Bonsoir!
La suite vient vite ^^
Je l'avais coupé en deux pour que ce soit plus digeste!
Pas de courrier des lecteurs, je l'ai fait par PM!
Enjoy, et n'oubliez pas la review en partant ^^
Ha, et pour ceux qui aime Tooth and claw... Bientôt ^^
House était assis sur une chaise de la cuisine quand Chase remonta.
- Il y avait une espèce d'anneau accroché au mur. Dit le chirurgien d'un ton grave. L'eau oxygénée a révélé d'autres traces de sang autour. J'ai pris des photos avec mon téléphone.
- C'est probablement là qu'elle l'attache pour lui mettre des coups de ceintures Marmonna House. Autre chose ?
Chase commença à secouer la tête, mais se ravisa.
- Il y a plusieurs kilos de glaçons dans le congélateur.
Un frisson parcouru l'échine de House.
- C'est pertinent ?
- On ne peut pas prouver à quoi ils servent. Dit House sombrement. Mais je pense que ce qu'on a suffit.
Il se leva, ramassant le sac de sport dans lequel il avait fourré les autres preuves.
- On retourne au bercail. La mère d'Edwin doit déjà y être à l'heure qu'il est.
- La mère ?
House acquiesça. Il avait commencé par suspecter le père, car c'était ce à quoi il s'attendait, la réalité, bien que semblable en plusieurs points à son expérience était bien différente. Un peu comme les frites du midi.
Faudra qu'il pense à remercier le cuistot.
- Soit c'est un sacré casse cou, soit il arrive quelque chose de pas net. Dit Cameron en fixant les images.
House entra dans le bureau suivi de près par Chase.
- On utilise pas les joujoux quand papa n'est pas là ! Réprimanda-t-il en voyant la jeune femme devant le tableau lumineux.
- Edwin a des ulcères. Répondit-elle.
- Depuis quand ?
- Environ une demi-heure.
- Probablement les bons petits plats de Maman. Grogna Chase, les sourcils froncés.
- C'était ma réplique!S'indigna le diagnosticien.
Il reprit son sérieux.
- Qu'a montré le scanner ?
Cameron grimaça, jetant un regard en biais à Foreman, qui fixait la pointe de ses chaussures avec une moue dégoûtée.
- Des multiples fractures aux membres supérieurs et aux côtes. Toutes d'ancienneté différente. Et.. Il a de l'eau dans les poumons.
- On doit l'enlever avant qu'il n'attrape une pneumonie ! S'alarma Chase.
- On ne sait toujours pas ce qu'il a. Fit remarquer Foreman.
- La grippe.
Tous les regards se tournèrent vers House.
- Mais vous disiez que...
- Le gosse est hémophile et a la grippe ! C'est clair quand même non ?
- Et les convulsions...
House prit un air faussement coupable.
- Non... Marmonna Foreman pour lui même. Vous avez empoisonné un gosse ! Lança-t-il à House.
- Tout de suite les grands mots ! Je lui ai permit de rester dans notre service, c'est tout !
- Vous nous avez mené sur une fausse piste ! Que ce serait-il passé, si l'un des traitements administrés avait eu des effets secondaires avec ce que vous lui avez donné ? Vous auriez pu le tuer !
- Hey ! C'est pas parce que maintenant vous avez le droit de vote que vous avez la science infuse ! Je savais ce que je faisais ! Rétorqua House qui commençait à s'agacer.
Cameron tenta de calmer le jeu.
-Vous vouliez gagner du temps pour prouver l'abus, c'est ça ?
- C'est chose faite. On va constituer un dossier avec tout ça, Chase, vous le porterez à la police. Ordonna House. Vous deux, allez aspirer l'eau des poumons du gamin, et faites en sorte que la mère reste loin de lui. J'essaierai de parler au père avec Wilson.
Foreman et Cameron sortirent, laissant Chase seul avec House. L'australien dansait d'un pied sur l'autre, hésitant à prendre la parole quand House l'interpella.
- Qu'est-ce que vous foutez encore là, vous ? Maugréa House qui regardait à travers la vitre du balcon.
- Vous saviez exactement où chercher... Commença Chase lentement.
House serra les dents.
- Vous saviez à quoi servaient chaque élément qu'on a trouvé là bas, je soupçonne même que vous avez su au premier coup d'œil qu'Edwin subissait...
- Chase. Foutez moi le camp. Coupa House d'un ton menaçant.
Chase hocha la tête, fixant les épaules crispées de son patron. D'une certaine manière, il ressentait pour cet homme encore plus de respect qu'auparavant.
- Je vais au commissariat. Annonça-t-il en tournant les talons.
House soupira. Une conversation difficile l'attendait.
- Mr Lance, nous avons assez de preuves pour confirmer que votre fils est victime de maltraitance. Annonça Wilson avec douceur.
Il était assis à coté de House, tous deux faisant face au père de famille.
- Encore avec ça ? S'insurgea ce dernier. Qui allez vous accuser cette fois, hein ? Mon beau frère ? Edwin adore son oncle !
- Non. Reprit House. Sa mère.
Wilson lui fit les gros yeux alors que Mr Lance se levait brusquement, prêt à donner une symétrie au visage de House.
- Nous comprenons votre désarroi. Dit précipitamment l'oncologue. Mais s'il vous plaît, écoutez ce qu'on a à dire. Nous vous laisserons décider ensuite.
