Alice PDV
Je jetai discrètement un regard sur mon bracelet montre, dix minutes seulement, je pensais que cela faisait dix heures ! Je retins à grand peine mon soupir d'ennui. Ma mâchoire allait une fois de plus me faire un mal de chien pour avoir maintenu mon sourire pendant aussi longtemps.
Faut vraiment pas être malin pour ne pas se rendre compte que ton interlocuteur n'est pas intéressé ! Et, je peux vous assurer que le grand imbécile en chemise bleu ciel à ligne rouge et verte ?! Et pantalon blanc moulant en face de moi est trop enclin à se croire irrésistible pour même envisager que je puisse ne pas être captivée par sa présence.
Réflexion faite, durant toute cette année où j'ai été amenée à jouer la cousine par alliance, l'ancienne amie du lycée, et tout autre rôle suffisamment crédible pour approcher l'amoureux soi-disant transi, pratiquement plus de six fois sur dix il flanchait dès le premier battement de cils.
« …Mais toi tu es tellement différente d'Angie… », il approcha sa main de la mienne. Je me raidis et m'empressai de m'emparer de mon verre en pestant qu'il ne soit pas rempli d'alcool, mais à dix heures du matin ça n'aurait pas été une bonne idée.
Le grésillement dans mon oreille me fit sursauter.
« Alice ! » Siffla Rose dans l'oreillette. C'est pas elle qui doit se taper le mollusque !
Je réussis, par je ne sais quel miracle, à le laisser poser sa main moite sur la mienne. Faudra que je la désinfecte après !
Quand je pense que sa future nous a présentés l'un à l'autre depuis moins d'une demi-heure ! Je crois, non je suis certaine, qu'il bat tout mes records.
« Alice tu es tellement belle. Je n'aurais jamais cru que je puisse avoir la chance de rencontrer une fille aussi belle que toi… » Susurra-t-il
« Mais Angie ? » Insistai-je. Parfois je me demande s'ils réfléchissent avec autre chose que leurs bijoux de famille !
« Angie c'est différent. Mais on n'est pas là pour parler d'elle mais de nous... »
Nous ?
« Je croyais que tu l'aimais ? » On peut pas dire que je n'essaye pas de sauver son futur mariage ! Quoi ! Je suis une inconditionnelle de l'amour unique et exclusif entre partenaires !
« Bien sur que je l'aime, je vais l'épouser ! Mais toi tu es tellement… »Son regard s'attarda sur ma poitrine plus longtemps que la décence ne le tolère en public. Je réussis à ne pas lui balancer mon verre à la figure et émis un petit rire de gorge qui l'émoustilla au point qu'il du se réarranger sur sa chaise. Je hais ma vie !
« Alice, penses-tu que l'on pourrait se rendre dans un endroit plus discret ? » Ouah, aucune décence !
« Je ne sais pas si c'est une bonne idée, tu es très séduisant. » Greeuhhh ! Il faudra me désinfecter la langue aussi ! Coco je te jure que je n'obligerai plus Bella à se maquiller contre son gré pendant quinze jours si tu me sors de là ! « Mais pense à Angie… »
« Angie n'en saura rien ma belle… » Et il leva ma main vers sa bouche. Avant même qu'il ne pose ses lèvres dégoutantes sur ma main je me levai d'un bond.
« Je reviens ! » Je réussis encore à décrisper mes dents pour lancer un « Désolé, C'est urgent ! », et me précipitai vers le couloir, passai devant les toilettes et me dirigeai directement vers l'office de Seth. Je refermai brutalement la porte et m'appuyai contre pour reprendre mon souffle.
« Le porc ! » gronda Angela furieuse, ce qui m'amena à rouvrir les yeux.
Angela Weber était assise à côté de Rosalie, devant l'écran de surveillance. Je l'avais toujours trouvée douce et confiante, je comprends parfaitement la raison qui a amené cet embobineur de Tyler Crowley à vouloir l'épouser.
Rose avait le regard triste mais aussi cette petite lueur meurtrière qui m'indiqua que cela allait mal se finir pour le petit rat assis dans la salle du restaurant.
