Sachant que je ne vais peut-être pas pouvoir écrire pendant sûrement une semaine à cause de mes partiels, j'ai essayé de foncer et d'écrire le chapitre 3 pour que vous ayez quand même de quoi lire ! Bonne lecture !

Chapitre 3

Depuis que Mme Weasley avait découvert la grossesse de Fleur, elle ne cessait de lui rendre visite pour s'occuper d'elle, au plus grand dam de Fleur elle-même ainsi que de Ginny qui se retrouvait désormais seule au Terrier.

Un samedi, Harry vint la chercher pour qu'ils aillent chez les Dursley. En effet, Harry voulait s'assurer que sa famille allait bien. Curieux, pensait Ginny. Cette dernière avait accepté de l'accompagner.

« On y va ? demanda Harry

- J'arrive ! »

Elle descendit les escaliers et arriva dans le salon où Harry l'attendait. Elle devrait s'accrocher à Harry pour transplaner n'ayant pas encore passé son permis de transplanage. Elle venait juste de prendre rendez-vous pour avoir son premier cours de transplanage.

Elle s'accrocha donc à Harry et ressentit l'habituelle sensation de compression. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans un parc vide.

« On est où ? demanda-t-elle.

- Dans un vieux parc, pas loin de Privet Drive, répondit Harry. Je ne pouvais pas prendre le risque de transplaner juste devant chez eux au cas où il y aurait des voisins dehors… ou qui regarderaient par la fenêtre… »

Ils marchèrent une dizaine de minutes avant d'atteindre le 4, Privet Drive.

« C'est ici ? » le questionna Ginny.

Il acquiesça. La maison ressemblait à un tableau tellement elle était… clichée. La pelouse du jardin était d'un vert flamboyant, bien plus flamboyant que la pelouse des autres maisons.

Harry s'avança et appuya sur un bouton. Lorsqu'il appuya sur le bouton, une sonnerie retentit.

« Qu'est-ce que c'est ? s'étonna Ginny.

- Oh, c'est comme ça qu'on toque aux portes chez les Moldus », expliqua Harry.

Une femme blonde avec un long cou ouvrit la porte. Ginny devina qu'il s'agissait de la fameuse tante Pétunia. Elle parut surprise de voir Harry. Elle les invita à entrer.

« Qu'est-ce que tu fais là Harry ? demanda la femme.

- J'étais venu voir comment vous alliez, répondit Harry. Si vous vous en êtes bien sortis durant cette année…

- Je vois, dit Pétunia en se pinçant les lèvres, installez-vous sur le canapé, je vais appeler Dudley. »

Ils s'assirent sur le canapé, et Ginny regarda la décoration du salon. Tout était… sophistiqué, trop sophistiqué. Cela manquait cruellement de naturel. Elle crut entendre Pétunia appeler « Duddlynouchet » ce qui la fit rire et lui rappela son enfance lorsque sa mère appelait Ron « Ronny ».

Pétunia revint dans la salle accompagné d'un jeune homme aussi grand que large. Ce dernier esquissa un sourire en voyant Harry.

« Harry ! Tu es revenu ! lança Dudley.

- Euh oui… enfin je suis passé dire bonjour, balbutia Harry.

- Tu ne vas pas revivre avec nous ?! s'étonna Dudley.

- Non je… j'ai ma maison à Londres.

- Vernon sera là dans dix minutes, il faisait les courses, annonça Pétunia en s'asseyant sur le fauteuil en face de Ginny et Harry. Tu ne nous présentes pas ? demanda Pétunia en montrant Ginny du regard.

- Oh ! lâcha Harry. C'est Ginny, ma petite amie.

- Elle aussi elle est…commença Pétunia.

- Anormale ? lâcha Harry avec ironie. Oui, c'est dans mon école pour les monstres que nous nous sommes rencontrés.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, s'empressa de dire Pétunia.

- Dudley, tu veux bien chercher un truc à boire ? » demanda Harry.

Ce dernier obéit et s'en alla. Une fois qu'il ne pouvait plus entendre, Harry chuchota :

«Je sais pourquoi tu détestais autant mon monde, le monde de ma mère, commença Harry. C'est parce que tu voulais y aller toi aussi, parce que tu trouvais injuste qu'il n'y avait que ma mère qui ait le droit d'aller à Poudlard, je sais que tu as supplié Dumbledore de te prendre comme élève, je sais tout…

- Comment… ? s'affola-t-elle.

