Salut salut tout le monde !

Ahahaha, avouez que vous avez cru que j'étais bel et bien morte cette fois mmmh ?

Et ben non, je suis juste atteinte de retardise chronique mais à part ça je vais très bien !

Bon j'arrête mon délire….

Plus sérieusement, je vous remercie tous pour chacune de vos reviews, ça embelli le quotidien de ma triste petite vie !

Voici enfin le deuxième chapitre, où l'action à proprement parler se met en place, à ne pas rater donc !mdr

Bonne lecture !

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Chapitre 2

-En es-tu certain ? Il a réellement abandonné l'idée de…

-Je tiens cette nouvelle de Legolas lui-même, il m'a fait part ce matin de cette décision.

Un silence s'installa entre les deux époux royaux. Chacun réfléchissait à cette nouvelle inattendue et surprenante.

-Que va-t-il faire à présent ? Retourner auprès de son peuple ?

Le souverain hocha la tête.

-Oui, il m'a dit se languir de retrouver la paix de la Forêt Noire.

-La paix… répéta Arwen, songeuse… Crois-tu vraiment qu'il puisse la retrouver un jour, Aragorn ?

L'air sombre qu'affichait le souverain prouvait qu'il s'était lui aussi posé cette question. Il reporta son attention sur son épouse dont l'expression sévère le frappa.

-Eh bien, à quoi penses-tu donc ?

Arwen sembla sortir de sa torpeur et tenta de rassurer son mari d'un pauvre sourire.

-A rien, rien de bien important tu sais…

-Oh non, n'essaye pas de me mentir, je te connais trop bien pour ça. Dis moi plutôt ce qui te préoccupe.

Le sourire d'Arwen fut cette fois-ci sincère, amusé et attendri de la perspicacité de son mari.

-C'est juste que… depuis la disparition de Miria j'ai toujours eu le sentiment désagréable qu'une ombre planait sur Legolas, tout au long de sa recherche ; comme un danger qui menaçait à chaque instant de s'abattre sur lui.

Aragorn fonça les sourcils.

-Un danger ?

-Oui et à présent, on aurait pu penser que cette impression a disparu, mais au contraire…

Elle s'interrompit, semblant plus que jamais plongée dans ses pensées.

Le souverain s'approcha de son épouse et lui releva doucement le menton afin de croiser son regard. Le trouble qu'il y lut le plongea dans l'inquiétude.

-Arwen ?

-Au contraire, maintenant, j'ai l'impression que ce danger n'a jamais été aussi grand.

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Legolas était étendu sur son lit dans le noir quasi-complet de sa chambre. De temps en temps, le vent pénétrait par la fenêtre ouverte et soulevait doucement le rideau, dévoilant alors un ciel étoilé.

L'elfe détourna les yeux de ce spectacle et reporta son regard sur le plafond au dessus de lui.

Une nouvelle brise fit voler les rideaux, l'elfe n'y fit pas attention.

Lorsqu'ils retombèrent, les fins voilages dévoilèrent une silhouette semblant apparaître des ténèbres de la nuit.

Le nouvel arrivant demeura immobile quelques instants, fixant ses yeux glacés sur l'elfe étendu qui ne l'avait pas même remarqué.

Puis il s'avança à pas lents vers le lit, tout en plongeant sa main dans les replis de la longue cape qui le couvrait.

Legolas fut soudain sortit de sa torpeur par un éclair blanc fondant sur lui. Aussitôt, ses anciens réflexes prirent le dessus et se redressant d'un coup, il arrêta le bras de son agresseur. La pointe du poignard se stoppa à quelques dizaines de centimètres de la poitrine de l'elfe.

La lutte entre les deux individus dura plusieurs minutes.

-Qui êtes-vous ? demanda Legolas tout en repoussant une énième attaque de son assaillant.

Il n'obtint aucune réponse mais lorsque l'autre s'approcha à nouveau de lui, il pu apercevoir sur son visage brièvement éclairé par la lune la pire expression de haine qui lui ai été donné de voir.

A une nouvelle attaque, l'elfe fit un habile écart sur le côté et pu ainsi désarmer son agresseur par derrière. Le cri de rage que celui-ci poussa en se sentant immobilisé retentit dans le calme enveloppant le château la nuit. Legolas eut toute les peines du monde à maintenir au sol l'autre homme.

-Arrêtez, calmez-vous ! exhorta-t-il, tentant tant bien que mal de dissimuler sa stupéfaction devant la force de l'individu. Il était rare que l'on oppose tant de résistance au prince de Mirkwood.

Un rire étouffé lui parvint. Ebahi, il entendit une voix à la fois rauque et moqueuse déclarer :

-Cela vous étonne n'est-ce pas ? Que quelqu'un puisse résister au grand Prince Legolas !

