Note de l'auteur : Voilà le troisième chapitre !!! Pour ceux qui s'étonnent du rythme auquel je poste, c'est parce que j'ai triché ^^ En fait j'ai plusieurs chapitres déjà écris donc…
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« Comment ça « non » ? »
« Non, je ne te ferai pas d'ordonnance. »
« Tu me laisserais souffrir le martyre ? »
« C'est pour ton bien. »
« Pour mon bien ?! »
House se leva d'un bon et s'appuya sur le bureau, le visage à 2cm de celui de Wilson.
« Je sais pas si tu es au courant mais j'ai un bon morceau de quadriceps en moins dans ma cuisse droite. Je sais pas si tu es au courant mais c'est très douloureux. »
« Ta douleur c'est toi qui l'a crée ! Elle est réelle mais ton addiction à la vicodin l'accentue ! »
« C'est bon j'ai compris. »
Greg se dirigea vers la porte en claudiquant.
« Je trouverai quelqu'un d'autre pour m'en prescrire. » dit-il avant de sortir en claquant la porte
Wilson ferma les yeux lorsque la porte claqua. Il détestait faire ça. En y réfléchissant bien cela devait faire à peine deux fois qu'il refusait de lui faire une prescription. Mais c'était toujours aussi pénible. Il était conscient que House souffrait beaucoup mais il ne supportait plus de le voir gober ces comprimés à longueur de journée. Il pouvait presque voir son espérance de vie diminuer chaque fois qu'une de ces pilules glissait le long de son gosier. Le problème était que Gregory n'accepterait jamais d'entrer en cure de désintoxication, à moins que quelque chose de très grave ne lui arrive. Ce que Wilson n'espérait tout de même pas.
En sortant du bureau de son ami, House était furieux. Comment James pouvait-il lui faire ça ? Il savait très bien qu'il souffrait atrocement. Mais ce qui le mettait le plus en colère c'était qu'il était conscient que Wilson avait raison. Mais comment pouvait-il faire autrement ? Entrer en cure ? Pas question ! Cela reviendrait à admettre qu'il a un problème. Et puis cela engendrerait trop de changement. Il détestait le changement.
Dans sa colère, il marcha à travers l'hôpital sans vraiment faire attention où ses pieds le portaient. Il finit par se retrouver aux urgences. Parfait. Cameron allait pouvoir compatir à sa douleur et lui prescrirait de la vicodin.
Celle-ci était à l'accueil, en train de remplir un dossier.
« Dr Cameron ! » lança t-il d'une voix joyeuse
La jeune femme sursauta.
« Dr House ! Quel bon vent vous amène ici ? »
« J'aurai besoin de vicodin. »
Allison ferma le dossier d'un coup sec et s'éloigna rapidement de son ancien patron qui peina pour suivre son rythme.
« Qu'est-ce qui vous met dans cet état ? »
« Y'en a marre de vous voir quémander votre drogue ! »
« Oh non ! Vous n'allez pas vous y mettre aussi ! »
« Je suppose que Wilson a refusé de vous en donner ! »
« Oui, un homme sans cœur ! »
Le Dr Cameron ignora House et continua à faire son travail. Il la saisit par la manche et la tira vers lui pour qu'elle lui fasse face. Elle nota un changement dans son comportement, il semblait désespéré, ses yeux bleus étaient embués.
« Allison, SVP ! J'ai trop mal. Plus mal que d'habitude. »
Ils s'observèrent un moment. Cameron se rendait compte qu'il tentait de la manipuler, même si sa douleur était réellement aussi forte qu'il le prétendait, il essayait d'exploiter son côté trop émotif pour obtenir ce qu'il voulait. Elle était en colère car malgré cela, elle ressentait de la pitié envers lui. Elle savait qu'elle allait céder. Et pire, elle savait qu'il savait qu'elle allait céder.
Elle sortit son ordonnancier de sa blouse et, énervée, elle en remplit une. House, lui, jubilait intérieurement.
« Tenez ! » dit-elle en arrachant la feuille. « Comme ça vous n'embêterez plus personne ! »
« Merci. »
Allison Cameron s'éloigna de lui à grands pas. Il resta un instant immobile, un petit sourire aux lèvres. Son ordonnance à la main, il se dirigea aussi vite qu'il le pouvait vers la pharmacie.
Sans même un mot, il donna son papier au pharmacien et attendit qu'on le serve, tapant du poing sur le comptoir.
« Vite, vite, vite ! » dit-il au pharmacien un peu trop lent à son goût
Son flacon de vicodin en main, il s'empressa de monter sur le toit de l'hôpital. Là, il était sûr d'être tranquille. Une fois là-haut, il s'assit par terre et laissa le soleil lui caresser le visage alors qu'il mettait deux comprimés dans sa bouche. Enfin.
« Tu ne devrais pas être en consultation ? »
Sa tranquillité avait été de courte durée.
