Je ne possède ni la grâce ni le plaisir de posséder Death Note et Harry Potter, qui appartiennent à leurs auteurs respectifs, dont vous pourrez trouver le nom suite à une rapide recherche Google.

Ce chapitre fait plus de 3000 mots, et les prochains chapitres auront environ la même longueur. En général, elle variera de 2500 mots à 4000 mots.

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Commentaire de O'Toole
(Loi de Sod)

Murphy était un optimiste.


Chapitre 2

L et Light étaient assis face à face, dans leur chambre. La porte était fermée à clef, et les volets rabattus. Le sujet dont ils allaient discuter était sensible. Aucun d'entre eux ne savait comment commencer. Aucun ne parlait, mais leur regard était suffisant pour communiquer. Ils ne croyaient pas avoir mal vu, ou avoir raté un élément. Une seule explication était possible. La sensation de puissance s'étant échappée de son corps ne laissait aucun doute quant à sa responsabilité. L, grâce à une sorte de télékinésie, avait vaincu leurs agresseurs.

« Bon, Light. Ça ne sert à rien de tergiverser. Je n'ai aucune idée de ce que j'ai fait, ni de comment je l'ai fait, mais il semble que j'ai projeté trois enfants de près de deux fois mon poids contre à mur. Au vu du bruit à l'impact et de leur état, leur vitesse était supérieure à vingt kilomètres par heure. Le pouvoir, quel qu'il soit, semble avoir été activé par certaines conditions. » L s'arrêta, et prit le temps de réfléchir. Light continua :

« Lorsque j'étais en danger. Soit tu ne peux activer cette « force » que pour me protéger. Peut-être pour te protéger toi. Elle semble être utilisable lorsque tu éprouves une forte colère, ou un fort désespoir. Peut-être que cela s'étend à d'autres émotions, mais cela reste à vérifier. Une autre possibilité est que tu sois une « évolution » de l'homme, un « mutant », et que cette protection soit un mécanisme de défense naturel s'activant lorsque ton organisme atteint un taux d'adrénaline critique ». Il s'arrêta, et médita ses propos. Les deux frères restèrent silencieux pendant plusieurs minutes, avant que L ne se décide à continuer.

« Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ce n'est pas la première fois que quelque chose d'absurde et de totalement surnaturel nous arrive ». Light acquiesça. L semblait partager ce sentiment, ce fourmillement au fond de son crâne comme s'il devrait se souvenir de quelque chose, comme s'il n'avait pas accès à une partie de sa mémoire. L continua, comme si de rien n'était.

«Peut-être ai-je utilisé quelque chose que je ne pouvais faire qu'une fois dans ma vie ? Et si je ne pouvais plus jamais le refaire ? Et ce pouvoir s'est manifesté sous forme télékinésique. Mais si ce n'était pas toujours le cas ? Si je pouvais également, si j'apprenais à contrôler ce pouvoir, faire de la pyrokinésie, me téléporter ou encore lire dans les pensées ? » Light se tortilla sur son lit, mal à l'aise. Si L pouvait lire dans ses pensées ? Ils étaient très proches, mais leur amitié et leur fraternité se basait surtout sur leur intellect. Chacun était le seul que l'autre considérait comme un égal. Et maintenant, L était supérieur. Light ne voulait pas être jaloux, ce n'était pas la faute de L. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il prit la parole, d'un ton défaitiste. « Reste à savoir si ce don est inné, ou acquis »


Cela faisait six jours et dix-sept heures depuis que L avait découvert son « Don ». Les deux frères expérimentaient pour le définir, pour connaitre ses limites et pour découvrir un moyen de le maîtriser. Et de l'apprendre. L sentait que son frère était jaloux, et cela le gênait énormément. Il travaillait autant, sinon plus que Light, pour que celui-ci puisse également maîtriser le Don, comme ils en étaient venus à l'appeler. L avait réussi à le réutiliser une fois depuis l'évènement, en concentrant toute sa volonté et ses émotions sur un crayon. Ce dernier avait lévité de quelques millimètres pendant trois secondes et soixante centièmes environ. Leur hypothèse était partiellement confirmée : le Don était instinctif, et pour le maîtriser, il fallait maîtriser son esprit et ses émotions. Non pas les inhiber, mais les contrôler. Les deux garçons avaient été soulagés de découvrir que le Don n'était pas à usage unique. Mais ils ne savaient toujours pas comment faire pour que Light en bénéficie. L avait donc décidé d'utiliser des moyens drastiques. Il se trouvait sur le toit de l'orphelinat avec son frère. Il se tenait près du bord, tandis que Light était plus en retrait. Il s'avança, et se tourna vers Light.

