Bon... pour commencer des excuses s'imposent pour l'attente que les lectrices de cette histoire ont dû supporter merci de ne pas vous décourager et surtout continuer de lire et de me donner vos impressions


Un œil émergea, l'autre suivit dans la même lenteur et la même lourdeur que le premier. La jeune sauvage aux cheveux bleu nuit s'éveilla avec difficultés. La nuit avait été courte mais salvatrice.

Les éléments de la veille lui revinrent en mémoire et la jeune femme se félicita intérieurement d'avoir menée sa mission à bien et d'avoir ramenée la petite Nao saine et sauve . Ses pensées s'assombrirent lorsqu'elle repensa à l'état déplorable dans lequel elle l'avais retrouvée, l'enfant ne pouvais marcher sans difficultés et Natsuki avais dû la porter le temps du trajet. Lui revinrent aussi en mémoire les mots de l'homme de la caserne, vagabondant d'un souvenir à l'autre elle se retrouva à penser à la mystérieuse inconnue qui lui avais évitée bien des ennuis, Natsuki posa alors ses mains sur son ventre en songeant tout haut :

Sa me brûle là où elle m'a touchée …

Puis elle se rendit compte de ce qu'elle venais de dire et ses joues furent aussitôt teintée de rouge. Malgré ces efforts elle ne parvenais pas à détourner ses pensées de la mystérieuse femme, elle sentais encore son souffle chaud sur sa nuque et les battements régulier de son corps contre le sien ses joues arborèrent alors des couleurs de plus en plus exotiques et la jeune apache décida de se lever et d'aller se passer un peu d'eau sur le visage pour se changer les idées.

Dehors le soleil tapais plus qu'à l'accoutumée, il éclaira son visage et lui laissa le loisir d'observer son village sous de plus belles couleurs, elle était fière de se compter comme membre de sa tribut, elle regarda avec amusement des enfants embêter un jeune guerrier et passer en courant devant elle, elle pris le temps de sentir toutes ces odeurs sauvages qui partageaient son quotidien mais, qui, à chaque fois semblaient nouvelles. Natsuki se doutais que la rivière la plus proche serais surement déjà envahi par de nombreux baigneurs et elle se refusais à aller se rafraichir parmi ses amis, elle voulais éviter toute remarque sur son visage beaucoup plus rouge qu'à l'accoutumée de plus, de nombreux jeunes guerriers de son âge n'allaient à la rivière que dans l'espoir de l'y voire se baigner et elle avais horreur de cela aussi décida t'elle d'aller à une source d'eau plus éloigné mais autrement plus tranquille que celle avoisinant le village. Elle se dirigea donc vers Duran son fidèle destrier et ami. En chemin elle croisa le vieux sage et médecin de sa tribut, l'homme la détailla de la tête au pied longuement avant de se mettre à parler d'une voie chevrotante :

Nao viens de s'endormir … hum... elle va mieux … c'est bien … hum... elle m'a raconté ce qu'il c'est passé... hum... je suis fière de toi, tu as suivi mes recommandations... hum … c'est rare ...

Le vieux sage se mis à sourire de toutes les dents qu'il lui restait, son rictus en disais long sur ce qu'il savais, depuis toute petite Natsuki se doutais qu'il avait une sorte de don qui lui permettais de savoir énormément de chose passée ou sur le point de se produire. Elle se demanda alors si l'homme pouvais lire en elle et voire aussi ses pensées, naturellement elle se mis à rougir en songeant à cette mystérieuse inconnue qui avais étrangement fait un retour fulgurant sur le devant de la scène dans son esprit. Ses joues ayant redoublées de rougeurs elle se hâta de disparaître de cette situation pour le moins étrange. Elle retrouva son cheval et l'enfourcha pour partir plus loin, sur le dos de l'animal elle parcourut une distance assez importante,se laissant bercer par le souffle régulier de son compagnon, suivant avec une agilité déconcertante ces mouvements, elle se perdit dans les méandres de ses pensées : qui était cette femme ? Quel était cet accent si particulier ? Et puis, qu'est ce que c'est un chat ? La vue d'une étendue d'eau la sortit de toutes ces questions. Elle laissa son cheval se reposer se dévêtit à la hâte et plongea, le contacte de l'eau froide contrasta avec la chaleur qu'elle avais éprouvée un peu plus tôt et elle grimaçât mais après quelques minutes, l'apache fini par s'habituer à la température et elle pût profiter pleinement de ce moment de calme, de longues minutes de platitude passèrent ainsi, et apaisèrent Natsuki qui ne songeais plus à rien excepté son bien être momentané. Elle observa son petit coin de paradis, d'un côté il y avais l'endroit par lequel elle était arrivée, sec et aride, et de l'autre il y avais une forêt de taille, moyenne, les arbres de son extrémité surplombais la moitié du point d'eau filtrant la lumière, tamisant la chaleur. Natsuki plongea ses oreilles sous l'eau et écouta le calme marin un moment. Lorsque quelque chose attira son attention, elle sortit de sa torpeur et écouta plus attentivement, quelqu'un parlais de l'autre côté des buissons :

Mais enfin général, vous n'allez pas me priver de me ressourcer, il y a un lac à deux pas...

C'était une voie féminine que l'apache aurais reconnue entre milles, avec un accent que la sauvage n'avais entendue qu'une seule fois dans sa vie, c'était ce même accent qui l'avais amenée ici, aussi loin de son village. Ce même accent encore qui hantais sa mémoire depuis le matin, elle se serais tuée sans hésiter pour l'entendre une seconde de plus mais, au lieu d'entendre ce doux son mélodieux une fois encore, une voie grasse s'éleva dans les airs la désappointant au plus haut point :

Ce n'est pas que je ne veuille pas, mademoiselle, mais nous ne sommes que trop près de ce village de sauvages, et vous refusez catégoriquement d'y aller accompagnée.