Les larmes d'Angela laissaient des traces qui gâchaient son maquillage, je m'approchai et la serrai contre moi.
« Ca va aller, ne t'inquiètes pas ! » La rassurai-je. « Rappelle toi que mon instinct ne m'a jamais trompée et que j'ai pu prédire le succès de plusieurs artistes et surtout de jeunes créateurs. Je suis bien le plus grand agent de la place pas uniquement pour mon incroyable talent ! ».
Elle secoua la tête et me lança un sourire à travers ses larmes « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » Sa voix était à peine un murmure.
« Cela dépend de toi. Désires-tu qu'on aille à la phase deux ? » Questionna Rose qui ne fléchit pas en rencontrant mon regard suppliant. « Ce n'est pas vraiment nécessaire mais il faut que tu arrives à l'affronter,… » Rose ne détourna pas les yeux et je secouai négativement la tête mais elle poursuivit. « Mais sache que si tu le prends sur le fait tu peux fermer la page brutalement et définitivement sans avoir à supporter sa plus qu'invasive et influente famille. »
Angela me repoussa elle s'écroula contre le mur les yeux fermés.
« Les deux options aboutissent à la même chose, je perds mon boulot et mon fiancé. Je savais que je n'aurais jamais dû accepter de venir travailler en Europe. En même temps si je ne l'avais pas fait je n'aurais pas entendu tous les ragots et vu… » Elle soupira. « Alice tu crois que tu peux le faire ? »
C'était elle qui traversait l'enfer et elle s'inquiétait pour moi, j'eus honte de moi pendant une minuscule fraction de seconde. Je tentai de sourire bravement.
« Cela t'évitera des ennuis avec ta ex-future belle famille…Je suis comment ? »
« A tomber par terre comme d'habitude ! » Je ne cours pas après les compliments mais cela fait toujours plaisir.
« Si je ne préférais pas le sexe opposé, je t'aurais demandé de m'épouser Angie ! » Je vérifiai ma coiffure et mon maquillage, tout était en place et j'eus un mouvement de recul, il manquait quelque chose, ou plutôt quelqu'un. « Au fait que fait Bella ? »
« Elle m'a appelée pour s'excuser, elle devait finir un truc…Me demande pas quoi ! …A son boulot… » Je regardai Angie avec des yeux ronds, « C'est samedi ! » lançai-je abasourdie
« C'est Bella ! » Constata-t-elle.
Angela et Bella étant amies d'enfance, cela explique sûrement le détachement avec lequel elle prenait le désistement de Bella dans une épreuve pareille.
« Merde ! » gronda Rosalie. Je suivis son regard. Sur l'écran je vis une magnifique blonde venir s'installer à côté d'un Tayler rayonnant comme un gosse devant la devanture d'un magasin de confiserie.
« Qui c'est ! » La silhouette me rappelait bien quelqu'un mais j'avais du mal à la situer.
« Mme Denali ! »
« Merde ! » confirmai-je. « Comment nous a-t-elle trouvées ! » Quoique, on se fait peut-être des idées. « C'est peut-être juste une coïncidence ! »
« Qui s'est ? » Pressa Angela complètement perdue.
« Des emmerdes ! » Grinçai-je. « Ok, j'y vais ! »
« Alice ! » Rose me regarda avec inquiétude « Fait gaffe ! » Mais avant qu'on puisse réagir, la blonde regarda directement vers la caméra et fit un clin d'œil avant de se lever et de se diriger vers un magnifique brun.
« Elle sait qu'on est là ! » Soupirai-je.
« Tu crois qu'elle lui a dit quelque chose ! » S'inquiéta Rose.
« Non, elle n'aurait plus de moyen de pression ! » Mais je sentis la bile se former dans le fond de ma gorge. Oh, elle pouvait aller se faire voir cette garce ainsi que son abruti de mari, l'important pour l'instant est de rester concentré sur Taylor !
Bon retournons à mon propre enfer !
