Chapitre 3

Il se réveilla le lendemain très étonné d'avoir aussi bien dormi. Quand il ouvrit les yeux, il fut stupéfait en voyant sa chambre. Elle était magnifique, grande, belle, spacieuse et très chaleureuse. C'était le paradis sur terre. Il s'assit et découvrit un œuf blanc sur une table basse. Il regretta vraiment ses plâtres, car il ne put aller voir ce que cela était. Il sursauta légèrement quand il vit son père apparaître et lui dire :

-Alors, elle te plaît, mon chéri ?

-Elle est magnifique, elle est vraiment superbe. Merci, merci, papa, répondit Harry avec sincérité.

-Ta mère et ton frère ont aidé, dit Vernon avec un sourire fier en bombant légèrement le torse.

-Tu pourras les embrasser pour moi ? demanda Harry avec un grand sourire.

-Avec plaisir. Ta mère va arriver avec ton repas, car il est hors de question que tu descendes ou que tu restes sans manger.

-D'accord, papa. Je t'aime, papa.

Vernon sentit son cœur se remplir de joie et de bonheur, son petit l'aimait, il avait eut peur que Harry le déteste, maintenant qu'il avait changé, mais non, il restait le même petit garçon affectueux. Après un dernier baiser sur le front, Vernon quitta la maison pour son entreprise de perceuses en sifflotant joyeusement.

Harry resta trois semaines dans sa chambre, avec interdiction de se lever. Dudley lui avait prêté sa télévision, et Harry au lieu de regarder les programme pour enfants regardait les informations nationales et internationales, observait les fluctuations de la bourse et prenant l'argent de poche que son père lui avait mis sur son compte, il le plaça en bourse et multiplia par dix la mise de départ par des choix judicieux. En plus de faire fortune, Harry décortiquait la presse et convainquit son père de faire l'investissement dans de nouvelles machines afin que l'entreprise de son père se diversifie et ne s'effondre pas en cas d'une baisse des ventes. Il donna ainsi de bons conseils à son père et augmenta le capital de la famille Dursley de cent cinquante pour cent en une semaine grâce à la spéculation. Il achetait des actions à bas prix et les revendait quelques heures plus tard le double, voire le triple se faisant ainsi une monstrueuse plus value. De cette façon, la famille Dursley devint une famille riche en moins de deux ans. La Grunning, grâce à une idée d'Harry, inventa un métal ignifugé, résistant à la chaleur extrême et à un brusque refroidissement, et qui restait souple et élastique. Vernon écouta avec attention son fils et déposa un brevet mondial sur sa découverte et ensuite il décida de faire une conférence de presse. Quand Vernon Dursley en fit part au monde, toutes les agences spatiales et aéronautiques se jetèrent sur sa petite entreprise qui devint leadeur mondial dans ce métal révolutionnaire, qui n'aurait fait son apparition que dans vingt ans.

Cependant, Harry ne faisait pas que spéculer, il passa le reste de son temps libre à lire les livres de magie. Il apprit à reconnaître les ingrédients les plus utilisés dans le monde magique. Il apprit leurs particularités, leurs effets et avec quels éléments on pouvait ou non les mélanger. Il avait hâte de pouvoir se lever afin de faire sa première potion. Mais en attendant, il avait fait de profondes séances de méditation afin de pouvoir avoir un meilleur contrôle sur sa magie. Le peu qu'il avait, il apprenait à le contrôler grâce à la magie et grâce aux livres que sa mère lui avait achetés. Il commençait calmement en faisant tout simplement apparaître une petite boule de lumière. Rien que ça, il lui avait fallu quinze jours de dur labeur, mais pour lui c'était énorme. Après avoir été capable de faire apparaître une boule de lumière, il tenta de faire voleter la petite boule lumineuse. Dudley adorait regarder son frère s'entraîner, c'était tellement magique. Au bout d'une semaine, il réussit à la faire voleter dans toute la pièce. Dudley l'applaudit vigoureusement. Harry regarda attentivement son frère et lui dit :

-Tu devrais perdre un peu de poids.

-Pourquoi ? demanda agressivement Dudley.

-Parce que je n'ai pas envie de perdre mon frère, répondit sérieusement Harry.

-...

-L'excès de poids peut entraîner des maladies cardio-vasculaires, tu peux faire une attaque cardiaque et mourir.

-Vr... vraiment ? répondit Dudley assez effrayé.

-Oui, vraiment.

-Tu... tu peux faire quelque chose ? demanda le petit garçon.

-Oui, je connais quelque chose qui absorbe les graisses. Mais ensuite, je t'aiderai à t'entraîner. On s'entraînera dans la cave, il y a plus de place. Au début, ce sera dur, mais ensuite ce ne sera qu'une question d'habitude. D'accord ?

-D'accord. Je suis d'accord.

-Bien. Je dirais à maman de nous faire un repas spécial qui nous permettra de ne pas prendre de poids.

-Pffuuu ! Tu seras là pour m'aider ?

-Oui, n'aies pas peur. Je serais là jusqu'à ce que cela devienne un automatisme et que tu le fasses par toi-même, répondit Harry avec un sourire.

