Coucou à tous et à toutes les wolves :-) Alors voilà, on approche du dénouement mais rassurez-vous il y aura encore un chapitre après celui-là ! La tonalité dramatique n'a pas toujours pas changées, à vrai dire c'est toujours aussi…déprimant *ben oui c'est le but haha* mais ne sortez pas encore vos mouchoirs, vous pourriez avoir une petite surprise dans le chapitre suivant ;) Pour ce qui est de la femme avec laquelle Derek a trompé Stiles, j'ai quand même décidé de mettre son nom (il apparait une fois et une seule) parce que j'ai remarqué que vous aviez du mal à vous faire une idée de qui ça pouvait être (surement parce que je me suis un peu ratée ? ^^') Donc voilà, les masques tombent, préparez-vous au pire ;)
″ Cette nuit tu n'as pas dormi, je t'ai retrouvé dans le noir, les yeux gonflés par le mépris, par la tristesse et par la rage. La voix cassée par les larmes tu veux connaître tous les détails où, quand, comment et ce qu'elle a de plus que toi…″
Je m'appuyais contre le mur de la chambre tandis que le plus douloureux des souvenirs me revenait en mémoire. Stiles... Il y avait eu cette fameuse nuit où tout avait volé en éclat, celle que je n'oublierais jamais.
Je ne l'avais plus revue. J'avais décidé de reprendre ma vie en main et de mettre un terme à tout ça. Il y avait bien trop longtemps que je prenais part à ce jeu dangereux et bien trop longtemps que je la laissais me manipuler. J'avais été faible mais je me disais qu'avec le temps je parviendrais à enterrer cette histoire et que la vie reprendrait son cours normal entre moi et Stiles. Cela avait été une terrible erreur de ma part et rien dans mes actes n'était excusable, toutefois cela m'avais permis de réaliser que la seule personne à laquelle je tenais vraiment était Stiles. Lui seul. Il ne pouvait y avoir deux personnes dans ma vie.
Comme tous les soirs j'escaladais la façade pour atteindre la fenêtre de la chambre. Après quelques instants j'y pénétrais mais ce soir-là il n'y avait pas de lumière et aucun bruit. Pourtant à cette heure-ci Stiles était habituellement en train de terminer ses devoirs ou de réviser pour ses examens. Non, ce soir il y avait quelque chose qui n'allait pas, quelque chose de différent.
Je fis quelques pas afin de voir où se pouvait être Stiles et je ne tardais pas à le trouver, assis sur le sol, contre la porte, les genoux repliés et la tête enfouie au creux de ses bras. Il tenait son portable dans sa main tremblante et j'avais peur de comprendre ce qui s'était produit. J'espérais sincèrement au fond de moi que ça ne pouvait pas être ça, mais lorsque je m'adressai à Stiles et qu'il leva la tête dans ma direction, je compris qu'en définitive il ne pouvait pas en être autrement.
Ses yeux étaient rouges mais le reste de son visage, lui, était terriblement pâle. Ses lèvres tremblaient et ses joues portaient encore la trace de ses larmes. Face à une telle vision de désespoir je sentis ma gorge se serrer et tout le poids de mon erreur qui s'abattait soudain sur mes épaules. Qu'avais-je fait... Comment avais-je pu en être réduit à cela ?
J'étais incapable de dire ou de faire quoi que ce soit. Je me retrouvais juste face à lui dans la pénombre, d'apparence impassible mais au fond totalement désemparé.
Lui non plus ne disait rien, du moins au début. Il me fixait comme s'il cherchait désespérément une réponse dans mes yeux. C'était inutile, quelque part son cerveau lui criait qu'il l'avait déjà trouvée. Nous le comprenions très bien, tant lui que moi. Les masques étaient en train de tomber et ce n'était encore qu'un début. Impossible de reculer maintenant.
Ni lui ni moi n'allions dormir cette nuit. Il n'allait pas venir se blottir contre moi dans ce lit qu'il trouvait toujours trop froid. Il ne s'endormirait pas paisiblement près de moi. Nous allions avoir cette discussion, celle que je redoutais tant mais c'était comme ça, le moment était venu. Terrible et pourtant inévitable.
« Stiles... », Ce fut la seule parole que je fus capable de prononcer. Je ressentais sa détresse et je voulais tenter de l'atténuer en le prenant dans mes bras, mais ce n'était pas une excuse et il m'en empêcha. Doucement il se redressa pour me faire face. Il ne voulait pas paraître faible malgré la peine qu'il éprouvait.
