Coucouuu, désolée du retard de publication, ça fait quatre soirs que je découche, je viens de retrouver mon appartement et mon ordinateur qui ne marche plus vraiment d'ailleurs… foutus virus. L e pire c'est que j'ai écris ce chapitre il y a une semaine, mais que je n'arrive toujours pas à le poster !

Merci pour vos reviews : clem2605, Punkie1001, CFLM angel, Crapette et autres.

Bonne lectuuure !

Chapitre 3 : Je n'ai jamais été amoureuse

« BLAAAAAAAAAACK, BLAAAAAACK REVIENS ICI TOUT DE SUITE, BLAAAACK RENDS MOI CA ! Hurla Lily en dévalant les escaliers à la poursuite de Sirius Black.

Remus assis dans le salon en pleine discussion avec Frank et Alice Londubat les regarda en soupirant, un sourire amusé aux lèvres avant de se replonger dans la conversation. Frank incertain quant à l'attitude à adopter demanda :

- On ne devrait pas faire quelque chose ? Ils ont l'air d'être sur le point de s'entretuer, rajouta t il en observant les deux adultes se rouler par terre après que Lily se soit jetée sur Sirius.

- Ne t'inquiète pas Frank j'ai l'habitude maintenant. On a le droit à ce genre de disputes une dizaine de fois par jour, ils sont intenables, et la meilleure chose à faire reste de les ignorer. »

« JE VAIS TE TUER, JE VAIS T'ARRACHER LES YEUX ET TE LES FAIRE BOUFFER, criait Lily, à califourchon sur le torse de Sirius en lui tirant les cheveux et en essayant d'attraper le petit cahier qu'il avait entre les mains et qu'il secouait au dessus de leurs têtes.

- Remus, Remus, tu ne devineras jamais ce que j'ai trouvé dans le tiroir de Lily.

- Pourquoi est ce que tu as fouillé son tiroir à la base ? demanda Remus, exaspéré.

- Quelle question ! Bref, j'ai trouvé SON JOURNAL INTIME !

- Ce n'est pas mon journal intime Black, je n'ai plus douze ans. Et rend moi ça.

- Et j'ai commencé à le feuilleter avant de me faire agresser et il y a toute une partie sur ses fantasmes sexu… Il fut incapable de terminer sa phrase étant donné que Lily venait de violemment plaquer sa main sur sa bouche.

- Black, si tu ne me rends pas ce foutu cahier, je te promets de m'assurer que ton engin ne soit plus jamais fonctionnel.

- Serait-ce une proposition ? rétorqua Sirius en échangeant leur position en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Maintenant au dessus d'elle, et profitant de sa surprise, d'une main il attrapa ses deux avants bras et les plaqua au sol, au dessus de la tête de la jeune femme qui avait recommencé à se débattre. De son autre main, il ouvrit le cahier et commença à lire à voix haute :

- J'ai fais un rêve étrange hier, j'étais à Poudlard à nouveau et les maraudeurs étaient aussi…

- MAIS TU VAS LA FERMER ! Le respect tu connais ? Je ne passe pas mes journées à fouiner dans tes affaires moi, non mais je rêve. Et puis qu'est ce que tu es lourd, tu n'as jamais pensé à faire un régime ?

- C'est pour mieux te dominer mon enfant.

- Accio cahier, s'écria Alice. Bien que vous soyez distrayants comme tout, Lily a raison. Le fait qu'elle soit rousse ne la prive pas d'avoir les mêmes droits que nous, elle mérite donc une vie privée.

- Merci Alice, soupira Lily ne relevant même pas le commentaire sur sa carnation.

- Quelle rabat-joie, soupira Sirius. On s'amusait tellement !

- Oui tellement, mima Lily dédaigneuse. Bon relève toi maintenant, j'étouffe.

- Je n'en ai pas encore fini avec toi mon lapin, la coupa Sirius avant de commencer à la chatouiller.

- Non pitié pas ça, pas ça Sirius, supplia Lily qui se débattait maintenant au sol en hurlant et en riant en même temps, pas les gilis Sirius c'est trop dur…

Ils furent interrompus par un craquement sonore. Quelqu'un venait de transplaner dans le salon. Remus fut le premier à réagir. Il se précipita vers l'homme qui se tenait debout dans la pièce le visage en sang.

« James ! Tu vas bien ? Tu es blessé ?

- Juste le nez cassé, grommela ce dernier en s'essuyant le visage avec un pan de sa robe. Ca va je ne dérange pas trop ? Demanda-t-il froidement en observant Sirius et Lily, toujours par terre.