Ce qu'ils ne savaient pas tous les deux, c'est que Vernon, Pétunia et le médecin les avaient entendus. Le médecin de famille se tourna vers les deux parents et leur dit :

-Votre fils a eut une bonne idée. Dudley pourrait risquer de développer des maladies cardio-vasculaires s'il ne maigrit pas. Je vais vous donner un régime à suivre pour le faire maigrir.

-Bien.

Vernon et Pétunia furent ravis que leur fils se soit préoccupé de la santé de son frère. Maintenant que le médecin avait dit cela, il entra dans le grenier et retira le plâtre du petit garçon. Il allait lui dire que son muscle serait atrophié par le manque de mouvement, mais Steven savait comment ne pas perdre du muscle. Il contractait les muscles de sa jambe et de son bras toutes les cinq secondes tout en faisant en sorte de ne pas bouger le membre, afin de ne pas réveiller la douleur. Le médecin fut très étonné par ce fait. Surtout que dès qu'Harry fut debout, il crapahuta dans toute la chambre, ravi de pouvoir marcher. Le médecin se tourna vers ses parents et leur dit avec le sourire :

-Il est en pleine forme. Il court comme un cabri. Tu as mal mon petit ?

Harry s'assit sur son lit et testa patiemment son bras, sa jambe, ses doigts ainsi que ses doigts de pieds et le moindre de ses tendons. Il rouvrit les yeux, et répondit :

-Je vais bien, je n'ai mal nulle part.

-Parfait. On va alors tester tes réflexes.

-Bien.

Après différents tests, le médecin déclara que l'enfant était en pleine forme et pouvait sortir. La petite famille fut ravie et Harry reçut l'interdiction absolue de jouer dans la rue. Ce qu'accepta le petit garçon. Mais maintenant qu'il avait le droit de se lever et que le médecin était parti, il fila faire sa première potion. Pétunia, Dudley et Vernon s'assirent sur son lit et l'observèrent la faire. A force de la lire et de la relire, il était capable de la réussir du premier coup. Elle avait la bonne texture, la bonne odeur d'œuf pourri, et la bonne couleur de brun-verdâtre. Il se tourna vers sa mère et lui demanda :

-Maman, tu as des bouteilles en verre ?

-Oui. Je vais te les chercher mon ange.

-Merci, maman.

Pétunia revint cinq minutes plus tard avec un carton plein de bouteilles toutes fermées. Harry remplit un verre de cette mixture, puis prenant un entonnoir, il mit la potion dans trois bouteilles, les étiqueta et marqua le nom, les précautions d'emploi et les effets de la potion. Maintenant qu'elle était fait, il prit le verre qui avait eu le temps de refroidir et le donna à son frère. Dudley regarda ça avec abomination. Harry lui dit :

-Normalement, ça a le goût de l'odeur. C'est particulièrement répugnant, mais très efficace. Tu dois tout boire d'un trait.

Dudley prit le verre, une grande respiration, puis avala d'un coup la mixture. Harry dit à son père.

-Papa, ça risque de lui faire mal, car la potion va détruire la graisse et la peau en trop. Ça va être douloureux surtout quand elle avait réduire la taille de son estomac.

Vernon et Pétunia prirent leur fils dans leurs bras et tremblèrent quand Dudley cria de douleur. La potion le tortura vingt minutes, jusqu'au moment où Harry murmura à son oreille :

-Cela ne va pas durer, la douleur ne dure que vingt minutes et ensuite, tu seras un nouvel enfant.

Et en effet, quand les vingt minutes furent passées, le gros garçon avait atteint le tour de taille qu'un enfant de son âge devait avoir et ce pour le plus grand plaisir de ses parents. Harry lui dit :

-La potion t'a complètement épuisé. Il faut que tu ailles te coucher. Mais d'abord, mange cela, c'est du chocolat. J'ai lu que le chocolat aidait à rendre une partie des forces. Alors tu manges ça, tu te brosses les dents et tu dors. Demain commencera l'enfer.

Dudley déglutit difficilement, mais obéit à son grand frère. Pétunia et Vernon demandèrent à Harry :

-Que va être cet entraînement ?

-Pompes, tractions, course à pieds, étirements, port de poids, on commencera tout doucement. Puis plus il aura de facilité, plus l'entraînement deviendra dur. Il faudra lui trouver un sport qui l'aidera à augmenter son agilité et sa force musculaire, répondit le petit garçon en imaginant l'entraînement qu'aurait le pauvre Dudley, mais un entrainement adapté à l'âge de son frère et au sien.

-C'est une bonne idée. Harry ? interrogea Vernon.

-Oui ?

-Que faisais-tu... avant ? Vernon avait du mal à imaginer que son petit garçon était en fait un adulte indépendant et qui n'avait pas besoin de lui. Mais heureusement, Harry faisait en sorte que les Dursley se sentent indispensables pour lui.

-Je faisais parti de l'unité anti-terroriste d'élite du GHOST. L'un des meilleurs, sans vouloir me vanter.

