Mouhahahaha, j'ai adoré vous choquer en disant que Bella aime et se marie avec James !! Niark niark !! Mais si vous avez trouvé le dernier chapitre surprenant, alors celui là sera…explosif !!!

Encore merci pour les reviews de :

christou57 : avoue que James est pas mal quand même, bien qu'il soit légèrement fêlé sur les bords !!

EmyMasenCullen : merci pour l'encouragement !!

babounette: la suite arrive !!

Elise605 : tu vas voir ce que va faire James à Bella !!^^ (Un conseil, assis toi bien mouahahaha rire machiavélique^^)

lunaa : oui c'est méchant de couper là mais j'ai une âme de sadique niark niark

Cokorico : merci de m'avoir adressé un message privé. Je voulais t'en renvoyer un mais ta messagerie privée est désactivée. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à connaître Marianne, une histoire fantastique. Toutefois, l'histoire que j'écris ne sera pas exactement pareil (il n'y aurait aucune surprise sinon^^). Et une fan de rugby !!! Oh joie, oh bonheur !!! Je ne suis pas toulousaine mais je soutiens à fond cette équipe, ce qui occasionne des bastons étant donné qu'une de mes amies est une fervente de Perpignan (horreur !!!). En ce qui concerne la maladie du taré chronique, j'ai élevé cette maladie au rang d'art !!^^ Et effectivement, tu t'es bien fait avoir en pensant que Twilight était un film avec beaucoup de sang mdr !! Et je suis d'accord avec toi, ça dégouline un peu trop de guimauve « Je t'aime mais je ne te mérite pas et gnagnagna… » Bon j'arrête là sinon c'est pas un chapitre que je vais écrire mais un message^^.

Bon j'arrête mes remerciements (et mes délires de méchant détraqué) et je vous laisse découvrir le chapitre 3. Action !!!

La nuit de noce :

Avec un sursaut de panique mêlée d'excitation et d'amour, la jeune mariée se leva, se précipita à la porte et ouvrit celle-ci à la volée. Puis poussa un faible cri de surprise.

Appuyé contre la chambranle se tenait Edward Masen.

Dès que Bella reconnut le corsaire, elle fondit sur son déshabillé de soie verte et s'en drapa précipitamment. Sa fine chemise de nuit ne cachait pratiquement rien de son corps et elle ne désirait pas s'exposer plus que nécessaire au regard du pirate. Celui-ci était resté figé à la porte, se contentant de parcourir d'un regard appréciateur le corps de la jeune demoiselle. Cette dernière, passablement énervée par cette intrusion et le retard de son mari, s'adressa sèchement à Edward :

« -Que faites vous ici ? Visiblement votre éducation comporte de sévères lacunes où vous vous seriez aperçu de l'inconvenance d'une visite à une heure aussi avancée !!! »

Le jeune homme haussa un sourcil, surpris par une telle acidité. Son fort tempérament reprit le dessus quand il répondit :

« -Votre hospitalité me réchauffe le cœur. Apparemment, votre éducation est tout aussi irréprochable que la mienne, finit-il ironiquement.

-Si votre présence n'est destinée qu'à m'adresser d'aussi agréables reproches, je vous prierai de partir ! J'attends mon mari et…

-C'est justement pour cette raison que je me trouve au pas de votre porte à affronter un aussi chaleureux accueil. Mais l'histoire est longue et puis-je… dit le pirate en désignant l'intérieur de la pièce et quémandant de ce fait l'autorisation d'entrer dans la chambre.

-Si cela vous tient tant à cœur, répondit hautainement Bella. Mais faites vite, cette journée a été épuisante et je suis lasse.

-Il n'y parait pas lady Gigandet », fit le pirate en entrant dans la pièce et en refermant la porte derrière lui.

Le jeune corsaire prit le temps de s'asseoir dans un fauteuil blanc et allongea ses jambes sur le repose-pied prévu à cet effet. Ce faisant, il désigna le fauteuil en face de lui.

« -Asseyez vous », ordonna t-il à Bella.

