I'M ALIVE ! C'est HONTEUX de ma part de mettre autant de temps, mais disons que entre les études (que j'ai arrêté à cause d'un léger problème), le travail (hôtellerie 3 étoiles mes chers. Je n'ai PAS DE TEMPS.) et la famille (je passerai tout ca sous silence), je eu la PAGE BLANCHE pendant des mois ... Y'a qu'a voir Lettres d'un condamné ... J'arrive pas à commencer le chapitre ...

Mais le chapitre est là ! C'est reparti ! :DDD

Répondons aux reviews anonymes UwU ~~

Layla : Heureuse de voir que ca te plait toujours autant ! Et oui les choses sérieuses commencent... Doucement, doucement... On verra des esprits, oui, mais on ne verra pas les personnages de CP puisque le temps ne correspond pas ^^ Mais après, je n'exclue AUCUNE hypothèse ... Je suis aller voir le let's play, il est génial ! :D

Claes-kun : YEAAH un fan dans le trip ! Badass man! *high five* Et tu sais que grâce à toi, la fin à changer de direction ... ? Gniéhéhé !

Lisez tout ! Et ENJOY.


Chapitre 3 : The Beauty and the Fool.

Mon corps heurta un sol décomposé, les planches de bois craquant sous mon poids.

« Aie …. »

Je tournais ma tête lentement, mes vertèbres craquant sous le mouvement. Pour l'instant, il n'y avait qu'un plafond miteux, des araignées mortes tapissant les coins de murs.

« C'est quoi … »

Je me relevais difficilement, me mettant à quatre pattes pour mieux me mettre debout par la suite.

« … Ce bordel ? »

Mon cache-œil étant tombé et dévoilant mon quart de visage défiguré, je mis ma main devant ma cicatrice en guise de réflexe. A première vue, je me trouvais dans une salle vide, un simple tableau cassé à multiple endroit face à moi. Quelques fenêtres parsemaient ma gauche et des portes style orientale se trouvaient à ma droite.

« Ecole Tenshin ? »

Un petit panneau de bois gravé à l'encre noire et à terre vantait le nom de, à ce qu'il paraissait, une école. Mais ou était les tables ? Les chaises ? Et surtout les élèves ?

« Mphh…. Aaah… »

Je me retournais d'un coup, une touffe de cheveux blancs et une main rouge sombre sortant d'un débarras de planches derrière moi. Je soupirais de soulagement : je n'étais pas seul et tant mieux, cette ambiance avait le don de me foutre la chair de poule.

« Ca va, Allen ? »

Des tâches de saletés parsemant ses joues et ses vêtements, l'albinos toussa violemment.

- Ou on est Kreu keuh Lavi ?

- J'en sais absolument rien … On dirait une salle de classe mais …

- Ou sont les autres ?

- Aucune idée … Il faudrait commencer par sortir de ce foutoir !

Je cherchais a tâtons mon cache-œil, et une fois que j'eu mis la main dessus, Allen entama la marche.

- On aurait presque l'impression qu'un fantôme pourrait surgir.

- Ah tais-toi Lavi !

- Si ca se trouve ….

Nous déglutîmes au même moment.

- Il y a un macchabé juste derrière la porte ….

Nos regards se croisèrent, la même peur se lisant dans nos yeux. Allen et moi n'avions jamais été très à l'aise avec le surnaturel. Un comble pour des exorcistes.

- C'est toi qui as commencer à parler de morts, alors c'est toi qui ouvre la porte !

- QUOI ? Mais Moyashi, tu ferais quoi si je me fais tuer ?

- Allen ! Je te promets de faire une fête en guise de funérailles.

- … Avec des blondes à forte poitrine ?

Je vis mon ami sourire de toutes ses dents.

- Promis.

Ma main approcha de la porte, mon cœur tambourinant de toutes ses forces. Je pris le côté avec de le faire coulisser lentement.

Boum boum

Un noir abyssal commençait à apparaitre dans le léger écart que j'avais créé, des bruits étranges pénétrant la salle.

Boum boum boum

Mon souffle se coupait lentement, je sentais Allen se raidir derrière moi.

BOUMBOUMBOUM

J'ouvris entièrement la porte, le coup sec la faisant se cogner contre la planche à quelques centimètres de là.

Un cri mourut dans ma gorge.


Mes yeux s'ouvrirent sur un plafond neutre et une salle d'infirmerie vide. Tout semblait parfaitement normal, à part le fait que j'avais atterris dans un endroit inconnu, par la chambre à Kanda.
Je me relevai doucement, essuyant ma jupe et ajustant mes collants.