Ses parents furent un peu étonnés, l'horloge de famille sonna dix heures et Vernon dit :

-Il est tard, je dois aller travailler.

Après avoir salué toute sa famille, Vernon partit travailler. Pétunia alla s'occuper de la maison, et Harry décida de faire d'autres potions. Il désira faire toutes les mixtures du livre. Il alla prendre une bonne douche, puis quand il rentra dans sa chambre, il vit l'œuf sur la table et décida d'aller voir ce que c'était. Il s'en approcha doucement et le toucha. La paroi était chaude et lisse. Brusquement dans le silence, un craquement retenti et l'œuf commença à se briser. Ce que ne savait pas Harry, c'est que dans la chambre de ses parents, l'œuf rouge se fissurait aussi.

Dans la cuisine, Pétunia se mit de la sauce tomate sur son chemisier. Maniaque, elle décida d'en changer et monta dans sa chambre. Là, elle entendit les craquements et se précipita vers l'œuf. Elle s'accroupit devant et apparut un poussin tout nu et tout rouge. L'oisillon la regarda et laissa échapper un doux trille de joie. Pétunia fondit devant le petit oiseau et délicatement l'aida à sortir de sa coquille. Elle le serra contre elle avec tendresse et alla voir Harry pour lire un des livres sur les animaux magiques. Quand elle entra dans la chambre, elle vit Harry avec un oisillon, mais tout blanc. Harry était en train de lire un livre et s'exclama :

-Tu es un phénix blanc, tu es comme ton cousin le phénix rouge, sauf que tu es blanc.

Pétunia toussota et Harry vit l'oisillon dans les bras de sa mère. Il lui dit :

-C'est un phénix, maman.

-Un phénix ? Que mange-t-il ?

-C'est omnivore, mais il doit manger sa coquille pour avoir la force de survivre.

Pétunia rentra dans sa chambre en courant et laissa l'oisillon manger sa coquille, puis le poussin devint un magnifique phénix rouge. L'oiseau chanta et se posa sur l'épaule de sa maîtresse. Pétunia retourna dans la chambre de son fils et vit Harry avec un magnifique phénix blanc.

-Hedwige, je vais t'appeler Hedwige.

Pétunia caressa tendrement son phénix et murmura :

-Et moi je t'appelle Feudou.

Feudou lança un trille de joie, puis les deux phénix s'envolèrent afin de jouer dans les airs. Pétunia toute heureuse laissa Harry seul et termina de faire le repas. Harry se secoua, puis alla chercher son livre de potion et se mit au travail. Il voulut d'abord faire des potions utiles, pimentine, potion contre l'acné, contre les bleus et fortifiante. Mais avant, il en fit une qui chassait les fourmis, sa mère s'était encore plainte que ces insectes infestaient sa cuisine. Une odeur atroce sortit de son laboratoire et Harry dut ouvrir la fenêtre afin d'aérer. Quand la potion fut terminée, Harry dévala les escaliers et croisa le regard mécontent de sa mère. Pétunia demanda :

-D'où vient cette odeur ?

-D'une potion contre les fourmis. Une goutte aux quatre coins de la maison, une formule et plus aucune fourmi dans toute la maison pendant un an.

-Toute la maison ? demanda Pétunia très intéressée.

-Je vais faire l'essai.

Il sortit dans le jardin et laissa tomber une goutte aux pieds des murs de la maison, puis il se mit au centre du bâtiment qui, à vu de nez, était dans le salon, puis se mit en tailleur et commença l'incantation. Il se mit en transe, sa magie entra en résonance avec la nature autour de lui et surtout cet acte de magie brisa les scellés qui contenaient sa magie. A cinq ans, il se retrouva donc avec la puissance qu'il aurait normalement dû recevoir à ses dix-sept ans. Il ressentait toute la magie du monde, il ressentait la joie des créatures magiques libres, la tristesse de ceux qui étaient liés au monde sorcier, la Magie avec un grand M. Se secouant mentalement, il s'extirpa de cette fascination et plaça la barrière afin d'empêcher les fourmis d'entrer dans la maison. Il avait réussi le pire des tests, la plus part des sorciers oubliaient ce qu'ils voulaient faire et se perdaient dans la magie. La magie de Harry lui fit alors totalement confiance et au lieu de bloquer ce que le garçon venait de recevoir, elle le lui laissa mais décida de se mettre en contact avec lui, qu'il puisse discuter avec elle quand ils le voudront elle et lui. Au ministère de la magie, cet acte fit exploser tous leurs détecteurs avant qu'ils puissent déterminer le lieu exact de cette explosion de magie. Les sorciers ne comprenaient pas, ce pic avait déjà été ressenti le jour où celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le nom avait été terrassé par la Survivante, Émilie Potter. Mais le pic se trouvait vers Londres alors que la fille-qui-avait-survécu se trouvait à Godric Hollow, au centre de l'Angleterre. C'était à n'y rien comprendre. Pourtant, c'était la même signature magique mais beaucoup plus puissante. Le département des Mystères décida de faire des recherches sur cette étrange force et donc cacha cette information jusqu'à ce que six ans plus tard, elle arrive aux oreilles du vieux citronoman.

