Disclaimer : Les personnages ne sont toujours pas de moi (toujours à mon grand malheur) mais à Steven Moffat, Mark Gatiss et Conan Doyle
Note de l'auteur : Mercredi arrivera un OS en deux partie sur le monde de Sherlock (encore) mais comme convenu dimanche sera publié le chapitre III de cette fiction, donc ne vous inquiétez pas pour cela. (Je préfère l'annoncer ici). Bref, enjoy it !
Chapitre II
You, bastard ! (1)
John avançait les mains enfoncées dans les poches, la pluie ruisselant sur son visage fermé. Devant ses yeux se déroulaient encore et encore cette chute. Les pans de son long manteau voletant autour de sa silhouette, le téléphone à son oreille pendant que son bras gauche était étendu au dessus du vide. Une vision d'horreur. Le blond déambulait dans les rues de la capital, marchant tel un automate vers son domicile. Il ne prêtait aucune attention à ce qui l'entourait. Il n'était plus qu'une âme errante dans un corps de soldat.
"It's my note. That's what people do, don't they? Leave a note.
-Leave a note when ?
-Goodbye, John." (2)
Il poussa la porte du 221B Baker Street sans même y prêter attention. Il était trempé jusqu'aux os et tremblait comme un fou. Il serait malade le lendemain, mais qui s'en souciait ? Il monta les dix-sept marches en les comptant mentalement. C'était un tic qu'avait Sherlock. Il comptait les marches. Tout le temps. Il arriva sur le palier et passa la seconde porte. L'appartement lui semblait inhabituellement vide. Il alla s'affaler dans son fauteuil, face à celui de son colocataire. Vide. Tout était silencieux, calme et vide. Le corps de Sherlock attirait par le sol sous ses pieds, laissant derrière lui le toit de l'hôpital avec le fantôme de sa présence. Il le voyait tomber. Chuter. Jusqu'à la collision fatale. Il fixa le fauteuil devant lui. Et une plainte douloureuse passa la barrière de ses lèvres alors que son cœur s'effritait doucement dans sa poitrine. Il se sentait mal, horriblement mal. Il était en train de rêver. Des larmes brûlantes coulèrent sans autorisation sur ses joues rougies par le froid et la pluie. John était traversé par de violents sanglots rendant sa respiration difficile. Il ouvrit la bouche, cherchant de l'air, suffoquant alors que sa gorge se serrait de plus en plus. Il avait mal, terriblement mal. Il souffrait, ce n'était pas normal. Mrs Hudson, ayant entendu du bruit, passa la tête dans l'embrasure pour voir qui était là. Elle fut très surprise de voir John, les doigts s'enfonçant désespérément dans les accoudoirs.
"John, mon garçon, ça va ? Tenta-t-elle timidement. Le dit John tourna doucement la tête, semblant enfin remarquer la présence de sa logeuse. Elle vit donc le visage dévasté et inondé de larmes et les yeux inexpressifs. Il ouvrit la bouche mais la referma aussitôt. Il se leva lentement, et se rapprocha d'un pas lourd de la vieille dame.
"C'est...Arh...Sh-sher-Sherlo-o-ock...Articula-t-il difficilement, tombant à genou devant Mrs Hudson, avant que ses larmes fiévreuses ne redoublent d'intensité, le parcourant de secousses incontrôlables. Un cri brisé résonna dans le bâtiment, l'écho se répercutant jusque dans la rue en bas.
"SHERLOCK !" John se redressa vivement dans son lit, haletant et dégoulinant de sueur. Il était perdu. Ses joues étaient humides. Il pleurait. Il regarda autour de lui et ne reconnu pas le lieu. Il eut un doute immense l'envahir. Est-ce que tout cela était réel ? Est-ce que tout ce qu'il avait vécu jusqu'ici n'avait pas été le fruit de son imagination ? Le vide insupportable qu'il ressentait au fond de sa poitrine était pourtant bien réel. Et son ventre...Oh mon dieu, son ventre le torturait, se tordait et grognait. Il se crispa, tenant à deux mains celui-ci dans une grimace douloureuse.