Celle-ci se contenta de lever un sourcil sans bouger. Elle était ici chez elle, dans son manoir, dans sa chambre et aussi longtemps qu'elle s'appellerait Isabella Gigandet d'Asselnat Selton, personne ne lui dirait comment se comporter dans sa demeure.

Edward se contenta de sourire et de soupirer face à la réaction infantile et têtue de la jeune lady. Il la dévora des yeux pendant un instant, se rappelant le charmant, et troublant, spectacle de la jeune demoiselle dans sa chemise de nuit qui lui avait subtilement révélé les formes de Bella. Il admirait aussi le fort caractère de la jeune fille. Celle-ci possédait un esprit aigu de la compétition et il reconnaissait en elle un adversaire de valeur. Visiblement, cette demoiselle était une têtue et la lutte n'en serait que plus acharnée, ce qui le ravissait. Puis il poussa un soupir et jura intérieurement contre lord Gigandet qui le plaçait dans une situation aussi inconfortable vis-à-vis de la jeune femme. Celle-ci lui paraissait si fragile, bien que très attrayante, il devait l'avouer.

« -Alors ? Aboya Bella dont la patience, qui n'était pas sa principale vertu, était mise à rude épreuve par l'inspection du pirate. Devant son regard insistant, elle resserra les pans de son déshabillé autour d'elle, s'assurant qu'il ne dévoilait rien de son corps.

-Un peu de patience lady Gigandet, répliqua Edward. L'histoire est longue et je ne sais par quel bout commencer.

-Par le début peut-être ? Le nargua Isabella.

-Pourriez vous faire l'effort de vous montrer plus agréable ?!! S'exaspéra le corsaire avec hargne. Cette gamine tentait de lui en imposer avec ses airs d'impératrice et il n'allait pas se laisser faire! Cette situation ne m'est pas plus confortable qu'à vous.

-Très bien, reculala lady. Je vous écoute.

-Merci, répondit le beau pirate avec un sourire en coin victorieux. Vous n'êtes pas sans ignorer que mon navire a fait naufrage sur vos Cornouailles ?

-J'en ai été informée, bien que je ne vois aucun rapport entre ma personne et ce naufrage.

-J'y viens, dit Edward. Votre union avec lord Gigandet n'est pas la seule raison de ma présence dans ce domaine. Ce dernier me devait une certaine somme d'argent qui me sera grandement utile étant donné la mauvaise passe que je traverse en ce moment. Cependant votre époux ne détenait pas sur lui l'argent nécessaire pour honorer sa dette. Aussi a-t-il décider de la jouer autour d'une partie de whist (*jeu de cartes).

-Vous avez poussé mon époux à jouer au whist !! » L'interrompit Bella, furieuse.

Il était inconcevable pour elle que James joue à ce jeu où l'on pouvait tout perdre en une seule partie. Combien de fois Bella n'avait elle pas entendu sa tante déplorer la propagation de ce jeu de cartes parmi les jeunes lord anglais ? Certains perdaient en une seule partie ce que plusieurs générations avant eux avaient mis tant de temps à construire. Des fortunes et des châteaux changeaient de propriétaires à cause d'une mauvaise main, facilitant ainsi l'ascension de nouveaux nobles qu'Elisabeth tenait en horreur. Elle avait élevé Bella dans une aversion profonde pour ce jeu. Pour Isabella, le whist représentait un vice et James, si honorable, si parfait, ne pouvait avoir pris l'initiative de jouer à ce jeu de péché.

« -Vous ne m'écoutez donc pas ?!!! S'exclama Edward en levant les yeux au ciel. C'est lord Gigandet et lui seul qui a décidé de cette partie de cartes. Le marché était simple, si il perdait, il me dédommageait le double de la dette qu'il possédait déjà à mon encontre. Si je perdais, je devais renoncer à toucher l'argent qu'il me devait. Et James Gigandet a perdu !

-Et alors ?!! Répliqua Bella, méprisante. Je n'ai cure de vos problèmes d'argent a vous et à James. Mon époux a perdu, et bien soit, il paiera !! Que voulez vous que je rajoute à cela ?!!

