait. Fureur que Drago tentait tant bien que mal de contenir, ce qu'il ne pourrait plus faire très longtemps.
- T'es mon ami ou quoi? Putain, je peux pas te faire confiance ?
Son ton s'était élevé d'un coup à la dernière phrase et, n'y tenant plus, Drago agrippa le premier objet qu'il avait à portée de main et la balança à travers la pièce. Blaise se retourna calmement, commentant l'acte du blond comme s'il parlait de la température.
- Ton encrier, Drago, ne fallait pas… Celui que Pansy t'a offert à Noël, en plus !
D'un mouvement de baguette, le noir répara l'encrier, remit l'encre dedans rt le fit léviter jusqu'à la table de chevet de son meilleur ami.
- C'est pas le moment de plaisanter ! Merlin !
- Je ne plaisantais pas, non plus. C'est un très beau encrier.
Ils étaient dans leur dortoir, seuls. Crabe était mort, Goyle croupissait en prison et Nott était sorti lorsqu'il avait vu le regard noir que Drago arborait, plus tôt dans la soirée.
- Putain, Zabini, je n'en reviens pas ! C'est sérieux, là !
Pour la première fois, Blaise perdit son sourire narquois. Quand son ami l'appelait par son nom de famille, c'est qu'il était vraiment allé trop loin.
- Drago, calmes-toi !
Il s'assit sur le bout de son lit, la voix calme et mesurée, guettant le blond d'un air inquiet.
- Ce n'est pas si grave, tu sais…
- Tu te fous de moi ou quoi ? Tu m'as trahi ! Tu m'as fait un coup dans le dos! Déjà que je…
Drago, fulminant, ne termina pas sa phrase. Il tourna sur lui-même, énervé, avant de se laisser tomber brusquement dans son lit. Il fit quelques mouvements de baguette. Blaise le regarda, intrigué, avant de voir la valise de son ami s'ouvrir et un parchemin ainsi qu'une plume voler jusqu'à leur propriétaire. Le noir haussa les épaules et finit par baisser la tête, alors que Drago se mettait à tracer compulsivement et sauvagement des traits sur son parchemin. Zabini attendit quelques instants puis, voyant que le blond continuait sa besogne comme s'il n'était pas là, se leva en soupirant et alla rejoindre son meilleur ami. Il observa les gribouillis que celui-ci faisait.
- Je ne faisais que plaisanter, murmura le noir pour s'excuser.
- Ouais, ben, ne plaisantes plus ! s'écria Drago en cessant brusquement de dessiner. J'arrive pas à y croire !
Zabini se crispa quelques secondes avant de réussir à marmonner :
- Je m'excuse.
- Ça ne suffit pas !
- Bordel, Drago, tu m'as entendu ? Je t'ai dit que je m'excusais ! Ce n'est pas le genre de chose que je dis à chaque jour, si tu vois ce que je veux dire.
Drago le regarda de manière méprisante.
- Mais tu ne te rends pas compte de ce que tu as fait ? Tu m'as mis sous Impérium et tu m'as fait aller m'excuser à Potter et à sa petite bande !
Blaise ne put s'empêcher de sourire en imaginant la scène.
- Merde, Blaise ! Sais-tu ce que ça signifie ? Potter croit que je me suis excusé !
Avant que Blaise, comme c'était son intention, ait pu lui faire remarquer que Potter lui avait sauvé la vie et qu'il devait bien s'attendre à quelques excuses, Drago devint livide et murmura :
- Oh, Merlin… Il y a pire.
- Quoi?
- Granger… Granger croit que je me suis excusé.
Voyant qu'il ne continuait pas sa pensée, Zabini le questionna :
- Et alors ? En quoi est-ce pire ?
- Tu ne comprends rien ou quoi ? Elle est l'autre Préfet-en-Chef ! Et elle croit que… Putain, Blaise !
Celui-ci s'esclaffa franchement.
- Elle va me croire tout repentant et redevant envers eux, leur accordant monts et merveilles et faisant tout pour leur plaire…
- Tu n'as qu'à lui expliquer la situation.
Drago renifla.
- Et passer pour un faible qui obéit sous Impérium ? Jamais.
- Alors… tu ne la mépriseras pas de l'année à cause de cette petite blague ?
Drago se leva et regarda son ami dans les yeux, ce qui eut pour effet de lui faire perdre son sourire narquois.
- Tu penses que je ferais ça ? Vraiment ? Après tout ce qui s'est passé ?
Il lança au noir au regard qui mélangeait la pitié et la déception, et ce regard le dérangea plus que tous ceux que Drago lui avait faits dans la soirée. Le blond soupira avant de tourner les talons et de sortir, laissant Blaise seul avec ses réflexions.
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Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Je ne sais pas encore si les personnalités des personnages marcheront avec la suite, mais c'est comme ça qu'ils s'imposent à moi, alors… :) Comment avez-vous trouvé le coup de Blaise dans le Poudlard Express? Moi j'aime bien ! xD Si vous avez du temps n'hésitez pas à laisser une review! :D Elles me font si plaisir!
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