Un raclement de gorge à la porte. John tourna doucement la tête vers la gauche, toujours accroché désespérément à son estomac.
Lestrade faisait les cents pas dans le grand salon, la tête baissée et les mains s'agitant énergiquement dans l'air. Enervé, il avait l'air complètement hors de lui. Il respirait fort, soufflait et marmonnait, semblant réfléchir et assimiler ce qu'il venait d'être dit. Mycroft était assis, le regardant patiemment tourner dans la grande pièce, l'expression toujours impassible. Il était ce qui se rapprochait de plus d'une statue de marbre : de part sa blancheur, sa froideur et son inexpressivité insolente. Grégory leva brusquement la tête, ses articulations craquant dans un même mouvement et lança un regard foudroyant à l'aîné des Holmes.
"Et vous comptiez garder cela encore longtemps pour vous ? Mycroft hocha imperceptiblement la tête, et cela irrita encore un peu plus le plus âgé. Mais bon sang ! Vous vous imaginez un peu ? Vous, les Holmes, êtes vraiment des personnes toxiques ! Lestrade ne pouvait contenir plus longtemps le bouillonnement de son être.
-Ecoutez Lestrade, je suis conscient que se ne doit pas être évident d'apprendre cela mais comprenez que...
-Comprendre ? Mais comprendre quoi à la fin ? Que vous êtes des égoïstes ? Des insensibles ? Coupa précipitamment l'inspecteur, sans laisser le temps au chef des services secrets britanniques de finir son argumentation. John a failli y passer par vos conneries ! J'ai vraiment l'impression que vous ne vous rendez pas compte de l'ampleur des évènements Mycroft ! Le détective inspecteur se passa nerveusement les deux mains dans ses cheveux grisonnants, tirant un peu dessus pour essayer de se calmer. Mais il n'y arrivait pas. Il ne pouvait pas enlever l'amertume qu'il avait au fond de la gorge et qui remontait dans sa bouche. Non mais j'y crois pas ! Et puis vous qui m'annoncez ça autour d'une bouteille, non mais j'hallucine ! John a...Putain !"
L'inspecteur continua encore à marcher activement, l'atmosphère devenant de plus en plus électrique et oppressante. Mycroft n'avait toujours pas bougé et n'avait pas sourcillé depuis le début de la tirade de l'autre homme. Il gardait son flegme légendaire en toute circonstance. Mais peu à peu, à le voir ainsi, aussi énervé et aussi tendu, hurlant à tout va des injures et ses indignations, le roux commençait à serrer les dents. Il resserra la main sur son genou, les jointures devenant blanches sous la pression. Lui qui, d'un naturel distingué et calme, ne se laissait jamais emporter par ses émotions...
"Gregory, je t'en supplie, arrête de crier !" Il s'était levé violemment de son siège, faisant tomber sur le sol son verre de whisky, qui se brisa dans un grand fracas. Sa voix se voulait autoritaire, mais malgré lui, elle se brisa sur la dernière syllabe. Un silence de plomb retomba dans la grande salle, tous deux se regardant sans savoir quoi dire. Greg avait les yeux écarquillés de stupeur et la bouche encore grande ouverte sur une énième insulte à l'encontre de Holmes. Il n'osait plus bouger, à peine respirait-il. C'était la première fois de toute sa vie qu'il voyait Mycroft sous son vrai jour. La fatigue se lisait sur son visage ainsi que l'inquiétude. Ses yeux brillaient d'une étincelle proche de la tristesse, mais il n'était pas sûr. Il n'était plus sûr de rien. Il avait devant lieu un homme fatigué et sincèrement terrifié. Il eut un pincement au cœur. Le haut placé baissa la tête, visiblement honteux de cette faiblesse et partit précipitamment hors de la pièce, voulant se terrer dans un trou au fin fond de l'Himalaya.