Loin de cette décision, Harry était cajolé par sa mère folle de joie d'être débarrassé des fourmis. Maintenant que sa chambre avait bien été aérée, Harry décida de faire une potion contre les écorchures. Celle-là était plus difficile, mais moins ignoble. Il passa le reste de la journée à la faire. Alors que sa potion prenait de plus en plus la texture d'une pommade, il se trouva stupide en voyant qu'il n'y avait que des bouteilles et non des pots. Laissant mijoter la potion à feu très doux, il fila voir sa mère.

-Maman, aurais-tu des pots de confiture ?

-Mmhhhh ! Je crois que oui. Dans la cave.

Comme sa mère était en train de faire le repas, Harry lui dit :

-J'y vais.

-Fais attention mon cœur, il n'y a pas de lumière dans les escaliers. L'ampoule a cassé.

-Alors je ferais une boule de lumière.

Harry ouvrit la porte, puis se concentrant légèrement, une boule lumineuse apparut près de lui et il put descendre les escaliers sans risquer la chute. Arrivé dans la cave, il fouilla un peu, puis découvrit un gros meuble rempli de pots de confiture et de bouteilles vides. Harry fit une danse de la victoire, puis il fouilla dans ses souvenirs et se souvint d'un sort qu'il avait lu dans le nouveau livre d'Enchantement que sa mère lui avait acheté, c'était... le... sort... de réduction. Il leva les yeux vers le meuble, se concentra plus fortement et dit :

-Reducto

Après une légère secousse, le meuble pris la taille d'un lego. Ravi, Harry mit le meuble dans sa poche et remonta dans la cuisine. Avant d'y arriver, il entendit des voix d'hommes inconnus discuter avec sa mère d'un sort de haut niveau de magie effectué dans cette maison. Harry écouta et fut impressionné par l'aplomb de sa mère qui mentait comme un arracheur de dents. Les hommes la crurent et ils repartirent. Harry retourna voir sa mère et lui dit d'un air penaud :

-Je vais arrêter de faire de la magie sinon on va avoir des problèmes.

-Je me moque de ces sorciers pouilleux. Tu ne vas pas arrêter parce qu'ils sont idiots. Non, il faudrait trouver quelque chose qui empêcherait cette bande de vautour de te voir faire de la magie, fulmina Pétunia.

-Oui, mais il faudrait le faire le plus vite possible, car j'ai une potion sur le feu. Elle peut rester encore douze heures sans problème, mais je crains le moment où l'odeur commencera à se dégager.

-Je vais appeler ton père.

-Bien maman. Je vais voir comment va Dudley.

Alors que Pétunia grondait contre les sorciers pour oser traquer leur petit garçon, Harry alla s'asseoir près de son frère et le regardait dormir très profondément. Il avait demandé à sa mère de faire du chocolat chaud, même s'il avait bien refroidi. Il prit la tasse et fit boire un peu de boisson à son frère qui eut le réflexe de l'avaler. Dudley soupira de soulagement tandis que la magie d'Harry lui dit que son frère allait plus que bien et qu'il se réveillerait en pleine forme le lendemain. Rassuré, il alla rejoindre sa mère et lui dit que Dudley allait très bien. Pétunia fut soulagée et lui annonça que son père reviendrait plus tôt afin de garder un œil sur Dudley tandis qu'ils iraient sur le Chemin de Traverse trouver ce dont ils auraient besoin. En attendant, Harry fila dans sa chambre et lut l'histoire de Poudlard. Là, il découvrit tous les sorts dont il aurait besoin pour transformer leur maison en une forteresse qui les protégerait totalement des sorciers. Harry alla voir sa mère et lui expliqua ce qu'il voulait faire. En tant qu'ancien agent des GHOST, il avait l'habitude de surprotéger sa maison contre les indésirables. Pétunia y réfléchit un instant, puis accepta mais elle rajouta :

-Cependant, il faut que tu aies l'accord de ton père.

-Pour faire quoi ? demanda Vernon qui venait d'ouvrir la porte.

-Pour que les sorciers ne reviennent pas nous embêter. Et comme cela, en cas de danger, aucun sorcier ne pourrait entrer dans la maison. Alors que penses-tu de mon idée ? répondit Harry.

-J'aime bien, en plus comme cela, « ils » ne viendront pas, répliqua Vernon avec un grand sourire ravi.

-Ils ? Que représentent ce « ils » ? demanda Harry.

Vernon et Pétunia ayant confiance en sa maturité et en sa roublardise lui expliquèrent toute l'histoire, la raison de sa présence ici. Steven qui avait cru que les parents d'Harry avaient été tués par Voldemort fut tout bonnement outré en apprenant qu'ils avaient décidé de l'abandonner pour élever leur fille. Harry se mit à réfléchir intensément puis leur dit :

-Nous devons leur couper l'herbe sous le pied.

-Mais comment ? demanda Vernon.