Au même instant, trois gardes royaux pénétraient dans la chambre, alertés par le bruit.

Alors qu'ils entraînaient l'intrus, Legolas croisa une dernière fois son regard glacé et pu voir le sourire menaçant qui étirait ses lèvres.

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-Une attaque, ici, dans le château ?

Réunis dans la salle du trône, le souverain, son ami elfique et le conseiller royal Thibasse (NDA : dsl, je ne suis pas douée pour inventer des prénoms masculins) traitaient une affaire d'importance : un mystérieux individu, étranger, que personne ne semblait connaître, était non seulement parvenu à s'introduire dans le palais mais de plus avait attenté à la vie du Prince Legolas, invité personnel du roi.

-Très bien, faites-le entrer, ordonna enfin celui-ci.

Thibasse s'inclina avant de quitter la salle.

Restés seuls, le souverain se tourna vers son ami et lui demanda :

-Vous dites bien être sûr de ne pas le connaître ?

L'elfe hocha la tête.

-Certain. Je ne l'ai en réalité qu'aperçu, cependant je peux assurer ne jamais l'avoir rencontré jusque là.

-Et vous n'avez aucune idée de ce qui aurait pu le pousser à s'en prendre à vous ? Rien qui vous ai particulièrement marqué chez lui ?

A cette question, Legolas sembla hésiter avant de répondre lentement, comme avec prudence.

-Il a en effet bien quelque chose qui m'a marqué, mais comment dire ? Il s'agirait d'avantage d'une sensation d'une certaine façon.

Aragorn fronça les sourcils.

-Une sensation ?

-Oui il… il m'a réellement semblé durant un instant que cet homme a… « vu » mes pensées, exactement comme le faisait parfois…

-Miria, souffla Aragorn.

L'elfe planta ses yeux dans ceux de son ami.

-Oui, Miria.

Avant qu'aucun autre mot n'ai pu être prononcé, la porte se rouvrit sur Thibasse suivi de deux gardes qui encadraient eux-mêmes un individu marchant d'un pas curieusement assuré pour un prisonnier.

Les mains fermement attachées dans le dos mais la tête droite et le port altier, l'homme n'était pas l'image que l'on se fait d'ordinaire d'un meurtrier. Son visage était un savant mélange d'attirance et de répulsion ; attirance pour sa beauté, la finesse de ses traits, le noir envoûtant de ses yeux ; répulsion au contraire pour la haine, la fureur, le dégoût qu'exprimaient les plis de sa bouche, de ses yeux, de son front… De fait, la personne voyant ce visage ne pouvait qu'éprouver un fort sentiment de malaise et se méfier de son propriétaire.

-Ainsi, commença Aragorn qui était remonté sur son trône, voici l'homme qui prétend assassiner dans mon propre château mon plus vieil ami dans son sommeil ?

Aucune réponse ne vint du prisonnier. Cependant, le sourire sur ses lèvres se fit plus narquois.

-Qui êtes-vous ? demanda enfin le roi.

Le captif ne répondit pas d'avantage à cette question. En revanche, il tourna légèrement son visage et planta ses yeux glacés sur Legolas qui se tenait en retrait sur l'un des côtés.

Pour la première fois, chaque personne présente vit ses pupilles flamboyer de haine. L'elfe parvint à dissimuler son malaise, non sans s'en demander la cause.

Enfin l'inconnu daigna parler, d'une voix claire, nette, mais tranchante.

-Eh bien Prince, notre chère Miria aura donc bel et bien omis de vous parler de moi ?

A cet instant précis, le visage de Legolas se ferma ; il décroisa les bras et s'approcha en trois enjambées de l'homme. Celui-ci ne broncha pas.

-Qui êtes-vous ?

Cette question, identique à celle du souverain quelques instants plus tôt, était pourtant posée d'une toute autre façon, sur un ton qui aurait poussé quiconque à répondre dans la seconde. Ce ne fut pourtant pas le cas de l'inconnu qui éclata de rire devant un elfe faisant son possible pour rester impassible.

-Mon nom est Alcéon, et il est inutile, Prince, de me regarder comme cela, un regard est bien le contraire de ce qui pourrait me tuer.

L'elfe inspira profondément puis se recula de quelques pas.

-Pourquoi vous en prendre au Prince Legolas… Alcéon ? demanda Elessar, surveillant du coin de l'œil les réactions de son ami.

-Pourquoi m'en prendre à lui ? répéta le dénommé Alcéon tout en reportant son regard sur le souverain. Mais parce que j'ai toujours eu l'habitude de me débarrasser des choses dont je n'ai plus l'utilité.