Mycroft avait lâchement abandonné l'inspecteur dans le salon comme il avait lâchement abandonné John six mois plus tôt. Et comme il avait abandonné Sherlock, des années auparavant. Il s'arrêta au détour d'un couloir, et s'appuya lourdement sur le mur derrière lui. Il soupira profondément, s'enfouissant la tête dans les mains. Il ravala difficilement un sanglot. Trop d'émotions. Il n'était qu'un lâche. Il dirigeait le pays, mais il n'était qu'un simple lâche. Il avait besoin d'air, de se vider la tête. Il n'en pouvait plus, trop de pression sur lui, trop de poids à porter sur ses épaules. Mycroft sentit une vibration dans sa poche. Son téléphone. Il expira doucement, et prit son cellulaire d'une main tremblante. Depuis combien de temps tremblait-elle ? Manque de nicotine. Foutu cancer.
Code rouge. Besoin de vous. - Agent 11
Que se passe-t-il ? MH
Il va se faire repérer si vous n'intervenez pas. - Agent 11
Je m'en occupe. MH
Il se passa une main sur le visage, soupirant comme un damné. Pas le temps de s'apitoyer sur les poissons rouges qui l'entouraient. Pas le temps de pleurer ou de se laisser submerger par les émotions. Pas de sentimentalisme. Situation critique. Il reprit son expression de marbre habituelle et tapa rapidement un message avant de le ranger dans sa poche. Il dépoussiéra son costume et effaça les plis imaginaires. Il reprenait son rôle de chef des services secrets britanniques.
Qu'est-ce que tu fabriques encore ? MH
Il n'en croyait pas ses yeux. Elle, ici et maintenant ? Cela faisait six mois qu'il ne l'avait pas vu. Depuis l'enterrement à vrai dire. Il eut une soudaine boule dans la gorge à cette pensée. Il secoua la tête doucement pour chasser ce jour maudit de son esprit et se concentrer sur elle. Une Sainte. Une chaleur bienveillante et familière se répandit dans sa poitrine. Une grande inquiétude était peinte sur son visage et les yeux de la vieille dame brillait d'une lueur triste. Aïe.
"Oh, mon chéri, vous avez une mine terrible."
Elle s'approcha de lui rapidement, et s'assit au bord du lit. John ne l'avait pas quitté du regard, il n'en revenait toujours pas. Elle posa affectueusement sa main sur celle du blond et lui posa un rapide baiser sur le front. Et c'est précisément à ce moment là, que l'estomac de John décida de se manifester encore plus bruyamment et douloureusement que les fois précédentes. Il ne put retenir une plainte de sortir de sa gorge. Le visage de la vieille dame se décomposa d'un coup.
"Qu'est-ce qu'il y a, mon garçon ? Elle lui caressa les cheveux affectueusement.
-J'ai faim...Murmura John, d'une voix cassée. Sa gorge et sa bouche étaient sèches. Son organisme tombait certainement en poussière. Et j'ai...soif. Il essaya de s'humecter les lèvres, mais il manquait de salive. Mrs Hudson écarquilla les yeux et ouvrit la bouche dans un grand "O" surpris. Elle resta à le fixer sans un mot avant de se retourner brusquement vers la porte. Elle se racla la gorge avec un petit sourire en coin.
-Hubert ! John a besoin d'eau et de nourriture ! Et dépêchez-vous, ce pauvre garçon est à l'agonie ! Sa voix nasillarde et ridée avait brisé les oreilles de l'ex-soldat, mais il ne lui en tint pas rigueur. Il était étrangement trop heureux de la voir en cet instant. Il aurait bien voulu lui sourire mais son visage était trop crispé de douleur. La faim le tiraillait.
-Je suis...où ? A cause de sa bouche aussi sèche qu'un désert, les mots avaient du mal à se former. L'ancienne logeuse lui sourit tendrement.
-Chez ce cher Holmes. John sentit son coeur dégringoler dans sa poitrine. Holmes...Des larmes s'agglutinèrent aux bords de ses yeux, menaçant son visage blême de leur descente imminente.