Seigneur de la mode, je promets d'éduquer tous les Etres sur cette terre de la nécessité de coordonner leurs vêtements et de ne pas porter des chemises hideuses si vous me faîtes rencontrer mon âme sœur ce soir, car je ne suis pas certaine d'être en mesure de subir un autre Tyler Crowley, que se soit pour aider des filles en détresses ou dans ma propre vie personnelle.
Anthony/Edward PDV
Début de ma première journée dans ce pays et rien ! Je tentai de rédiger, d'organiser mes mots, des phrases. Blanc. J'avais renoncé à composer, trouver les notes pouvant transmettre ma vision de chaque scène, car à chaque fois je me retrouvais à faire une variante de sa chanson. Lamentable !
L'envie de jouer du piano me reprit. Mais il n'y avait aucun instrument pour soulager mon manque.
Où était-elle ?
Je me dirigeai vers le lit.
Son odeur était à peine marquée. Je me saisis du drap et le sentis. Le parfum qui m'avait fait tourner la tête et devenir son époux n'était plus qu'un souvenir qui tendait à s'effacer, comme elle.
Je m'emparai de son oreiller et enfonçai ma tête dedans pour hurler ma peine de ne pas avoir le corps de ma femme à mon réveil, ma rage et ma détresse de ne pas savoir quoi faire pour qu'elle me revienne. Vraiment Pathétique, donc !
Je tapai brutalement l'oreiller sur le lit qui éclata, envoyant valser des plumes. Je soupirai et commençai à nettoyer. Je mis la main sur un papier. Oh oui ! Ma rage s'accentua ; c'était celui avec le téléphone de « Sos Cœur fragile ». Je le pris et l'écrasai dans mon poing. Des petites garces ! Pourquoi Tania avait-elle leur numéro ?
La sonnette me fit sursauter.
Déjà ! Une fois de plus je n'ai rien fait ce matin !
J'allai à l'interphone. « J'arrive ! » Hurlai-je.
Est-ce que je laisse un mot à Tania ? Je serrai les poings de frustration. Non ! Elle n'a pas répondu à mes messages d'hier soir.
Quand j'arrivai au bas de l'immeuble je fus comme d'habitude témoin de l'émoi que provoquait sa grande carcasse de sportif auprès de la gente féminine. Une brunette lui arrivant à peine à l'épaule, avec une carte à la main, battait des cils et lorgnait sans vergogne vers son corps moulé uniquement d'un t-shirt. L'hiver est un concept inconnu dans le monde d'Emmett Cullen.
« …Je suis vraiment désolé de ne pouvoir vous aider. » Disait-il à sa poitrine. Avec une moue qu'elle devait considérer comme sexy elle le remercia et s'éloigna. Il lorgna ses fesses.
« Terre à la lune ! » Il m'ignora et n'abandonna sa contemplation que lorsqu'elle disparut au coin de la rue.
Ensuite il se retourna vers moi et me dévisagea de la tête au pied. « Vous vous êtes encore disputés ! »
Je me détournai et commençai à m'éloigner. « Em, je t'aime bien, malgré que tu sois mon frère ! Mais je te promets de te boxer jusqu'à ce que mort s'en suive si jamais tu recommence avec ma vie privée ! »
En deux enjambées il fut à ma hauteur.
« Ouh ! » il leva les bras en position de défense. « J'ai peur, didouninet chéri a sorti ses griffes ! »
« Em ! »
« Si, si j'ai peur ! Imagine ce que les parents risquent de me faire si jamais tu arrivais à me casser un ongle ! »
« T'es lourd ! »
« Allez gueule d'amour, lâche-toi ! Tiens, et si tu venais en virée avec moi ce soir, histoire de vérifier que ton trois pièces est toujours en état de marche ! »
« Emmett ! Tu n'as jamais entendu parler des liens du mariage, de la fidélité à ses engagements… »
« Tanya non plus si tu veux mon avis ! » Il dut voir le changement dans mon attitude. « Désolé Ed, je ne voulais pas te blesser, mais sois un homme merde ! Réagis ! »
« Laisse courir, d'accord ! »
Il secoua la tête. Je soupirai d'aise en voyant qu'on y était.
