Voilà la troisième épreuve du bac. Je m'excuse platement pour celui là, il est beaucoup moins bien que les autres (je dirais même nul), j'étais moins inspiré.

En espérant que vous me pardonerrez T.T


Sherlock regarda le sujet qu'on venait de déposer devant lui. Il ne l'avait même pas encore ouvert qu'il s'ennuyait déjà.

Il observa ses voisins mais il avait déjà tout déduit sur eux. Avec un soupire, il prit les feuilles et lut les deux textes.

Il soupira plusieurs fois le long du premier : un garçon qui voulait devenir premier ministre et faisait des pieds et des mains pour intégrer Oxford.

Totalement inintéressant.

Le deuxième en revanche l'intrigua plus : un homme qui se rendait compte qu'il avait abandonné ses rêves de jeunesse et en semblait bouleversé.

Pourquoi cela le chamboule-t-il autant ? Il faudrait que je demande à John.

Il s'intéressa ensuite aux questions et roula des yeux devant leurs simplicités, comme d'habitude. Il commença à répondre mais il se renfrogna en lisant la quatrième question.

Which adjective best describes Simon ?

Comment veulent-ils que je le sache alors que je ne l'ai pas sous les yeux ? Je ne peux rien observer, rien déduire. C'est pour ça que je n'aime pas la littérature. Je ne sais pas pourquoi je suis encore ici.

S'il te plaît Sherlock, aujourd'hui ne t'enferme pas dans ton palais mental ! Je ne veux pas retourner te chercher à la fin de l'épreuve. Mais ce n'est pas non plus une raison pour venir me chercher au bout de vingt minutes non plus ! Reste dans ta salle disons... deux heures, ok ? Et attend moi là où on c'est donné rendez-vous.

Sherlock se renfrogna encore plus en se rappelant les paroles de John. Il regarda sa montre : seulement vingt minutes de passé !

Il retourna alors à sa compréhension de texte et répondit à toute les questions. Malgré le fait qu'il prit tout son temps, il lui restait une heure treize à passer dans la salle une fois qu'il eut finit.

Il se concentra alors sur les expressions. La première à écrire était, au choix, une lettre ou un speech politique.

Pourquoi donc écrit-il une lettre ? Ça existait le téléphone en 84. Et comment veulent-ils que j'écrive cent cinquante mots alors que la seule chose à y dire est « je suis admis à Oxford » ?

Il décida de prendre le speech en voulant s'inspirer de ceux de Mycroft. Il fit un rapide tour dans son palais mental, malgré l'interdit de John, pour en retrouver un mais apparemment il les avait tous supprimés.

Il s'intéressa donc de nouveau à la lettre.

Qu'est ce qu'une personne normale pourrait écrire à sa mère ? Réfléchit Sherlock !

Au bout de quarante-deux minutes passé sur cette rédaction, trente minutes pour trouver les idées qu'aurait pu avoir une personne normale et douze pour les rédiger, Sherlock soupira de nouveau. Apparemment, quelqu'un quelque part voulait qu'il fasse toutes les parties de cette épreuve.

Il lut le sujet pour la deuxième rédaction :

Is it possible to reconcile your dreams with a professional life ?

Ennuyeux.


John sortit de son bâtiment pratiquement en courant. Il pensait finir en deux heures et ne pas faire trop attendre Sherlock mais il y avait passé une demi-heure de plus et il savait que c'était déjà de trop pour son ami.

Lorsque le blond vit le génie qui l'attendait, il pria pour qu'il ne soit pas trop désagréable.

En réalité, Sherlock n'était pas là depuis longtemps, étant sortit de la salle après les deux heures qu'il c'était fixé. Mais ça John ne pouvait pas le savoir. Il sut, par contre, une fois arrivé à la hauteur de son ami, que quelque chose n'allait pas.

-Ça va ?

-Ton satané bac m'a piégé !

-Pardon ?

-Il m'a piégé ! J'ai fait l'épreuve comme il faut ! »

John sentit un rire remonter dans sa gorge. Il le retint et demanda à la place :

-Comment ça ?

-La rédaction sur les rêves et le travail, je l'ai rédigée correctement. »

Devant la moue d'enfant qu'affichait Sherlock, John ne put cette fois contenir son fou rire. Fou rire qui s'accentua quand le regard du brun devient courroucé.

-Pardon, dit-il entre deux rires. C'est juste que... tu as peur que tes rêves soient en danger peut-être ? »

Et il repartit dans son fou rire.

-Ta gueule John, lâcha Sherlock et faisant mine de partir.

-Pardon, pardon ! »

John attrapa la manche de son ami qui attendit que le blond se calme. Une fois que se fut fait, John lâcha le génie et reprit :

-Désolé. Mais sérieusement, qu'est-ce que tu as dit. »

Sherlock se mit à marcher, John à ses côtés.

-Que si on voulait vraiment concilier nos rêves et notre travail, alors il faut s'inventer son propre job. »