-Sauf que cette histoire va bien plus loin qu'un simple souci d'argent !! Répondit le jeune corsaire en haussant le ton. Il était ulcéré par l'expression hautaine de la jeune fille mais encore plus par le comportement de James qui n'avait pas jugé utile de venir lui-même informer sa femme de leur marché. Lorsque votre mari a perdu, il a proposé une autre partie en ajoutant de plus en plus de gains, pensant qu'il allait se refaire. Malheureusement, il a perdu cette partie là aussi, ainsi que les sept qui suivirent !!!

-Sept ? Demanda Bella qui avait soudainement blêmit. Combien James avait-il perdu au compte de toutes ces parties ?

-Oui sept !! S'insurgea le pirate. Il a joué tout ce qu'il possédait ! La fortune des Gigandet n'est plus ce qu'elle était, aussi a-t-il joué la votre, ainsi que ce manoir et ces terres !! Et plus encore !!

-C'est impossible, murmura Isabella, stupéfaite. Il n'avait pas le droit…Non, James, cet homme parfait n'avait pas pu jouer ainsi tout ce qu'ELLE possédait. Non cela ne pouvait être !

- Bien sûr que si ! Répliqua durement Edward. En l'épousant, vous lui avez confié votre fortune et tous vos biens !! Fortune et biens qu'il s'est empressé de jouer aux cartes!! De ce fait ce manoir, les biens qu'il renferme et les terres qui l'entoure m'appartiennent désormais. Ainsi que votre fortune !! Lord Gigandet a tout perdu !! Tout ce qu'il possédait… et plus encore !! » Ajouta t-il avec hargne afin d'obtenir une réaction de la jeune fille qui paraissait pétrifiée de stupeur.

Ainsi Bella avait tout perdu. Selton, ce cher Selton, était maintenant à ce… ce pirate !!! Quelle honte pour elle et ces ancêtres de se voir ainsi déposséder de leurs biens au profit de ce bandit des mers ! Son manoir où il faisait si bon vivre, ses forêts qui avaient abrité tant de belles chevauchées, sa rivière où nager était devenu une coutume… Tout ça ne lui appartenait plus. Elle avait tout perdu selon les dires du corsaire. Soudain un détail lui revint en mémoire.

« -Cela fait deux fois que vous répétez « Et plus encore !! ». Qu'entendez vous par là ? Demanda t-elle. Elle avait déjà tout perdu, qu'avait-elle à offrir de plus ?

-Lorsque James Gigandet s'est retrouvé dépossédé de tout ses biens, il a voulu reconquérir toutes ces possessions d'un seul coup, répondit doucement le jeune Edward qui s'inquiétait de voir la jeune fille si pâle.

-Comment ? Murmura t-elle. Oui, comment lord Gigandet, qui avait tout perdu, pouvait-il espérer récupérer tous ces biens grâce à une seule mise?

-En ajoutant quelque chose d'infiniment plus précieux que ce domaine et vos fortunes, répliqua très précautionneusement le jeune corsaire. Il arrivait à la partie délicate de la conversation. Vous. »

Dire que Bella était abasourdie était faible. Choquée elle recula alors que la pièce tanguait autour d'elle. Ce fut le chaud manteau de la cheminée qui l'arrêta. Elle s'appuya dessus tandis que sa vue se troublait. Inquiet de voir la jeune fille vaciller, le pirate se leva et s'approcha d'elle en s'empressant de la rassurer :

« -N'ayez crainte ce n'est pas vous toute entière que lord Gigandet a joué, mais une de vos nuits. Cette nuit, qui était censé être votre nuit de noce et qui désormais m'appartient. »

C'était impossible. James n'avait pas pu lui faire cela ! Il l'aimait autant qu'elle l'aimait. Cette nuit, c'était la leur et il devait être aussi hâté qu'elle de la vivre !! Car il l'aimait !! Non ? Oui James l'aimait et n'avait pas pu lui faire cela. Ce pirate mentait !!