- Jamesiiie tu m'as manqué ! S'exclama Sirius en se relevant brutalement et en tendant la main à Lily pour l'aider à se relever. Une fois cette dernière debout il se précipita vers son frère de cœur pour le prendre dans ses bras. Alice et Frank accueillir James tout aussi chaleureusement, tandis que Lily, toujours en retrait tentait de remettre de l'ordre dans sa tenue et sa coiffure. Une fois présentable elle s'approcha de James et lui tendit la main :

- Bonjour ! dit-elle, mal à l'aise… cela faisait quand même une semaine qu'elle habitait son manoir sans l'autorisation de ce dernier.

- Bonjour, répondit-il, je vois que tu as été introduite aux modestes quartiers de l'Ordre du Phénix.

Elle sourit, avant de s'emparer de sa baguette, qu'elle avait coincée dans la poche arrière de son jean

- Episkey.

- Aouch ! Mais merci, déclara James en touchant son nez, à nouveau droit. Je vais aller prendre une douche, Sirius est ce que tu peux joindre Dumbledore et lui dire de venir dès qu'il peut. J'ai pas mal de nouvelles, Richard est censé nous rejoindre également, il est juste passé voir sa femme et ses enfants, il ne devrait pas tarder.

- Tout ce que tu veux mon cœur, minauda Sirius. Et oui une douche te ferait le plus grand bien, je n'ai pas osé t'en parler avant mais tu ne sens pas vraiment la rose si on peut formuler ça comme ça.

- Abruti, soupira James avant de se diriger vers les escaliers.

- Je vais aller faire du thé, qui en veut ? proposa Lily une fois que James eu quitté la pièce.

- Moi ! s'exclamèrent en cœur Alice et Remus.

- Du café pour moi Lily jolie, demanda Sirius.

- Frank ?

- Juste de l'eau.

- Parfait », dit Lily avant de se diriger vers la cuisine, située de l'autre côté du hall d'entrée. Alice lui emboita le pas.

« Tu étais ridicule, se moqua la brune en pénétrant dans la cuisine.

- Je t'emmerde.

- La petite voix, le tic nerveux avec tes cheveux, les yeux écarquillés, une vraie gamine.

- Je t'emmerde.

- James te plait ? Il te fait mouiller ta petite culotte en coton, enfin ma petite culotte en coton plutôt. Ouuh j'avais oublié ça, évite de trop fantasmer dans mes sous-vêtements s'il te plaît.

- Tu es stupide.

- Moi aussi je t'aime. Non plus sérieusement, je ne t'ai jamais vu comme ça. A part avec les profs à Poudlard.

- J'étais mal à l'aise. Je suis chez lui, sans sa permission alors qu'on n'est même pas amis au contraire. En plus il a débarqué alors que je ne m'y attendais pas et que j'étais par terre, à moitié à poil, en train de me faire victimiser par Black. Donc j'étais mal à l'aise. Et non il ne me plaît pas, enfin pas plus qu'à Poudlard.

- TU AVOUES !

- Je n'avoue rien du tout, idiote. Je n'ai jamais été intéressée par lui de cette manière. Il est bien foutu, mais ça s'arrête là.

- Donc si j'ouvre ce petit cahier, suggéra Alice en ouvrant le journal de Lily qu'elle avait récupéré plus tôt, et que je survole quelques pages, aucun de tes fantasmes n'aura un rapport avec le propriétaire des lieux.

- Que fais-tu du speech sur le fait que même les roux ont le droit à une vie privée ?

- Oh ça ! C'était sur l'inspiration du moment, j'ai changé d'avis entre temps !

- J'ai l'impression que la seule personne qui me respecte et m'apprécie dans cette baraque, c'est Remus.

- Mais non Lily, tu sais bien qu'on t'adore. C'est pour ça que Sirius est aussi tactile avec toi, c'est sa manière de te montrer son affection. Les chiens aiment les papouilles.

- Quelle baraque de tarés, soupira Lily en éteignant le feu après que la bouilloire se soit mise à siffler. Sur un plateau, elle plaça des tasses, la cafetière, la théière et une carafe d'eau ainsi qu'une assiette de biscuits avant de se diriger vers le salon. Bon tu viens ? Et tu peux garder le cahier, ce n'est pas mon journal intime. J'avais juste besoin d'écrire, donc j'y ai placé tout ce qui me passait par la tête.

- Ce n'est pas drôle si tu es consentante.

- Cette phrase est immonde, répliqua Lily une grimace de dégoût sur le visage.

- Oh désolée mon amour, j'avais oublié ton épisode avec le gros pervers dégueulasse.

- Pas de soucis. »

Une fois dans le salon elle déposa le plateau sur la table basse avant de réaliser que Richard Parker était arrivé. Elle l'observa avec méfiance pendant quelques secondes avant de se reprendre. Si elle s'était faite avoir par un mangemort sous polynectar, ce n'était certainement pas la faute de l'auror. Elle s'approcha et lui tendit la main :

- Lily Evans.

