Hello à tous!
Merci à tous pour vos commentaires. Aujourd'hui, un chapitre de la merveilleuse Pline, admirez et savourez... Ça veut de l'or!
Bonne lecture!

Ankou: Oui, Tony est chamboulé. Par ce qui est arrivé, par le fait de ne pas savoir, par son "ancienne" vie qui lui revient... ;]
Coco: Triste? Meuuuuh non !
Myrrdyn: Ooooh wi. Car la dernière chose que veut Tony, c'est être surpris ;]
WJ:Pline? On peut prendre du papier anti-coupures pour la prochaine fois?
Anna: Mici beaucoup *Rougit jusqu'aux oreilles*
Miryam: Tu es la benvenue pour venir boire un soda avec nous! J'aime même...*Sort un grand pichet de thé à la menthe* çaaaa! Tadaaaam! Et oui, Tony n'a pas été très gentil avec Tul. Il était un peu trop chamboulé pour s'en rendre compte ;]
Constance: Et oui, Tul n'appelles pas Tony par son diminutif. Symbolique de ponts coupés, non?
DiNozzo NCIS: Nouuuus? Tuer des personnages? *Regarde Pline avec de grands yeux innocents*. Pline. Vraiment. Est-on sadiques, nous? *Des auréoles s'allument au-dessus des têtes des auteurs*

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Salut tout le monde !

Merci pour vos reviews ! Le chapitre précédant était génial, c'est normal, c'était celui de PBG ! Voilà aujourd'hui ma participation à cette collaboration que j'adore ! Travailler avec elle c'est comme... *réfléchit* Non, il n'y a pas de comparaisons possibles ! C'est juste génial !

À la semaine prochaine !


Chapitre deux : Home, sweet home.

« PNC. Nous allons rencontrer une zone de turbulences, veuillez redresser votre siège et vous attacher. Merci. »

Tony obéit sans s'en rendre vraiment compte. Il était plongé dans ses pensées et rien ne pouvait l'atteindre. Tullia avait refusé de l'accompagner même si elle approuvait son voyage et avait détruit ses dernières hésitations d'un grand geste de la main et de quelques remarques acides. Elle lui en voulait encore pour son comportement mais elle avait toujours été gentille et compréhensive. Et rancunière. Quand il retournerait à Rome, il se ferait pardonner.

Mais pour l'instant son esprit était focalisé sur l'attentat. Des foules de questions le bousculaient : qui avait posé la bombe ? Pourquoi viser le NCIS ? Comment avait-on pu attaquer une agence fédérale protégée et surveillée ? Et surtout est-ce que les membres de son ancienne équipe avait été touchés ?

Malgré la dispute qui les avait séparés, il tenait toujours à eux et ne supporterait pas que l'un d'entre eux ne soit blessé, ou pire. Il leur en voulait encore, atrocement, mais toutes ces années passées ensemble ne s'effaçaient pas en quelques minutes. De toute manière, Tony ne comptait pas s'approcher d'eux, il voulait juste s'assurer qu'ils soient en vie puis reprendre le cours de la sienne, en Italie.

L'Italie. Il s'y était fait plus rapidement qu'il ne l'aurait cru. Il aimait cette dolce vita, les vieilles ruelles, les gens et s'était même laissé porter par la passion pour il calcio, le football. Les deux premiers mois, il avait pris une dizaine de kilos à cause des nombreuses pizzas, glaces et autres pâtes ingérés à tour de bras. Mais faire du footing à côté de bâtiments ou de statues vieux de plusieurs sièces avait rapidement changé la donne.

Et puis il y avait Tullia. Cette femme était son point d'ancrage, la raison qui le poussait à rester dans la capitale italienne après une envie de changement, six mois plus tôt. Elle était très belle. Elle faisait une tête de moins que lui et ses cheveux sombres étaient coupés au carré, indisciplinés. Ses traits étaient fins, sa peau bronzée et ses formes généreuses. Pourtant, ce n'était pas ça qui l'avait frappé la première fois qu'il l'avait rencontrée. Ses yeux étaient d'un bleu profond et envoûtant, il avait eu la sensation délicieuse de plonger dans se regard franc et rieur. Le charme italien avait parfaitement opéré.