« -Vous mentez !! Hurla Bella

-Vraiment ? Demanda le pirate. Il sortit un papier de sa manche, retroussée jusqu'aux coudes et dévoilant un avant bras musclé. Alors expliquez moi comment ce papier, où James assigne m'avoir donné la permission de vous avoir pour moi cette nuit, s'est retrouvé en ma possession ? »

Bella saisit vivement le papier et le lu rapidement :

« Moi, James Gigandet, époux d'Isabella d'Asselnat Selton, reconnaît avoir perdu au whist contre Mr Edward Masen, corsaire de son état. Le montant des gains de ce dernier s'élève à la totalité de ma fortune et de celle que mon épouse m'a apporté en m'épousant ainsi que le manoir et les terres de cette dernière. J'autorise aussi Mr Masen à me remplacer auprès de ma femme lors de notre nuit de noce. Il pourra y faire ce que bon lui semble, sans qu'aucune de ces actions ne lui soient préjudiciables.

Lord James Gigandet. »

A cette missive était asséné le sceau des Gigandet, attestant ainsi de la validité du document. A la fin de sa lecture, la jeune lady sentit une rage incroyable l'envahir. Son époux s'était bien moqué d'elle !! Elle se rendait compte à présent de sa naïveté. James ne l'aimait pas. Elle se demandait comment elle avait pu ne pas le remarquer auparavant. Il n'avait jamais paru chaleureux à son égard, il était juste indifférent. Ses yeux n'avaient aucune expression quand il regardait. Même le baiser qu'il lui avait donné devant l'autel était vide. Il n'y avait aucun sentiment, aucune passion. Il s'était bien joué d'elle et de sa tante avec ses numéros de charme. Et elle était tombée dans le piège. Son époux ne l'aimait pas et maintenant l'amour qu'elle éprouvait à son encontre s'était transformé en une haine viscérale. Avoir osé la jouer aux cartes, comme si elle n'était qu'un vulgaire animal !! Et ce corsaire qui avait eu le culot de venir réclamer son dû !! Pensait-il vraiment qu'elle s'offrirait à lui comme cela, simplement parce que son époux avait perdu au whist ? C'était mal connaître Isabella d'Asselnat Selton, dont le sang regorgeait de celui d'ancêtres anglais et français, la première nation étant réputée comme la plus têtue au monde et la deuxième comme la plus fière !!

« -Et bien Monsieur Masen, siffla Bella avec venin, il semblerait que vous vous soyez fait dupé. Car si lord Gigandet a tout joué et tout perdu, encore ne pouvait-il perdre que ce qui ne lui appartenait ! Et je ne lui appartiens pas !!S'exclama t-elle avec hargne.

-J'ai bien peur que si, répondit le pirate. En épousant James, vous vous êtes vous-même placée en sa possession !!

-Et après ? Cela autorise t-il mon époux à me vendre au premier venu ?!! Car c'est bien de cela qu'il s'agit, n'est ce pas ? Je ne suis ni plus ni moins qu'une simple marchandise dans votre histoire !!! Seulement voilà Monsieur, vous avez oublié une donnée importante dans votre équation. Je ne me soumettrai pas à vos envies, ni ce soir, ni jamais, et ce n'est pas une lettre de mon époux qui m'y obligera. Alors qu'allez vous faire maintenant ? Me prendre de force ?

-Non !! S'exclama le pirate avec force. Pensez vous réellement que je suis le genre d'homme à abuser des femmes ?

-A vous de me répondre, mon cher !! Répliqua Isabella. J'avoue avoir quelques doutes sur la question !! Vous n'avez pas refusé l'offre de James quand il m'a apporté sur le plateau, si je ne m'abuse ? Il est vrai que la partie est belle : une fortune, un domaine et la femme qui va avec !! Que demander de plus ?

-Je ne vous ferai rien si vous n'êtes pas consentante !!! Réaffirma le pirate.

-Dans ce cas, vous pouvez sortir car je ne m'offrirai pas à vous ce soir !!! Vous connaissez l'emplacement de la porte !!! »

Avec un soupir, le pirate se leva et se dirigea vers la porte. Une fois celle-ci atteinte, il se retourna et demanda :

« -Que comptez vous faire ?

-Pardon ? Le questionna la jeune lady, perdue.