- Richard Parker, déclara l'homme, je suis désolée pour ce qui vous est arrivé. Lorsque Dumbledore m'a prévenu, je suis directement retourné au Ministère, mais le mangemort avait déjà disparu. J'ai bien sûr licencié ma secrétaire, je ne la croyais pas aussi incompétente. Mais étant donné qu'elle passait plus de temps à se regarder dans la glace et à draguer les aurors plus jeunes plutôt qu'à faire son boulot, pas étonnant qu'elle n'ait pas été capable de faire la différence entre l'imposteur et moi, même si je l'avais auparavant prévenu que j'allais être en déplacement.

- Ce n'est pas de votre faute monsieur Parker, vous n'avez pas à vous excuser.

- Appelez-moi Richard !

- Bien, Richard donc, lui sourit Lily. Je peux vous servir quelque chose à boire ?

- Un café s'il vous plaît, avec une goutte de lait, et un sucre.

- Parfait, sourit Lily.

Quelque chose la dérangeait dans l'homme lui faisant face, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce que c'était. Il n'avait ni le regard vicieux, ni l'aura malaisante du Richard Parker qu'elle avait rencontré une semaine plus tôt et pourtant elle avait l'impression qu'il manquait quelque chose au personnage. Elle lui servit son café sans un mot, et s'afféra à servir les autres. Elle divaguait. Cela devait être du au stress post-traumatique qui aurait du logiquement suivre son attaque, mais dont elle n'avait pas souffert. Voilà ! C'était simplement le traumatisme psychologique provoqué par l'agression qui se manifestait un peu en retard, se rassura-t-elle. C'est à ce moment que James pénétra dans le salon, suivit par le professeur Dumbledore. James Potter s'affala sur le canapé à côté de Sirius, en passant une main dans ses cheveux mouillés pour les ébouriffer, arrosant Sirius par la même occasion.

« Oh, à manger ! S'exclama-t-il en se jetant pratiquement sur l'assiette de biscuits. Il se réinstalla et enfourna plusieurs cookies dans sa bouche.

- Cochon, lança Remus.

- Cela fait dix jours qu'on mange les sandwichs dégueulasses invoqués par Richard, répliqua James, la bouche pleine.

- Au moins je connaissais le sort, fit remarquer son collègue. Si on avait eu à compter sur toi, on serait déjà morts de faim.

- Sans moi tu serais déjà mort tout court.

- Tu m'as sauvé la vie UNE fois Potter, okay ? UNE FOIS ! Je t'en suis reconnaissant, c'est vrai, mais tu n'es pas obligé de le mentionner à chaque conversation !

- Bon les tourtereaux ce n'est pas tout ça, mais on aimerait bien savoir ce qui est arrivé nous ! Lança Frank.

- Monsieur Londubat a raison. Pourquoi êtes vous rentrés de manière aussi précipitée et qu'avez-vous appris ? Demanda Dumbledore.

- Notre couverture a sauté, avoua Richard piteusement. On est stupidement tombés dans un piège, on a réussi à s'en sortir grâce au portoloin d'urgence qu'on avait prévu pour ce genre de situation. Par contre Potter et moi sommes persuadés que…

- Il y a une taupe dans l'Ordre, enchaîna James, après avoir avalé ses cookies.

- Pardon ? S'exclama Sirius.

- C'est la seule possibilité. On a tout bien fait comme il fallait. On a couvert nos traces, conservé nos fausses identités jusqu'au bout et on n'a rien laissé échappé. Et pourtant, les mangemorts savaient exactement où et comment nous trouver, expliqua Richard Parker. Et je n'ai fait part de cette mission à personne au bureau des aurors.

- C'EST BON JE SAIS CE QUI CLOCHE, s'écria Lily.

Les sept personnes présentes dans la pièce se retournèrent brutalement vers elle, interloquées.

- Oui Miss Evans ? Demanda Dumbledore.

- Pardon de vous avoir coupé, répondit Lily excitée, mais professeur, vous m'aviez demandée le lendemain de mon agression…

- Quoi quelle agression ? questionna James en se redressant et en lui coupant la parole.

- Plus tard monsieur Potter, trancha Dumbledore, continuez miss Evans.

- Vous m'aviez demandée si je me souvenais d'un signe distinctif vis-à-vis du mangemort qui s'est fait passé pour Monsieur Parker. Il avait une sorte de tic, assez bizarre. J'avais oublié ce détail, ça m'est revenu en observant Richard parler, rajouta-t-elle précipitamment. Il se léchait le bas des lèvres en parlant. Comme ça, rajouta-t-elle en sortant sa langue et en la passant sur la commissure de ses lèvres. A chaque fin de phrase.

- Vous en êtes sûre ?

- Persuadée, répliqua Lily.