-C'est très simple, ils sont sorciers. Cependant, malgré cela ils ne peuvent lutter contre la loi. Alors utilisons la loi contre eux. Il faut leur retirer tous droits parentaux à mon sujet et ensuite vous m'adoptez tout simplement.

-Mais et les Potter, ils vont venir, non ? remarqua Pétunia

-Oui, ou non. C'est la seule incertitude dans mon plan, grimaça Harry.

Les deux parents se regardèrent puis s'exclamèrent :

-Et bien nous allons le mettre en place ton plan, mon trésor. Mais pour l'instant, allons sur le Chemin de Traverse afin de trouver les livres dont tu aurais besoin.

Harry embrassa tendrement son père, puis sa mère et lui quittèrent le 4 Privet Drive afin d'aller à Londres. Au cas où ils rencontreraient la famille Potter, Harry avait prit l'appareil photo de son père. Alors qu'ils roulaient, Vernon appelait son avocat afin de tout mettre en place. L'avocat lui conseilla de retirer d'abord aux anciens parents leurs droits parentaux et ensuite d'adopter Harry. Vernon était très impressionné, car c'était ce qu'avait pensé Harry. Harry, il devait être en train de mettre son plan en action. Après quarante minutes de route, ils arrivèrent enfin devant le Chaudron Baveur. Pétunia trouva facilement une place, puis ils pénétrèrent dans le pub. Là, Pétunia vit sa sœur et son mari qui chouchoutaient une petite fille de l'âge d'Harry. Elle pleurnichait pour avoir une nouvelle part de gâteau. Harry fit un clin d'œil à sa « mère » et mitrailla les Potter. Pétunia alla voir Tom et avant de pour dire quoi que se soit, le vieil homme lui dit :

-C'est pour le Chemin de Traverse ?

-Oui, merci.

-Venez.

Ils quittèrent la salle et Pétunia soupira de soulagement en voyant que les Potter n'avaient pas fait attention à eux. Quand ils entrèrent sur la rue sorcière, Harry ouvrit de grands yeux stupéfaits :

-C'est magnifique. Mais comment réussir à cacher autant de monde là ? C'est incroyable.

Pétunia alla à Gringotts changea de nouveau des livres en gallions, puis ils allèrent à Fleury et Bott. Harry alla immédiatement dans la partie des sorts puissants et de la magie ancienne. Il feuilleta quelques livres et prit ceux qui avaient les sorts les plus puissants et surtout un qui montrait le moyen d'empêcher quiconque ressentir la magie et le magnifique sort de Fidelitas. Il allait prendre ce livre, et puis celui-là, et l'autre là et encore celui-là. En tout, il prit une quinzaine de livres. Pétunia soupira, mais elle savait aussi que grâce à ces livres toute sa famille serait protégée des sorciers malfaisants. Elle emmena Harry à un glacier qu'elle avait vu, puis tous les deux dévorèrent une grosse glace merveilleuse. Pétunia se retrouva avec un petit garçon sur les genoux qui la serrait à l'étouffer. Harry était tellement heureux. Après la glace, ils allèrent dans la ménagerie magique et le petit garçon entendit des pleurs. Il regarda dans tous les sens, puis se dirigea vers les pleurs. Là, il vit un petit serpent blanc lové sur lui-même. Harry demanda :

-Pourquoi pleurs-tu ?

Le serpent leva la tête et Harry vit une immense détresse dans les yeux du reptile, le petit serpent murmura :

-Ils ont tué ma maman, et m'ont enlevé. Je veux revoir ma maman. Veux pas resssster isssi.

-Tu peux ressster avec moi. Sssssi tu veux.

-Vrai ? Je pourrai ?

-Oui. Comment tu t'appelle ?

-Sssseti.

-Ssss'essst un très joli nom.

Personne n'avait fait attention à ce petit garçon qui sifflait de concert avec un serpent blanc. Harry ouvrit la cage et prit le serpent dans ses bras. Le petit reptile s'enroula autour du cou d'Harry et celui-ci alla voir le vendeur et lui dit :

-Je veux ce serpent !

-Il n'est pas à vendre.

Harry décida de taper un gros scandale et se mit à hurler comme un possédé ou comme un enfant faisant un monstrueux caprice. Le vendeur ne sachant pas quoi faire pour le calmer, le lui vendit et dès que Pétunia paya, Harry se calma. Il se tourna vers le vendeur et lui dit avec un sourire diabolique :

-Désolé, je ne sais pas encore me tirer des larmes, mais donnez-moi deux ou trois mois, et je serais beaucoup plus convainquant.

Il repartit alors qu'un homme blond regardait stupéfait l'enfant qui s'était joué de tout le monde. Il sortit du magasin et alla rejoindre le petit garçon. Il fut étonné quand il vit l'enfant l'attendre bien gentiment. Le blond allait parler quand Harry le devança :

-Comment je sais que vous vouliez me parler ? Cela se lit dans vos yeux. Ma mère est en train de faire une razzia de tissus chez le couturier, donc on a tout notre temps, monsieur ... ?

-Malefoy, Lucius Malefoy. Vous ressemblez à quelqu'un que je connais, James Potter, répondit froidement le sang pur.