« Tiens ! Mr Wilson en personne ! Celui qui laisse son ami souffrir sans le moindre remord. »
« House arrête STP ! Tu sais très bien que je fais ça pour ton bien ! »
« Pour mon bien ! »
Il se releva avec difficultés et se planta devant son ami de toujours.
« C'est pour mon bien que tu préfères me laisser souffrir plutôt que me faire une insignifiante ordonnance ?! »
« Ce n'est pas insignifiant House ! Tu le sais très bien ! Tu es un drogué, il serait temps que tu l'admettes et que tu te fasses aider ! »
« Une chose est sûre c'est que ça ne sera pas toi qui m'aidera ! »
« Je t'ai toujours aidé House ! » répliqua Wilson une once de colère dans la voix. « Qui t'a toujours fait tes prescriptions ? Moi ! Qui a été ta conscience et t'a empêché de faire des tas de bêtises ? Moi ! Qui a été là lorsque Stacy est partie ? Moi ! C'est moi qui ai toujours été là pour toi Greg ! Moi qui t'ai toujours soutenu ! Et jamais le contraire ! »
« Tout ce que j'ai été pour toi c'est une raison comme une autre de te sentir comme un super-héros qui vole au secours des paumés. Tu as toujours eu besoin de réparer les erreurs. C'est pour ça que tu es devenu oncologue, pour réparer les erreurs de la nature. »
« Tu es un connard House. Ne t'étonne surtout pas si tu finis ta vie seul avec ton tube de vicodin et ta canne. »
Sur ces mots Wilson quitta le toit. House resta immobile quelques instants, se demandant comment cela avait pu arriver, comment avait-il pu être aussi abruti pour dire toutes ces choses au seul ami qu'il avait jamais eu ? Il n'arrivait pas à croire qu'il puisse dire des choses pareilles et se rendre compte ensuite que c'était une erreur. Il pourrait au moins assumer sa connerie !
Il quitta le toit et se rendit dans la pièce adjacente à son bureau où ses larbins faisaient à présent un morpion sur le tableau. Sans un mot, il passa dans son bureau où il se laissa tomber dans son fauteuil. Il saisit sa balle qui trainait par là et la lança en l'air, regardant les pirouettes qu'elle effectuait. Il ne cessait de repenser à ce qui venait de se passer. Pour une rare fois dans sa vie, il avait des remords.
Kutner passa la tête par la porte
« Vous venez déjeuner ? »
« Non maman ! » répondit-il avec une voix d'enfant
Il avait surtout peur de se retrouver nez à nez avec James. Et puis fallait dire que cette histoire lui avait carrément coupé l'appétit.
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La journée se passa sans encombres, il passa pratiquement tout son temps dans son bureau à se repasser le film de cette confrontation, à essayer de voir où ça avait « merdé ». Cuddy devait être très occupée parce qu'il n'eut aucune remontrance sur le fait qu'il n'était pas allé une seule minute en consultation.
Il rentra chez lui vers 16h30. Il s'installa sur le canapé, alluma la télé et zappa sur toutes les chaines. Il n'y avait absolument rien d'intéressant, de toutes façons il n'avait pas la tête à ça. Il fallait qu'il se change les idées et au lieu d'appeler une call-girl, il décida plutôt d'aller faire de la moto (malgré la douleur), c'était moins coûteux et surtout, une moto parlait moins.
Il roula, longtemps, sans respecter les limitations de vitesses, ni même les priorités. Il n'entendit presque pas les autres usagers le traiter de tous les noms d'oiseaux possibles lorsqu'il brûlait un feu rouge ou refusait une priorité. Il espérait qu'avec la vitesse, ses pensées néfastes s'envoleraient. Il avait tort car à peine avait-il reposé son casque dans le hall de son appartement que toute la scène de la matinée lui revenait aussi claire que de l'eau de roche. Il ne lui restait alors plus qu'une solution. Ecouter les bons conseils de son vieil ami Jack Daniels. Alors, après une bonne douche, il enfila son pyjama, se cala dans son canapé et se servit une bonne dose de whisky.
Il but moins que ce qu'il avait prévu et se coucha tôt. Seul le sommeil pouvait lui faire oublier cette journée.
Son téléphone se mit à sonner. Il maudit celui qui osait l'appeler au milieu de la nuit. Il décrocha quand même.
« Allô ? » dit-il d'une voix enrouée
« House ? C'est Cuddy. »
« Dr Cuddy, si vous voulez que je remplace vos seins en silicone, je ne suis pas chirurgien plastique. »
« Wilson a eu un accident. »
« … »
« House ? »
« Comment va-t-il ? »
« Il vaut mieux que vous veniez. »
« J'arrive. »
Il se rua hors de son lit et s'habilla en vitesse. Enfourchant sa moto sans même prendre le temps de mettre son casque, il se mit en route pour l'hôpital.
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Bon j'espère que ça vous plait toujours…
Reviews pleaaaase ! *sourire*