-Sherlock...Ne put-il s'empêcher de murmurer. Mrs Hudson sursauta à ce nom et pendant une fraction de seconde passa une lueur de nostalgie dans son regard. Son sourire perdit un peu de sa vigueur et elle posa une main vieillie par l'âge sur son avant bras.
-Non, John...Mycroft. Mycroft Holmes.
Après un court silence, elle s'apprêtait à ajouter quelque chose quand deux petits coups timides se firent entendre sur la porte. Mrs Hudson se leva pour aller accueillir Hubert, le majordome. John crut le reconnaître mais il ne savait plus où il avait bien pu le voir. C'était sans doute sans importance. Mrs Hudson lui prit le plateau des mains et le remercia chaleureusement avant de le congédier. La vieille dame se retourna et apporta le tout au jeune homme maigrichon dans le grand lit. Sur le plateau d'argent se trouvait une compote de pomme, une biscotte et une carafe d'eau. John fit la grimace en constatant le maigre repas.
-Ne fais pas cette tête. Je me doute bien que tu meurs de faim mais après autant de jour sans manger - et des semaines au vue de ta maigreur - il faut reprendre à manger progressivement. Les gros Rosbifs ne sont, malheureusement, pas pour tout de suite, jeune homme ! Son ton de mère poule réchauffa étrangement le coeur de John, qui se sentait aimer et aider pour la première fois depuis cet après-midi...
Watson souffla pour la forme mais enfouit tout de même avec plaisir sa cuillère dans la compote. Il la porta à sa bouche et se fut avec délectation qu'il sentit le goût du fruit sur son palais. Ses yeux s'illuminèrent. Il ressemblait à un drogué qui recevait sa dose. Drogué ? L'image de Sherlock lui vint alors à l'esprit. Il revit le visage pâle et les pupilles froides de l'homme. Ses belles boucles folles d'un noir magnifique, la douceur de sa peau, sa voix de baryton qui lui donnait des frissons, la chaleur protectrice de son corps. Et ses lèvres, si douces et si sucrées...Son coeur se compressa dans sa poitrine alors qu'il avalait une nouvelle portion de compote. La descente fut difficile et douloureuse et une larme coula silencieusement sur sa joue. Il renifla et son visage se ferma de nouveau. Son regard assombri se portait tristement vers la nourriture - son saint Graal - et la pomme eut subitement un goût amer dans sa bouche. Son estomac se contracta atrocement, le pliant en deux sur le matelas. John reposa soudainement la cuillère sous le regard inquiet de la vieille dame et prit une longue gorgée d'eau. Cela eut pour effet de soulager sa gorge, avant que son estomac ne se contracte de nouveau et plus violemment. Le blond se leva précipitamment, renversant le plateau sur les couvertures sous un cri de stupeur et d'inquiétude non dissimulée de la part de Mrs Hudson. Il mit un pied sur le plancher mais tomba rapidement à genou, ses forces l'ayant complètement abandonnés. Il ne pouvait pas. Il agrippa désespérément de sa main gauche son ventre, alors que l'autre était sur le sol. John se pencha en avant et vomit tout ce que son estomac contenait, c'est-à-dire pas grand chose. La brûlure des fluides sur sa gorge le fit gémir. D'une voix brisée par la tourmente, il chuchota :
"Sherlock..."
Greg Lestrade arriva plutôt vite sur la scène de crime, malgré la neige fraiche qui gênait la circulation. Lestrade aimait la neige seulement quand il n'était pas appelé en urgence sur le lieu d'un meurtre. C'était un petit pavillon de banlieue, et ça avait l'air assez calme. La poudreuse avait été balayée dans l'allée, sûrement pour faciliter le passage de la police. Donovan l'avait appelé alors qu'il était encore planté en plein milieu du salon de Mycroft, se demandant s'il n'était pas en train de faire un mauvais rêve. Ou pire, s'il n'était pas victime d'une mauvaise blague digne du grand Sherlock Holmes. Il était d'ailleurs encore sous le choc : ce qu'il venait d'apprendre et la perte de contrôle de l'aîné des Holmes, cela faisait beaucoup pour un seul homme en une journée. Il passa rapidement les bandes jaunes et se dirigea vers la jeune métisse qu'il salua platement.