- Je te pardonne, tante Pétunia, pour détester mon monde, parce que j'ai compris ce que tu ressentais. C'était un monde qui ne pouvait pas t'accepter. Je te le dis maintenant parce que je sais que tu ne voudrais pas que l'oncle Vernon soit au courant. Mais je ne te pardonne pas pour le fait que tu aies essayé de me cacher que j'étais un sorcier. Parce que ce que tu voulais le plus au monde c'était être une sorcière et tu aurais du savoir que me cacher qui j'étais et qui étaient mes parents n'était pas une bonne chose. »

Harry s'interrompit quand Dudley arriva. Pétunia acquiesça silencieusement la tête. Ginny savait exactement de quoi Harry parlait, il le lui avait confié en même temps qu'il lui avait expliqué pour les Horcruxes, pour l'amour que Rogue portait à sa mère, pourquoi Dumbledore lui faisait confiance…

Ginny et Harry prirent les verres que Dudley leur tendait. Elle trouvait le jeune homme étrange. Harry l'avait toujours décrit comme un imbécile et une brute. Or, aujourd'hui, il semblait poli.

« Tu ressembles à la famille de roux qui viennent tout le temps chercher Harry, dit Dudley en regardant Ginny.

- C'est parce que je suis de leur famille », sourit Ginny.

Dudley lui jeta un regard horrifié.

« Ca va, ricana Harry, elle ne va rien te faire. Quoi que tu devrais te méfier de ses sortilèges de Chauve-Furie ils sont redoutables ! »

Dudley ne comprit bien évidemment pas de quoi il s'agissait mais il s'enfonçait de plus en plus dans son fauteuil comme s'il voulait que le fauteuil l'engloutisse. Avec un sourire moqueur, Ginny pensa que le fauteuil devrait être très gourmand pour vouloir engloutir Dudley.

Vernon Dursley arriva quelques instants plus tard chargés de sac de provisions qu'il déposa dans la cuisine. Il revint très vite dans le salon. Contrastant avec sa le cou de sa femme, le sien était inexistant. Ginny pensa que Pétunia avait suffisamment de cou pour eux deux. Elle essaya de garder son calme et de ne pas rire.

« Bonjour, lança Vernon en les jaugeant du regard.

- Oncle Vernon, fit Harry avec un mouvement de tête.

- Harry et sa petite amie sont venus prendre de nos nouvelles. Ils veulent savoir comment ça s'est passé quand nous étions cachés… », expliqua Pétunia.

L'oncle Vernon devint rouge et plissa les yeux en fixant Harry. Il se mit alors à gronder ce qui fit trembler son imposante moustache :

« Hé bien c'était horrible ! Les gens de ton espèce sont très bizarres, encore plus bizarres que toi ! Les gens qui étaient avec nous étaient incompétents ! Et incultes ! Pendant pratiquement un an nous n'avons rien fait ! Nous avons perdu notre travail, notre maison, nos amis, notre vie ! Nous avions tout perdu, tout ça à cause de toi, mon garçon ! Et tu oses revenir ? Si tu crois que nous allons t'héberger à nouveau, tu te trompes !

- Ce n'est pas de ma faute si Voldemort traquait tout le monde ! Vous auriez été autant en danger même si vous ne me connaissiez pas ! riposta Harry. Voldemort tuait les mold… les gens comme vous, simplement pour le plaisir ! Vous pouvez vous estimez heureux qu'il y ait eu des gens pour vous protéger !

- Soit dit en passant, si vous êtes toujours en vie, c'est qu'ils n'étaient pas si incompétents, ajouta froidement Ginny qui ne supportait pas la façon dont Vernon traitait les sorciers.

- Je ne vous ai pas demandé votre avis. », répondit Vernon en fronçant les sourcils.

Ginny lui lança un regard noir. Son réflexe fut d'attraper sa baguette qui était dans sa poche, elle la serra fort puis se calma. Cet imbécile avait besoin d'une bonne leçon, pensa-t-elle. Cependant, elle savait qu'Harry n'apprécierait pas qu'elle lui jette un sort. Elle tâcha donc de se calmer.

« Je… j'étais juste passé pour voir si vous alliez bien, mais visiblement vous allez très bien vu que vous n'avez pas changé », lança Harry en se levant.