« Ah, rappelle-toi, je suis Anthony Masen et toi Emmett Masen ! »
« Comme si ce n'est déjà pas assez compliqué avec nos noms de show-biz ! » Lâcha-t-il en roulant les yeux exaspéré.
J'étais d'accord avec lui, nous avions abandonné le nom de famille de nos parents adoptifs Cullen, et j'étais connu comme la star maniaco-dépressive Edward Benefici du nom de naissance de Carlisle avant qu'il ne soit obligé d'y renoncer pour devenir Cullen, alors que lui était le play-boy Emmett Platt du nom de jeune fille d'Esmée.
Mais notre couverture en France, pour éviter tout problème à Carlisle, était le nom de mes parents biologiques Masen.
« Ed…Anthony, Emmett ! » nous accueillis notre père en nous donnant l'accolade, avant de nous précéder dans son bureau.
« Elle ne devrait pas tarder ! »
Il attaqua tout de suite par le sujet qui fâche ! « Esmée a préparer les chambres et aucun d'entre vous n'est venu dormir à la maison !» Que peut-on dire à son père dans ce cas là ? Désolé, j'ai trop honte d'étaler mon échec sentimental et Emmett pour son premier jour à Paris, risquait de nous faire arrêter pour complicité dans un acte d'attentat aux bonnes mœurs ?
« Tu sais très bien que c'est plus pratique pour le boulot ! »
« Ah oui, le boulot ! Esmée est assez bouleversée ! » Il me montra la couverture d'un journal à scandale.
A la une « Edward Benefici se drogue ! Sa descente aux enfers depuis deux ans dans notre numéro spécial ! »
Mais visiblement ce n'était pas tellement cela qui le perturbait il ouvrit la double page intérieure où l'on pouvait voir Emmett en tenue d'adam avec deux des actrices les plus en vue, dont l'une était mariée, dans une position qui aurait fait honte à une star du porno, avec la légende : Emmett Platt ne quitte jamais vraiment le terrain ! ».
Emmett se fendit d'un grand sourire radieux ; Etant très fier de son appellation de Don Juan que son statut de célébrité sportive avait aggravé. Je savais que tout commentaire de la part de Carlisle ne ferait qu'attiser le feu !
Ce fut toutefois avec soulagement que j'accueillis ce changement de sujet ; j'évitai ainsi d'étaler ma pathétique vie personnelle. Mais je lu dans les yeux de mon père que je n'y couperais pas.
Heureusement que notre rendez-vous frappa à la porte.
Quand elle entra dans la pièce l'odeur de son parfum, fraise, me rappela celle entêtante de la veille au soir. Tous mes muscles se contractèrent. Oh, Merde ! La jeune femme d'hier soir !
Elle était en jean et en sweat-shirt bleu et veste noir. En plein jour elle était resplendissante, brune, les cheveux soyeux et la peau crème. Ses yeux étaient extraordinaires, d'une couleur me rappelant le chocolat. Sa tenue décontractée n'enlevait rien à la beauté qu'elle était, au contraire. On se concentre !
« Isabelle Swan voici Ed...Anthony et Emmett Masen ! » nous introduisit-il à la beauté qui nous regardait bouche bée.
« Bonjour ! » lui lançai-je, et ses yeux s'agrandirent. Pas de chance elle m'a reconnu ! Bon d'accord il aurait fallu être sourd et aveugle pour rater notre remake de « La guerre des roses » !
Elle rougit pendant qu'Emmett lui prenait la main pour la porter à ses lèvres, un air de conquérant dans les yeux. J'eus tout de suite de la peine pour elle.
« Une telle beauté ! Carlisle je comprends que vous la recommandiez ! » Pendant qu'Isabella rougissait de deux teintes de plus. « Enchanté mon enfant ! » lui susurra-t-il.
« Bonjour ! » Murmura-t-elle en jetant un regard désespéré vers Carlisle. Il lui désigna une chaise dans laquelle elle s'enfonça avec visiblement la volonté d'y disparaître, pendant qu'Emmett lui murmurait quelque chose qui, j'étais prêt à parier, m'aurais fait rougir. Carlisle la sauva des griffes de mon frère quand il prit sa chaise et vint se joindre à notre cercle devant son bureau créant ainsi une réunion plus détendue.
