あの 面白い 学生 : Une élève intéressante

Ce one shot se place deux cent cinquante ans avant que débute l'histoire.

Le monde terrestre ne possédait pas semble il, de choses particulièrement intéressantes. Même si les paysages étaient variés, ils restaient banals. Il y avait des endroits où se dressaient de grandes villes, d'autres avec quelques maisons et d'autres avec aucune présence de l'homme.
Pour le moment, Homura était absorbé par la contemplation de la vue : des montagnes hautes, sauvages, silencieuses... Jusqu'à ce qu'un cri ponctué de sanglots et des rugissements se fassent entendre et brisent la quiétude du lieu.

Poussé par la curiosité, Homura se téléporta sur les lieux de la scène : trois onis assoiffés de sang faisaient face à une fillette enchaînée à un rocher. Bien que terrorisée, elle tentait vainement de faire fuir ses agresseurs en leur jetant des cailloux, ce qui était inutile et ne semblait que renforcer l'amusement et la cruauté des créatures.

« Ca suffit » En temps normal, le dieu de de la guerre aurait été indifférent à ce genre de spectacle mais si il y avait bien une chose qu'il détestait par dessus tout, c'était les lâches qui s'en prenaient aux personnes incapables de se défendre, à fortiori une enfant.

D'un geste presque désinvolte, Homura prit son épée et frappa d'un seul coup au cœur l'une des créatures alors qu'elle allait tuer la fillette. En quelques coups bien portés, les deux onis restants s'éffondrérent en maculant le sol de sang sous le regard terrorisé de la gamine.

Celle ci resta tétanisée et toujours autant terrifiée quand il posa son regard sur elle.
-Tu vas bien, petite, tu n'es pas blessée ?
Pour toute réponse, elle secoua lentement la tête mais ses yeux étaient bordés de larmes et semblait encore trop terrorisée pour parler.

-Tu as été plutôt courageuse même si tu n'as aucune technique. Tout en parlant, Homura détaillait un peu plus du regard sa jeune interlocutrice : des cheveux châtains longs et emmêles, des yeux d'un bleu océan,des vêtements courts et en très mauvais état. Ainsi que... des hématomes un peu partout sur le corps la fillette se recroquevilla très rapidement quand il s'avança. Elle avait manifestement due être battue à maintes reprises et considérée ni plus ni moins comme un sale déchet à jeter.
-Veux tu venir avec moi ? Apprendre à devenir forte et savoir te défendre ? Elle méritait autre chose que de périr misérablement ici. Un long silence s'installa avant qu'elle finisse de lui répondre.

-Vous avez sauvé ma vie, elle est à présent votre. Où que vous alliez, je vous suivrai, dit elle d'une voix tremblante, des larmes qui continuaient de couler mais elle les essuya.
-Même si ce sera long, et très difficile ? Que tu ne reviendras jamais ici et que tu ne reverras jamais ta famille ? Insista Homura pour la tester.
-Même, répondit elle, collée contre le rocher en lui jetant un nouveau regard terrifié.
-Tu n'as plus à avoir peur. Je ne vais pas te faire de mal, sur ces mots, Homura brisa les chaînes qui entravaient la fillette avant de lui demander avec douceur de lui tenir la main. Il fallût un certain moment pour qu'elle consente à le faire puis ils se téléportèrent laissant derrière eux une foule de choses.

La fillette rouvrit les yeux et contempla avec stupéfaction la grande bâtisse qui se dressait devant elle. Mais ça ne dura pas et elle serra avec inquiétude le manteau de son sauveur.

Elle fût à nouveau apeurée quand deux inconnus s'avancèrent devant eux.

L'un était roux, avait des cheveux en bataille et un œil en moins ainsi qu'un fusil à l'épaule tandis que le second avait les yeux clos et était vétu d'une longue tunique bleue. A la vue des inconnus son inquiétude ne fit qu'augmenter.

-Enfin de retour? On a pris son temps, railla Zenon.

-Homura san, vous êtes enfin de retour. Mais qu'est ce que cette enfant fait avec vous?

-Je l'ai sauvée de la mort.

-Elle a l'air mignonne, constata Zenon en s'avançant pour mieux l'observer, ce qui eût pour effet de la faire brusquement reculer et de s'agripper de toutes ses forces à la veste d'Homura en jetant à l'inconnu un regard terrorisé.

Il essaya de s'approcher mais le résultat fût le même.

-Zenon, vous voyez bien que cette petite est terrifiée. Laissez là tranquille pour le moment.