Espérant que cela éveillerait sa curiosité, Wilson ouvrit le dossier contenant le scanner d'Edwin, ainsi que diverses photos que Chase et House avaient prises de la maison de Lance.
- Regardez le scanner corporel. Chaque ligne représente une fracture. Commença Wilson en lui tendant la feuille plastifiée. Selon leur épaisseur elles sont plus ou moins ancienne.
- On peut situer la première à environ l'âge de trois ans. Continua House. Étiez vous au courant pour toutes ces fractures ?
- Je veux l'avis de mon beau-frère sur ces images ! Lança le père d'Edwin qui semblait commencer à paniquer.
House souffla avec dédain.
- L'avis d'un vrai médecin serait sans doute plus pertinent...
Il fut interrompu par un coup de coude dans les cotes.
- C'est votre choix. Dit Wilson avec un sourire crispé.
Cinq minutes plus tard, le beau frère confirmait les dires de House et Wilson.
- Edwin a toujours été maladroit... Gémit Lance.
- Ils disent tous ça. Fit House en roulant des yeux. Mon collègue et moi avons trouvé des traces de sang de partout dans les affaires d'Edwin. Votre femme s'amuse également à lui faire manger des plats très « assaisonnés » ce qui explique les ulcères dont il souffre. Quant à l'eau qu'il a dans les poumons, c'est sans doute lié aux bains de glace qu'elle lui fait prendre.
Après de longues minutes de conversation, le père abattu retourna à la chambre de son fils, notant la présence de deux médecins, et l'absence de sa femme.
- La police viendra d'un moment à l'autre. Dit Cameron d'une voix douce. Je vous invite à avoir une conversation avec votre fils.
Mr Lance acquiesça et s'assit au chevet d'Edwin, prêt à entendre la vérité de la bouche de son fils.
- C'est du bon travail House. Complimenta Cuddy en lui tendant un gobelet de café.
House leva les yeux de son magazine, les lunettes perchées au bout de son nez, surpris de voir son boss venir le féliciter en personne.
- Vous venez me dire ça quelque jours après que j'ai résolu le cas parce que... ?
- Edwin vient de sortir de l'hôpital. Lui et son père vont avoir le soutien dont ils ont besoin. Et Mme Lance est sous les verrous.
- On dira que j'ai fait ma BA du mois. Ça me dispense des consultations ?
- Rêvez pas trop non plus...
House lâcha un son qui ressemblait étrangement à un petit rire.
- Ça valait le coup d'essayer...
Un fin sourire étira les lèvres de la doyenne.
- J'ai un cas pour vous.
- Pas trop tôt ! Le génie que je suis a besoin d'exercice !
Cuddy roula des yeux avec amusement en lui tendant le dossier.
- N'oubliez pas de venir me voir pour... Vous savez ?
- Opération « Doyenne en cloque » toujours en cours, j'ai pas oublié !
- Merci.
Elle sortit d'une démarche chaloupée. House attendit qu'elle ait quitté son champ de vision pour s'intéresser au dossier.
A peine eut il tourné la première page qu'une voix l'interpella.
- Docteur House ?
Il leva les yeux une fois de plus.
- Tiens, salut « tonton ». Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- Je tenais à vous remercier personnellement... Répondit le psychiatre d'une voix faible.
House hocha la tête. Il n'était pas habitué à ce genre de comportement envers lui.
- Je dois vraiment être un psychiatre pitoyable pour ne pas m'être rendu compte de ce que faisait ma sœur...
- Une femme charmante... Commenta House.
En effet Mme Lance avait laissé la trace de ses ongles sur la joue de Wilson quand celui ci avait mené la police jusqu'à elle.
- Elle avait un coté cruel lorsqu'elle était enfant... Elle martyrisait souvent des petits animaux ou le chat...
House se retint de montrer son impatience. Il n'était pas fan de ces effusions de sentiments et de confessions. Il avait l'impression d'avoir échangé de corps avec Wilson.
- Vous savez... Vous devriez faire pour vous même ce que vous avez fait pour Edwin.
House se figea, sourcils froncés.
- Vous devriez obtenir justice.
- Si vous aviez pas remarqué, je suis déjà du mauvais côté de la quarantaine. J'ai autre chose à foutre que de courir après mon passé. Grommela House en fixant enfin le psychiatre.
- Cela ne vous rend pas fou ? De savoir que votre père vit tranquillement sa vie avec votre mère, profitant de sa retraite comme si jamais rien ne s'était produit, alors que vous continuez de souffrir de ses actions ?
- Et ensuite ? Je sortirais des dossier vieux de plus de vingt ans, je ferai pleurer ma mère, un septuagénaire écoperait d'une peine de prison qui de toute façon serait écourtée au vu de son âge, mes collègues me regarderait tous comme un chiot blessé qu'ils viennent de ramasser dans le caniveau... Ça n'en vaut pas la peine.
House marqua une pause, son regard se posant sur une cicatrice ronde qu'il avait sur le dos de la main.
- J'aurais seulement aimé...
Il ne finit pas sa phrase, sentant les émotions tenter dangereusement de le submerger.
- Au revoir, Docteur Curtis.
Le psychiatre se leva et lui serra la main avec un signe de tête.
- Prenez soin de vous, Docteur House.
J'aurais seulement aimé que quelqu'un se donne la peine de faire pour moi ce que j'ai fais pour Edwin.