Une lueur d'intérêt s'alluma dans les yeux de Dumbledore. Lily comprit qu'il avait déjà une personne en tête.

- Monsieur Potter et Monsieur Parker, merci pour cet entretien, je tiens à vous revoir demain matin, seuls, pour les détails plus confidentiels concernant votre mission. Je dois malheureusement vous laisser, j'ai quelque chose d'urgent à régler. Pour ce qui est de la taupe, je vais prendre des mesures et nous en rediscuterons demain. Reposez vous bien, vous l'avez mérité ! Bonne journée à vous tous ! » Rajouta Dumbledore avant de disparaître précipitamment.

Un silence suivit le départ du sorcier. Richard ne tarda pas à partir non plus pour retrouver sa famille, il précisa à James qu'il allait s'occuper également du rapport à rendre avant de transplaner. Quelques minutes plus tard, James reprit ses esprits et demanda :

- Quoi quelle agression ?

- On dirait une casette rouillée Jamesie, se moqua Sirius.

- Lily a été attaquée par un mangemort après être tombée sur une conversation compromettante pour Voldemort, résuma Remus. Je l'ai tout de suite ramené ici, et on lui a donné une des chambres d'amis. Etant donné que la sœur du mangemort en question est à ses trousses, par vengeance.

- Pourquoi la sœur du mangemort voudrait se venger alors que c'est Lily qui a été agressée ? Demanda James, perplexe.

- Parce que ma petite tigresse a plongé le méchant mangemort dans le coma, expliqua Sirius en ébouriffant les cheveux de la rousse amicalement.

- La petite tigresse va te réserver le même sort si tu n'arrêtes pas bientôt de la harceler, soupira Lily, amusée.

- Mais… mais… mais… tu sais bien que… mais… je t'aime, s'exclama Sirius théâtralement, les mains sur le cœur.

- Et depuis quand est ce que vous êtes aussi proches ? Rajouta James, sceptique. J'ai l'impression d'avoir atterri dans un univers parallèle. Vous n'êtes pas censés vous détester et vous insulter à tour de bras ?

- On a grandit James, piailla Sirius, maintenant, on règle nos différents au lit, rajouta-t-il sur un ton conspirateur, comme des adultes.

- Abruti, s'exclama Lily en le cognant.

- J'aime ta définition de grandir Sirius, railla Remus.

- Non plus sérieusement on est devenus amis parce que Dumbledore m'a collée l'ingrate tâche de la garder jusqu'à ce qu'elle aille mieux.

- On est amis maintenant ? Se moqua Lily.

- Vous êtes infernaux, s'exclama brutalement Frank. Prenez une chambre, ce n'est pas ce qui manque ici.

- Pas sous mon toit, grogna James.

- Bon cette conversation est entrain de dégénérer, s'écria Lily en se relevant brutalement. Qui a faim ? Il est bientôt 16 heures et on a toujours pas déjeuné, je meurs de faim personnellement. Poulet rôti et patates au four pour tout le monde ?

- OUIIIIII, s'exclama Sirius en se relevant aussi. Je vais t'aider.

- Non Black, tu restes ici. Sinon on n'aura plus rien à manger avant même que cela ne rentre dans le four. Remus ? Tu m'accompagnes ?

- Yep.

- Roooh, c'est parce que je suis fils de mangemorts que vous me discriminez comme ça ?

- Tu as tout compris Black, assis maintenant !

Sirius lui tira la langue en se laissant tomber à côté de James qui les regardait pensivement.


Ils avaient décidé d'organiser une soirée pour le retour de James. Après un copieux déjeuner, le groupe d'amis s'afféra aux préparatifs. Un sort découvert par Remus alors qu'ils étaient encore à Poudlard leur permettrait d'utiliser le manoir sans pour autant mettre en péril les activités de l'Ordre. Ils avaient décidé de tenir la soirée sur la terrasse pour profiter du beau temps. Les invités auraient ainsi accès à la terrasse et à la salle d'eau ainsi qu'à la cheminée du deuxième étage. Ils ne pourraient donc pas transplaner durant la soirée, et avaient besoin du sceau présent dans les invitations pour avoir accès à la cheminée. Rien de tel pour donner un côté exclusif à une soirée qui n'avait pas lieu d'être. Lily avait été autorisée à inviter ses amis. Elle s'empressa d'écrire à Dylan et Liza.