D'accord mais j'aimerais bien savoir si une jolie petite fille comme elle a un nom et quel âge elle a, dit il en s'écartant.

Pas de réponse, normal après tout: on ne parlait pas aux inconnus et après ce qu'elle avait du vivre...

-Comment t'appelles tu? demanda Homura avec douceur à la gamine.

-Hi... Hikari, je m'appelle Hikari et j'ai sept ans et demi, ajouta elle en levant son regard océan vers son mystérieux sauveur.

-Et bien moi, je m'appelle Homura. Et voici Zenon, et Shien, ajouta il en les désignant de la main. Ce sont mes amis.

Hikari approuva d'un signe de tête pour dire qu'elle avait compris avant de s'agrpper cette fois à la jambe d'Homura.

Elle était assez mal à l'aise, pourquoi Zenon la regardait il comme ça?

Bon sang à quoi étaient dus tous ces bleus et ces coupures? C'était pas l'oeuvre d'une chute! Il voulait en avoir le coeur net.

-Tu peux lui demander comment elle a eu tous ces bobos? demanda Zenon à Homura conscient que la fillette n'avait aucune confiance en lui et ne lui répondrait absolument pas.

-Tu t'es fait mal en tombant Hikari?

-Je... j'ai pas le droit de le dire. C'est interdit, si je le dis, je serais punie, répondit elle en lâchant Homura et se balançant sur une jambe encore plus mal à l'aise.

-Hikari san, ici, personne ne vous punira pour avoir répondu à une question, intervînt Shien. Vous ne ferez rien de mal, croyez moi.

-Tu as le droit de le dire. Vas y parle, demanda à nouveau Homura sur un ton encourageant.

Aussitôt Hikari se mit à pleurer

à chaudes larmes en sanglotant bruyamment mais finit par articuler :

Ma... Maa maan et papa. Maman m'aime pas, ni papa. Ils préférent mes frères.

-C'est tes parents qui t'ont fait ça? redemanda Homura? Nouveau hochement de tête approbateur. Charmant, même dans ce monde la cruauté envers les enfants existait.

Zenon avait plus de mal à contenir sa colère et paraissait furieux contre ces types; ce qui eût pour effet de terrifier un peu plus la gamine.

-Je... Je n'ai rien fait! Ne vous fâchez pas, pardon, pardon! s'écria elle en mettant ses mains près de son visage pour se protéger d'éventuels coups.

-On le sait que vous n'avez rien fait, intervint à nouveau Shien, mais ces paroles eurent pour effet de la faire reculer des trois adultes.

Homura sentit un certain agacement devant la conduite de Zenon.

-Je suis fatiguée, murmura Hikari qui s'était réfugiée près d'un pilier.

-Je vais t'emmener te reposer, offrit Homura se disant que les choses seraient plus difficiles que prévues.

-Vraiment?

-Vraiment, confirma il en la laissant lui prendre la main.
Il ne fallût pas longtemps pour qu'elle s'endorme à poings fermés sur le futon, cependant elle serrait dans sa main le manteau du dieu de la guerre.
Ce dernier était plutôt surpris de la conduite de cette enfant : elle ne l'avait pas quitté d'un pouce et l'avait suivi sans se poser de question.
Mais c'était normal : après avoir été traitée comme une sale petite aberration, privée d'attentions et de contacts. Cela étant, les choses allaient nécessiter des trésors de patience et de gentillesse pour la mettre en confiance auprès d'eux.
Alors qu'elle était profondément endormie, Homura posa son manteau à côté d'elle avant de retourner voir Zenon et Shien.
-Tu comptes la garder avec nous ? Pourquoi une telle générosité ? Demanda Zenon en allumant une cigarette.
-Elle n'a nulle part où aller, personne ne l'attend et elle ne s'est pas conduite comme une lâche : elle a essayer d'affronter le danger. Cette gamine mérite une chance, et nous pouvons l'entraîner.
S'occuper d'une enfant, après tout,pourquoi pas ? Ils en avaient tous côtoyés autrefois et aimaient leur gentillesse et leur spontanéité.


Cinq mois plus tard

Un vent léger plutôt agréable s'était levé donnant envie de sortir dehors. Shien ouvrit la porte et observa Hikari s'exercer à donner des coups de pieds avec encore pas beaucoup de technique mais une froide et redoutable efficacité vu que le poteau tremblait.

