Ne laisse pas tes larmes couler
(Je vous dois d'énormes excuses pour n'avoir rien posté depuis un an. En fait je n'ai aucune excuse mise à part un manque de motivation et d'inspiration. Voici le chapitre 2, en espérant que quelqu'un le lira Si c'est le cas je vous invite à relire les chapitres précédents pour vous rafraichir la mémoire…Encore Désolée. Je vais essayer d'ecrire un chapitre toutes les 2 semaines mais je ne vous garantis rien.
PS : Si vous voulez voir à quoi ressemble Prune dans mon esprit : albums/l551/Lisa_ )
Chapitre 2 :
Sa prise sur ma gorge se resserra quand il vit que je restais silencieuse. Il me plaqua alors violemment contre le mur tandis que j'étouffai un cri.
« P-pas devant l'enfant, Ca…va le réveiller- parvins-je difficilement à prononcer.
- Hum~ Je suis sensé avoir de la compassion, la tout de suite ? »
J'avais de plus en plus de mal à respirer. Il me prit férocement et m'emmena à toute vitesse dans une autre chambre, vide cette fois. Alors il me balança par terre et je gémis de douleur. A la même vitesse il me reprit par les poignets pour les mettre au dessus de ma tête et me lança un regard meurtrier. Je hoquetai en voyant que le blanc de ses yeux était devenu noir rougeâtre, tandis que des veines sombres apparaissaient sous ceux-ci. C'est la première fois que je rencontrai un vampire en personne. Et pas dans les meilleures circonstances en plus.
«-Allez accouche maintenant sinon je vais te faire mal. -m'annonça le vampire d'un ton faussement joyeux.
-Jamais.-Crachai-je et essayant de le repousser. En vain je n'avais bien sur pas assez de force. Comme pour me punir, il me brisa les os, me faisant étouffer un cri de douleur.
- Damon arrête ! – intervint une voix alerte. J'ouvris difficilement les yeux, pour croiser le regard glacial du fameux Damon qui, à contre cœur me relâcha.
-Rooh allez ça commençait à être dro-
- Pars ou j'appelle la police. »- Sur ce il s'enfuit en un coup de vent et je pus alors rencontrer mon sauveur. Ou ma sauveuse pour être précise.
-« …Merci d'être intervenue. - soufflai-je, reprenant mon souffle.
-Ce n'est rien, mais montre moi vite ton poignet pour que je mesure les dégâts. – me chuchota la jeune femme en s'approchant de moi et s'accroupissant. Elle prit mon bras mais je me retirai vivement.
-Je t'ai fait m-
-Non, mais je vais me débrouiller ne vous inquiétez pas pour moi. »- Sans m'écouter elle reprit mon bras et observa ce qui se passait sous ses yeux, une expression de grande surprise sur le visage. Les hématomes d'un couleur violette écœurante, qui recouvraient pourtant l'ensemble de mon articulation, disparaissaient petit à petit, s'effaçant simplement. La femme releva la tête, les yeux exorbités.
« - Es-tu un vampire ?!
-Non, rassurez-vous...Je ne suis pas ce genre de monstre. »-Je me relevai sans bruit pour ne pas réveiller les chambres voisines. Elle se tut, me regardant quitter la pièce d'un pas assuré. Elle me suivit et m'interpella finalement avant que je ne franchisse de nouveau les portes de l'hôpital.
« Mais que faisais-tu ici ?! » Sans me retourner je continuai ma route jusqu'à mon nouveau chez moi. Bien qu'au fond je fus réticente, c'était encore le seul endroit ou j'étais encore acceptée.
En arrivant les meubles indispensables étaient déjà placés, et ainsi j'ai pu dormir dans mon lit. Le lendemain, aucun son n'est sorti de la bouche de personne pendant le petit déjeuner. C'était presque avec joie que je quittais cette maison et cette atmosphère pesante pour aller au lycée. Je sortis plus tôt que prévu, et décidai de marche jusqu'au lycée. Avec un peu de chance cela me changerait les idées. J'allumai mon ipod et me mettait en route d'un pas décidé. La musique dans les oreilles je me mis à penser aux événements de la veille.