Elle avait rencontré Dylan dans le cadre d'une de ses enquêtes. Il travaillait à Sainte-Mangouste, dans le département des potions. Et s'adonnait dans son temps libre à inventer des potions de charme. Il avait tellement de succès auprès de la gente masculine comme féminine, qu'elle le suspectait souvent d'utiliser ses propres inventions. A cela, il rétorquait simplement que Mère Nature l'avait suffisamment bien pourvu pour qu'il n'ait besoin d'user d'artifices pour accroître son potentiel séduction. Il n'avait pas tort. Dylan était grand et fin, il avait les cheveux courts et bouclés, un teint café au lait, et un visage tellement parfait que cela en devenait irritable. Il lui arrivait de se maquiller, jouant sur son physique androgyne, et ne s'offusquait pas lorsqu'on le prenait pour une femme, trouvant cela plutôt flatteur. Quant à Liza, c'était l'une des collègues de travail de Lily. Elle était rédactrice mode de la gazette du sorcier, et avait un faible pour le sexe masculin, et pour le sexe tout court. Liza était petite de taille, et possédait un corps pulpeux à souhait. Elle avait les yeux bruns et des cheveux bouclés châtain clair. Les deux jeunes femmes avaient directement accrochées lors de leur rencontre, et étaient devenu inséparables depuis. Avec Dylan, ils formaient une sorte de trio infernal. Lily se réjouissait à l'idée de passer une soirée avec eux, cela ne faisait qu'une semaine, mais elle n'avait pas l'habitude de passer autant de temps sans les voir ou avoir de leurs nouvelles.

Les gens commencèrent à arriver vers 21 heures, Remus, Frank et Alice avait été envoyés en mission pour acheter de l'alcool. Ils étaient revenus les bras pleins de bièraubeurre, de whisky pur feu, de rhum, vodka, tequila et vins. Merlin, ils avaient prévu de finir bien. Lily dégustait une bièraubeurre assise sur l'un des canapés que Sirius et elle avait fait apparaître sur le toit en compagnie des maraudeurs au complet. Peter, malgré son emploi du temps serré avait réussi à se libérer. Comme elle l'avait appris plus tôt dans la journée, il avait commencé son stage à Gringott dans la semaine, et au vu des cernes qu'il avait sous les yeux, il semblait être exploité. Ces derniers discutaient de tout et de rien, et Sirius se vantait du fait que cette soirée ne pourrait être qu'une réussite étant donné que sa copine préférée était en ville, et qu'elle allait venir leur tenir compagnie. Elle et toutes ses amies mannequins pour Madame Guipure. Après une énième blague salace, Lily soupira de désespoir. Elle savait qu'il ne s'agissait que de blagues, mais Sirius pouvait s'avérer drôlement lourd parfois. Elle fut néanmoins interrompue dans ses pensées par un hurlement provenant de l'entrée de la terrasse qui se remplissait peu à peu.

« LILYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY, OU ES MA FEEEEEEEMMMEEEEEEEEE, LILYYYYYYYYYYYYYYYYY ! »

Elle éclata de rire devant le spectacle comique qu'offrait Dylan, les vêtements poussiéreux et les cheveux en pétard, ce dernier n'avait toujours pas appris à utiliser une cheminée, malgré le fait qu'il soit issu d'une famille de sorcier et qu'il ai eu à faire à la poudre de cheminette toute sa vie. Elle s'excusa auprès des garçons, avant de se précipiter en courant pour se jeter dans les bras de son ami.

- C'est qui lui ? Fulmina James. Qu'est ce qu'il fout chez moi ?

- Aucune idée, mais ils ont l'air pas mal proche, commenta Sirius en s'étouffant de rire à la vue du couple qui venait de s'embrasser.

- C'est son meilleur ami, les calma Remus. Tout va bien Jamesiechou, Lily n'est pas son type. Il préfère les hommes.

- Pourquoi il l'embrasse alors ?

- C'est un bisou innocent, tu ne vas pas nous faire une maladie James, soupira Sirius. C'est le genre de baiser qu'une mère donne à son enfant, rajouta-t-il

- On ne doit pas avoir la même mère alors, grogna James en observant les deux amis qui s'embrassaient maintenant avec la langue.

Remus éclata de rire, suite à cette dernière remarque avant d'ajouter :

- Crois moi, ils sont juste amis, il faut lui parler pour comprendre. Ah bah tiens quand on parle du loup, précisa Remus en les observant s'approcher.

- Les gars je vous présente Dylan. Dylan voici Peter, James, Sirius et tu connais Remus.

- Bonsoir, enchaîna Dylan d'une voix tout de suite plus séductrice, vous allez bien ? Demanda-t-il en leur serrant la main un par un et en s'attardant plus spécialement sur celle de Sirius, qui l'observait en souriant.

- Très bien, bouda James. Tout va bien.

Sans prêter attention à l'accueil froid de James, Dylan se laissa tomber entre lui et Sirius, et retira la bière de James de ses mains.

- Merci pour la boisson, sourit-il. Avant de lever la tête vers Lily et d'enchaîner : Ma chérie, Liza va un peu tarder. Elle doit boucler un article, mais elle arrive tout de suite après, on a une tooonne de trucs à te raconter.

