ND:(Et la même chose en ndt): désolé que ça aie mit tellement de temps et que ce soit si court.

Le verrou était tiré, les rideaux de même, et les lumières éteintes.

Une faible lumière bleue éclairait à peine la pièce dans laquelle le jeune homme était assis. Bien que nombre de gens connaissaient cet homme sous le nom d'Orihara Izaya, il était méconnaissable depuis quelques heures.

Un regard confiant et plein d'éclat était remplacé par un regard anxieux que chaque bruit provenant de dehors faisait tressaillir. Une position audacieuse, bien que détendue, était remplacée par des épaules voûtées et des mouvements timides.

C'était comme si un enfant effrayé avait pris contrôle du corps de celui connu comme Orihara Izaya.

Et pourtant, ce n'était pas un imposteur.

Izaya fixait son écran depuis des heures, essayant de trouver des informations et de se constituer un plan. Et tout ce qu'il avait réussi à trouver jusque là était confirmer ce qu'il savait déjà: Qu'un homme du nom de Kimura Jiro avait été libéré après avoir purgé sa peine de 7 ans de prison.

Qui était cet homme en relation avec Orihara Izaya ? Seuls Izaya et Jiro connaissaient la réponse à cette question. Aucun n'avait jamais parlé de l'autre à quiconque. Pour Jiro, cela signifiait qu'il n'avait aucun besoin de s'inquiéter du fait que d'autres personnes viennent s'en mêler tant que l'autre tenait sa langue. Pour Izaya, cela signifiait qu'il n'avait personne vers qui se tourner.

Fermant son ordinateur, Izaya le fourra dans son sac avec les autres objets qu'il n'avait pas sorti. Il était actuellement assis sur le lit d'un hôtel à plusieurs km de son appartement de Shinjuku. Après avoir donné une adresse au chauffeur, il lui avait ordonné de prendre une route étrange qui le faisait faire beaucoup de virage, et le faisait aussi parfois revenir en arrière avant d'arriver à l'hôtel. Il espérait que ça suffirait a cacher l'endroit ou il se trouvait, mais il ne pouvait en être sûr.

Izaya ne dormit pas cette nuit la. Chaque bruit le faisait paniquer. Il n'avait pas lâché son couteau, même pendant les quelque minutes qu'il avait réussi à dormir avant de se réveiller en sursaut.

Quelques minutes avant l'aube, Izaya reçu un email via l'un de ses nouveaux téléphones. Il avait laissé l'ancien chez lui pour éviter d'être localisé. Ouvrant prudemment sa boîte mail, il contempla le message de la veille. La phrase: "Penses-tu être en sécurité, Orihara Izaya ?" le faisant paniquer une fois de plus.

Le nouveau message n'avait pas de sujet, mais venait du même envoyeur. Izaya hésita mais décida qu'il valait mieux se tenir au courant dans cette situation.

Ses yeux s'écarquillèrent. Il sauta hors du lit et réuni les quelques affaires qu'il avait sorties pour les jeter dans son sac.

L'écran de son téléphone était toujours allumé sur le lit après qu'il ait jeté son sac sur ses épaules.

Le téléphone était ouvert sur un e-mail. L'e-mail contenait son adresse et rien d'autre.

C'était l'adresse de l'hôte dans lequel il séjournait.

A 8:04, Nakura régla la note de l'hôtel.

…~-~...

Le reste de la semaine suivi le même schéma effrayant. Chaque jour, Izaya reçu un mail ne contenant rien de plus que l'adresse de l'hôtel qu'il avait réservé. Chaque jour Izaya changeait d'hôtel dans un schéma semblant aléatoire. Il était actuellement à Yokohama.

C'était le 8ème matin quand le portable d'Izaya vibra. À présent il était préparé à voir l'adresse de son hôtel malgré la petite partie de lui qui espérait ne rien trouver cette fois. Mais cette fois quelque chose était différent. Écrit en dessous de l'adresse, un nombre:

219.

Le numéro de sa chambre.

Ça en devenait ridicule. Il savait qu'il devait agir vite, mais le manque de sommeil l'empêchait de formuler des pensées cohérentes pendant plus que quelques minutes. Il allait devoir prendre des mesures plus drastique, cette fois. Et faire beaucoup plus attention à couvrir ses traces.

5 heures plus tard, après être discrètement sorti de l'hôtel, passant de train à taxis, Izaya arriva à Kyoto. Il choisit un hôtel moins cher, et moins voyant, dans l'espoir qu'il n'y soit pas retrouvé.

…~Une semaine plus tard~...

Pour l'instant, il n'y avait rien eu de nouveau. Pas de mails ou d'appels étranges, et pas de signes qui montreraient qu'il avait était suivi. La première nuit avait presque était blanche, et avait été passée à fixer son écran comme en le défiant de recevoir une notification de mail. Mais les seuls mails qu'ils reçut furent du spam et ceux de quelques clients potentiels qu'il ignora promptement

Izaya s'allongea, les bras en croix, sur le lit, ses cheveux toujours trempées à cause de sa douche. Les dernières nuits, il avait pu dormir juste suffisamment pour être sûr de sa capacité à établir un plan.

Il pouvait l'accuser d'un crime. Mais il serait probablement capable de trouver un alibi. En plus ce plan dépendait uniquement d'un crime grave qui devra être commis et non-résolu. Il pourrait s'arranger pour qu'il commette un véritable crime mais il était trop intelligent pour tomber dans un piège comme celui-ci.

Il pourrait engager un tueur à gages…

Mais Jiro pourrait probablement lui parler ou le payer pour qu'il passe de son côté.

Il pourrait appeler la police et dire la vérité… mais il n'y aurait aucune preuve de ce que reporterait Izaya. Même s'il disait la vérité, cela faisait des années depuis l'incident, et toute possible preuve ADN était partie depuis longtemps.

Alors qu'il fixait le plafond, Izaya réalisa à quel point il n'était pas prêt pour ce qui arrivait. Il avait était distrait par tout ce qui se passait à Ikebukuro qu'il avait oublié de trouver une solution permanente à son... problème.

Une chose était sûre. Il ne pourrait pas courir ainsi pour toujours. Il était en train finir ses économies après être resté dans des hôtels pendant les derniers mois depuis son combat avec Shizuo, et il peinait à faire le moindre travail dans ces conditions.

Il ne pouvait pas le nier. Il devra rentrer chez lui bientôt. Il allait devoir améliorer son système de sécurité et peut-être engager un garde du corps.

Izaya soupira. Jusqu'à ce qu'il trouve une solution permanente, il semblerait que le garde du corps soit la meilleure solution. Il allait devoir chercher excessivement des informations sur la personne qu'il engagerait pour être sûr qu'elle ne travaille pas secrètement avec Jiro. Il allait devoir trouver quelqu'un à qui il pouvait faire confiance.

Un petit rire lui échappa malgré tout. Quelqu'un à qui il pouvait faire confiance. Il n'y avait pas une seule personne à qui il pouvait faire confiance pour un job comme celui-là.

Mais il allait juste devoir trouver quelque chose.

Lança un regard à la porte, Izaya vérifia le verrou. Après, il autorisa ses yeux à se fermer. Un plan temporaire suffira pour maintenant, décida t'il.

Dix minutes plus tard, Izaya glissa dans un sommeil sans rêve.