-Et en quoi, reprit le souverain en faisant son maximum afin de cacher sa stupéfaction devant une telle réponse, mon ami pouvait vous être d'une quelconque « utilité » ?

Nouvel éclat de rire.

-Vous n'avez donc toujours pas compris ? Malié ! Les humains sont encore plus stupides que je ne le croyais ; quant aux elfes…

Il ne finit pas sa phrase, mais le regard qu'il posa sur Legolas était suffisamment éloquent.

A cette déclaration, Thibasse pu observer une curieuse réaction chez son souverain ainsi que son ami : tous deux ne purent réprimer un sursaut avant d'échanger un coup d'œil. Ce que le conseiller ne savait pas, c'est le sens de cet échange.

Tous deux avaient remarqué l'utilisation de cette expression, un mot qu'ils n'avaient pas entendu depuis presque soixante-dix années : « Malié ».

-Vous n'êtes pas un homme, ni un elfe et encore moins un nain ou un hobbit… En ce cas, qu'êtes-vous exactement ?

Alcéon conserva quelques secondes le silence avant de déclarer avec ironie :

-Ne vous faites pas plus bêtes que vous ne l'êtes, je sais que vous avez déjà compris.

-N'oublie pas à qui tu t'adresses ! aboya Thibasse.

Alcéon n'y prêta pas même attention, se concentrant d'avantage sur l'elfe avançant à grand pas vers lui. Il ne broncha pas lorsque Legolas entrouvrit le haut de sa tunique, dévoilant ainsi au creux de son cou un collier à l'extrémité duquel pendait un large médaillon. De forme ronde, il brillait faiblement, assez pour qu'il soit possible d'y distinguer un fin brouillard coloré formant ce qui ressemblait fort à un œil à la pupille violette.

L'elfe laisse lentement retomber ses bras le long de son corps avant de reculer lentement, sans que ses yeux ne quittent ceux d'Alcéon.

Le roi s'approcha à son tour et vit le fameux collier.

-C'est… commença-t-il.

-…un Occia, termina Legolas.

Il remonta son regard sur le visage toujours aussi sarcastique d'Alcéon.

-C'est impossible, souffla Elessar, les Occia ont tous disparu, seule Miria était…

-C'est faux ! hurla soudain Alcéon, il n'y en a toujours eu que pour cette peste, mais c'est un mensonge !

L'individu était à présent fou de colère, il se débattait violemment afin de se libérer de l'emprise de ses deux gardes, tout en poursuivant son flot d'invectives. Il parlait à présent dans une langue qu'aucun des hommes présents ne comprenait, Legolas seul semblait en saisir le sens. Les yeux du prisonnier étaient étincelants et écarquillés ; il semblait avoir complètement perdu la raison.

L'un des gardes, malgré son importante stature, reçu un violent coup de coude dans la poitrine, bloquant sa respiration. Son collègue réagit au quart de tour en administrant au prisonnier un coup à l'arrière de la nuque. Etourdi, il tomba à genoux au sol, cessant ses invectives. Lorsqu'il releva la tête vers le souverain et son ami, il arborait un léger sourire, effrayant sur ce visage sans joie et déformé par la rage.

-Tu as intérêt à rester calme, à présent, si tu veux éviter de rencontrer l'échafaud trop prestement ! le menaça Thibasse avant de se retourner vers les deux gardes et de leur lancer un regard lourd de sens.

-L'échafaud, répéta Alcéon le sourire toujours aux lèvres, j'aurais pourtant cru que ces messieurs avaient quelques questions à me poser ; me serais-je trompé ?

Elessar vit du coin de l'œil les poings de Legolas se serrer avec force au point d'en faire blanchir les articulations.

-Vous êtes donc un Occia, déclara le souverain d'une voix ferme, cependant cela ne nous éclaire toujours pas sur le pourquoi de votre présence à Minas Tirith, ni sur la raison qui vous a poussé à vous attaquer à mon ami. Vous avez parlé d'une « utilité », je crois…

Alcéon hocha lentement la tête.

-Quelle utilité pouvait-il avoir ? Mais c'est bien simple, me conduire tout droit à ce que nous recherchions tous deux : Miria. Qui d'autre que son cher et tendre Legolas pouvait m'y aider ?

Il avait prononcé ces derniers mots avec un mépris et une hargne bien visible qu'il n'essaya même pas de cacher. Le concerné de son côté se contentait de le fixer de ses yeux impénétrables, son visage ne trahissant aucune émotion.

-Mais j'ai compris, l'autre soir, continua Alcéon qui semblait ne pouvoir s'arrêter de parler, que vous aviez décidé de mettre un terme à votre quête, peut-être que finalement Miria avait surestimé votre amour, Prince, et que soixante-dix années de recherche étaient tout ce que vous pouviez lui offrir ?