- J'imagine bien, répondit Lily, qui ne se lassait pas du regard effaré de James. Le nouvel arrivant venait de prendre sa place, le propulsant au bord du canapé, et sa bière, et ce sans le moindre état d'âme. Lily s'approcha de la table la plus proche, se saisit d'une bière, et la tendit à James en s'asseyant sur une chaise à côté.

- Merci, murmura ce dernier en jetant un regard mauvais à son voisin, qui était maintenant en pleine discussion avec Sirius.

- Tu vas bien ? Tu te remets du choc ?

- Pardon ? répondit James en regardant maintenant Lily.

- Dylan a le don des premières impressions. Soit on l'aime soit on le déteste. Il n'y a généralement pas d'autres alternatives.

- C'est ce que j'ai cru comprendre, soupira James en levant sa bouteille en direction de Lily. Santé !

- Santé. »

Après avoir fini sa bière, James se releva pour aller accueillir les nouveaux invités pendant que Lily discutait avec Peter de son stage et de ses aspirations professionnelles. Remus avait rejoint un peu plus tôt Frank et Alice, en pleine discussion avec un auror dont le nom lui avait échappé. Sirius et Dylan avait l'air de bien s'entendre au vu des éclats de rire se faisant entendre de temps en temps. Du moins c'est ce que Lily pensait avant d'entendre quelques bribes de leur conversation :

« Oh et il y à la fois où elle était tellement saoule qu'elle s'est retrouvée dans une compétition de t-shirt mouillé sans comprendre qu'il s'agissait de ça à la base. Je me souviendrais toute ma vie de sa tête lorsque la présentatrice à essayer de lui dégrafer son soutien gorge sur scène…

- Dylan, qu'est ce que tu fais ? Questionna Lily les dents serrées essayant d'ignorer les éclats de rire de Sirius.

- Rien mon amour, on discutait.

- De ?

- A ton avis ?

- Non mais je rêve, un beau garçon et tu oublies notre amitié. LA FIDELITE TU CONNAIS ?

- Tu me trouves beau Lily ? Demanda Sirius, un sourire victorieux aux lèvres.

- N'essaye pas de détourner la conversation Black. Tu lui as promis quoi contre des dossiers contre moi ?

- Tu ne sauras jamais, sourit Sirius.

- Une photo de sa…

- Ta gueule Dylan, l'interrompit Sirius.

- Vous êtes affligeants, ça ne m'énerve même plus. On dirait des enfants, quoique non, vous êtes beaucoup trop pervers pour être assimilés à des gosses. On dirait des chiens !

- Ouaf ouaf ? Proposa Sirius, le visage angélique.

- Ne le prends pas mal mon cœur, la calma Dylan. Tu sais bien que si j'avais eu envie de t'enfoncer, j'aurais raconté des histoires beaucoup plus intéressantes.

- Ah parce qu'il y a mieux ?

- Tellement mieux, sourit Dylan en faisant un clin d'œil à Lily. Mais bon, comme Lily l'a précisée, c'est mon amie. Et je ne suis pas encore assez saoul pour trahir sa confiance.

- Heureuse de savoir que la seule chose qu'il te faut pour trahir ma confiance c'est quelques verres de plus. »

Dylan éclata de rire, avant de relever et de se diriger vers la table accueillant les bouteilles.

« Trêve de plaisanterie, déclara-t-il en empoignant la tequila et les verres à shot. Il est temps d'infuser un peu plus de vie à cette soirée. Vous êtes beaucoup trop sages pour moi. Qui est partant pour un « je n'ai jamais » alcoolisé » ?

- Ca me va, déclara Sirius. Il faudrait rassembler ceux qui veulent jouer. Il est encore tôt donc ça devrait être gérable, les gens ne sont pas encore arrivés. »

Assis par terre en cercle, autour des bouteilles, et un verre à shot devant eux, Remus, Peter, James, Sirius, Lily, Alice, Frank, Dylan ainsi qu'Anne et Marguerite, des collègues de James et Sirius s'apprêtaient à commencer à jouer.

« Qui commence ? demanda Dylan.

- Toi. C'était ton idée. Essaye de ne pas être trop sale. Et on continue dans le sens des aiguilles d'une montre, expliqua Lily. Bon tout le monde connaît les règles je suppose ? On boit si c'est déjà arrivé quand il dit « je n'ai jamais » et on boit quand ce n'est jamais arrivé si il commence sa phrase par « j'ai déjà ». Et étant donné que c'est la version magique, vous êtes obligé de dire la vérité, sinon votre verre tombe. Si vous mentez consciemment, le verre s'effondre, et vous devez prendre trois shots. Si c'est inconscient, le verre commence à trembler et la punition est de deux shots seulement.