Leur au-revoir, avant que Tony embarque, avait était un peu froid, mais tendre. Il espérait rentrer le plus vite possible, afin de ne pas être tenté de rester aux États-Unis. Il ferma les yeux. Il ne voulait pas penser à cette possibilité. Pourquoi tout était toujours aussi compliqué ?

Une hôtesse annonça que l'avion allait atterrir et il tourna la tête vers le hublot. Les contours de Washington se dessinaient, au loin, et il eut un pincement au cœur. La ville en elle-même lui avait manquée. Il ferma les yeux, il se coupa encore un peu plus du monde extérieur et c'est à peine s'il sentit l'avion se poser sur le sol. Il laissa le flux de passagers quitter l'appareil et se leva dans les derniers. Il n'avait pas envie de se presser.

Après avoir récupéré son unique valise, il s'avança vers la frontière. Il fit la queue derrière un homme en costard, visiblement pressé. Quand vint son tour, il fit face à une femme noire d'une trentaine d'années. Elle vérifia son passeport et prit ses empreintes sans un regard ou un sourire. Combien de personnes avait-elle rencontré ? Combien de visages fatigués, tristes ou heureux ? Combien de touristes ou de personnes rentrant chez eux ? Il pensa à Tullia et à l'équipe. Cette femme se fichait bien de son passé, de son histoire. Il se sentait abandonné.

« Bon retour au États-Unis, monsieur DiNozzo », dit-elle en lui rendant ses papiers.

Il répondit par un pâle sourire. Et s'il avait fait le mauvais choix ? Il aurait du répondre quand il avait eu Harry au téléphone. Mais il était là maintenant, autant aller jusqu'au bout. Résolu, Tony quitta l'aéroport Washington-Dulles. Au passage, il croisa des familles accueillant des membres revenant d'un long voyage, des amis excités à l'idée de revoir l'un des leurs. Une fillette hurla "Papa !" et se jeta dans les bras d'un homme épuisé mais joyeux. Il regarda autour de lui, il aurait aimé qu'Abby ou même Ziva soient là pour l'attendre. Mais c'était stupide, il ne leur avait pas adressé la parole depuis des mois. Personne le l'attendait. Il était seul dans un pays qu'il avait quitté sans se retourner deux ans plus tôt.

L'Italien secoua la tête, il n'avait pas besoin de songer à ça maintenant. Un panneau publicitaire pour voitures à louer retint son attention.

Voilà ce dont il avait besoin !


Plus il s'approchait de l'agence fédérale, plus la circulation se faisait dense et surveillée. Il tourna enfin sur Isaac Hull Avenue et écarquilla les yeux. Il avait refusé se laisser porter par tous les souvenirs qui le menaçaient en voyant tous ces lieux connus et aimés, mais en voyant le NCIS quasiment effondré d'un côté, il ne put rien faire. Il se souvint des slaps de Gibbs, des chamailleries avec Kate, des blagues sur McGee, des flirts avec Ziva, des Caf-Pow d'Abby, des histoires de Ducky, des cure-dents de Vance, des taquineries avec Jimmy, des rires, des pleurs, des enquêtes, des cafés, des repas pris sur le pouce, des délires, de l'ascenseur, des bureaux, des autres agents, des années, des jours de garde, des sorties, des murs oranges, du MTAC, du labo, de la morgue, des suspects, des pistes...

De la Dispute.

Il respira un grand coup. Il s'était laissé envahir par ses souvenirs. Dans un état second il se gara. Depuis qu'il avait quitté l'Amérique, il avait voulu tout oublier de son passé en tant qu'agent fédéral. Ça avait été dur, à chaque café il pensait à Gibbs, quand il entendait un rire dans la rue, il espérait que ça soit Ziva ou quand il croisait une gothique, il voulait y voir Abby, et tant d'autres choses encore. Mais il avait tenu bon et sa vie se reconstruisait peu à peu.