-Qu'allez vous faire maintenant ? Ré expliqua le jeune pirate. Allez vous rester avec James ? Je doute qu'avec votre tempérament, vous ne vous contentiez d'oublier les actions de votre époux. A moins que vous ne soyez amoureuse de lui ? Non, il a joué votre nuit de noce, vous ne pouvez aimer un tel homme…

-Et en quoi cela vous préoccupe t-il ? Je n'ai à discuter de mes amours avec personne, encore moins avec vous !! Quand à ce que je vais faire, je n'en ai aucune idée », répliqua Bella songeuse.

En effet, le corsaire avait soulevé une question importante. Qu'allait-elle faire, attacher à cet homme dénué d'intérêt pour les autres, totalement égoïste et égocentrique ? Qu'allait-il la forcer à faire maintenant qu'elle n'avait plus ni fortune ni terres à lui offrir ? Sans doute vendre une autre de ces nuits à un inconnu. Il l'avait déjà fait une fois, qu'est ce qui l'empêcherait de recommencer ? Et cette seconde fois, Bella doutait de pouvoir échapper à son « prétendant ». Edward avait promis de ne pas la toucher et elle le croyait, mais tous les hommes ne possédaient pas sa droiture. Elle ne pouvait rester avec James mais qu'allait-elle devenir sans abri ni argent ?

Le jeune pirate reprit la parole, sortant ainsi la jeune demoiselle de ses pensées :

« -Venez avec moi, fit-il en voyant la jeune femme dépassée par les évènements. Il est vrai qu'il était en parti responsable du malheur de la jeune femme et quelque chose chez Bella lui faisait éprouver le plus vif besoin de se racheter.

-Pardon ? Répondit celle-ci, ébahie.

-Venez avec moi, répéta le beau corsaire.

-Pour aller où ?

-Chez moi, en Amérique. Je suis originaire de ce continent et lord Gigandet ne vous nuira plus jamais là-bas. »

L'idée était tentante. En Amérique, elle pourrait recommencer sa vie et n'entendrait plus jamais parler de lord Gigandet. Cependant il y avait un détail de taille.

« -Vous me proposez de faire un voyage d'environ trois mois, coincée sur un bateau, avec un homme qui n'a eu aucun scrupule à jouer mon honneur aux cartes ?!!! Qu'est ce qui me garantit qu'une fois sur votre navire, vous ne tenterez pas d'abuser de moi ?!!! Sur votre navire, je n'aurai, de plus, aucun moyen de vous échapper à moins d'être suicidaire !!! Et je n'en suis pas encore rendue à ce point !!!

-Je vous ai déjà affirmé que je ne vous toucherai pas si vous n'étiez pas consentante ! S'exclama Edward. Quand au fait de « m'échapper » sur mon navire, soyons sérieux !! Pensez vous réellement avoir la moindre chance de m'échapper si je souhaitais vous violer, maintenant, dans cette chambre? Je bloque la porte et je n'ai aucun doute sur la supériorité de ma force !! Quant à crier pour faire venir vos gens, il suffirait pour moi de vous bâillonner !! Et pourtant je ne le fais pas ! Avez-vous encore des doutes sur ma bonne foi ?

-Le fait est que le voyage dure près de trois mois, répliqua Bella. Vous auriez donc l'occasion d'abuser de moi ainsi que de recommencer, et ce autant de fois qu'il vous plaira !! Qu'est ce qui me prouve que vous ne me toucherez pas sur ce bateau ?

-Vous m'agacez !!! Cria Edward. Comment faut-il vous dire que je ne suis pas ce genre d'homme ? Je ne me complairai nullement dans un viol. Le plaisir que l'on ressent lorsque la partenaire est consentante est bien plus grand que dans une relation forcée !!

-Vous m'en voyez ravie de l'apprendre, répliqua Isabella, acerbe.

-De plus, je ne pourrais vous faire cela !! Continua le corsaire sans prêter attention à l'interruption.

-Pourquoi ? Demanda la jeune lady, ébahie. Pourquoi ce brigand des mers ferait cela pour elle ?