La fillette terrifiée par un rien aux longs cheveux emmêlés et aux vêtement miteux s'était muée en une enfant aux cheveux coupés court à la garçonne (c'est elle qui l'avait demandé),portant une veste croisée grise sans manches un pantalon noir.

Elle était devenue beaucoup moins craintive mais ne prenait pas beaucoup la parole. Cependant elle était curieuse, assidue et écoutait toujours très attentivement ce qu'elle devait faire.

Un nouveau coup donné plus fort, cette fois le poteau tomba par terre. Pour la tester, Shien dégaina un de ses fouets et s'approcha d'elle.

La fillette nota le bruit de pas et se retourna en garde, lançant un coup de pied de face avant que le fouet ne s'enroule autour de sa jambe et tombe.

-Je suis nulle, soupira elle. Excusez moi Shien san.

-Non Hikari san, vous avez su réagir à l'attaque. Ce n'était pas la bonne défense, mais, vous apprendrez, continua il en remettant en terre le poteau avant d'un geste de la main de lui demander de continuer.

Par moments, son acharnement et sa candeur lui rappelaient le prince Nataku...
-N'en fais pas trop, Hikari, tu t'es déjà beaucoup entraînée aujourd'hui, ajouta Zenon qui était venu profiter également de la douceur de la journée. Sur ces mots, il lui caressa les cheveux elle commençait enfin à leur faire un peu confiance même si il faudrait encore beaucoup de temps.

Il s'était écoulé déjà quatre années et demi depuis cet événement qui avait changé la vie de quatre personnes : plus exactement de trois dieux et d'une petite humaine.
Pour le moment, Hikari et Homura se faisaient face. La fillette avait plutôt bien grandi et était devenue fine et musclée sans pour autant être très grande et avait gardé les mêmes vêtements, ses cheveux courts.

Pour le moment, elle tenait un sabre en bois dans ses mains et observait attentivement son adversaire.
-Crois tu vraiment que dans un combat tu auras le luxe d'observer ton adversaire ? Autant signer ton arrêt de mort.
Le mouvement d'épée fût si rapide, qu'elle ne pût l'éviter et bien que ce ne soient que des sabres d'entraînement, une estafilade apparût sur son épaule gauche.
Croyait il vraiment qu'elle allait bêtement rester là les bras ballants ? Avec un mouvement vif elle s'approcha , attaqua sur la gauche avant de reculer et de reprendre sur la droite en visant le poignet.
Elle avait la ferme intention d'au moins neutraliser son adversaire et de le priver de son arme, l'abattre était une toute autre chose. Mais elle n'avait pas la moindre intention de céder quoique ce soit surtout face à son maître !
Le combat dura une bonne heure, Hikari arrivait de temps en temps à prendre furtivement l'avantage et à placer quelques rares coups mais elle bloquait mieux les attaques de son adversaire.
En son for intérieur, Homura était vraiment content d'elle : elle était devenue vraiment forte, volontaire, connaissait bien les bases. Ce n'était plus la fillette impressionnable incapable de porter avec précision un coup.
Bien, il était temps de mettre un terme à tout ceci. Homura porta deux coups portés avec plus de force qui firent tomber Hikari à terre. Cette dernière se releva un peu plus difficilement mais prête à continuer le combat.
-Ca suffit, le combat est terminé. J'ai vu ce que je voulais voir.
Hikari se releva, droite et prête à écouter le bilan de ce duel. Elle leva ses yeux bleus vers Homura, attentive aux remarques , ça ne devait pas être excellent...
-Tu as acquis une bonne technique au sabre, tu te défends bien et tu sais comment attaquer. Il n'y aura qu'avec l'expérience et l'entraînement que tu t'amélioreras...
Mais je pense que tu es largement prête pour de vrais combats, que ce soit au corps à corps ou à l'épée.
Elle n'en croyait pas ses oreilles, prête à de vrais combats ?! Elle savait aussi que ce qu'elle venait d'entendre était on ne peut plus sérieux, en plus son sensei ne faisait que très rarement des compliments.
-Homura sama, je ne sais que dire si ce n'est merci, merci beaucoup. Je n'aurais pas cru être un jour digne de cet honneur.
-Ne te sous estime pas, tu t'es entraînée sans relâche, écoutant toujours les conseils il y en a peu qui auraient adoptés pareil comportement. Tiens, continua il en lui tendant un katana court.
Il est temps que tu aies ton arme, si tu veux nous suivre.
-Homura sama, dit Hikari en prenant le sabre et en s'inclinant respectueusement devant lui il y a bien longtemps quand vous m'avez sauvé la vie, je vous ai dit qu'elle était votre. Je n'ai absolument pas changé et je vous suivrai, quoi qu'il advienne. Elle lui jeta un regard chargé de sérieux qui prouvait sa résolution.
Sur ces mots, ils repartirent chercher Zenon et Shien pour prendre un petit peu de bon temps.
Décidément, cette enfant était toujours aussi surprenante et les prévisions de Zenon au début s'étaient avérées exactes : elle l'admirait plus que tout.
Les premiers temps juste après le sauvetage, elle le suivait partout comme son ombre, ne lui parlant qu'à lui. En un sens, elle lui rappelait un peu Son Gokû, par contre elle était restée un bon moment sur la défensive. Puis quand elle avait compris qu'elle ne courait vraiment aucun danger et ne recevrait pas de coups ou serait privée de nourriture et autres menaces elle avait changé.
Elle lui amenait toutes sortes de choses : pommes de pins, fleurs papillons... Ou parfois lui montrait dans le ciel des nuages et leur donnait des formes en lui demandant ce qu'il voyait.