« Pourquoi ?! », son regard avait changé. La seule tristesse avait désormais laissée place au mépris, à la rage. « Pourquoi ! » répéta-t-il plus fort tandis que des larmes de douleur et de colère venaient rouler le long de ses joues meurtries. Il agrippa mon t-shirt, le tira, tenta de me secouer, de mes donner des coups, mais la force n'y était pas, c'était le désespoir. « Pourquoi... », Dit-il à nouveau, d'une voix qui n'était plus qu'un murmure étouffé par les sanglots qu'il ne parvenait à contenir. Il tomba à genoux sur le sol, faiblement, ses mains accompagnant le mouvement en glissant le long de mes jambes jusqu'à ce qu'il fut totalement désarmé. Je me sentais misérable et pourtant j'étais toujours debout, droit, silencieux, froid et incapable de réagir.
« Dis-moi qu'elle ment, Derek... ». Stiles n'était plus lucide. Il n'était plus que l'ombre de lui-même. Il se sentait pitoyable et me suppliais presque de nier ce qui s'était réellement passé pour occulter la douleur de ce qu'il savait être inévitable.
J'aurais pu le faire, pour le rassurer, lui dire que c'était un mensonge et qu'il n'y avait toujours eu que lui, mais je n'y parvenais pas. « Elle a menti n'est-ce pas ? ». L'espoir n'existait plus dans les yeux de Stiles, il mourrait, il partait en fumée tout comme notre histoire. Sous mes yeux. Impuissance. J'avais l'impression de revenir des années en arrière, le jour de l'incendie où toute ma famille avait périe. Je me sentais désemparé et je ne pouvais tout simplement qu'être le triste spectateur de ce désastre. Abandon.
« Dis-le ! » Cria-t-il alors que sa voix se mêlait à ses larmes en une plainte déchirante. Abattu sur le sol, Stiles tendit le téléphone portable qu'il tenait d'une main tremblante avant de reprendre : « Elle m'a dit...Elle m'a tout dit... ». Ainsi Kate avait lâché la bombe. Elle avait détruit ma vie, une seconde fois. Mais cette fois j'avais été bien assez prévenu et je m'étais quand même jeté droit dans ses filets. Il n'y avait pas d'excuse à cela.
Malgré la dévastation qui imprégnait les prunelles marron de Stiles, j'y lisais tout le mépris qu'il éprouvait à mon égard.
« Depuis quand est-ce que ça dure ?! », hurla-t-il avec l'énergie de la sourde colère qui s'était subitement emparée de lui.
« Stiles... ». J'essayais de me pencher pour poser ma main sur son épaule mais il me repoussa avec davantage de rage. « Réponds Derek ! ».
Stiles n'était plus l'adolescent jovial qui prenait tout à la dérision et qui se contentait de suivre sans jamais se plaindre. Il était devenu l'homme, un homme blessé, meurtri et tout ça par ma faute. J'étais d'autant plus désemparé de le voir ainsi transformé. Je n'avais d'autre choix que de lui répondre, même si cela devait faire encore plus de mal...
« Plusieurs mois ». Il déglutit péniblement, comme si ces seuls mots avaient suffi à l'achever. Il y avait de quoi. Mais il se reprit et se remit même sur ses jambes, face à moi, le regard noir. La tempête arrivait. « Bien sûr », la pillule était difficile à avaler. Il reprit sans que sa voix ne perde de son mordant, même si elle tremblait : « Tu l'as sautée pendant des mois et tu arrivais encore à me regarder dans les yeux après ça... Bravo Derek ». Habituellement de tels sarcasmes ne m'auraient pas atteint mais chacune des paroles que prononçait Stiles me faisaient l'effet d'un poignard dans le cœur. « Qu'est-ce qu'elle avait de plus que moi pour te rendre heureux ? Hein ?! ». « Rien… », Répondis-je faiblement, portant le poids des remords comme jamais auparavant. Mais Stiles reprit : « alors quoi, c'était ses menaces qui t'excitaient ? Le danger ? Bah faut dire qu'une chasseuse de loups garous ça a dû avoir son charme à tes yeux ! ». Je fronçais les sourcils, ne pouvant plus supporter la violence des paroles de Stiles. « Ce n'est pas ça ! Je ne sais pas ce qui s'est passé, ni pourquoi ça s'est passé, mais le fait est que c'est comme ça ! Et crois-moi je regrette ! ». « Ça j'en ai rien à foutre que tu regrettes. Je te crois plus de toute façon. C'est terminé Derek. ».
Ces dernières paroles, prononcées comme une sentence irrévocable, venaient de finir de m'achever. Je voulais essayer, encore tenter de le retenir, de le faire changer d'avis, je voulais lui dire que le meilleur était encore devant nous, que nous allions tout recommencer à zéro mais le mal était fait. Plus rien ne pourrait modifier le cours des choses et surtout pas moi. J'avais joué avec le feu et je m'étais brûlé. Je n'étais plus en mesure de retenir Stiles.
Je fus incapable de montrer toute la peine que je ressentais, mais je savais qu'une fois seul, lorsque j'aurais franchi l'encadrement de la fenêtre de la chambre de Stiles pour la dernière fois, le masque tomberait et je finirais par craquer. Seulement Derek Hale ne pleurait pas. Pas comme ça, pas maintenant, pas devant lui, alors ce fut le silence. Simplement le silence, froid, dur mais tellement réel, et je restais là, droit, face à lui.
