Bon, je commence par quelques excuses pour le délai abusé... Rassurez-vous, c'est quelque chose d'inhabituel du au décès de mon pauvre ordinateur ( après 7 ans de loyaux services ). J'en ai un tout neuf, nouveau FAI également, donc tout devrait repartir à un rythme sérieux. J'ai du retraduire ce chapitre malheureusement, c'était un peu blasant mais bien plus rapide que la première fois. Bonne lecture.
Sur la pointe des pieds au milieu des tulipes.
"Oh," Van Der Mijer lui fit un regard sympathique, "vous en avez trop vu et maintenant vous voulez vous éloigner de tout ça ?"
"Je n'ai jamais eu de vacances," Harry semblait regarder le vide, "de toute ma vie je n'ai jamais eu l'occasion de me détendre ; je veux une chance de pouvoir faire ce dont j'ai envie, je pense que je le mérite bien."
"Je suis d'accord Mr. Black,"elle le vit sursauter, "et j'espère que le reste de vos vacances sera plus calme qu'aujourd'hui."
"Merci," Harry reporta son attention sur elle, "au sujet de cet incident, avez-vous d'autres questions à me poser ?"
"Quelques unes," la femme regarda son calepin, "d'un professionnel à un autre, comment devrions-nous agir en cas de nouvelle attaque de mangemorts ?"
"Je vous conseille de revoir sérieusement vos mesures de sécurité dans les prisons," Harry bu une gorgée de sa boisson. "Par exemple, je crois que la principale raison de l'évasion massive de la prison anglaise d'Azkaban est la trop grande confiance placée envers les détraqueurs."
"Je vois," la Staatstovenaar Van Der Mijer prit quelques notes, "quelques conseils pour les duels?"
"Ce que beaucoup de membres des départements de la justice oublient, c'est qu'ils sont bien mieux entrainés que la plupart des mangemorts, le problème c'est que les mâchemorts et Voldy ont une réputation tellement effrayante que les gens oublient à quel point ils sont incompétents." Harry fit un sourire triste, "mais n'oubliez jamais qu'ils sont dangereux, et ne baissez jamais votre garde en pensant qu'ils sont sans défense, un très bon ami à moi est presque mort en baissant sa garde devant un mangemort « sans défense »."
"Merci, rien d'autre que vous aimeriez partager?"
"Une dernière chose," Harry posa sa fourchette et fixa la femme avec un regard intense, "prenez toujours un combat au sérieux, restez toujours vigilante. Je... j'ai perdu un très bon ami qui avait oublié ça."
"Je vous remercie d'avoir partagé ça," elle fit un sourire à l'homme à sa table, "Je garderai cette leçon en tête."
"Bien," Harry acquiesça tristement, "rien ne me ferait plus plaisir que de savoir que quelqu'un a appris quelque chose grâce à mes expériences. Ça me permet de prétendre qu'un peu de bon arrive avec les mauvaises choses."
La Staatstovenaar Van Der Mijer s'arrêta un instant, ne sachant pas trop quoi répondre à cette déclaration. "Quels sont vos plans pour le reste de vos vacances Mr. Black?"
"Et bien," Harry se força à sourire. "J'avais prévu de visiter quelques uns des musées dans les environs, et peut-être aller voir un de ces fameux champs de tulipes hollandais, après quoi je continuerai ma route ailleurs."
"Vous accepteriez de nous laisser un moyen de vous contacter?" demanda aussitôt la Staatstovenaar, "je crois que la chef du département de la justice aimerait vous rencontrer dans le futur."
"Très bien," Harry écrivit le nom de son hôtel et le numéro de chambre sur une serviette de table, "Voilà l'endroit où je serai pendant mon séjour en hollande, je n'ai aucune idée de l'endroit où je serai après ça."
"Merci, je suis sûre que ça ira," elle se leva. "Laissez-moi régler votre note ; c'est le moins que mon département puisse faire pour l'aide que vous nous avez apportée aujourd'hui."
"Merci," Harry se leva, "si vous avez à nouveau besoin de me parler aujourd'hui, je visiterai quelques musées pendant le reste de la journée et je serai de retour à mon hôtel vers sept ou huit heures ce soir."
"Merci pour le temps que vous m'avez consacré Mr. Black," la Staatstovenaar tendit sa main, "nous vous contacterons prochainement."
"Quand vous voulez, Staatstovenaar Van Der Mijer," Harry serra sa main, "Je suis toujours heureux d'aider par n'importe quel moyen."
Harry et Van Der Mijer se dirent au revoir et Harry partit pour sa prochaine aventure, se bâtir un grand nombre de souvenirs qu'il pourrait chérir.
Le chemin jusqu'au musée Rembrandt fut rapide et l'impatience d'Harry grandit à chaque pas.