Elle s'était aussi habituée à ses absences et à ne pas être inconsolable comme au tout début où à son retour elle se collait contre elle en pleurs en lui demandant si il ne repartirait pas.

Elle était vraiment attachée à lui ainsi qu'à Zenon et Shien et l'inverse était vraie.

Hikari avait fini par faire partie de leur groupe à part entière.
Elle aimait accompagner Zenon quand il était à cours de cigarettes et ce dernier lui ahcteait de temps en temps un jouet d'enfant pour lui faire plaisir comme un moulin à vent.
Avec Shien, elle aimait toujours s'asseoir à côté d'une bonne tasse de thé en contemplant les paysage ou les diverses activités des animaux, ou voir la neige, la pluie tomber... Shien pour sa part aimait l'écouter poser ses questions sur les mondes qui les entourait.

Quant à Homura...
Homura était toujours étonné de voir que certains êtres étaient capables de vraie gentillesse, de l'apprécier et de le respecter alors que pendant si longtemps envers et contre tout il n'était ni plus ni moins qu'une abjecte aberration.

Plus tard, la soirée se poursuivit tard, ponctuée d'un bon repas avec des douceurs et une promenade nocturne dans un petit village où seules les lanternes étaient allumées et il n'y avait que de rares passants.


Le champ de bataille était calme,le calme trompeur qui précède les batailles sanglantes et dévastatrices.
Il y avait un affrontement contre des humains sauvages et des yôkais rebelles à mener, aux côté d'humains qui avaient imploré l'aide des dieux guerriers.
Hikari observait l'immense foule avec appréhension : c'était sa première vraie bataille, finis les petits duels amicaux ou les entraînements. A présent une seule chose importait : tuer ou être tuée.
-N'aie pas peur Hikari, la rasssura Zenon en allumant une cigarette. Si tu restes calme tout se passera bien et nous ne serons pas loin. Mais ne compte que sur toi même si tu es en danger...
-Parce que vous devrez affronter vos propres ennemis et que je suis une guerrière, acheva elle sous le regard approbateur des trois autres.
La petite fille avait à présent l'aspect d'un enfant de douze ans et était devenue une déesse. Elle avait accepté la proposition de son sensei qui comportait plus d'avantages : ne plus vieillir, ne pas avoir à tout le temps se sustenter, être presque invulnérable et surtout pouvoir traverser le temps aux côtés des personnes qui lui étaient le plus cher à son cœur.
Puis la bataille débuta. Hikari se battait froidement et avec détermination, son visage était impassible et elle portait ses coups avec précision et rapidité, force.
Coups tantôt portés avec la jambe ou les poings, tantôt avec son épée. Ses adversaires étaient assez surpris par la présence d'une gamine mais se rendirent compte qu'ils la sous estimaient en voyant trois hommes tomber raides morts.
Pour Hikari, tuer ne lui posait pas le moindre problème, ça faisait partie des règles.
« Elle se débrouille plutôt bien. »
« En effet, même si elle n'a pas la puissance du prince Nataku, elle se bat avec courage et honneur »