Il se dirigea vers la porte et Ginny le suivit. Une voix les arrêta derrière.

« Attendez ! »

C'était Dudley qui les suivaient. Surpris, Harry haussa un sourcil.

« Harry, je voulais savoir… puisque tu es revenu, ça veut dire que tu l'as tué celui qui a tué tes parents ? Dedalus Diggle nous l'avait dit mais je veux être sûr.

- Euh… oui, répondit Harry étonné.

- Et les Détraqueurs ? demanda Dudley. Tu les as tué eux aussi ?

- On ne peut pas tuer des Détraqueurs, on peut seulement les repousser, l'informa Harry.

- Ah… fit Dudley, quand on était caché avec Dedalus, il nous racontait pleins de choses sur toi, ce que tu faisais dans ton école, des histoires avec un chien à trois têtes, un serpent géant, un tournoi que tu as gagné, pleins de choses, pourquoi tu ne nous as jamais raconté tout ce que tu avais fait ? C'est vrai que tu es une star de… Quid…Quadiche…Quidiktch… ?

- Quidditch, sourit Harry. Euh non, je ne suis pas une star…

- Il est trop modeste, l'interrompit Ginny avec un clin d'œil.

- Et je ne vous ai pas raconté tout ça parce qu'à peine je prononçais les mots Poudlard ou magie, vous me priviez de nourriture ou vous m'ordonniez de me taire… continua Harry.

- On a agit bêtement, dit Dudley. Je… je devrais m'excuser pour… enfin… pour tout. Désolé de t'avoir traumatisé quand on était petits…

- C'est oublié, Big D ! sourit Harry. J'avais raison l'an dernier, les Détraqueurs t'ont vraiment insufflé une nouvelle âme, ils ne font pas que du mauvais parfois, ajouta-t-il en plaisantant.

- Je… quand les Détraqueurs m'ont attaqués ils… j'ai eu des flash, des images, je me voyais, avoua doucement Dudley. Je me voyais comme j'étais et… j'ai détesté ce que j'ai vu. Je ne me rendais pas compte de la mauvaise personne que j'étais… toujours en train de me battre, et effrayer les autres. Je pense que cela me donnait l'impression d'être plus fort, mais j'ai réalisé que cette personne, celui que j'étais ce… ce n'était pas une bonne personne.

- Les Détraqueurs devraient attaquer ton père, alors, plaisanta Harry. Ce serait bien qu'il se rende compte de certaines choses…Bon on va y aller, ajouta-t-il. Content de t'avoir vu Big D, on se reverra un de ces jours…

- Au revoir Harry. »

Ginny et Harry s'éloignèrent de la maison et marchèrent jusqu'au parc où ils étaient arrivés pour pouvoir transplaner.

« J'ai l'impression que ton cousin a bel et bien changé, lança Ginny.

- Oui, acquiesça Harry. J'avais déjà remarqué ça l'an dernier avant de partir à la chasse aux Horcruxes, il m'avait pratiquement déjà remercié de lui avoir sauvé la vie…

- J'ai l'impression qu'il est déterminé à être quelqu'un de bien, sourit Ginny. Par contre, je n'arrive pas à cerner ta tante…

- Elle est beaucoup trop influencée par son idiot de mari, lâcha Harry, c'est lui qui déteste tout ce qui est anormal ! Elle, elle ne déteste la magie que parce qu'elle ne peut pas faire partie de ce monde. Si jamais il l'apprend, il ferait une crise cardiaque… Ce ne serait pas une si mauvaise idée qu'il l'apprenne alors… » réfléchit Harry.

Ils arrivèrent au parc mais Harry n'attrapa pas son bras pour transplaner mais il l'attrapa pour la diriger vers la balançoire qui était à côté. Il s'assit sur la balançoire et mit Ginny sur ses genoux. Il avait un air songeur et Ginny le regarda avec inquiétude.

Elle savait que dés qu'Harry se préoccupait de quelque chose il se renfermait sur lui-même. Elle se rappelait, qu'il y a deux ans et demi, lorsqu'Harry pensait être possédé par Voldemort, il n'avait parlé à personne pendant des jours et était resté enfermé dans sa chambre au Square Grimmaurd. Elle s'en rappelait très bien car lorsqu'elle avait essayé de lui parler, il l'avait complètement envoyé sur les roses. Harry pouvait être quelqu'un d'extrêmement ouvert, dés lors que quelque chose le tracassait, il ne se confiait plus.