-C'est normal, c'est la larve qui a aidé à ma procréation, je me nomme Harry James Potter, enfin, pour l'instant. J'espère que cette situation ne va pas perdurer.

-Comment cela ?

-Vous verrez mon cher, vous verrez. Oh ! Une chose, mon oncle et ma tante, sont des moldus.

-Des moldus ? lança Lucius avec un regard de dégoût.

-Oui, des moldus, sorcier !

Lucius sursauta sur le ton presque écœuré qu'avait pris Harry pour dire le mot Sorcier. Harry avec un petit sourire lui dit :

-C'est agaçant, n'est-ce pas ?

-Assez, oui, répondit Lucius penaud.

-Ce n'est pas parce que les moldus n'ont pas de pouvoirs magiques qu'ils sont pitoyables. Ils ont évolué depuis le Moyen-âge. Ils deviennent de plus en plus tolérants, même s'il y en a toujours qui crachent sur ce qui est différent. Et puis entre nous, la société sorcière est plus archaïque que la société moldue. Les choses changent, les moldus changent. Alors avant de haïr les moldus, apprenez à les connaître. Les connaître, pas « le », mais « les ».

Lucius ne savait pas quoi dire, c'était la première fois que quelqu'un lui parlait ainsi. Cet enfant n'était pas normal, il avait l'air d'avoir cinq ans et pourtant mentalement il avait l'air d'en avoir beaucoup plus. C'était vraiment étrange. Il décida d'y réfléchir à tête reposée. Il se tourna vers Harry et lui dit :

-Je n'ai pas pour habitude de réfléchir sur des sujets aussi brûlants, alors laissez-moi le temps de m'adapter à ces nouveaux changements.

Lucius repartit les yeux dans le vague réfléchissant activement à ce que le jeune garçon lui avait dit. Il ne savait pas pourquoi il écoutait cet enfant, mais c'était plus fort que lui, sa magie le poussait à faire cette introspection, lui qui avait toujours haï les moldus, lui qui ne voyait les moldus que comme des déchets, voilà qu'il était prêt à découvrir leur monde. Il ne comprenait pas cette volonté de changement. A moins que ce que son grand-père lui disait soit vrai, que la magie était vivante et qu'elle n'était pas une arme, mais une entité avec sa propre volonté, une volonté supérieure à la sienne, une volonté qui désirait qu'il change. Si c'était le cas, alors il devait changer. Mais comment ? Dans l'expectative la plus complète, il rentra chez lui et découvrit sa femme qui se mit à trembler de terreur en le voyant rentrer si tôt. Lucius ressentit la plus grande horreur devant la terreur de sa femme envers lui. Avait-il été un si mauvais époux ? Avait-il été un monstre avec son fils et son épouse ? Il se laissa tomber sur son siège et se rendit compte qu'il avait été monstrueux avec sa famille, il avait été pire que tout, il aurait mérité de perdre totalement sa famille. Avait-il fallu que la magie le secoue pour qu'il s'en rende compte ? Il devait se faire pardonner, il devait devenir le contraire de ce qu'il était, enfin, devant sa famille. Il se leva, s'approcha de son épouse tétanisée et délicatement la serra contre lui. Il l'entoura d'une étreinte douce comme si elle était en porcelaine, comme si la moindre secousse aurait pu la briser. Il lui murmura délicatement à l'oreille :

-Pardonne-moi. Je vais changer, je te le jure, sur ma magie. Je vais changer.

Narcissa lança un regard stupéfait vers son époux et lut dans son regard cette volonté alors elle lui dit :

-Je t'aiderai.

-Tu ne le regretteras pas. A partir d'aujourd'hui, je serais un parfait époux et un père exemplaire.

Ce jour et les jours suivants virent Lucius Malefoy changer, perdre en privé cette cruauté et cette violence. Il se battait contre lui-même avec l'aide de sa femme et de la magie. Mais des nuits, le combat était trop dur et il craquait dans les bras de son épouse qui le poussait doucement, mais fermement vers le changement tant désiré. Il réussit à se faire aimer de son fils. Draco avait été surpris la première fois où son père l'avait tendrement embrassé et non frappé comme avant. Au bout de quelques mois, Draco n'hésitait plus à aller chercher un câlin. Lucius était encore un peu gauche dans ses étreintes, mais Draco les adorait, car elles représentaient une nouvelle ère. Il aimait de plus en plus son père et sa famille. Il ne savait pas qui était responsable de cette transformation, mais il se jura de le trouver et de le remercier. Le parrain de Draco, Severus Rogue tomba sur le cul quand il vit les changements de son « ami ». Il n'était plus le salopard de mangemort, mais un mari dévoué, un père attentionné et un amant amoureux, le tiercé gagnant. Lucius était vraiment devenu un ami, un ami sincère qui lui remontait le moral ou l'aidait quand il voulait massacrer ses élèves. Lui aussi comme Draco voulut connaître la raison de ce changement et quand il vit cette raison, il faillit mourir de rire. Sa vengeance contre Potter était parfaite. Il savait maintenant qui était le survivant, ce n'était pas la petite rousse de garde qui se cachait sous le lit dés que quelqu'un entrait dans la maison, mais bien le fils abandonné qui utilisait les sorts informulés à tout bout de champs pour le bonheur des yeux. Pour faire plaisir à Lucius, Draco et Narcissa gardaient leur air hautain devant les autres, alors qu'en privé, ils ne se gênaient pas pour déclencher des batailles de polochons qui ruinaient leur intérieur pour la plus grande rage des elfes de maison qui avaient tous été libérés avec interdiction de se punir et interdiction de partir s'ils ne le voulaient pas.