″ Comme un enfant désemparé j'essaie de te prendre dans mes bras mais la porte claque. Ma vie vient juste de voler en éclats…″
« Va la retrouver. Je ne veux plus te voir, sors de chez moi maintenant s'il te plait... », Termina alors Stiles, la voix cassée par les larmes qui s'étaient remises à inonder ses joues.
« Arrête, c'est terminé avec elle ! », tentais-je de lui faire comprendre en le saisissant assez fortement par les avant-bras pour l'obliger à me regarder droit dans les yeux. « Si c'était vraiment terminé tu n'aurais jamais couché avec elle ! ». Il se dégagea de mon emprise tout en me fusillant du regard. Jalousie. Mépris. Mais malgré cet élan de rage je sentais bien qu'au fond Stiles n'était encore qu'un enfant désemparé et pour tout avouer, en cet instant je l'étais tout autant que lui. La chaleur de mes bras qu'il recherchait autrefois ne lui serait plus d'aucun réconfort. A nouveau, il me demanda de partir, la situation était trop douloureuse pour que nous restions tous deux dans la même pièce. Je savais qu'une fois que je ne serais plus là Stiles allait probablement rester seul, écroulé sur son lit à évacuer toute la colère et la tristesse qu'il ressentait. Mais je ne serais plus là pour le consoler. Plus cette fois. En fait, je n'avais jamais été vraiment là. Comme si c'était la solitude qui m'allais le mieux.
« Tu n'es qu'un connard égoïste, Derek. Tu ne seras jamais heureux parce que tu repousses tous ceux qui t'aiment et tu te fiches bien de ce qu'ils peuvent ressentir ! ». Ce fut là les dernières paroles de Stiles.
La porte venait de claquer. Il avait quitté sa chambre pour me laisser le temps de m'en-aller. Je glissais désespérément mes doigts le long de cette porte qui plus jamais ne s'ouvrirait pour venir m'accueillir. L'espace d'un instant je voulu le rattraper, lui dire tout ce que j'avais sur le cœur, ce que je ne lui avais jamais dit sur les sentiments qui m'animaient, mais je me ravisai. C'était terminé. Notre histoire venait de voler en éclat.
″ Et le silence me tabasse quand je n'entends plus ta voix. J'essaie de prendre la mesure de l'étendue des dégâts mais c'est trop tard…″
J'avais fini par retourner chez moi, mais lorsque j'étais rentré, tout m'avait semblé désespérément vide. Plus vide que d'habitude. J'avais pourtant l'habitude de la solitude, j'aimais ça, être seul, ou peut-être que cette fois il y avait autre chose... C'était en moi que les choses avaient changées. Le silence qui baignait la maison me paraissait sinistre et avait quelque chose d'oppressant. Je me sentais mal et il semblait que rien ne pourrait me soulager.
Je m'allongeai sur le canapé et tentais de fermer les yeux mais c'était inutile, pire encore, car il n'y avait que le visage de Stiles en larmes qui me revenait à l'esprit.
Sa voix me manquait, ses rires me manquaient, ses bras me manquaient, tout en lui me manquait désespérément et j'avais perdu tout ça par la faute de mes pulsions. Destruction.
Je me levai, incapable de rester allongé plus longtemps. Je ne tenais pas en place, tel un fauve en cage. Je me haïssais. Ce fut le mobiliser qui fut le premier témoin de ma colère. Je cognai dans les murs, renversai les meubles, brisai tout ce qui se trouvait dans la pièce, incapable de me maîtriser ni de me supporter moi-même. Solitude. J'étais définitivement et terriblement seul. Ce putain de silence allait finir par avoir raison de moi car lui me cognait bien plus fort que tous les coups que je pouvais moi-même distribuer.
Mes mains s'étaient mises à trembler et j'essayais de me calmer tant bien que mal. Je n'avais jamais ressenti pareille douleur auparavant. Il fallait à tout prix que je revoie Stiles et que je puisse lui parler ! Je sorti mon téléphone portable de ma poche et composa rapidement son numéro. Quelques secondes s'écoulèrent, pénibles. Messagerie. Bien sûr. C'était couru d'avance. Je me rendais compte de l'ampleur des dégâts et j'étais totalement impuissant. Stiles avait décidé de rompre et je n'avais pas d'autre choix que de me forcer à l'accepter. C'était bel et bien trop tard désormais et quoi que je fasse je ne pourrais plus rien y changer.
On se retrouve très bientôt pour la suite (et fin) de Derek et Stiles au pays des larmes ;p N'hésitez pas à me donner votre avis en me mettant des reviews, ça fait toujours plaisir et ça aide à progresser :)