« Ca ne va pas ? lui demanda Ginny en lui caressant les cheveux.

- Si je… j'étais juste en train de penser à quelque chose… répondit-il.

- Tu veux en parler ?

- Je… j'aimerais bien retourner sur la tombe de mes parents, au cimetière de Godric's Hollow… avoua-t-il. Je ne sais pas pourquoi, j'ai juste…

- Ce besoin irrépressible de t'y rendre ? Même si tu n'es pas sûr qu'ils te voient, même si tu ne sais pas s'ils t'entendent, même si tu ne sauras jamais si ça compte pour eux… Mais tu as envie d'y aller parce que tu te sens plus proche d'eux, comme si leur présence te rassurait, comme s'ils n'étaient jamais partis…

- C'est plus ou moins ça… approuva doucement Harry. Sirius disait que ceux que l'on aime ne nous quitte jamais vraiment, qu'ils sont toujours là dans nos cœurs… Et, lorsque je suis allée devant leur tombe cet hiver avec Hermione, je… je sentais qu'ils étaient là, qu'ils étaient encore plus présents que d'habitude même si je savais pertinemment que sous mes pieds ils étaient dénués de vie, ils étaient même poussière, je le savais… mais je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir ailleurs, je me sentais avec eux…

- Je sais ce que ça fait, sourit tristement Ginny. Je veux dire, depuis que Fred… C'est… c'était la première fois que je perdais quelqu'un de ma famille, quelqu'un qui comptait autant. Et c'est vrai qu'à chaque fois que je vais sur sa tombe, j'ai l'impression de l'entendre encore rire… J'ai l'impression d'être avec lui… »

Ginny ne s'était encore jamais confié sur la mort de Fred. Pas de cette manière. Ginny se leva et attrapa la main d'Harry.

« Allez, on va à Godric's Hollow, ordonna-t-elle.

- Quoi ? s'étonna Harry.

- Tu veux y aller, dit Ginny, je te suis, enfin je m'accroche à toi… »

Etonnée qu'elle soit aussi motivée pour y aller, il lui prit la main puis ils transplanèrent. Lorsque Ginny ouvrit les yeux, elle se trouvait devant une église.

« Le cimetière est derrière », fit Harry.

Ils avancèrent et une statue apparut sur le côté. Elle représentait un homme, les cheveux en bataille, avec des lunettes ressemblant beaucoup à Harry, et une femme aux cheveux longs portant un bébé dans ses bras. Ginny comprit puis sursauta :

« Harry… c'est… ? »

Il acquiesça. Ginny fixa à nouveau la statue et regarda plus précisément Lily Evans. Ou plutôt Lily Potter. Qu'elle était jolie ! pensa Ginny.

Ils avancèrent et rentrèrent dans le cimetière, Ginny voyait pleins de noms connus comme Abbot et… Dumbledore ?!

« La mère et la sœur de Dumbledore », expliqua Harry en voyant sa mine surprise.

Harry s'attarda quelques secondes devant la tombe d'un certain Ignotus Peverell. Cela disait quelque chose à Ginny…

« C'est ton ancêtre, c'est ça ? demanda Ginny pour être sûre. Celui qui avait la cape d'invisibilité au début du conte des Trois Frères ?

- C'est ça », acquiesça Harry.

Quelques rangées de tombes plus tard, ils arrivèrent devant la tombe de James et Lily Potter. Ginny lut l'inscription qui était gravée « Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort ». Elle haussa les sourcils.

« C'est étrange comme inscription, dit-elle.

- J'ai eu la même réaction que toi au début, sourit Harry. Je voyais ça comme vaincre la mort à la façon de Voldemort, mais Hermione m'a dit que la phrase voulait dire vaincre la mort dans le sens vivre une vie après la mort…

- Ca prend tout son sens alors… » murmura Ginny.

Harry fixait la tombe puis se mit à genoux et sortit sa baguette. Il fit alors apparaître plusieurs lys qu'il déposa au pied de la tombe. Ginny ne savait pas où il avait apprit à faire ça… Hermione avait du le lui apprendre durant l'année, songea-t-elle. Elle décida de s'éloigner un petit peu pour laisser à Harry un peu d'intimité. Peut-être ressentait-il le besoin de parler à voix haute à la tombe… Ginny avait déjà ressentit ce besoin, un jour où elle s'était rendue seule sur la tombe de Fred, elle s'était mise à lui parler parce qu'au fond, cela la rassurait.

