Chapitre 3 : Un moment de répit
POV Bella
Après m'avoir fait un électrocardiogramme, les infirmiers me ramenèrent en fauteuil roulant dans ma chambre, mes jambes ne me tenaient plus. L'infirmier le plus costaud me pris dans ses bras et me déposa sur mon lit. Ca me rappela mon adonis, ma chambre et nos étreintes, quant il venait me voir chaque nuit pour me voir dormir, cette fascination qu'il avait je ne l'ai jamais comprise. Jusqu'au jour ou il me rappela que je parlais la nuit. L'embarra que j'avais ressentie à l'époque, « qu'est ce que j'ai bien pus dire ? Oh non ! ». J'avais rougis jusqu'à la racine de mes cheveux.
L'infirmier me tira de mon souvenir.
-Mademoiselle SWAN, le Dr GARVEY viendra vous voir en fin d'après midi, elle attend que votre père arrive. D'ici là reposé vous. Puis il ferma la porte me laissant seul.
Pourquoi il n'était pas la, pour me consolé, me dire que j'avais tord de m'en faire, que tout ira bien. Peut être qu'Alice l'avait vu ? Peut être que c'est pour ça qu'il m'avait quitté, il ne voulait pas d'une mourante ? Il avait raison, je ne lui apporte rien, il a bien fait de partir, de ne plus m'aimer. Au moins je dois me dire que si il s'avère que c'est fini, j'aurais au moins vécus un an de bonheur, de joie, d'amour, que certain ne connaisse jamais en une vie entière. La douleur me faisait moins mal, me coupant la respiration de moins en moins, peut être que la morphine et l'oxygène y sont pour quelques chose. J'étais tellement absorbé a réfléchir, que je ne remarquais même pas l'infirmière qui m'administrais un calmant directement dans la poche. Quelques minutes plus tard je sombrais, pour la première fois depuis longtemps je dormais sans cauchemar, comme si la plaie n'avait jamais existé.
La porte de ma chambre s'ouvrit.
-Bella ?
Mon soleil. J'ouvris les yeux, il n'était qu'a quelques centimètres de mon visage. La chaleur de son souffle, tel une caresse. Il me regardait, je remarquais qu'il avait des cernes bleuis et ses yeux étaient rougis.
-Jacob, tu m'as manqué. Je levais ma main droite et caressait sa joue. Il ferma ses yeux et posa sa main sur la mienne, la caressant doucement. Sa peau était chaude, la mienne devait être froide, car il frissonna.
-Bella, j'ai eu si peur, quant ton père a débarqué à la maison. Il nous a dit qu'on t'avait hospitalisé, j'ai crus mourir, je voulais te voir plus tôt mais mon père m'a dit que je devais attendre les horaires de visite.
Il sourit, mon Dieu que son sourire m'avait manqué, sa fossette au coin que j'adore.
-Faut dire que si j'avais frappé a la porte de l'hosto a 3h00 du mat exigent d'entré, ils auraient pensé que j'étais cinglé, et auraient appelés les flics !
Je souris, du Jacob tout craché. Seul lui maintenant me faisais sourire. Ses blagues, ses sourires, cette insouciance, mon meilleur ami.
-Je rêve ou t'a encore grandis ? Ca fait combien de temps que je suis ici, 24h, et j'ai l'impression que ça fait un an, on dirait que tu grandis a vus d'œil ! A coté de toi j'ai l'air d'un enfant 5 ans !
Il sourit, et baissa sa tête embrassant mon poignet par la même occasion. Je savais que Jacob n'éprouvait pas que de l'amitié a mon égard, j'étais égoïste, je le faisais souffrir.
-Ah, Bella, Bella, Bella, j'y peux rien si t'es si petite. Il tapota ma tête. Puis repris en se relevant, faisant tombé ma main sur le lit, il la tenait toujours et caressa l'intérieur de ma paume.
-Alors tu me donnes combien ? 20 ? 25 ans ?
Je soupirais, il essayait toujours de se vieillir, et de me faire rajeunir. Il ne changera jamais.
-Laisse moi réfléchir, je dirais 40 ans il manque juste les cheveux gris.
Il fit une grimasse, et je ris en voyant sa tête.
La porte était toujours ouverte et je vis Mike, Jessica et Angela.
-Rentrez, rentrez ! Leur ordonnais-je. Mike entra le premier tout sourire, Jessica n'allait pas être contente en voyant son enthousiasme. Elle entra juste après lui et passa sa main dans celle de celui-ci. Apparemment ils se sont mis ensemble, pensais-je. Angela quant à elle hésita.
-Rentre Angy, c'est bon, je ne suis pas contagieuse.
-Arrête ! Tu pourrais lui refilé ta maladresse légendaire ! Riait Jacob. Elle sourit puis rentra enfin.
-Désolé c'est juste qu'on est beaucoup, tu voulait peut être te reposé ou…
- Non, je n'arrête pas de piquer du nez depuis que je suis ici (ce n'est pas un mensonge, avec la morphine j'arrivais un peu a dormir), je dors pratiquement tout le temps, ça me fait plaisir que vous soyez venue, mais vous allez rater les cours à cause de moi…
-Bella on a raté les Maths, j'allais sécher de toute façon. Me dit Jessica.
Ils étaient assis autour de mon lit, nous parlions du lycée des nouveaux potins, enfin surtout Jessica. Jacob racontait comment était le Lycée de la réserve, et parlais voiture avec Mike. Ca me faisait du bien qu'ils soient la, je ne pensais plus a lui. Merde ! Je suis entrain de penser a lui. Il me faut de la morphine, sinon la douleur va revenir.