« Isabella tu n'as surement jamais entendu parler d'Edward Benefici … »
« Le créateur et producteur du spectacle « Le dernier des Vampires » ? J'ai eu la chance de voir la première à Broadway ! »
Même moi je la regardais comme si elle venait de l'espace ! Elle rougit et commença à se mordiller les lèvres…Ses lèvres ! Pleines, douces…Mon dieu, Emmett m'a contaminé !
« Rosalie…Mon amie…Elle est comédienne est avait obtenu des places…Je…Dr Cullen vous avez parlé de la guerre de Sécession… »
Je répondis à la place de Carlisle.
« C'est le thème de son prochain spectacle. L'idée centrale est une histoire d'amour impossible pendant cette période ! » Ok c'est très shakespearien, mais cela fait toujours recette et c'est ma réponse aux abrutis qui ne pensent qu'en terme de monnaie sonnante et trébuchante. « Et je suis consultant sur le projet, à ce titre je fais des recherches pour lui. »
« Je…Je vois mais je ne comprends pas ce que je fais ici, je suis professeur de littérature, pas historienne, ni dans le show-biz… »
« Anthony désire préserver la confidentialité de ses recherches … Mr Benefici souhaite échapper aux journalistes, fans trop invasifs, et autres… pressions. » Je fus en admiration devant l'habituel doigté de mon père.
« Moi, » poursuivit-il « sorti de mon domaine je ne connais rien. Mais toi en revanche tu es dans ce pays et à ce poste depuis trois ans et tu es très appréciée par les collègues. De plus j'ai entièrement confiance en ton jugement et en ta discrétion ».
Je vis Isabella se tortiller de plus en plus pendant les explications de Carlisle. Elle est vraiment timide ! « …Pour finir, visiblement tu as une amie comédienne qui pourrait… »
Oh, non ! « Carlisle, je pense qu'il est trop tôt…J'ai…Mr Benefici… » Je vous jure que cela fait bizarre de se parler de soi à la troisième personne ! «… a besoin de finaliser mon spectacle avant d'envisager le casting » Aucune envie d'avoir une folle furieuse en mal de gloire dans mes basques alors que mon spectacle est déjà attaqué de toutes parts.
Emmett et lui me regardèrent avec des yeux ahuris. D'accord j'ai commencé le casting et pour l'instant il me manque l'un… non les deux personnages principaux si Tania continue à refuser le rôle.
« Bien je pense que je peux vous introduire à un collègue qui est en charge de la chaire d'histoire…Je dois vérifier s'il est disponible et ensuite je préviendrai le Dr Cullen… »
« Carlisle, s'il te plaît Isabella ! »
« Carlisle…Est-ce que c'est de Mr Anthony Masen ou de Mr Benefici dont vous me parliez ? » Lança-t-elle brusquement, en rougissant, sans oser le regarder.
« Je les considère tous les deux comme des membres de ma famille, je les chéris même comme s'ils étaient mes propres fils ! » Dit en souriant Carlisle en me regardant droit dans les yeux.
Puis il revint à notre entretien «…Mais pour la suite, peut-être qu'il serait préférable de contacter directement Anthony ! » Effectivement je me demandais pourquoi elle ne me demandait pas mes coordonnées.
Emmett se leva, prit sur le bureau un stylo, un bout de papier et nota deux numéros téléphone ; le mien et le sien. « S'il est injoignable, je me ferai un plaisir de vous rendre service ! » Je donnai un coup de pied dans ses chevilles.
Elle prit d'une main tremblante le papier. « Je vous prie de m'excuser, mais je dois vraiment partir maintenant ! » Elle se redressa et nous salua toute rougissante avant de s'enfuir vers la sortie. Mais, elle se prit le pied dans…rien, et réussit à récupérer son équilibre avant que l'un d'entre nous n'intervienne. Sans se retourner, elle ouvrit la porte et se propulsa à l'extérieur comme si elle avait le diable aux trousses.
« Bravo Emmett, tu l'a terrorisée ! »