"Vous avez l'air contrarié, chef." Lui demanda-t-elle, alors qu'ils entraient dans la maison où se trouvait la scène de crime.
-Oh, ne m'en parlez pas...Souffla-t-il doucement. Alors qu'est-ce qu'on a ?
-Double meurtre. Deux femmes, apparemment fiancées d'après le père d'une des victimes. C'est lui qui les a découvert en arrivant en début d'après-midi pour finir les travaux à l'étage. C'est Charles Lack, là bas. Elle pointa du doigt un homme d'un âge déjà avancé qui parler avec un policier.
Lestrade examina brièvement le salon où se trouvait le corps des deux jeunes femmes. Elles avaient dans la trentaine d'année. L'une était étendue sur le ventre, les jambes écartées et un de ses bras dépliés à côté de sa tête ; l'autre était sur le flan, ses cheveux blonds recouvrant son visage et sa main droite posée sur celle de sa fiancée. Greg trouva cela émouvant, une marque de tendresse, aussi infime soit elle, alors qu'elles étaient en train de mourir, ça le touchait. Il n'en était pas à sa première scène de crime, mais à chaque fois, ce genre de geste lui mettait un coup au cœur. Il se passa la main sur le visage, pour essayait de se donner une contenance.
"On a quelque chose ? Effraction ? Cambriolage ? Demanda-t-il, pour couper court au fil de ses pensées avant qu'elle ne le mette dans une situation inconfortable.
-Rien du tout. La porte était fermée quand le père est arrivé, il n'y a pas de fenêtre de cassé. Et apparemment, rien n'a été volé. Pas de trace, pas d'empreinte, même pas une goutte de sang ! On n'a absolument rien du tout !"
Grégory souffla bruyamment en se passant les deux mains dans ses cheveux grisonnants. Si Sherlock était là...Sauf qu'il ne l'était pas. Et qu'il ne le serait plus...Son esprit, pas aussi opérationnel que d'habitude, lui remémora les paroles de Mycroft, plus tôt dans la journée. Il n'arrivait pas à comprendre. Comment John avait-il pu arriver si bas ? Pourquoi n'avait-il pas demandé de l'aide à quelqu'un ? A lui ou à Mrs Hudson ? Oh, Mrs Hudson, elle avait été si adorable quand il l'avait appelé pour lui proposer de s'occuper de John. Elle était comme une mère pour ces deux là. Mais dès le départ, quand Watson s'était fait viré de l'hôpital, il aurait dû solliciter de l'aide tout de suite et non pas attendre de dépérir tout seul, dans un taudis. Pour un ancien militaire, en arriver là, c'était dramatique. Le DI n'avait même pas fait attention au fait que Donovan lui parlait depuis un bon cinq minutes, quand son téléphone se mit à sonner. Il le prit rapidement, et décrocha sans même regarder qui le déranger - ou sauver, selon les points de vue -.
"Attends une seconde. Détective inspecteur Lestrade à l'appareil.
-Greg, c'est John...
-John ?! Oh ! Comment vas-tu ? Le ton de Greg se fit immédiatement enjoué, même si le contexte ne s'y prêtait pas tant que ça. Cela lui faisait à la fois plaisir et bizarre d'entendre de nouveau la voix du soldat.
-Je...Il soupira bruyamment, semblant chercher ses mots. Il faut que je te parle, c'est important. On peut se voir ?
(...)
(1) You, bastard : Sale bâtard (que de vilains mots, bouh)
(2) "C'est ma lettre. C'est ce que les gens font, ils laissent une lettre.
-Ils laissent une lettre quand ?
-Au revoir, John." (Je sais que c'est certainement inutile de traduire ce passage *et quelle traduction d'ailleurs* mais je me dis que l'on sait jamais XD)