« Lavi ? »

Personne était avec moi, hors nous étions tous tombés en même temps. Si un des garçons était quelque part, c'était forcément par ici. Mes pas s'engagèrent dans la petite salle, mes mains ouvrant les rideaux et mes sens en alerte maximum : si c'était un plan du comte, il fallait être prudent.

« Allen ? »

J'avais fait le tour de la petite salle, et avait pris en guise d'arme un scalpel trouvé au hasard. Bien que cela m'ait semblé bizarre de trouver un tel objet dans une infirmerie, avoir un moyen de combattre au corps à corps me rassérénait un peu.

« Nii-san ? »

Une porte était face à moi, et c'est le cœur battant que je m'engageais dans le long couloir sombre et silencieux. Je détestais cette ambiance, ce poids qui m'oppressait. Pour avoir arpenté les longs corridors glaciaux du Q.G, j'étais censée être habituée, mais le simple fait de me sentir observée de tous les côtés me rappelait ces longues années en compagnie de Luberrier et de ses Corbeaux.
Mes pas me guidèrent jusqu'à un cul-de-sac, des toilettes à ma droite et une pendule cassée face à moi. Quel était l'intérêt d'une telle babiole ?

Cette petite horloge me fit sourire, l'image de Miranda et son innocence dans mon esprit.

L'innocence.

Un énorme doute m'envahit, la peur me prenant peu à peu dans ses griffes acérées.

« Innocence, Activation ! »

J'attendis quelques secondes, le silence pesant devenu un liquide me prenant au thorax. Dites-moi que c'est un cauchemar.

« INNOCENCE, ACTIVATION ! »

Rien ne se passa. Mes jambes restaient neutres, aucune botte ne faisant son apparition.

Mon regard vide se dirigea vers la pendule face à moi, la dévisageant comme si elle avait la réponse à toutes mes questions. Pourquoi avais-je atterris ici ? Pourquoi mon innocence ne bougeait pas ? Pourquoi j'étais seule ?

Hi hi hi …

Je distinguai mon reflet dans la vitre sale de l'horloge. Mon nez, mes yeux, mon visage, mes cernes et mes cheveux relevés en couettes.

Encore une autre ….

Ma main s'approcha doucement de la glace brisée, caressant le bois du bibelot.

Enfuis-toi, O-nee-chan !

Une main empoigna mon épaule, la compressant et la malaxant pour la déboitée. Je me retournai, les yeux écarquillés et mon scalpel prêt pour toute éventualité, un cri d'effroi mourant dans ma cage thoracique. Puis, face à moi, …

Rien.

Seulement le long couloir abyssal par lequel j'étais arrivée.

Ma main et tout mon corps se détendirent lentement, comme soulagée de voir que j'étais prise d'hallucinations.

« Ce n'était rien … Haaa … »

Je ne pu empêcher un soupir de franchir mes lèvres pâles, mes yeux scrutant le scalpel et mon esprit bénissant mentalement Dieu pour m'avoir doté d'une arme. Mon visage se releva, mes yeux scrutant les ténèbres face à moi.

Un mouvement à ma gauche.

« Qui est là ?! »

Mes pieds pivotèrent sur eux-mêmes, me mettant en position de défense, l'image mentale de Kanda et de ses longues heures d'entrainement comme exemple.

« QUI est là ?! »

Je rentrais doucement dans les toilettes, mes mains armées sur le côté, prête à en découdre.

« Répondez ! »

J'ouvrais les portes unes par unes, l'adrénaline parcourant le moindre de mes muscles.

« …. »

A l'occurrence, il n'y avait personne. Aurais-je encore été victime d'hallucinations ? Un bruit sec et répétitif vint à mon oreille, comme un chuchotement. Je tentais de m'approcher de ce bruit, mes bras parsemés de chair de poule, avant de me stopper devant la porte condamnée au fond de la pièce.

« Qu'est-ce que … »

La poignée résistant, je donnai un coup de pied enragé dans le misérable morceau de bois, le chuchotement devenant distinct.

Et abject.

« Ah…. »

La corde qui enserrait son cou et bougeait lentement me paralysa.

« AH … »

Ses jambes maintenant vides de tous soubresauts pendaient lâchement au dessus du trou menant aux canalisations, alors que ses fluides parsemaient son pantalon et sa gorge ensanglantée. Je ne pu que tomber aux pieds de cette immonde réalité.

Onee-chan est triste ?

Mes mains s'approchèrent, tremblante, de ce corps, de ces membres inertes.

Onee-chan l'aimait ?

Ma nuque raide face au pendu, mon existence semblait s'effondrée. Mon âme s'égarée. Mes sentiments se perdre dans un dédale d'émotions. Cet impression d'être délaissée, abandonnée de tous et par tous.

« Nii … »

Ses cheveux d'ébènes glissant sur ses joues, ses lunettes au sol et ses yeux exorbités.