- Oui Maman Lily, rien de compliqué, on a pas besoin d'avoir eu O aux aspics pour comprendre ça, enchaîna Sirius. Même si j'ai eu O aux aspics, je tiens à le préciser.

- Merci Sirius pour ces explications, commenta Dylan

- Quoi mais c'est moi qui… commença Lily.

- J'ai déjà embrassé une personne du sexe opposé, la coupa Dylan.

Peter, James, Anne, Frank et Sirius levèrent leur verre avant de le boire.

- Remus ? Demanda James moqueur.

- Dylan a déjà abusé de moi, répondit Remus en souriant.

- DEJA de un, ce n'était pas de l'abus, tu étais entièrement consentant. Et puis que vaut la vie sans une petite expérience homosexuelle… quoiqu'un bisou ce n'est pas grand-chose, rajouta Dylan songeur. En tout cas Remus, si tu veux vivre ta vie pleinement, tu sais où me trouver, enchaîna le métis avec un clin d'œil.

- C'est bon à savoir, répondit Remus, moqueur.

- Bon c'est à moi, enchaîna Sirius, alors… je n'ai jamais été amoureux !

Cette fois ci, James, Peter, Remus, Frank, Alice, Anne et Marguerite ainsi que Dylan levèrent leur verre.

- Lily ? demanda Sirius, les sourcils levés.

- Aucun commentaire.

- Lily, ton verre tremble.

- Hein ? Ton verre, tu sais le truc que tu as devant toi, il tremble.

- Pourquoi ?

- A ton avis, se moqua Dylan. Mmmm j'aime ce jeu, on en apprend des choses ! Bon bois tes deux verres et arrêtes de nous regarder avec ses yeux ahuris.

Lily vida les deux verres d'un trait, profitant de la sensation de chaleur que provoquait l'alcool fort. Elle avait besoin de remettre ses idées en place. Elle réfléchirait plus tard à la signification du verre qui tremblait.

- Bon à moi, reprit James. J'ai déjà été attiré par une personne dans cette pièce, déclara-t-il en fixant Lily intensément.

Elle leva son verre et le cogna contre celui de Dylan avant de le descendre d'un trait. A ce rythme, elle serait saoule avant la fin du cercle. Seuls Peter, Sirius et Marguerite n'avaient pas bu. Lily fixa Remus avec curiosité, ce dernier lui sourit mystérieusement. Apparemment, elle n'aurait pas sa réponse tout de suite.

- Je suis déçu Sirius, je ne vois pas ton verre trembler. J'étais pourtant sûr de t'avoir fait mon petit effet, soupira Dylan langoureusement.

- Désolé mon petit, bien que je ne sois pas insensible à ton charme, j'envisage notre relation que d'un point de vue entièrement biblique, répondit Sirius, en lui attrapant la main. J'espère que tu t'en remettras.

- Je ne sais pas, enchaîna Dylan, tu viens quand même de me briser le cœur. J'espère que tu sauras te faire pardonner…

- Si seulement j'avais autant de facilité à draguer les filles que toi les hétéros Dylan ! Soupira Remus.

- Je peux te donner des cours si tu veux, proposa le jeune homme en se mordant la lèvre inférieure. C'est vrai que je suis assez doué avec ma langue.

- Que Merlin nous préserve, soupira James. Bon au suivant !

- Ne sois pas jaloux, tu es pas mal dans ton genre non plus, lui lança Dylan toujours aussi charmeur.

Lily éclata de rire sous le regard choqué de James.

- A toi Frank, enchaîna-t-elle avant que le brun à lunettes ne leur fasse une crise d'angoisse.

- Je ne suis jamais monté sur un balai.

Lily, Anne et Peter levèrent leur verre à l'unisson.

- Dylan ? Demanda Lily interrogatrice.

- C'est de l'époque où papa était persuadé que mon homosexualité était une maladie qu'il fallait guérir à renfort de sports virils comme le quidditch, expliqua-t-il avant de rajouter pour détendre l'atmosphère : j'ai adoré sentir le bois du balais entre mes cuisses mais courir après une balle, non merci.

- Toujours aussi scandaleux, commenta James.

- Toujours aussi bougon, répliqua ce dernier.

- Bon, à moi ! S'exclama Anne qu'on n'avait pas tellement entendu jusque là. Je n'ai jamais eu de plan à trois.

- Ah enfin un peu d'action, commenta Sirius en levant son verre. Dylan lui emboita le pas, descendant son shot d'un coup. A ce rythme, aucun d'entre eux ne serait assez frais pour le reste de la soirée.

- Je vois qu'on s'amuse sans moi, déclara une femme en s'approchant du groupe.

- Liza ! S'exclama Lily en se levant pour la prendre dans ses bras. Tu vas bien ?