Dans un premier temps ce fut d'abord à mes parents que je pensai. J'allais encore passer pour la disgrâce de la famille et tout le baratin qui va avec. Puis je repensai à cette femme qui m'avait aidé à m'échapper. Quand j'y repense, cela ne me choque que maintenant qu'elle connaisse les vampires.-Je m'arrêtai quelques secondes, avant de repartir quelques secondes plus tard- Comment ce détail peut ne me revenir que maintenant ?! Quelle idiote je fais…Mais enfin si elle ne me gêne pas dans mes affaires tout ira bien.
En revanche le vampire ne m'enchante pas trop. Je fis la moue rien qu'en pensant à la violence dont il avait fait preuve. D'ailleurs, je ne lui avais directement rien fait, la seule chose dont il peut m'accuser c'est d'avoir mis un vent à sa protégée. Mais je ne pense pas que cela mérite un poignet en bouillie. Un regard noir à la rigueur.
J'arrivai alors devant mon cher nouveau lycée. Je soufflai bruyamment rien qu'en imaginant l'ennui que j'allais devoir vivre pendant plusieurs heures.
Malheureusement ça n'allait pas se passer comme je l'imaginais.
En cours d'Histoire, j'ai eu droit aux regards insistants du tuteur du double de Katherine. Je me rendis aussi compte que la fameuse « Elena » était dans mon cours, accompagné de ses meilleures amies. Entre leurs regards me brûlant le dos et ceux de Mr. Saltzman qui cherchait à croiser le mien, je me contentais de prendre mon mal en patience et de regarder fixement mes notes -Gribouillis- pendant toute l'heure. A la sonnerie je sortais à toute vitesse, sans prendre les devoirs à faire, sous les regards étonnés des autres élèves.
Décidément cette ville était vraiment pourrie. Je détestai cet endroit plus que tout. Le rejet de la communauté face à mon attitude c'était du pipi de chat à côté. Je décidai de sécher les cours. C'est avec un torrent de sermons gênant le cours de mes pensées que je quittai la prison. Décidément je quitte toujours cet endroit avec colère.
Et toujours avec quelqu'un qui me prend le bras pour m'empêcher de partir. Comme la veille et je me retournai brutalement pour faire face à la personne qui voulait une fois de plus me pourrir la journée, qui était déjà assez amochée comme ça. Sans surprise je vis le double avec ses yeux larmoyants de victime de la vie.
« Ecoute hum…Prune c'est bien ça ? –Je me contentai de la dévisager d'un air peu avenant, tellement peu avenant que son copain, que je devinais être un vampire, et son amie se sont rapprochés comme pour la protéger- Je voulais m'excuser. Hier j'aurais du être plus amicale je t'ai directement demandé des informations compromettantes. Et je m'excuse pour l'attitude de Damon à ton égard. Il n'aurait pas du te menacer c'est contraire à nos principes. S'il te plait ne nous juge pas par rapport à lui. » –compléta la Gilbert en me regardant dans les yeux. Je sentais les voix se calmer un peu à ces mots. Je levais mon regard vers lui et elle m'offrit un sourire, que je ne lui rendis pas.
« Damon est un con. C'est tout » – Ajouta l'amie de la fille, mais s'excusa en voyant les regards que lui donnaient la brune. Je me contentai toujours de regarder sans rien dire, quand les voix resurgirent sans prévenir. Le flux fut si abrupte, si violent que je dus me tenir la tête.
« Hé ça v-
-Chut.-j'interrompis le vampire avant qu'elle finisse sa phrase pour me concentrer sur l'information que l'on essayait de me transmettre.
« Bennett… Bennett… Sorcière…Alliée…Pourquoi un Vampire…Contre nature... »
Quelques secondes après mon coup de théâtre je dévisageai alors la fameuse sorcière.