A un moment, Hikari fût saisie d'une bouffée de colère

-Oser attaquer par derrière ! Comment oses tu ?! S'écria elle en transperçant de son katana un homme qui essayait de s'en prendre à Shien. Cette fois, elle porta plusieurs coups à son assaillant pour lui faire payer sa bassesse. Mais elle n'était pas non plus tirée d'affaire vu que cinq personnes s'étaient attroupées autour d'elle.
-Vous ne méritez même pas d'être ici, dit elle durement avec un sourire mauvais. Et vous n'avez aucun honneur sale vermine, car celui qui agit de façon déshonorante se déshonore lui même, continua elle en faisant face mais cette fois c'était plus difficile que prévu. Juste retour des choses, Shien abattit deux de ces lâches.
Le soir alors que les morts et les blessés jonchaient le sol, que le ciel était rougi par le sang qui avait coulé, Homura s'approcha d'elle et lui posa une main sur l'épaule.
-Tu t'es bien battue Hikari. Tu es vraiment devenue plus forte et courageuse , je suis content de toi.

Homura lui accorda un de ses rares sourires, elle était vraiment sa digne élève.
-Merci beaucoup, sensei, dit elle d'une voix un peu faible avant de tomber d'épuisement il la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol, elle avait bien mérité un peu de repos.

Il y eût d'autres combats, tout aurait pu bien se passer pendant longtemps.

Combats, missions d'espionnage, une fois elle avait même accompagné Homura dans une montagne où au sommet du mont d'en face on voyait une sorte de cage. Le retour s'était fait dans un silence de mort teinté de mélancolie.
Jusqu'à ce qu'à un moment, les troupes de l'armée céleste s'en mêlent. Il y avait un peu trop d'activités de la part d'agitateurs qui s'étaient déjà montrés dangereux au Royaume Céleste.
Ils risquaient de créer davantage de problèmes si ils continuaient leurs agissements.
Surtout en cherchant un peu partout à travers le Tôgenkyô des sutras sacrés !
Seul un dieu pouvait tuer un dieu, et à présent que les dieux guerriers n'étaient plus là, ils pouvaient le faire.
Homura était écœuré de la conduite de ces « dieux » : oser prendre en otage la personne la plus faible et se permettre de dicter ses conditions. Il avait oublié à quel point ce monde Céleste et ses habitants étaient on ne peut plus pourri. Ils étaient tous pieds et poings liés mais il se passa quelque chose que personne n'avait prévu : Hikari chercha à se dégager en portant un coup mais face à des soldats de l'armée céleste, elle ne faisait pas le poids. L'épée s'enfonça dans son cœur en une fraction de seconde portant le coup fatal .
-Hikari !
Trois cris avaient résonné en même temps et le dieu guerrier se débarrassa de son adversaire avant de se précipiter vers sa petite protégée.
-Non, ne meurs pas. Tu ne peux pas mourir...
-Malheureusement si. De toute façon c'était un risque à courir. Je vous en prie, ne soyez pas triste, s'il vous plait...

En tant que guerrière, je ne pouvais pas mourir autrement que les armes à la main en affrontant mon adversaire. Vous m'avez sauvé, enseigné tout ce que je sais alors que je n'étais rien. C'est un honneur de mourir en me battant à vos côtés, Homura sama. Elle le regarda une dernière fois ainsi que Zenon et Shien avant de sourire et de rendre son dernier souffle.
Une foule de souvenirs revînt alors en mémoire de l'être mi dieu mi humain : des souvenirs d'Hikari et d'eux lui revenaient en mémoire en même temps que l'amertume et la tristesse.
Le combat se déroula dans un climat de violence et de rage poussée à son paroxysme : Zenon et Shien étaient également pris par la colère et le chagrin.
Il ne resta qu'un seul survivant qu'Homura prit à part en lui disant d'une voix calme et chargée de menaces :

-Rapporte à tes maîtres qu'ils feraient bien de profiter de leur précieux royaume car il disparaîtra dans peu de temps, très peu de temps.

Homura était resté devant la tombe sobre en bordure de la forêt et de la bâtisse où il avait ramené cette enfant pour la première fois.
Shien et Zenon s'étaient longuement recueillis avant lui et savait qu'il avait besoin d'être seul.
Pourquoi ? Pourquoi devaient ils donc souffrir de la sorte et voir mourir ou assister impuissants aux souffrances des personnes qui leur étaient chères ?
Toujours était il que ce qui s'était passé, c'était une véritable déclaration de guerre et ça n'avait que renforcer sa détermination.
-Merci Hikari, puisse tu trouver la paix.
Sur ces mots, il déposa une pomme de pin, qu'elle adorait lui ramener et quitta les lieux.