Mais revenons au shopping des deux Dursley. Sur le Chemin de Traverse, Harry et Pétunia décidèrent de repartir vers leur petit pavillon. Cependant, Harry dit à Pétunia :

-Maman, on fait développer les photos ? Comme cela on aura des preuves contre eux.

-D'accord mon ange.

Ils quittèrent l'avenue sorcière et allèrent chez un photographe afin de faire développer leur pellicule. Le photographe leur promit de leur développer leur photo en trois heures. Ravis, ils décidèrent d'aller au cinéma et regardèrent Star Wars. Harry était vraiment heureux et à la fin de la projection, ils retournèrent chez le photographe, puis à la voiture et de là, au 4 Privet Drive. Arrivé là-bas, Harry se mit à rechercher le moyen d'empêcher les sorciers de sentir sa magie et il le découvrit dans un livre de magie ancienne. Il fit tout le rituel, puis dans une lumière éblouissante, toute trace de magie disparue. À partir de cet instant, le Ministère de la Magie perdit la trace de la signature magique d'Harry James Potter. Mais de toute façon, il n'était pas le survivant, alors on s'en moquait légèrement. Maintenant que le sortilège avait fonctionné, Harry se frotta les mains et s'exclama d'un ton pompeux :

-Père, Mère. Cela vous ferait-il plaisir d'avoir une demeure digne de ce nom ?

-Avec plaisir, mon cher petit sorcier de mon cœur, s'exclama Vernon en embrassant tendrement son fils adoré.

-Je termine la potion et je m'y mets.

Harry fonça dans sa chambre, agrandit le meuble, puis sortit des pots de confiture. Là, il remplit les pots de potions qui refroidissait et devenait de la pommade. Quand il eut terminé, il redescendit et sortit les livres pour faire ce qu'il voulait. Il fouilla dedans et découvrit les sorts nécessaires à la transformation de la maison. La première chose qu'il fit, fut de demander à la magie de l'aider dans son œuvre. Il savait qu'il n'était pas encore apte à faire ce qu'il voulait, mais la Magie pourrait l'aider. Elle seule pourrait faire ce qu'il avait en tête. Cependant, il ne devait pas dire que c'était la magie qui avait fait cela, tout le monde devait croire qu'il était hyper puissant et tout le tralala ! Mais bon, pour l'instant, il avait autre chose à faire. La première chose que la Magie fit, fut de mettre une puissante barrière qui faisait voir aux moldus et aux sorciers la maison comme elle l'avait toujours été. Ensuite elle agrandit magiquement la taille de la propriété, passant de cent mètre carrée à plus de mille deux cent hectares. Les Dursley qui se trouvaient près de lui, ouvrirent de grands yeux stupéfaits devant ce que leur fils pouvait faire tandis qu'Harry remerciait la Magie de ses bienfaits. Pétunia lui montra la photo d'un magnifique manoir et lui dit d'une voix un peu nerveuse :

-J'aimerai bien avoir cette maison.

Harry prit la photo et grâce à la magie qui utilisait l'imagination du jeune sorcier, transforma la maison en cette superbe demeure de rêve. Extérieurement, elle était parfaite. Mais intérieurement, elle avait la même disposition que l'ancienne. Alors il entra et la transforma jusqu'à ce que ce soit parfait. En fait, Harry ne faisait pas grande chose, c'était la Magie et ses souvenirs qui faisaient tout le reste. Steven fut ravi de voir que son expérience en tant qu'agent et le fait d'avoir visité la Maison Blanche et surtout Buckingham Palace, pouvait autant aider. Ainsi, il avait recrée le mélange des deux dans l'intérieur de la maison, pardon, du manoir. Quand il eut terminé, Pétunia observa avec un air béat sa nouvelle demeure. Elle pénétra à l'intérieur et poussa des cris de joie en visitant les différentes pièces. Harry décida d'installer sa chambre dans le grenier. Maintenant que tout était terminé, Dudley se jeta sur Harry et hurla :

-Je t'adore Harry.

Vernon serra fortement Harry contre lui, puis lui dit :

-Mon chéri, j'ai une grande nouvelle.

-Laquelle, papa ?

-Dans deux semaines, il y aura un jugement afin de retirer aux Potter leur droit de garde sur ta personne.