« - Tu es une ... Bennett ? »- demandais-je réprimandant une certaine admiration. En effet les sorcières ont toujours eu pour moi une image de personne indépendante , que la menace soit humaine ou surnaturelle. Alors que nous, nous nous terrons et nous cachons la majeure partie de notre vie. Même les vampires ont plus de liberté, mais enfin ils sont morts. Mais celle la semblait liée au double, et donc aux vampires qui gravitaient autour d'elle. Mon admiration fut quelque peu refroidie.
Elle me regarda alors comme pour sonder mon âme. J'eu le réflexe étrange de faire taire les voix. Mon instinct me disait de partir, de ne pas la laisser me toucher. Je sentais les voix, qui pourtant restaient silencieuses, me pousser à courir loin. Très loin.
« Je vais y aller. »- lâchai-je avant de me retourner pour prendre la fuite. Je n'avais pas fait un pas que je mon corps se heurtait à un obstacle. Un obstacle pas très sympa, qui me retint de part une poigne d'une force surhumaine, et qui me chuchota à l'oreille
« Oh Oh, alors comme ça on est pressée de me revoir ? Ça me touche. –Je levai les yeux pour rencontrer ceux de la personne que j'avais le moins envie de voir en ce moment.
Le fameux Damon. Génial. Je lui lançai le regard le plus méprisant dont j'étais capable, et il se contenta de me donner son sourire suffisant qui me faisait rager intérieurement. Il me laissa lui passer sous le bras, pour mieux me reprendre par le col et me remettre au centre du groupe. Je me mis à tousser, décidément il aimait bien m'étrangler.
« Damon fait un effort. – réprimanda le double d'un air sévère- Si tu continues comme ça c'est normal qu'elle ne veuille pas nous adresser la parole. «
« Mais bon ce n'est pas étonnant de ta part.- siffla la sorcière en lui lançant un regard dégoûté. Elle se tourna ensuite vers moi d'un air plus doux.- Ça va toi ? »
Elle se rapprocha de moi et me prit la main. Je n'eu pas le temps de me dégager et le contact eut lieu. J'hoquetai. Je la regardai écarquiller les yeux, les lèvres tremblantes. Prise de panique je brisai le lien et tentai de nouveau de m'échapper. Je me fis encore une fois happer par mon nouvel ennemi. « On dirait un petit chaton cherchant à fuir des bulldogs. C'est tellement pathétique que ça en devient mignon. »
Cette fois ça en était trop. Je n'ai pas réussis à maintenir mon masque de blasée. Je levais ma tête, ne pouvant empêcher un rictus mauvais d'apparaître sur mon visage.
« Tu sais ce qu'il fait avant de fuir le chaton ? – Il leva les sourcils attendant la réponse, ricanant. « Il te crache à la gueule, connard. » Sur ce je m'exécutai, sous les regards choqués de ses compatriotes. Je repris mon air froid avant de me tourner une nouvelle fois vers Damon. Il ne riait plus du tout lui non plus. Je me mis finalement à courir dans une direction inconnue sans me retourner.
« Génial. Merci Damon. Elle s'est renfermée encore plus qu'avant grâce à ta précieuse intervention. »- souffla Elena d'un air désespéré en regardant son compagnon. « Tient un mouchoir. » -ajouta-t-elle en en tendant un au concerné. Il le prit et enleva la matière gluante qui lui collait au visage.
« Cette petite salope me le paiera. »- ragea-t-il
« Pas besoin d'être vulgaire, et puis tu l'avais mérité ne le nie pas. –Damon ne répondant pas à son frère, Elena se tourna vers Bonnie l'air concerné.- Et toi ça va ? Tu as découvert quelque chose ? »
Bonnie resta quelques instants silencieuse, finissant d'achevé Damon sur l'échelle de l'agacement.
