Hola!

Me revoilà maintenant avec ce tout petit chapitre. Il est petit parce qu'il est transitif. Le prochain sera long. Désolé si je n'ai pas posté depuis longtemps. :) Bref, voilà ce chapitre bisous.

Musique: Reconnect- Aura Dione


Chapitre 2:

We argue, we don't fight. -London Grammar

We reconnect, we ressurected healing on the way. -Aura Dione

Stiles tanguait entre plaisir, peur sourde et colère. Il se força à calmer sa respiration laborieuse et accrocha les mains sur sa chemise. Il les enleva de son chandail et se força à marcher aussi vite que possible, tentant en vain de regagner sa chambre. Derek n'ayant pas eu réponse attrapa le poignet du cadet et le força à se retourner.

« Je travaille Derek. J'ai un client à New York et j'ai du me déplacer » dit-il doucement, parlant comme à un enfant.

Derek cligna des yeux, et il sentait une haine incommensurable lui monter à la tête « Pourquoi ? » sa prise se fit plus forte « Pourquoi t'es-tu enfui ? Hun dis-moi de quoi tu avais peur Stiles ? Alors de quoi avais-tu peur pour t'être enfui comme un bâtard ? » Ses mains se déplacèrent jusqu'au second poignet pâle et frêle, sa prise serra doucement « Alors, je t'écoute. Parle. » Finit-il. Entretemps leurs deux corps s'étaient rapprochés et il tenait fermement les poignets de Stiles.

« Oh mon dieu » franchit les lèvres roses et fines. Les mains sur ses poignets se serrèrent, laissant Stiles légèrement pantelant. Ce n'était pas la réponse que Derek attendait et Stiles n'était pas prêt à lui en donner une.

« Stiles. » Le brun ne lui laissa le temps de rien et repoussa ses mains. Il partit s'enfermer dans sa chambre. Stiles légèrement suffocant glissa au sol lamentablement.

Crise de panique.

Ses gémissements de douleurs semblaient l'étouffer, la mélopée de sanglots se coinçaient dans sa trachée, l'air lui manquait, ses yeux se révulsait et il se coucha au sol, cria silencieusement une douce et lente agonie. Ses poumons brulaient, sa bouche devint sèche et rêche, sa trachée convulsait sous le manque d'oxygène, il souffrait.

Il ne devait pas se laisser claquer comme ça après tout, juste parce que ce qu'il craignait tant est arrivé. Il entendit un vague bip sonore et des bruits de pas, forts, lourds comme le plomb marteler sa tête, la bile lui montait, consumant son système respiratoire, sa bouche… tout ce qui se trouvait sur son passage. Stiles ne se souvint pas à quel moment sa souffrance sembla s'arrêter.

Derek se ressaisit lentement, légèrement sonné de par leur rapprochement soudain. Il avança et s'arrêta : la porte semblait mal fermée et des petits gémissements en sortait, il ouvrit la porte à la volée et vit Stiles recroquevillé par terre tentant bien que mal de reprendre son souffle. Il était rouge, ses yeux hagards étaient perdus et des larmes inondaient son visage. Ses doigts se crispèrent davantage et son corps s'arcbouta violemment offrant à Derek l'une des scènes les plus horribles qu'il puisse imaginer. Le plus jeune semblait osciller entre tentative de respirer et convulsions. Soudain, les orbes se révulsaient et les petits gémissements larmoyants se transformèrent en cris d'angoisse et de pure douleur. N'en fallu pas plus à l'avocat pour se jeter au sol et prendre l'ex-adolescent dans ses bras. Ni une ni deux ses bras enveloppèrent le corps encore fin et le berça tout doucement. Derek en pilote automatique se souvint des crises de panique intense de Stiles. Il se souvenait comment le prendre dans ses bras, comment lui caresser doucement les cheveux, à quel moment resserrer sa prise, à quel moment se détendre complètement, à d'autres susurrer des mots réconfortants et enfin à ce taire.

Il le berça longtemps, s'en vouloir le quitter réellement et lorsqu'enfin le jeune homme s'endormit pour de bon dans ses bras, Derek le porta jusqu'au lit King size et l'y coucha, enlevant chaussure et chaussette et le glissant sous la couette. Il regarda autour de lui et vit quelques esquisses de son travail très réussies. Il parcourra des yeux la suite et vit un pan de cuir dépasser d'une valise. Intrigué (comme tout ce qui touchait au cuir) Derek ouvrit la valise.

Le pan de cuir était sa veste.

Sa veste qu'il pensait avoir perdu quelque part.

Sa veste qui était avec Stiles.

Un bout de lui que l'hyperactif avait pris pour se souvenir.

Un bout de lui accroché à…

« Non, je ne peux pas… Je dois sortir d'ici sinon… »

Un cri, un autre, puis plusieurs. Une supplique, des paroles hachées et saccadées. Stiles faisait un cauchemar.

« Non Derek, non… Pardonne-moi je n'ai jamais voulu-» Le corps se tendit et un cri franchit les lippes entre ouvertes « Non ! » Les yeux bougeaient trop rapidement « Papa ! Maman ! Tout est de ma faute ! » Les petits geignements allaient grandissant et la voix tantôt grave, rauque de désespoir changeait, revêtant celle d'un petit enfant perdu, aigue et criarde. « Ne me laissez pas… Je suis désolé je suis tellement désolé… J'aurais dû mourir. » Un autre cri et la sueur coulait par flots sur le corps pâle. « Aaah »

Se tordre.

Souffrir.

Pleurer.

Se tordre à nouveau.

Souffrir sans fin.

Insoutenable.

Une gifle retentit dans le silence lourd et douloureux. Stiles s'éveilla brusquement et retomba dans le lit, pantelant, en sueur et fatigué. Il avait mal partout et sa bouche sèche ne l'aidait en rien. Il observa de façon floue sa suite et perçu du mouvement. « Ne partez-pas. »

Il réussi à lever une main faible et attrapa un pan du t-shirt du plus vieux. « Derek… pardonne » l'hyperactif sombra dans un sommeil agité.

oOOo

C'était le matin, aux aurores Stiles s'éveilla, ayant trop chaud d'un coup. Il tâta près de lui, à la recherche de son portable et toucha quelque chose de dur et chaud. Il ouvrit lentement les yeux et se tourna légèrement avant de tressaillir. Stiles se frotta le visage à plusieurs reprises avant de devenir rouge.

« Putain j'y crois pas, je rêve. Derek Hale, en boxer dans mon lit, une main sur ma taille et moi en boxer aussi. Putain je dois vraiment rêver Bordel. Je dois me pincer et je vais me réveiller comme un con. Combien de fois j'ai rêvé de ça ? Hum ? »

« Oh, tu as déjà rêvé de moi… t'enlaçant Stilinski ? » dit une voix rauque dans son cou.


Oui, je vous avais prévenu. Petit chapitre ne me tuez-pas. Breffons, reviews? Bisous.

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