- Doucement ma jolie, tu as l'air bien éméchée ! Mmm que du beau monde, rajouta-t-elle en observant les gens assis à ses pieds. Bonsoir, je m'appelle Liza Cooper rajouta-t-elle en se penchant pour faire la bise à Sirius Black.

- Pas touche Liza, c'est mon territoire, déclara Dylan.

- Ah bon ? Pourtant il n'a pas l'air très porté sur les pénis, rajouta-t-elle sceptique.

- IL s'appelle Sirius Black. IL est hétérosexuel. Et IL est ravi de faire ta connaissance, renchérit Sirius, charmeur.

- C'est bien ce que je pensais. Bon, les gens commencent à arriver, donc votre contre soirée n'est pas très polie. Je propose que tout le monde se lève, que Dylan s'en aille et que le très charmant monsieur Black m'offre un verre.

- Avec plaisir, sourit Sirius en se relevant, suivi de près par les autres membres du groupe.

- Je rêve, ils sont censés être là pour me voir, et depuis tout à l'heure il y en a que pour Sirius, bougonna Lily.

- Bah Liza vient de me le voler, dit Dylan boudeur, je suis tout à toi !

- Je suis la roue de secours ?

- Oui. Mais vois les choses du bon côté, je ne te trompe avec aucune autre roue. Bon viens faire un tour avec moi, et on va discuter de ce verre tremblotant, et d'un certain brun à lunettes qui t'as fixé pendant les trois quart du jeu. Tiens on va récupérer Liza rajouta-t-il en empoignant l'avant-bras de la jeune femme en pleine discussion avec Sirius.

- Aïe ! tu ne vois pas que j'étais occupée ! pestiféra cette dernière en se massant le bras.

- Oui mais Lily a besoin de nous, rappelles toi que nous sommes venues ici dans le seul but de la voir.

- Mais quel hypocrite », souffla Lily ne pouvant s'empêcher de sourire.

Ils se dirigèrent vers un coin de la terrasse, et s'affalèrent sur l'un des sofas, leur verre à la main.

« Bon premièrement, comment vas-tu et pourquoi est ce que cela fait une semaine qu'on ne peut pas te voir ? Demanda Liza.

- Je ne peux pas en parler, grimaça Lily, mais je suis sous une sorte de programme de protection des témoins si tu veux appeler ça comme ça. Une tarée de mangemort veut ma peau. Et je n'ai toujours pas réussi à convaincre Sirius et Remus que j'étais assez grande pour me défendre seule.

- Tu as au moins le mérite d'être bien accompagnée, commenta Dylan en lançant un regard approbateur aux deux hommes qui étaient maintenant en pleine conversation avec les nouveaux arrivants. Bon, Liza, pour te mettre en contexte, on a la preuve irréfutable que Lily a déjà été amoureuse. Mais de qui ? Telle est la question !

- De l'abruti là, Jean, Junior non Jamel ? avec un nom qui commence par P. Padodeur ? Patterson ? Parkinson ?

- James Potter ? proposa Dylan à la blonde.

- Oui c'est ça ! Je le savais.

- N'importe quoi, les contra Lily. Je n'ai jamais été amoureuse de James.

- Mais si tu en parlais à chaque fois que tu étais trop saoule quand on s'est rencontré. De lui et de ses cheveux de merde, ses lunettes de merde, son vif d'or de merde et son balais de merde. Si ça ce n'est pas de l'amour alors je ne m'appelle pas Liza Cooper.

- Tu es tellement romantique Liza, tu me vends du rêve, se moqua Dylan. Donc tu avais un faible pour James Potter cochonne ! Pas étonnant qu'il ait posé cette question alors.

- Hein ? Demanda Lily.

- Tu n'as pas remarqué, demanda Dylan. Il a demandé si on avait déjà été attiré par quelqu'un dans le groupe. Juste après que ton verre ait tremblé. C'était évidemment pour confirmer ses soupçons.

- Mais quand j'ai bu… je pensais à toi.

- Je sais bien que je suis irrésistible ma jolie, mais non tu ne pensais pas à moi. A moins que tu nous ais déjà envisagé faire des choses pas très catholiques ?

- Ewww non, rétorqua Lily.

- C'est bien ce que je pensais ! Donc monsieur grognon à lunettes te plaît ! Ou te plaisait, ça reste à déterminer. Et vu qu'il nous fixe depuis tout à l'heure, je suis prêt à parier que lui te kiffe encore.

- Attendez une minute, les interrompit Liza, le Jamel Patterson, c'est lui ? questionna-t-elle en le pointant du doigt.

- Baisse ton putain de doigt, s'écria Dylan. Et oui c'est lui James Potter.

- Pas mal. Pas aussi beau que le Sirius, mais je ne dirais pas non.

- Bon Dieu, qu'est ce que j'ai fais à Merlin pour mériter des amis pareils ? »