Bien qu'il n'aimait pas l'admettre, Harry avait toujours aimé l'art ; pour lui, c'était le seul métier qui pouvait tirer un bénéfice de la quantité de traumatismes qu'il avait vécu au cours de sa courte vie.
L'art avait toujours été l'une des rares joies dans la vie d'Harry quand il était jeune et enfermé dans son placard sous l'escalier. A cette époque, il avait l'habitude de se relaxer en fermant les yeux ; il pouvait alors imaginer les merveilles que certains artistes étaient capables de créer en utilisant uniquement leur imagination et un peu de peinture.
Le cœur d'Harry sembla voulait sortir de sa poitrine quand il entra dans la maison qui avait un jour appartenu à l'un des plus grands artistes que le monde ait connu.
Harry se força à accélérer l'allure alors qu'il se baladait dans le musée et tout au long de sa visite, il s'émerveilla devant l'incroyable diversité des objets présentés.
Ce jour là, Harry visita au moins une douzaine de musées et admira des centaines d'œuvres de Rembrandt à Van Gogh, et il regretta que la probabilité d'une future confrontation avec Voldemort l'empêche de venir faire une plus longue visite à l'avenir.
En franchissant les portes de son hôtel, Harry compara mentalement les peintures de Poudlard avec les chefs d'œuvres qu'il avait pu voir aujourd'hui, et il arriva à une conclusion, « amateurs, » marmonna-t-il pour lui-même. En comparaison avec ce qu'il avait eu la chance d'admirer dans les musées d'Amsterdam, beaucoup d'œuvres si appréciées dans le monde magique n'étaient rien de plus que de vulgaires dessins avec un peu de magie.
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Les deux Staatstovenaar qui avaient discrètement suivit le mystérieux Mr. Black durant toute la journée manquèrent de faire une crise cardiaque quand leurs sorts d'écoute captèrent le commentaire de l'étrange sorcier.
Échangeant un regard mêlé de surprise et de respect, les deux officiers du département de la justice transplanèrent jusqu'à leurs bureaux pour faire leur rapport.
A leur arrivée dans les bureaux, ils furent salués par un bon nombre de curieux et un supérieur plus qu'impatient d'en apprendre d'avantage sur le mystérieux Mr. Black.
"Peters, Jansen, faites-moi un rapport rapide sur votre surveillance de Mr. Black."
"Qu'est-ce que tu veux savoir en premier Wieland?" demanda doucement le Staatstovenaar Mark Peters.
"Qu'a-t-il fait de sa journée?"
"Mr. Black a passé la journée à visiter de nombreux musées d'art dans toute la ville," répondit rapidement le Staatstovenaar Peters.
"Est-ce que Mr. Black a remarqué qu'il était suivit?"
"Rien ne nous laissait penser qu'il était au courant de notre présence jusqu'à la fin de la journée," Le Staatstovenaar fit une pause pour rassembler ses idées.
"Qu'est-ce qui s'est passé Mark?" Encouragea le vieil officier en utilisant le prénom de son collègue.
"A la fin de la journée, Mr. Black a secoué la tête, il a sourit, et murmuré le mot « amateurs »," l'homme se passa la langue sur les lèvres. "Je ne suis pas sûr que nous étions censés l'entendre mais si on se base sur nos suppositions concernant le passé et les capacités de Mr. Black, on peut penser qu'il se savait surveillé."
"C'est le seul indice qui vous fait croire ça?"
"Le seul dont nous sommes certains," Jansen rejoint la conversation. "Mais à plusieurs reprises au cours de la journée il a regardé des vitrines de magasins, sur le moment on pensait qu'il regardait les objets présentés, mais maintenant je n'en suis plus si sûr..."
"Tu penses quoi ?" Pressa Wieland.
"Je pense qu'il a pu nous regarder dans le reflet des vitres, et je crois qu'on devrait considérer l'éventualité qu'il était au courant de notre présence depuis le début."
"Ne t'inquiètes pas," le rassura le Staatstovenaar Wieland. "Je sais qu'une personne normale n'aurait jamais pu repérer l'un d'entre vous lors d'une opération de surveillance, on savait qu'il était bon, maintenant on sait à quel point."
"Quand même, ça m'agace qu'il ait pu nous repérer sans qu'on voit qu'il nous regardait," Jansen se mordit la lèvre.
"Il n'y a aucune honte à se faire battre par le meilleur, et aucune honte à se faire repérer par quelqu'un d'aussi bon que ce Black."
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Tôt le lendemain matin, Harry se réveilla de bonne humeur, ses visites dans les musées d'art avaient fourni assez de matériel à son subconscient pour que ses rêves soient bien mieux que les cauchemars habituels.
Harry s'habilla rapidement et quitta l'hôtel pour se promener dans le dédale de rues qui entourait la partie magique de Kalverstraat.