-Parce que vous êtes trop belle, trop admirable, trop respectable, trop intelligente pour que l'on vous salisse à ce point !! Cria le pirate avec une étincelle passionnée dans les yeux. Il se calma instantanément sous l'effet de sa déclaration. Je ne vais pas tergiverser, vous me plaisez Isabella, où Bella si c'est vraiment comme cela que vous aimez qu'on vous appelle. C'était la première fois que Edward l'appelait ainsi, créant chez elle de légers frissons vite réprimés. Vous êtes indépendante, fière, belle et courageuse ! Si je vous violai, je vous retirerai tout cela et croyez moi quand je vous dis que je n'en ai aucune envie. Je ne vous toucherai pas. Je ne vous approcherai même pas si c'est là ce que vous souhaitez, finit le pirate. »

Isabella resta silencieuse sous la déclaration du corsaire. Personne ne lui avait jamais dit d'aussi belles choses. Si sa tante, mais ça ne faisait pas le même effet sortant de la bouche d'un homme. Il était agréable pour elle de se sentir désirée. Personne, d'aussi loin que remontait sa mémoire, n'avait jamais montré de tels sentiments à son égard. Il est vrai qu'elle ne fréquentait guère les garçons de son âge avant de voir James, et sa rencontre avec ce dernier lui avait enlevé tout intérêt envers les autres personnes du sexe fort. Mais même James ne la désirait pas, elle le savait maintenant. Aussi les paroles du corsaire lui avaient fait un grand effet. Pour autant, elle n'était pas prête à embarquer avec cet homme pour l'Amérique. Il lui avait dit qu'il ne la toucherait pas et elle le croyait. Mais une fois débarquée sur le continent américain, elle aurait encore besoin de lui, ne serait-ce que pour qu'il l'aide à ce repérer dans cette immense étendue de terre. De plus, elle n'avait plus rien, comment subviendrait-elle à ces besoins là-bas ? Là encore, elle devrait demander de l'aide à ce corsaire et de fil en aiguille, elle se retrouverait totalement dépendante d'Edward. Et ça, c'était une chose qu'elle refusait. Sa récente expérience lui avait montré qu'il ne fallait jamais, au grand jamais faire confiance aux hommes, alors dépendre d'un de ces énergumènes !

Bella avait beau réfléchir, elle ne trouvait aucune solution. A moins que…

« -Et bien, Monsieur, si vous m'aimez autant que vous vous plaisez à le dire, il y a un moyen très simple de me le prouver.

-Lequel ? Demanda le pirate avec fièvre.

-Rendez moi toutes mes possessions. C'était culotté mais Bella n'avait d'autre alternative. Le pirate se figea alors qu'il s'était rapproché d'elle pendant sa déclaration. Rendez moi ma fortune, ce domaine et ces terres et j'aurai la preuve de l'amour que vous dîtes me porter. Alors je pourrai penser à vous sans animosité mais avec, au contraire, amitié.

-Je ne sais pas, répondit le pirate, toute passion refroidie dans ses yeux verts et en s'éloignant de Bella. J'ai plus que jamais besoin de cette fortune et cette partie de carte représente pour moi une chance inespérée. Votre domaine me permettrait de faire l'acquisition d'un nouveau vaisseau (*terme signifiant bateau à cette époque) et d'une nouvelle cargaison, relançant ainsi mes affaires. Pourtant…S'arrêta t-il.

-Pourtant ? L'encouragea doucement Bella. Le pirate avait l'air prêt à lui accorder ce qu'elle souhaitait et elle ne voulait pas le brusquer.

-Pourtant je vous rendrai tout. Votre argent, ce domaine et ces terres dont, Dieu le sait, j'ai si grand besoin. Je vous rendrai tout, répéta t-il, à une seule condition.

-Laquelle ? Souffla Isabella. Qu'allait exiger le pirate ?

-Accordez moi cette nuit, murmura le pirate. Donnez vous à moi juste cette nuit et vous n'entendrez plus jamais parlez de moi, et ce dès le lendemain », dit-il avec une passion à peine contenue dans la voix et en s'approchant d'Isabella.