« Bon pendant que vous priez le Boudha je vais essayer d'en savoir plus, et de manière plus efficace. »
« Laisse la tranquille à la fin ! »- lui cria Elena, mais il s'en allait déjà, faisant un signe nonchalant de la main pour bien montrer qu'il n'en avait rien à faire. La jeune fille souffla de nouveau.
« Je...Je n'ai jamais ressenti ça avant.-murmura Bonnie avant de se tourner vers son amie- Mais ce n'est pas une sorcière comme vous le pensiez. Je vais rentrer et faire des recherches. »
Ma course m'entraîna dans le centre ville de Mystic Falls. Je m'arrêtai devant un bar pour reprendre mon souffle. Mon petit footing improvisé avait attiré les regards. Je ne leurs en voulais pas, j'aurais été aussi étonnée qu'eux à leur place. Mais au fond de moi je sais que je ne suis pas folle. Il valait mieux pour moi que je cours.
Toujours haletante, je décidai de rentrer à l'intérieur du bar. Il était maintenant 13h, et j'avais faim. Je me posais un coin tranquille et commandais un menu.
De 14h à 15h, je décidai de faire mes devoirs. Du moins le peu que j'avais noté. Un peu après j'ai pris des nouvelles de mes amis. En bref je me faisais chier.
Puis je me mis à essayer les fléchettes. Je n'étais pas mauvaise du tout. Le bar n'était pas trop rempli à cette heure la et je pouvais en profiter pleinement. Alors que je m'entraînais à viser, je repensais au Double et ses gardes du corps. Je me demandais si leur dire me soulagerait d'un poids, après tout eux-mêmes avaient des secrets. Mais rien à faire, c'était comme un blocage. C'était comme la première fois que j'avais pleuré, j'avais eu le même sentiment d'enfreindre les règles. Comme je n'étais pas du type à les suivre, j'arriverai surement un jour à en parler. Mais la véritable question n'était pas portée sur ma capacité, mais sur la leur, à être digne de confiance j'entend.
Ma dernière flèche n'a pas atteint sa cible car elle aussi a rencontré un « obstacle ». Qui s'appelle Damon JeFaisChierLeMonde.
« Re-bonjour chaton. Je t'ai manqué ? »-me demanda-t-il d'un air moqueur, jouant avec ma flèche.
« Pas vraiment non. »-Je lui repris la flèche des mains et commençai à viser la cible sans lui prêter attention. Mais je pouvais sentir son regard pénétrant chercher le mien.
Il profita de sa main libre pour reprendre son verre, qu'il avait apparemment posé sur ma table lorsque que j'avais été déconcentrée par mes réflexions. « Je n'ai pas vraiment apprécié quand tu m'as craché dessus. C'était pas très sympa. »
Sous le coup de la colère je lançai alors ma flèche dans sa direction. Bien sur il l'arrêta à temps alors qu'elle se dirigeait vers son cœur en poussant un "Woah" peu crédible. J'ouvrai alors la bouche :
« Je n'ai pas vraiment apprécié quand tu m'as étranglé et quand tu as réduit mon poignet en bouilli. C'était pas très sympa. » Il me donna alors un rictus mauvais alors que je récupérai ma flèche une seconde fois. Lui roulant les yeux, jeta un regard sur mon fameux poignet.
« Meredith t'as donc donné du sang de vampire à ce que je vois… »- Je fronçais les sourcils, perplexe.
-« Qui ? »
-« La jeune femme qui m'a empêché de te faire parler, ça te rappelle quelque chose ? »
Alors qu'il me fixait pour avoir une réponse, je me taisais sans briser le lien. Cette femme n'était pas un vampire, j'en étais sure. Je n'avais aucun pressentiment à son égard. Alors pourquoi aurait-elle du sang de vampire ?