« NII-SAAAAAAAAN ! »

Hi hi hi …

« POURQUOI NII-SAN ?! »

Onee-chan est triste n'est-ce pas ?

« POURQUOI AS-TU FAIT CA ?! TU M'AVAIS PROMIS ! »

Onee-chan veut mourir ?

« TU NE ME LAISSERAI PLUS SEULE ! TU ETAIS LA POUR MOI ! »

Mon corps désespéré se raccrocha à celui froid de mon frère, pleurant, implorant à ce Dieu que je détestais tant de le sauver, de nous sortir d'ici, de ce cauchemar. Plus rien n'avait d'importance maintenant qu'il était mort.

- Len….A…

- … NII-SAN ?

Ses lèvres bleuis bougeaient dans le vide, les larmes roulant et tombant sur mes propres joues.

- L…enaaa….

- NII…

- Enfu…i…

- ARRETE DE PARLER ! TAIS-TOI ! JE VAIS T'AIDER !

Je quittais le corps à l'agonie de mon frère, courant et trébuchant contre une latte relevée. Face un moi, un seau était posé.

- TIENS BON, NII-SAN !

Les viscères qui remplissaient le sceau me dégoûtaient. Mon Dieu. Mon Dieu. Mon Dieu.

- Uuh… GHAA !

Les boyaux encore pleins de fluides ensanglantés se répandirent à terre dans un bruit de glaires que l'on aurait craché avec trop de vigueur, les membranes intestinales s'éclatant sous le choc. Mais peut m'importait, je devais sauver mon frère. Je courus jusqu'à la porte le sceau glacé entre mes mains pour-

- … Nii …

Crrrrr…. Crrrrrr. Crrrr…. Crrrrr. CRRRRR…. Crrrrr.

- … san.

- Vous le payerez tous.

Mon regard inondé de larmes et ma conscience s'envolant doucement, mes yeux se tournèrent vers celui crevé d'un petit garçon.

« Ah … »

- CREVE, SALOPE.


Mon cœur battait à tout rompre, mon souffle rauque et ma respiration haletante franchissant la barrière de mes lèvres. Men sens au aguets, mes yeux décryptant chaque parcelle de terrain, tout mon être était en action.

« Et merde ou elle est ?! »

Je gravis quatre à quatre les marches en bois, parcourant chaque pièce de chaque couloir, les injures fusant à chaque échec. Elle était introuvable.

« LENALEE ! »

Le foutu silence de ce foutu couloir me répondit, presque sifflant. J'étais au dernier étage, et j'avais fait toute les pièces –à l'exception de quelques unes qui étaient fermées de l'intérieur.
J'avais pu conclure deux choses lors de mon escapade : on était dans une école abandonnée et il était impossible de sortir d'ici. Toutes les issues étaient fermées à double-tour. Impossible de casser une fenêtre !

Je ne savais pas quoi faire. J'étais perdu. En pleine proie à une crise de panique.

Par ici.

Je sursautai, ma nuque craqua quand je fis volte-face. Personne derrière moi. Mais …

Un couloir ?

Il n'y était pas. J'en étais sûr. Tout à l'heure, seul un mur se trouvait là. Se fut dans un doute terrible que je m'engageai, doucement, dans le cul-de-sac. Mes pas hésitant m'amenèrent au bout de quelques instants face à une horloge ternie et la grande aiguille butant une seconde avant le chiffre Douze.

Tic…

- Tout ca pour ca …

Mais qui m'avait parlé alors ?

Tic …

- Lenalee ?

A ma droite, une porte entre-ouverte laissait place à un vide inquiétant. Peut-être était-elle ici ?

- Lenalee tu es l-SPROCH

Immonde.

Abject.

- Oh putain c'est dégueulasse ….

Je venais de marcher sur des boyaux humains dispersés face à la porte, comme jetés là intentionnellement. Ma chaussure était maintenant pleine de sang et de substances en décomposition, et j'en avais une partie sur mon pantalon blanc, l'odeur de reflux gastrique m'atteignant d'un coup.

Tic …

Je me dirigeai lentement vers l'angle mort de la pièce ou se trouvait les lavabos, tentant de faire abstraction des bruits que faisait ma chaussure droite à chaque pas, mes yeux suivant le mur jusqu'aux derniers centimètres qui obstruait ma vue.

Tic …

De légers bruits me parvinrent, des gouttes, des frétillements, des chuchotements…

Tic …

Des... Sanglots ?

TAC.


Ma chute fut plus violente que ce que j'avais prévu. Le verre de mes lunettes avait heurté le sol, quelques éclats me transperçant le visage et une branche avaient failli me rentrer dans l'œil.