Harry la rejoignit deux minutes plus tard.

« Pourquoi tu t'es éloignée ? demanda-t-il.

- Je voulais te laisser seul avec eux, je ne sais pas si tu… commença-t-elle.

- Ginny, fit Harry, tu… tu es l'amour de ma vie, tu peux rester avec moi à n'importe quels instants, tu n'as pas besoin de me laisser seul je… enfin, tu m'as compris je… »

Ginny le fit taire en l'embrassant puis il lui sourit. Il lui attrapa le bras et ils transplanèrent pour le Terrier. Lorsqu'ils arrivèrent, ils se rendirent compte qu'il n'y avait toujours personne.

« Chez toi, c'est aussi vide que chez moi, ricana Harry. Vous n'êtes pas sensé être soixante-dix mille à vivre ici ?

- Si mais mes frères et mon père sont tous au boulot et ma mère est… avec Fleurk, grimaça-t-elle.

- Je croyais que tu l'appréciais maintenant, rigola Harry.

- C'était avant que ma mère se mette à l'adorer parce qu'elle porte son premier petit-fils, lâcha Ginny.

- Tu es jalouse parce que tu ne seras plus la petite dernière des Weasley, railla Harry.

- C'est faux ! s'indigna Ginny. Je suis plus que ravie de me débarrasser de ce titre c'est juste que…

- C'est juste que… ? demanda Harry.

- Je ne sais pas ! répondit Ginny sur la défensive. Je pense que je ne m'y attendais tellement pas que j'ai du mal à réaliser que mon frère va avoir un bébé… »

Harry la prit dans ses bras et rigola.

« J'imagine pas ta réaction quand ce sera au tour de Ron, alors, railla Harry.

- Ron ! s'esclaffa Ginny. Il a mit sept ans à embrasser Hermione, ce n'est pas demain la veille qu'ils vont nous faire un bébé !

- J'aimerais bien mourir avant, t'imagines l'horreur, leur bébé ne ferait que de manger et lire. Ils donneraient naissance à un estomac-sur-pages ! s'horrifia Harry.

- Attends un peu que tes meilleurs amis t'entendent parler d'eux comme ça ! » ricana Ginny.

Ils continuèrent à parler, assis sur le canapé des Weasley.

« Dire que dans deux semaines je dois retourner à Poudlard, ronchonna Ginny. Je n'ai jamais eu aussi peu envie d'y aller.

- C'est ta dernière année, profites-en, lança Harry. Et comment ça tu ne veux pas y aller ? Je me rappelles à quelle point tu étais excitée pour ta première année.

- Oui mais quand j'étais en première année tu étais là…

- Mais cette année va être mémorable, tu verras ! la rassura Harry. Tu vas être capitaine de Quidditch et…

- Et tu vas me manquer, termina Ginny.

- Ce n'est qu'un an, fit-il pour la consoler.

- Un an de plus, ajouta-t-elle.

- Oui mais cette fois on pourra se voir, dés que tu auras une sortie à Pré-au-lard, puis pendant les vacances, et rappelle toi qu'on part ensemble à Noël, on pourra se retrouver comme il se doit…

- Je sais, soupira Ginny. Mais ça n'empêche pas que tu vas me manquer. J'ai déjà du mal à passer cinq jours sans toi…

- J'ai remarqué ça, rigola Harry. D'ailleurs arrête de m'appeler sur mon miroir toutes les heures quand je suis au travail, mes collègues se moquent de moi.

- Mais c'est parce que je m'ennuie dans cette maison vide ! lança théâtralement Ginny.

- Ca tombe bien, on peut faire ce qu'on veut dans une maison vide », ajouta Harry en l'embrassant.

Avec un rire étouffé, Ginny enroula ses bras autour de son cou et s'accroupit sur lui tout en continuant de l'embrasser. Jamais elle ne pourrait se lasser de ses baisers, de ses yeux verts qui pétillaient lorsqu'il la regardait… Jamais.

Quand tout à coup, une porte se claqua. Molly venait de rentrer.

Jamais ils ne seraient tranquilles, non plus, pensa Ginny.