A ces mots, le roi dû se mettre devant l'elfe afin de l'empêcher de punir l'Occia pour ces paroles.

-Laissez-moi Aragorn, gronda-t-il d'une voix sourde.

-Nous avons encore besoin de lui, répondit simplement le souverain avec une fermeté dans laquelle on reconnaissait l'exercice du pouvoir.

L'elfe inspira profondément avant d'hocher la tête. Déjà, Alcéon poursuivait son récit.

-Dès lors, pourquoi m'embarrasser plus longtemps avec vous ? Je continuerai ma quête seul et je la retrouverai, vous pouvez le croire, et ce jour-là, je trouverai enfin la paix que je recherche depuis tant d'années.

-Vous êtes dément, déclara Elessar avec dégoût, vous prétendez vouloir retrouver votre Princesse mais vous tentez en même temps de tuer celui qu'elle a ai…

Un rire sonore jaillit de la gorge du prisonnier. Entre deux inspirations, il hoqueta enfin :

-Vous… croyez… que je veux… la retrouver pour… l'honorer… ?

Le souverain fronça les sourcils.

-Quelle autre raison motiverait un tel acharnement ? demanda-t-il.

Le regard d'Alcéon flamboya, la colère déforma une fois de plus son visage.

-Quelle autre raison ? Mais celle de la faire souffrir, de l'achever, de la réduire à néant, de la déterrer de là où elle se cache afin de lui porter moi-même le coup de grâce, celui que sa disparition m'a empêché de lui infliger depuis déjà trop longtemps… Voilà quelle est ma véritable raison, non pas de ramper devant elle comme tout le monde l'a toujours fait mais au contraire de l'anéantir !

Un silence pesant accueillit ces propos emplis de haine, de démence. Les deux gardes eux-mêmes ne purent empêcher un frisson de leur parcourir l'échine pendant que Thibasse déglutit avec peine. Il commençait à comprendre que ce prisonnier n'était pas un criminel ordinaire, mais un homme puissant dont il lui faudrait se méfier avec beaucoup d'attention.

-Vous semblez avoir oublié dans votre folie une donnée fondamentale, déclara enfin Legolas. Miria est morte.

Un sourire fortement amusé apparut sur les lèvres de l'Occia.

-Non, ne me dites pas que le bien-aimé lui-même pense sa dulcinée six pieds sous terre ?

Devant l'absence de réponse, il éclata de rire.

-Et bien Prince, j'ai une heureuse nouvelle pour vous : non seulement Miria est vivante, mais de plus je peux le prouver !

Ignorant l'air stupéfait peint sur les visages du souverain et de l'elfe, il se tourna vers Thibasse avant de lui ordonner d'une voix sèche :

-Regardez attentivement mon collier !

N'appréciant que modérément de se faire donner des ordres par un captif, l'homme ouvrit la bouche pour protester mais une intervention de son roi l'en dissuada.

-Thibasse, faites ce qu'il demande.

Hochant la tête, l'homme obtempéra avec méfiance.

-Que voyez-vous ? demanda Alcéon avec un sourire ironique à l'égard de son vis-à-vis qui semblait retenir sa respiration.

-Je vois… un œil.

-Et comment est cet œil ?

-Grand ouvert et violet.

Thibasse se redressa avant de se retourner vers le souverain. Celui-ci semblait plongé dans une profonde réflexion dont il ne semblait pas croire la conclusion.

-Cet œil, reprit Alcéon, vous le reconnaissez. Il appartient à celle qui est encore aujourd'hui la Gardienne de son peuple, celle qui voit tout et veille sur lui. Et s'il est ouvert, c'est pour une raison plus qu'évidente : …

-…Miria est vivante, souffla Legolas d'une voix blanche.

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Zavez tout compris ?

Non pas que je doute de votre faculté de compréhension mais j'ai peur de ne pas avoir été très claire dans mes explications ! Cet œil est donc celui de Miria et puisqu'il est encore ouvert sur le médaillon de son peuple, c'est que la demoiselle est vivante !

Voilà voilà, c'était LE chapitre qui renverse l'histoire, vous l'aurez compris !

Le prochain ne devrait pas tarder, je sais déjà exactement à quoi il va ressembler mais je ne vous en dit pas plus, ça sera la surprise ! Mais je vous pense bien impatients d'en apprendre un peu plus sur les Occia, mmh ?

Ca y est, tout est dit ! J'espère que ce chapitre vous a plu et s'il vous prend l'envie de laisser une ptite review, je suis loin d'être contre !

Gros bisous à tous