Natsuki fit signe à Duran de s'éloigner après lui avoir retiré toute traces apparentes de domestication quelconque, à son grand malheur, elle ne put prendre le risque d'aller chercher ses vêtements de l'autre côté de la rive de peur de se faire repérer, aussi pria t'elle pour que personne ne vienne, mais la discutions ne pris pas cette tournure :

Ne m'obligez pas à vous supplier

hé bien soit... concéda t'il, mais prenez au moins cette arme et tirez au moindre bruit suspect, mes hommes et moi même accourrons immédiatement.

Les feuilles s'agitèrent à côté de l'apache et une jeune femme apparu, elle avais de longs cheveux bruns qui dégringolaient en cascade sur les courbes parfaites de son corps. Elle portait une robe étrange, Natsuki n'en avais jamais vue de telle, elle moulais ses formes dans une obscène pudeur magnifique. Le jeune fille aux cheveux bleues nuit se cacha derrière un buisson au feuillage trempant dans l'eau, elle invoqua tous ces dieux pour ne pas être repéré, mais la tentation était trop forte et elle laissa sa tête dépasser pour regarder l'inconnue, celle ci pencha avec grâce sa main dans le lac, en tira un peu d'eau et bu, ce geste que tant d'autres avaient fait avant elle ne semblait plus avoir la même signification, lorsque c'était la brune qui le faisait, disparaissait le geste vitale, remplacé par un mouvement pur ou tout n'était que grâce et légèreté. Lorsqu'elle eu fini de s'abreuver la brune esquissa un petit sourire et dit sans se retourner :

Ara, revoilà me petite sauvage.

Natsuki sursauta, c'était d'elle que l'inconnue parlait ? Évidement puisqu'elle ces mots avaient été prononcés dans sa langue, elle souhaita ouvrir la bouche pour répondre mais pris au même moment conscience de sa nudité, elle se mis à rougir et se tu, au même moment la brune se retourna dans sa direction et leurs regards se croisèrent pour la première fois, pétrifiant la sauvage sur le coup, la laissant abasourdit devant ce spectacle époustouflant pour elle, elle resta interdite de longues secondes sans bouger devant la beauté de cette femme, devant la finesse de ses trait mais ce qui attira le plus son attention ce furent ces yeux, ce furent ces deux pupilles couleurs grenat, contrastant furieusement avec la peau d'albâtre de la jeune femme dans une harmonie infinie. Sans s'en rendre compte Natsuki c'était déplacée à découvert pour mieux observer la brune celle ci eu à nouveau un petit sourire et déclara avec une pointe d'amusement non dissimulé :

Tu sais petite sauvage, là d'où je viens on se présente avant de se mettre toute nue devant une dame.

Prenant soudainement conscience de sa nudité Natsuki rougis furieusement, elle se cachât comme elle put avec ses mains en balbutiant quelques vaines tentatives de phrases construites. Les deux femmes se regardaient, aucune ne baissa le regard, hypnotisé qu'elles étaient par leurs yeux, perdues dans les confins de l'âme de l'être en face, se confondant et ne formant qu'une entité, si loin et pourtant si proche. Et, sans que son cerveau n'eut prémédité quoi que se soit les jambes de la sauvage prirent leurs indépendance, se dirigeant inlassablement vers le corps immobile de la brune, leurs visages se frôlaient, laissant les quelques désagréables centimètres de la raison les séparer, et les secondes passèrent, mais elles ne le sentais pas pour elles, c'était des heures, des jours, des mois et des vies qui défilaient à l'attente d'un probable contacte. La brune amorça la séparation de l'espace qui séparais encore leurs lèvres lorsque, soudain, un bruit les ramena brutalement à la réalité. Natsuki sentit une main saisir sa tête et la pousser violemment sous l'eau, elle revins immédiatement à ses esprits et se concentra pour écouter ce qu'il se passait à la surface.

Tout se passe bien ? Je n'entendais plus de bruit, mais ? Que faites-vous au milieu du lac ?demanda une voie exécrable et mielleuse

Mais enfin générale ? Vous allez tout de même me laisser quelques minutes de repos ? Je me sèche un instant et je vous rejoint

Je vous rappel que vous n'êtes pas en position de me demander quoique ce soit mademoiselle. Ajouta l'homme avec dédain

Le regard de la brune se fit d'un coup agressif, terrifiant l'homme auquel il était désigné d'un coup, l'atmosphère se refroidit soudainement et se fit glaciale, la brune repris alors :

Que croyez vous générale ? Je vous ai dit que je vous rejoindrais, laissez moi seule.

Elle n'avais parlé qu'une fois, calmement et brièvement mais le message était passé et l'homme fit demis tour, tentant de combattre les sueurs froides et le frémissement de son dos. Au même moment une jeune apache sortit sa tête de l'eau redécouvrant avec joie un air qu'elle pouvais respirer elle regarda la brune et lui adressa un signe de la tête en remerciement alors que celle ci faisait déjà demi tour elle entendit :

Je m'appelle Shizuru petite sauvage

Un sourire se dessina sur ses lèvres alors que Natsuki répondit en se cachant derrière un buisson :

- Natsuki


alors sa vous plait ? n'hésitez pas à me donner vos impressions sur ce chapitre je composerais en les prenant en compte ! et surtout à bientôt pour la suite des aventures de shizuru et Natsuki