Tony se passa une main lasse sur le visage et quitta habitacle de la berline bleue nuit qu'il avait loué. Il s'avança vers le Navy Yard. Une partie de lui voulait fuir, rentrer se terrer dans les bras de Tul, mais la plus grande part de lui, celle tête-brûlée et fière, le fit continuer. Il observa, choqué, les effets de l'explosion.

Toute la partie gauche de l'agence était détruite. Son équipe avait ses bureaux dans la partie droite. Cela ne voulait rien dire. Ils auraient très bien pu être blessés. Tony se tenait à l'écart de la foule de curieux et de journalistes, retenus par un cordon de sécurité qu'il avait déroulé tant de fois. Tous les agents semblaient en effervescence, par les fenêtres et malgré la distance, il arrivait à voir des petites ombres s'activaient. Un petit groupe quitta le bâtiment. L'ex-agent les contempla vaguement. Un homme aux cheveux gris marchait d'un pas très rapide, suivi par un homme et une femme aux cheveux retenus dans une queue de cheval haute.

Cette démarche...

« Gibbs. »

Sa voix n'était qu'un souffle éteint. Il fixa son ancien patron et mentor passer à quelques mètres de lui, Ziva et McGee derrière lui. Ils ne semblaient pas blessés, ils avaient les visages tirés et énervés. Mais pas tristes. Ni détruits par la douleur.

Aucun des leur n'avait été blessé.

Il respira enfin pleinement comme il n'avait pas pu le faire depuis le flash-info passé dans ses bureaux de journalistes où il travaillait comme spécialiste cinéma. Ils allaient bien, ils étaient en vie et lui pouvait rentrer chez lui, sans que personne ne sache qu'il était revenu. Tony regarda un dernier instant ses amis rejoindre le parking et démarrer en trombe.

Il ne savait pas ce qu'il ressentait. Il était soulagé, heureux aussi, fatigué surtout. Et en colère. De cette colère qu'il avait cru disparue à jamais, habitué à sa routine romaine. Las, il était las. Tous ces non-dits, tout ce gâchis... Tout avait été gâché par cette foutue mission... Mais il ne voulait pas y penser à nouveau. C'était trop tard, de toute manière.

Il allait passer une nuit à l'hôtel et prendre le prochain avion pour l'Italie. Là-bas, il s'excuserait auprès de Tul, ils s'achèteraient un chien, elle en voulait un. Qui l'aurait cru ? Tony DiNozzo avec une femme et un chien ! Oddio... Il regarda une dernière fois la bâtisse, dernier vestige de son passé et maintenant aussi abîmé que lui, et se retourna.

« Il semblerait qu'un message contenant seulement une tulipe blanche ait été adressé au NCIS, disait un journaliste. Aucune information n'a été donné par le directeur Vance qui semble connaître l'identité des terroristes qui ont attaqué hier matin l'agence fédérale chargée des affaires concernant la Marine. La meilleure équipe du NCIS s'occupe actuellement de l'affaire, nous a-t-on seulement dit. »

Tony n'écoutait déjà plus.

Une tulipe blanche.


Au cours de son enquête, Tony avait appris que cette fleur voulait dire "amour ardent, fou, intense, exalté". Il en avait ri à l'époque, mais il n'avait plus envie de rire. Il s'était arrêté dans un motel miteux, à la périphérie de la ville. Il s'était installé sur le lit et avait sorti de ses affaires le dossier qui ne le quittait pas à chacun des ses déplacements, celui de sa dernière enquête en tant qu'agent fédéral. La dernière enquête. Pourquoi avait-il fait ça ? Il n'en avait aucune idée mais son instinct en était récompensé.

Il connaissait cette affaire mieux que quiconque, il l'avait vécue de l'intérieur. Il était le mieux placé pour enquêter.

Il prit son téléphone.

« Tullia ? Chérie, je vais devoir rester quelques temps ici. Non, tout va bien, mais je dois me renseigner sur deux-trois trucs. Discrètement. »

Opération Tulipe blanche, indiquait le dossier.

Son enquête solitaire commençait.