« A en juger par ton regard de vache égarée, je dirais que tu n'étais même pas au courant pour son petit business. »-Il se rapprocha dangereusement, tel un prédateur. Il me prit le poignet, je ne me battis même pas. Tu parles ça aurait excité son coté chasseur plus qu'autre chose, et je n'étais pas d'humeur produire un nouveau crachat. Nos regards toujours liés dans une intense bataille haineuse, il m'informa d'un air faussement chaleureux :
« Et comme tu es trop faible et pas assez sexy pour être un vampire, on va vérifier si tu es une bonne actrice ou si tu nous réserves quelque chose d'intéressant. »
Quand je sentis la douleur lancinante de mes articulations brisées, mon corps eu le réflexe colérique, presque instinctif, d'enfoncer la flèche avec ma main libre dans celle du vampire au lieu de crier. Ce dernier se dégagea, soufflant un « Aie »d'un air outré sur joué. Mais quoi qu'il en soit il m'avait lâché. Pendant qu'il retirai la fléchette, je retins mon poignet martyrisé et observai avec une moue les taches dégoûtantes de mes hématomes violets et jaunes tandis que j'inhalais furieusement. La satisfaction de Damon s'effaça quelque peu quand il vit ma peau retrouver son teint pêche habituel sous ses yeux. Nous levâmes tout deux les yeux au même moment, et j'ai pus y lire sa stupéfaction, mélangée d'une certaine curiosité. Alors qu'il allait passer à l'interrogatoire, je vis du coin de l'œil une personne arriver.
« Un problème ici ? »- demanda un jeune homme blond, portant un tablier du bar et essuyant un verre tout en lançant un regard noir à mon bourreau.
-« Non, je profitais de la délicieuse présence de...euh…Prune avant que tu ne viennes fourrer ton nez, Matt. »
-« Et bien tu iras harceler les filles ailleurs qu'ici parce que ça fait une mauvaise image du Mystic Grills. Et je ne fais que citer mon patron, sans rancune hein. »- Le ton ironique de sa voix m'arracha un léger sourire dans ce moment critique. Damon sembla le remarquer et décida d'abandonner pour aujourd'hui. Il avala son reste de bourbon avant de me lancer un dernier regard intense dont je n'identifiai pas la nature tout de suite.
« Quittons ce bar miteux ensemble. »- m'ordonna-t-il alors que ses pupilles essayaient de sonder mon esprit. Alors comme ça il voulait m'hypnotiser maintenant ? Il aura tout essayé.
-« Non sans façon. »- répliquai-je durement. Le garçon lui fit signe de s'en aller, ce qu'il fit d'un air frustré. Je remerciais alors ce Matt de m'avoir permis de me débarrasser de lui. Il me fit un sourire avant de repartir travailler derrière son comptoir.
Je rassemblai mes affaires et croisai alors les yeux noirs d'un jeune homme bruns à l'air solitaire, tranquillement entrain de ramasser les plats sales d'une table voisine. La scène du poignet, qu'il avait aperçu, eu le don de le déconcentrer. Je pense que c'est cet air solitaire, que je partage moi-même, qui m'a convaincu de venir vers lui. Et puis de toute façon je ne pouvais aller à l'hôpital que tard dans la nuit, et patienter dehors avec un vampire harceleur dans les parages ce n'est pas bon pour la santé.
« Que me veux-tu Damon ? »- demanda froidement la sorcière Bennett fourrée dans ses manuscrits, son portable en main.
-« J'ai du nouveau sur l'iceberg asocial. »- Bonnie souffla en entendant ce surnom.
-« Comme si tu étais un modèle au niveau des relations humaines… »
-« Hm, Venant en aux faits. Cette fille semble avoir un système immunitaire spécial qui lui permet de se régénérer rapidement. On sait qu'elle n'est ni vampire ni sorcière. Elle n'a aucun bijou et donc aucun bibelot magique. Elle n'est même pas hypnotisable ! »
-« Je n'ai même pas besoin de te demander comment tu as fait pour découvrir tout ça, je sais déjà que ce n'est pas moral. »-Damon ricana sournoisement à ces mots.
-« Tu commences à me connaître ma chère Bonnie Bennett- »
-« Bref. »- le coupa Bonnie sèchement.