Cette dernière n'avait pas réagi, absorbée dans ces réflexions. Une nuit. Une nuit passée dans les bras de cet homme et ce dernier la laisserait au matin, dans Selton reconquis. Etait-ce un si lourd tribu à payer ? Mais qui lui garantissait que, une fois sa part du marché accomplie, le corsaire honorerait la sienne ? Le beau jeune homme pourrait très bien ignorer ses engagements. Ce fut son orgueil qui la fit réagir alors qu'Edward était à deux pas d'elle, levant les bras pour l'étreindre.

« -Jamais !!!!Hurla t-elle. Jamais elle ne se donnerait pas cet homme qui jurait de ne pas la toucher, puis l'instant suivant lui promettait la lune en échange d'une de ses nuits !!! Pensait-il sérieusement que la descendante des Selton et des Asselnat, dont le sens de l'honneur n'avait d'égal que la fierté, s'offrirait à lui comme cela ?!!! Prenez tout ! Ma fortune, mon domaine et tout ce qu'il contient !!! Expulsez moi dès demain si cela vous chante mais jusque là, je resterai seule dans mon lit !!! »

Le corsaire baissa les bras, un éclat froid et implacable dans les prunelles.

« -Très bien lady Gigandet, dit-il en insistant sur le dernier mot avec un sourire moqueur. Je vais me montrer gentleman et vous laisse passer la nuit ici. Mais dès demain matin, vous devrez quitter ce manoir et ces terres pour ne plus jamais y revenir.

-Je vous hais !!! Hurla Isabella alors que le corsaire se préparait à ouvrir la porte. Vous ne valez pas mieux que James !! Je vous hais, je vous hais, je vous hais !!!!

-Je préfère mille fois la haine à l'indifférence lady Gigandet, fit le jeune homme en se retournant vers Bella avec un petit rire moqueur. On dit que les femmes qui haïssent n'en sont que plus passionnées !! D'ailleurs vérifions ce point, voulez vous ? »

Avant que Bella n'ait eu le temps de comprendre ces dernières paroles, Edward avait traversé l'espace qui les séparait en deux enjambées et l'avait prise dans ses bras, la collant contre son torse. La jeune lady se débattit mais le pirate la tenait bien et elle ne possédait pas la moitié de sa force. Coupant court à toute protestation, il plaqua ses lèvres sur celles de la jeune femme.

Jamais Bella n'avait connu pareille sensation. La bouche du corsaire était douce et harmonieuse. Ses lèvres se faisaient tantôt dures et impétueuse, imposant leur volonté et transcendant la passion du pirate, tantôt douces et délicates, encourageant la demoiselle à répondre à ce baiser. Et Bella y répondit, complètement perdue par les émotions qui l'envahissait et le plaisir que lui procurait la bouche du bel homme. Elle s'abandonnait complètement dans cette étreinte et ce baiser quand Edward la lâcha et s'écarta d'elle, la faisant vaciller sous la surprise. Sa vue était trouble aussi ne vit-elle pas le corsaire quand il sortit de sa chambre. Elle entendit néanmoins ses dernières paroles narquoises (*moqueuses) :

« -Adieu lady Gigandet. N'ayez crainte, nous nous reverrons. Je reviendrai chercher ce que vous me devez. Il serait trop dommage de ne pas connaître les joies des nuits d'amour avec vous, car vous êtes faite pour elles !! »

La porte de la chambre se referma sur un dernier rire victorieux de la part du pirate, laissant Bella complètement déboussolée. Elle se laissa tomber dans un fauteuil. Ce ne fut que le bruit des sabots d'un cheval dans la nuit qui la sortit de ses pensées. Elle se dirigea vivement vers la fenêtre, la pâleur de la lune lui permettant d'apercevoir Edward Masen sortir au galop du manoir des Selton, la laissant seule avec son époux.

Haha !! Quel suspense n'est ce pas ?!! Aviez vous sérieusement cru que je vous mettrai un lemon à partir du troisième chapitre seulement ? C'est mal me connaître, je suis une sadique en puissance ! Mouhahahahahaha !!!!!