Tout à coup, l'équivalent d'une douche froide à ressaisie les deux amants; l'électricité ramena à la vie tous les articles de la maison. La lumière trop vive brula leurs yeux qui s'étaient accoutumés à la pénombre. Leurs oreilles bourdonnaient au gré des sons environnants, tel que la télévision, le ventilateur, et même le micro-onde sonnait sans arrêt.
Sam fixa Andy dans les yeux pendant plusieurs secondes. C'était comme s'il venait de réaliser que ce n'était pas un rêve. Elle était bien là, couchée sous lui, le cœur battant la chamade et le souffle court.
L'électricité est revue, fut les seuls mots qu'il a été capable de prononcer après un silence qui lui semblait interminable.
Ça veut dire que tout est redevenu normal, lui répondit-elle.
Sam prit une grande respiration afin de trouver le courage de se lever. Il sentait le besoin de replacer tout comme c'était quelques minutes au paravent, faire comme si l'électricité n'était jamais revenue. Il aurait voulu que le temps se soit figé. Mais un étrange pressentiment l'empêchait de bouger.
Je dois aller fermer deux ou trois truc, lui dit-il.
Il se leva donc tranquillement, et pris soin de jeter un dernier regard sur Andy avant de quitter la chambre. Elle était si merveilleuse à cet instant précis. Légèrement dénudée, mais suffisamment pour laisser voir de sa généreuse anatomie, allongée dans ses draps, les yeux fermés et les mains dans les cheveux. Sam soupira de nouveau. Hé merde!
Sam fit le tour de la maison rapidement, éteignit toutes les lumières et ferma ce qui pouvait créer des bruts non désirables. Moins d'une minute plus tard, il passa le pas de la porte de la chambre à coucher. Encore une fois, un étrange pressentiment l'envahit.
Andy était maintenant assis sur le lit, s'était rhabillée et l'étincelle dans ses yeux avait disparue. Sam senti ses épaules s'affaisser de quelques centimètres quand il comprit ce qui était en train de se passer. Contrairement à lui, elle avait envie de revenir en arrière. C'était la seule explication logique puisqu'elle s'apprêtait à partir.
Effectivement, tout semble être redevenu normal, dit-il avec une moue déconfite.
Un sentiment inconnu pour lui jusqu'à maintenant lui compressait la cage thoracique. Il ne savait pas si c'était de la colère, de la détresse ou la frustration de sentir encore son érection mais de savoir que ce qu'il avait en tête n'arriverait pas. Il se contentant d'afficher son parfait sourire de tombeur inatteignable et renfila son t-shirt. Il ne dit rien, et étira son bras vers la sortie en indiquant à Andy qu'elle avait le champ libre pour se diriger vers la sortie. Il la suiva vers la porte d'entrée et pris une grande respiration pour se donner un peu de courage. « Dit quelque chose non de Dieu! » pensa-t-il. Elle qui est normalement allergique au silence ne prononçait aucun mot, aucun reproche, aucun je-suis-désolée.
Sam ouvrit la porte et posa ses yeux sur elle. Leurs regards sont restés accrochés plusieurs secondes, ce qui semblait plusieurs minutes aux yeux de Sam. Il fini par sourire innocemment et les mots ont sortis de sa bouche sans même qu'il ne s'en aperçoive
On se voit demain alors?
Oui, à demain…
Andy baissa aussitôt les yeux et ressorti dans la rue maintenant bien éclaire par les réverbères. Elle marchait d'un pas décidé et ne se retourna même pas pour jeté un dernier regard derrière elle. Sam referma la porte, se secoua la tête comme pour chasser ses envies de ressortir et aller la supplier de rester. En asseyant sur le divan, il repris une gorgée de bière toujours aussi chaude et se creusa un cocon moelleux et ferma les yeux sur ses souvenirs de ses lèvres sur la peau de sa coéquipière.