-« Oui soyons efficaces, il y aurait-il une plante de sorcière qui pourrait lui permettre de guérir instantanément ? »
-« Avant de considérer cette option, je dirais que ta description correspond au Loup Garo- »
«-Non non, les loups garous ne guérissent pas aussi vite. C'est forcément autre chose. »-affirma-t-il en se tournant vers une des fenêtres du Mystic Grill. Il aperçut alors la fameuse Delcot traverser la salle. Il croisa son regard d'un noisette profond, et pourtant si brûlant. A chaque fois qu'il la regardait dans les yeux, c'était un déferlement de haine et de rejet envers lui. Elle donnait d'ailleurs ce genre de regard à tout le monde, cette fille avait un sérieux problème. Alors qu'elle arquait un sourcil pour lui faire comprendre de baisser les yeux, il lui fit un clin d'œil, de manière à la mettre encore plus en colère. Et ça l'amusait de voir jusqu'où cela pouvait aller. Elle retroussa légèrement les lèvres avant de s'en aller de son champ de vision. Le souvenir de l'humiliation qu'elle lui avait concocté le matin même en public refit surface, et il sentit un rictus sadique illuminer son visage.
Mais quand il avait découvert l'état de son poignet quelques seconde après l'avoir littéralement écrasé, il l'avait interrogé du regard. Ce n'est qu'a ce moment qu'il avait vu son masque de craquelé un peu. Mais alors qu'il s'attendait à de la peur, il y vit du défi. Un défi qui l'aurait excité venant d'une jeune fille fraîche comme elle, du moins en temps normal. Comme lorsque Bonnie lui avait pris le bras. Evidemment Damon revit encore une fois quand elle lui avait craché dessus montrant ainsi un coté encore plus féroce, plus animal de sa personnalité.
« J'en conclu donc Bonnie qu'il va falloir vérifier les substances présentes dans son système sanguin ? Je me porte volontaire.»
-« Damon n- »
-« Ciao ciao ! » Sur ce il raccrocha d'un air satisfait. Entre Stefan, sa relation compliquée avec Elena et le tueur d'ambiance Klaus, il avait réussi à trouver une source d'amusement qui semblait alors inépuisable.
Le frère de la double m'a tout de suite plu. Sans le montrer, je me sentais beaucoup plus à l'aise avec lui que toute seule. Et Dieu seul sait comme j'aime la solitude.
Il n'a pas mentionné mon poignet, il a seulement dit d'une voix basse :« Dans cette ville on a tous notre part de surnaturel. »
Les voix m'ont aussi informée qu'elle l'avait vu de « l'autre coté » et qu'elle avait pu voir que c'était une bonne personne. Je ne compris qu'un peu plus tard qu'il était en faite mort pour revenir parmi les vivants ensuite. Je fus choquée de l'apprendre et intérieurement gênée de savoir quelque chose que je n'état pas sensée savoir. Ce n'était pas…juste. Mais les voix me rappelèrent que vu que sa famille me harcelait, il était de mon droit et de mon devoir de ne pas me révéler.
« Dit moi Prune, pourquoi suis-je la seule personne avec qui tu as eu une conversation normale depuis ton arrivée ? »- demanda Jeremy en rigolant alors qu'il servait des clients au bar.
« Parce que tu es le seul à m'avoir considéré comme une personne avant de me voir comme une nouvelle bête curieuse dont il faut à tout prix deviner le secret.» –dit je simplement avec une pointe d'amertume en finissant ma bière. Il acquiesça, admettant que cela ne devait pas être facile.
« Et cela n'arrange pas mon coté asocial je peux te le dire. »
« Je n'ai pas beaucoup d'amis non plus, et pourtant tu me parles comme si on se connaissait depuis longtemps. »
« Notre asociabilité commune me met à l'aise. »-ironisai-je avec un rictus. Il rit de nouveau en disant que c'était surement vrai. Je quittai peu après le petit brun pour me rendre à l'hôpital. Non pas pour faire mon "travail " comme j'aime l'appeler, mais pour parler à cette Meredith qui m'intriguait au plus haut point.