Alors qu'il marchait le long de la rue, ses sens furent assaillis par une série d'odeurs inconnues et d'étranges visions.
Abandonnant son idée de trouver quoi que ce soit sans demander son chemin, il entra dans la première boutique en espérant trouver quelqu'un capable de lui expliquer comment s'y retrouver dans cette partie magique de la hollande grouillante de monde.
"Je peux vous aider?" demanda une des responsables du magasin en voyant Harry entrer.
"Oui," répondit Harry avec reconnaissance, "j'espérais que vous sauriez me dire où trouver un moyen de transport pour me rendre dans un champs de tulipes du nord du pays, et revenir ?"
"Deux portes plus loin, un magasin qui s'appelle « Tour Floral », expliquez à l'homme derrière le guichet ce que vous voulez et il vous préparera un portoloin pour une visite guidée ou juste le transport, selon ce que vous voulez," la femme fit un sourire. "Pendant que vous êtes ici, puis-je vous proposer un appareil photo? Ça pourrait être sympa d'avoir quelque chose pour prendre quelques photos de ce que vous allez voir."
"Bien sûr," accepta Harry, se disant qu'il serait poli d'acheter quelque chose maintenant qu'elle venait de l'aider ; en plus, il pouvait se le permettre. "Que me conseillez-vous?"
"Tout dépend de ce que vous comptez en faire, nous avons des modèles à partir de dix gallions." Elle fit un joli sourire, "pourquoi ne me décrieriez-vous pas vos besoins et je vous dirai quel appareil correspond, ou si vous préférez, quel est votre budget, et je vous montrerai ceux qui sont dans cet ordre de prix ?"
"Ça me va," Harry réfléchit un instant. "Je suppose qu'il me faut quelque chose de solide, j'ai tendance à m'attirer des ennuis et je détesterai devoir en racheter un régulièrement."
"Quoi d'autre?"
"Fiable," ajouta Harry, "et petit, je ne veux rien qui prenne trop de place, et ça serait bien qu'il développe automatiquement, ou qu'il n'ait pas besoin de pellicule."
"Je pense avoir l'appareil parfait pour vous," dit-elle en souriant. "Mais je crains qu'il ne coûte un peu cher," ajouta-t-elle en fronçant les sourcils.
"Dites m'en plus."
"Je vous le montre pendant que je vous parle de ses caractéristiques," elle attrapa un des appareils sur l'étagère, "comme vous pouvez le voir, il est petit, seulement 7,5cm sur 10cm et il tiendra longtemps, il peut fonctionner dans n'importe quel type d'environnement, du sommet des montagnes aux fonds des océans."
"Wow," fit Harry, impressionné, "quoi d'autre?"
"Il contient un sort de métamorphose qui transforme n'importe quelle matière brute que vous placez dans le compartiment prévu en pellicule, et un second qui développe automatiquement, les photos sortiront par le trou sur le côté."
"Et question fiabilité?"
"Il y a un charme auto réparant qui s'occupe des dommages physiques et une garantie de trois ans pour les problèmes magiques."
"Je le prends," Harry sortit son portefeuille et tendit la monnaie, "merci."
"C'était un plaisir monsieur," la vendeuse lui fit un dernier sourire, "profitez de votre voyage et j'espère que cet appareil photo vous servira bien."
"J'y comptes bien," promis Harry en franchissant la porte.
Il ne mit que quelques minutes à trouver la boutique que la femme lui avait indiquée, et en entrant, il fut agréablement surpris par le nombre et la qualité des bouquets de fleurs exposés.
"Bonjour?" Appela-t-il, le magasin semblait vide, "il y a quelqu'un?"
"Oui?" Un homme perplexe bondit de derrière le comptoir, "que puis-je pour vous?"
"J'espérais visiter les champs de tulipes," répondit Harry, "et on m'a dit que vous pourriez m'aider pour le transport."
"Oui bien sûr," répondit l'étrange homme, "vous désirez un guide pour la visite?"
"Non, je veux juste passer quelques heures à les admirer seul, et j'aurai besoin d'un portoloin pour m'y emmener et un autre pour revenir."
"Un instant," l'homme disparu de nouveau derrière le comptoir, "et voilà." Dit-il en apparaissant avec deux figurines en forme de tulipes, "tenez la verte et dites 'Kalverstraat' quand vous voulez rentrer et pour partir, attrapez la rouge et dites 'Tulip'."
"Merci," Harry paya l'homme et sortit du magasin, "Tulip."
Harry sentit l'objet fourni par le vendeur le saisir par le nombril et s'écroula presque en arrivant sur une colline avec une vue à couper le souffle, des champs de tulipes à perte de vue.