J'avais atterri dans une cour intérieure emplie de feuilles mortes et de terre aux relents de moisissure, et la boue qui couvrait mon uniforme blanc immaculé de supérieur commençait à imprégner le tissu de son teint marron verdâtre. J'eu du mal à me relever, le dos et les genoux douloureux, je pouvais presque sentir le sang pulsé dans mes membres maltraités.

Je regardais les alentours, doucement, lorgnant un danger inexistant comme un animal traqué. Ou était les garçons ? Ou était ma chère petite sœur ? Ou étions-nous tout simplement ?

Je passais au-dessus de la barrière de bois vermoulue, atterrissant laborieusement sur mes deux jambes avant d'ouvrir la grande porte au bois imbibé d'eau croupie.

- Lenalee ? Allen ? … Kanda ?

Mes pieds écrasaient des chaussures microscopiques et trouées, appartenant à des enfants de bas âge.

- Ce serait une école ? Que fait une école ici ?

- Nii-san.

Je me retournais d'un coup, le vide dans mon dos et l'obscurité au bout du couloir. Aurais-je entendu … ?

- Lenalee ?

- Nii-san !

Ma sœur. Ma sœur était là, tout près, à quelques centaines de mètres de moi, seule dans cet endroit malsain.

- Lenalee ! Ca va ?! Répond-moi !

Un bruit sourd ce fit entendre à l'étage, des bruits de pas de part en part dévalant des escaliers et des portes se claquant.

- Lenalee ?!

Je montais tant bien que mal les marches quatre à quatre, tentant d'arriver à l'étage le plus vite possible, dévalant les paliers.

VLAM.

J'étais sur le seuil du 1er étage, et tout était éteint, pas un bruit ne sortait des murs. J'aurai pourtant tellement aimé qu'un son, aussi infime soit-il infiltre ce couloir et me mène à l'être que je chérissais tellement.

Je me laissai glisser contre les lattes de bois, à côté d'une bougie à moitié entamée, la cire dégoulinant contre le parquet. Je me perdis dans la contemplation de cet objet incongru dans un tel endroit, mes yeux reflétant la flamme refusant de mourir, alors que je me sentais suffoqué à cause du manque d'oxygène.

La flamme cilla quand la porte face à moi, s'ouvrant et claquant contre la chambranle usée dans un bruit sourd, s'ouvrit. Je ne percevait rien, ni à l'intérieur de la pièce, ni à l'extérieur.

Alors pourquoi sentais-je une présence à mes côtés ? Pourquoi sentais-je le corps de quelqu'un contre moi ? Pourquoi sentais-je son souffle contre ma nuque et sa voix apeurée ?

Je déglutis lentement. Qu'est-ce que c'était que ca ? Un dos était collé à moi, de longs fils parsemaient mon visage en cascade, et je sentais même la sueur froide sur le corps invisible.

Des paroles me vinrent sous forme d'écho, semblant si distants mais pourtant si proches. Qui es-tu, étranger ? Es-tu une âme en perdition dans cet endroit désolé ?

- …on Dieu… Qu'es… tais que ca ? Pou…uoi un … osse ?

Les mots avait beau être coupés, indistincts, entremêlés de peur et d'inquiétude, le ton de cette voix m'était familière. Je l'entendais chaque jour depuis bientôt 6 ans.

- … Kanda ?

- KYAAAAAAAAAAAAAAH !

Le cri fendit en deux mes élucubrations mentales, coupant net le souffle contre ma peau sale.

Lenalee.

Je partis en courant vers le fond du couloir, sentant le corps –ou l'esprit- de Yû s'enlever et me suivre dans ma course, tournant à gauche et butant contre le mur, alors qu'un rire de soulagement, presque un pleure, sortait de ma gorge en voyant une salle allumée sur ma droite, une horloge arrêtée me faisant face.

- Lenalee je suis là !

J'entrais en trombe dans les toilettes, la sensation de Kanda sur mes talons s'étant arrêté quelques mètres plus hauts. Je regardais autour de moi, un sourire encore figé aux lèvres.

- … Lenalee ?

J'ouvris la première porte, m'attendant à voir ma sœur recroquevillée dans un coin.

VLAM.

La deuxième porte fut aussi vide que la première, mon sourire commençant à retomber.

VLAM.

La suivante était aussi désertée que les premières. Ou es-tu, Lenalee ?

VLAM.

Il n'en restait qu'une.

S'il vous plait. Faites qu'elle y soit. Mon Dieu. Faites qu'elle soit ici. S'il vous plait. S'il vous plait !

VLAM.

Hihi … « Nii-san. »


Je suis. Tellement. Sadique.

Vous vous posez des questions hein ? HEIN ?! BWAHAHAHAHA ! DIABOLIIIIIIQUE !