Arrivée à l'hôpital, on me dirigea vers la médecin en question. J'avais fais en sorte de me faire passer pour une proche. Elle parut surprise de me voir, mais ne me renvoya pas. Elle m'emmena dans une salle vide et ferma.
« Je ne pensais pas que tu viendrais me voir de ton plein grès. »-déclara-t-elle avec un sourire en se tournant vers moi.
-« On vous à déjà parlé de mon penchant pour la fuite face au harcèlement ? »- demandai-je franchement. Elle eut un rire gênée.
-« Oui Alaric m'en a parlé. » –Je levais un sourcil, décidément ils étaient tous liés.
-« Pour tout vous dire je viens parce que je suis curieuse.-Elle fronça légèrement les sourcils en croisant les bras- Damon à laissé échapper pendant un de mes interrogatoires que vous utilisiez du sang de vampire pour soigner les gens. »
Son sourire s'effaça et elle prit une expression déconcertée face à ma révélation.
-« Vas-tu me dénoncer ? »-bredouilla-t-elle. Je ne pus empêcher un rire de sortir de ma bouche à cette idée.
-« Je suis bizarre, mais pas une balance. Et puis comme vous le savez j'ai moi-même des secrets alors je ne vois pas pourquoi j'irais crier les vôtres sur tous les toits »-Elle parut s'apaiser.
-« Alors pourquoi m'en parler ? »
-« Curiosité mal placée. Je me demandais pourquoi vous faisiez ça. »-dit-je simplement en la regardant dans les yeux.
-« Tout simplement parce que je suis médecin et que je n'aime pas voir des gens innocents mourir sans faire mon possible pour les sauver. »- dit-elle en me souriant de plus belle.
Je restai silencieuse, méditant sur ses paroles. Elle, je pouvais lui faire confiance pour certaine chose puisque semble-t-il, elle aurait le même objectif que moi.
« Vous êtes une bonne personne. Je peux le voir dans vos yeux. »-murmurai-je. Meredith l'entendit et resta silencieuse face au compliment. Je lui donnai un micro sourire sincère qui sembla l'étonner, et je sorti de la pièce sans autre un mot.
Je décidai de déambuler dans les couloirs de l'hôpital en attendant que le service ferme. Quand les visiteurs furent priés de sortir, je me cachai dans le même placard de la dernière fois. Je fis une sieste et quand je me réveillai mon portable affichait minuit. Je me promenai de nouveau levant les yeux pour lire les numéros des chambres, quand soudain j'entendis quelque chose tomber. Je m'arrêtai et tendis l'oreille. Plus aucun bruit. Je regardais aux alentours. L'hôpital était vide à cette heure-ci, et seule une faible lumière bleuâtre éclairait les murs fades du bâtiment. Je me tournais lentement, espérant ne rien trouver d'affolant derrière mon dos. Je soufflai quand je ne vis rien. C'est alors que j'entendis de l'agitation au fond du couloir. Prudemment, en prenant soin de ne pas faire de bruit, je m'avançai jusqu'à atteindre la dernière pièce. La porte était entrouverte et les bruits se faisaient plus pressés.
Je retins mon souffle et jetai un regard par la fente pour apercevoir Meredith affairée sur un Damon assommé. Je la vit brandir une seringue et la remplir du sang de mon vampire préféré. Doucement je poussai la porte révélant ma présence à la jeune femme, qui sursauta.
« Je ne voulais pas vous faire peur. »-dis-je simplement, fixée sur Damon.
« Ah c'est toi, mais que fais-tu encore ici ?! »
« Pour l'instant rien. »-je me tournais ensuite vers la seringue pour ensuite la regarder dans les yeux. « Et vous faites ça souvent ? »
« Non. Seulement quand l'occasion se présente. »-souffla-t-elle en la rangeant dans sa poche nerveusement.