Harry ouvrit de grands yeux, puis se jeta dans les bras de son père. Il était vraiment fou de joie à l'idée de faire vraiment partie de la famille Dursley. Maintenant qu'ils avaient une nouvelle maison, les Dursley s'installèrent dans leurs chambres. Harry alla dans la sienne et rangea ses affaires, ses livres et ses potions. Ensuite, ils allèrent jouer dans leur jardin. Harry et Dudley se couraient après quand des centaines de personne apparurent d'un coup. Dudley se cacha derrière Harry qui se tint prêt à lancer un sort sur eux, même s'il ne connaissait que le sort reducto, ne s'étant en fait intéressé qu'aux Potions. L'une de ses personnes le salua et lui dit :

-Tu es l'élu ?

-Si vous dites élu comme celui qui a transformé face de serpent en esprit, oui, c'est moi. Que me voulez-vous ?

-Nous sommes de Hauts elfes et nos terres ont été détruites durant la guerre contre Voldemort. Notre peuple est à la recherche d'un endroit pour vivre et nous voudrions savoir si nous pourrions venir nous installer dans votre domaine ?

Harry appela les Dursley, et toute la petite famille y réfléchit. Pétunia était d'accord, Vernon aussi ainsi que Dudley qui trépignait d'excitation. Et donc Harry leur dit :

-Nous acceptons que vous veniez vous installer sur notre domaine.

-Nous vous remercions vous et la famille Dursley, Harry Potter.

-Appelez-moi Harry Dursley, car c'est bientôt le nom que je porterais.

-Bien, répondit délicatement l'elfe.

-Mais vous pouvez m'appeler Harry, tout court.

Les elfes le saluèrent avec respect, puis s'installèrent dans une forêt qu'ils firent apparaître. Pour remercier les Dursley, ils décidèrent de tenir la maison et entraient souvent en compétition avec Pétunia qui voulait faire le repas, de ce fait, c'était une bataille de tout instant qui faisait rire les Dursley et les elfes.

Durant les séances d'entraînement, Harry poussait Dudley qui devait faire un tour de manoir à petites foulées et quand il pleuvait, il devait monter et descendre les escaliers en marchant rapidement. Après deux semaines d'entraînement intensif, Dudley cessa de vomir et de s'évanouir au bout de vingt minutes. Il pouvait suivre la cadence infernale de son frère qui s'entraînait encore plus durement pour un enfant de cinq ans. Le mardi venait de commencer, et toute la famille était prête à aller devant le juge, plaider leur affaire. Ils mirent presque trois heures avant d'arriver à Londres à cause des embouteillages, mais ils s'en moquaient, car leur dossier était en béton. Quand ils arrivèrent devant le tribunal, Vernon leur dit :

-Soyons calme. Nous ne devons pas nous comporter comme des brutes ou nous risquons de perdre la garde d'Harry. C'est d'accord ?

-Oui, mon amour, répondit Pétunia.

-Oui, papa ! s'exclamèrent les deux enfants en chœur.

Ils pénétrèrent tous les quatre dans l'immense bâtiment et une assistante leur indiqua la salle dans laquelle ils devaient aller. Quand ils y pénétrèrent, ils découvrirent qu'ils étaient seuls. Quelques secondes plus tard apparut leur avocat, puis le greffier. Et enfin à dix heures précises, à l'heure où l'affaire devait être jugée, apparut le juge... Mais pas d'avocat pour les Potter, ni les Potter. Et pourtant, ils avaient reçu une convocation officielle du tribunal. Le juge furieux de cette insulte à sa charge décida de retirer définitivement aux Potter leurs droits sur Harry et donna aux Dursley le droit de garde et l'autorisation d'adopter totalement Harry James Potter qui devint Harry Patrick, le nom du père de Pétunia, William, le nom du père de Vernon, Dursley. Et ça, sans que l'avocat n'ait à dire la moindre chose. C'était le jugement le plus rapide de toute l'Angleterre. Les Dursley remercièrent le juge, puis repartirent avec leur avocat et quand ils furent sur l'esplanade, ils hurlèrent de joie, l'avocat hilare devant la joie de ses clients.

Dans le monde magique, Lucius Malefoy découvrit le changement de statut de son petit ami (voyez cela comme un ami qui est petit et pas autre chose). Il avait eut raison, il n'était plus lié aux Potter, car maintenant, il était un Dursley. Lucius était ravi pour le petit garçon qui l'aidait à changer et il espérait vivement le rencontrer sur le Chemin de Traverse. Il envoya la nouvelle au parrain de son fils en lui expliquant toute l'histoire. Severus Rogue, apprenant la nouvelle durant le repas, eut un fou rire mémorable terrorisant les élèves qui pensèrent vraiment que leur professeur venait de péter une durite. Le reste du monde magique s'en moquait totalement, car le fils Potter n'était pas important, la fille, Émilie était indispensable, puisque c'était la Survivante. Les Potter avaient bien reçu la convocation, le greffier leur avait dit que le tribunal siégerait le 19 septembre, mais cela arrivait en même temps que la fête de leur petite chatte, alors ils décidèrent de ne pas y aller, et puis ce n'était pas vraiment important. Et de toute façon, avec leur fortune, ils pourraient toujours rattraper les choses.

A suivre