Alors qu'il prenait de nombreuses photos du panorama, Harry se dit que des gens trouveraient ça étrange qu'un garçon de son age passe son temps à visiter des musées et à photographier des fleurs, mais après avoir vu tant de choses moches dans sa vie, il avait bien le droit à un peu de beauté.
En plus, ce n'était pas comme s'il pouvait repousser ça à plus tard comme d'autres personnes de sa génération, pas avec cette promesse de faire face au terrible Lord.
Il passa un temps indéterminé sur la colline, debout à regarder la beauté étendue devant lui, avant qu'il ne décide de s'approcher pour regarder les fleurs de plus près.
Harry passa de longues minutes à marcher à travers les champs jusqu'à ce qu'un léger mouvement attire son attention. Après avoir scruté attentivement l'endroit, il se détendit en repérant la source du mouvement ; une drôle de créature batifolait à l'intérieur d'une des tulipes.
Amusé par les singeries de l'étrange animal, il prit plusieurs photos avec son nouvel appareil.
Jetant un dernier regard autour de lui, il laissa échapper un soupir plein de regrets et activa le second portoloin pour retourner à Amsterdam.
"Bonjour Mr. Black," saluèrent deux hommes portant des insignes dès qu'il fut de retour.
"Salut," répondit prudemment Harry. "que puis-je faire pour vous messieurs?"
"La chef du département de la justice magique demande à vous rencontrer," répondit l'un d'eux.
"Quand?"
"Maintenant si possible," répondit rapidement l'homme, "mais si ça ne vous convient pas je suppose que nous pouvons reporter."
"Maintenant c'est très bien," acquiesça Harry, "c'est partit."
Un des deux hommes hocha la tête et tendit son insigne, "mon insigne a été transformé en portoloin vers le département ; vous avez juste à le toucher et nous sommes partis."
"Parfait," Harry activa le portoloin en pausant la main dessus.
"Bienvenue Mr. Black," une femme superbe portant ce qu'Harry reconnu comme étant un uniforme de Staatstovenaar l'accueillit à son arrivée. "Je suis la directrice des Staatstovenaar, Sanne Vermeer et je suis ravie que vous ayez accepté mon invitation."
"Ça semblait la chose la plus polie à faire," répondit Harry. "De quoi voulez-vous me parler?"
"J'ai jeté un œil aux rapports sur votre combat face aux mangemorts et je tenais à vous remercier au nom de mon pays, pour être intervenu." La femme lui fit un sourire, "et pour les vies que vous avez sans aucun doute sauvées en neutralisant les mangemorts avant qu'ils n'aient le temps de blesser des innocents."
"Les remerciements ne sont pas nécessaires," essaya-t-il de décliner. "J'ai fait ce que tout le monde aurait fait s'ils en avaient les capacités."
"Je ne suis pas d'accord, et plus important le Ministre n'est pas d'accord," la voix de Vermeer devint plus ferme. "En reconnaissance du grand service rendu à notre pays et des vies que vous avez sauvées, j'ai le grand plaisir de vous décerner l'Ordre Van De Leeuw."
"Merci," Harry était stupéfait, "Je n'ai jamais, je, merci."
"Je comprends," Vermeer lui fit un sourire alors qu'elle lui montrait la médaille, "les hommes comme vous ne le font pas pour les remerciements."
"Je ne m'attendais pas à ça quand j'ai attaqué ces mangemorts," Harry saisit la médaille, "j'ai juste pensé qu'ils étaient après moi et qu'il valait mieux les attaquer plutôt que de fuir."
"Mais même si vous aviez su qu'ils n'étaient pas là pour vous, vous auriez fui ou vous auriez défendu la vie des innocents?" demanda gentiment la chef du département de justice magique.
"Je les aurai protégés, mais comme je vous ai dit je n'ai rien fait de spécial," argumenta Harry. "N'importe qui en aurait fait autant."
"Je vois que je ne pourrai pas vous convaincre du contraire," plaisanta Vermeer, "alors je change de sujet, quels sont vos projets maintenant?"
"Je pensais me rendre à Paris," dit Harry, "j'ai toujours voulu voir la tour Eiffel, après ça je suppose que j'irai où le vent me portera."
"Excellent, merci d'avoir partagé vos projets de voyage avec moi." La chef des Staatstovenaar hocha la tête, satisfaite, "maintenant si vous m'excusez je dois me rendre à une réunion et je pense que vous aimeriez retourner à votre hôtel."
"Alors bonne soirée chef des Staatstovenaar Sanne Vermeer," Harry lui fit un sourire triste, "puissent vos rêves être plus agréables que les miens."
"Bonne nuit Mr. Black," répondit-elle tristement, "et encore merci pour les vies sauvées."
TN : Fin du chapitre. La suite d'ici dimanche, cet ordi peut bien mourir, il est encore garantit ! Je vous lâche plus.