« C'est assez dangereux. »-déclarai-je sans attendre de réponse.
« Damon n'avait pas qu'a roder dans mon hôpital. Il est temps que tu rentres chez toi tes parents vont s'inquiéter. »-me demanda-t-elle en me tapotant l'épaule. J'esquissai un sourire en coin.
« Je comprends. J'en ai pour une seconde. »-elle me donna un regard qui montrait clairement qu'elle n'était pas convaincu-« Je veux juste lui laisser un message. »
Bien qu'elle sentit que ce n'était pas une bonne idée elle préféra ne pas s'en mêler. Elle me souhaita bonne nuit avant de retourner auprès de patients. J'observai alors silencieusement la pièce à la recherche de quelque chose, avant de fouiller les tiroirs. La je sortis un bistouri.
Je revins vers le corps de Damon et m'agenouillai près de lui. Brandissant ma nouvelle arme, je n'hésitai pas une seule seconde avant de l'enfoncer dans son poignet droit, du sang noir giclant quelque peu sur le carrelage. Il frémit, mais ne se réveilla pas, vive la verveine. Enfin avec sa pointe ensanglantée j'écrivis sur une serviette ces mots « On est quitte. ». Enfin, je plantai une nouvelle fois le bistouri, juste par plaisir.
J'allais partir à mon tour quand mon regard s'arrêta sur une boite de seringues rangée dans le tiroir que je venais d'ouvrir. Je la pris doucement avant de refermer celui-ci sans un bruit.
Je rentrai chez moi exténuée. Je n'eu même pas le courage de prendre une douche, mon corps m'amena directement à mon lit. J'espérai au fond de moi-même que les prochains jours ne ressembleront pas à celui-ci, et qu'ils ne seront pas aussi chargés de stress. En résumé j'espérai qu'IL me fiche la paix. Ou je dirais même le groupe, entièrement. Je soufflai, frustrée.
Encore une fois la boite retint mon attention alors que je mettais mon pyjama. Je la fixai quelques secondes avant de la prendre dans mon lit. La encore je la contemplai, tiraillée entre la mettre à la poubelle et oublier l'idée qui m'était venue à l'esprit -cette possibilité fut approuvée par mes voix intérieures- ou alors le faire. Et comme vous pouvez le devinez, je fis le choix d'écouter mon cœur et non les discours de vielles folles démodées.
Le lendemain, Meredith Fell se réveilla avec une migraine affreuse. Elle se leva difficilement de son lit pour chercher à tâtons la machine à café qui la soulagerait un peu. Alors qu'elle allait se servir de son élixir, on sonna à la porte. La jeune femme regarda son horloge, plissant les yeux.
« Qui peut bien vouloir me voir à sept heures du matin ?! » Elle alla jusqu'à la porte à contre cœur et l'ouvrit, pour ne trouver personne.
« Les gamins n'ont vraiment pas d'heure pour faire ce genre de f- » Elle se tut en voyant un paquet qui lui était destiné juste à ses pieds. Regardant de tous les côtés, elle ne vit personne susceptible d'être le livreur. Elle le prit rapidement avant de refermer la porte.
Armée d'une tasse de café elle ouvrit le carton pour y découvrir une boite de seringue de l'hôpital ou elle travaillait. Elle les examina de plus près, pour se rendre compte qu'elles étaient remplies d'une substance transparente et sans couleur. Perplexe elle y découvrit aussi un mot anonyme :
« Utilisez plutôt ceci pour vos heures supplémentaires. C'est moins dangereux, plus rapide et cela guéri aussi les maladies incurables. » Bouche bée, elle était en contemplation devant la note. Une nouvelle sonnerie la tira de sa rêverie. Une nouvelle fois elle se dirigea vers la porte, d'un pas plus pressé. Mais ce qu'elle trouva ne la réjouit pas le moins de monde.
« Ma chère Meredith, me prendre mon sang pour la deuxième fois c'est une chose, mais me laisser un bistouri planté dans les veines ?! »