« Light. Je ne pense pas pouvoir vivre avec ce don. Adieu. »

Et il sauta


L'expérience avait porté ses fruits, L en était satisfait. Cela faisait trois jours qu'il s'était jeté du toit, dans l'espoir de provoquer une réaction émotionnelle forte chez son frère. Cela avait fonctionné, mais pas selon les plans de L. Light avait bien pu utiliser le Don, mais si L n'avait pas prévu son coup, il serait mort. Light avait crié, et s'était précipité vers le bord, en larmes. Il s'apprêtait à voir le corps sans vie de son rival, frère, ami, égal. Celui-ci était un étage en dessous, sur le balcon, agrippé à un matelas qu'il devait avoir disposé au préalable. Light était tellement soulagé et tellement en colère, qu'il avait explosé. Il avait insulté son frère, et avait sauté pour le rejoindre. Il était en train d'enchaîner les « Tu es inconscient ! Même les pandas dont tu partages les yeux ne sont pas aussi stupides ! » et « Si tu veux vraiment mourir, tu n'as qu'à demander ! ». Il s'interrompit en voyant le visage fasciné de L. Celui-ci se tourna lentement vers lui et lui sourit de toutes ses dents « Light. Tu devrais te calmer. Le matelas à prit feu, et si tu continues, je devrais réquisitionner la moitié de ton lit. » Light s'était également retourné, et contempla le matelas avec des yeux écarquillés. L repris, sa voix en mode « business » :

« En tout cas, cela nous apporte de nouvelles informations. Premièrement, le Don n'est pas limité à la télékinésie. On peut également faire de la pyrokinésie et, très probablement, plein d'autres choses. Pour ce qui est de l'acquisition du pouvoir, cela reste très flou. Le fait que tu puisses l'activer ne signifie pas forcément qu'il n'est pas inné. C'est même probable qu'il le soit. Si n'importe qui pouvait activer le Don, à condition qu'il éprouve des émotions fortes, nous serions au courant. Et les exécutions capitales par injection létale seraient impossibles si le condamné, dans un état où il éprouve forcément de fortes émotions, commence à mettre le feu à la salle ou peut se téléporter. » L venait de sortir un bonbon à la menthe de sa poche. Il le déballa, et l'engloutit distraitement. Light continua à vocaliser les pensées qui, il en était sûr, ils partageaient.

« Je crois qu'on ne va plus s'ennuyer pendant un bout de temps. Mais il ne faudra pas négliger nos études. De même, il faudrait continuer la pratique intensive des arts martiaux et de nos instruments de musique. Cependant, notre emploi du temps devient subitement chargé. Il nous faut non seulement comprendre le Don, il faut également le maîtriser à la perfection. Les possibilités sont infinies, mais je propose de commencer par la télékinésie et la téléportation, si c'est possible. Ainsi, nous pourrons nous défendre et fuir si nécessaires. L'invisibilité semble également être une option intéressante… »

Les deux frères continuèrent à parler jusqu'à minuit, avant de se coucher tous les deux dans le lit de Light, qui ronchonna « C'est ta faute si ton matelas est brûlé, tu n'avais qu'à pas sauter ».


« Light ? »

« Oui, L »

« Cette histoire de matelas et de balcon, ça ne te rappelles pas quelque chose ? »

« Mmh. Je dors. »


« Light ! Light ! Viens voir ! » L rentra précipitamment dans la pièce. Light fronça les sourcils devant le comportement de son frère. Il était d'habitude flegmatique, presque apathique. Cela faisait maintenant un an qu'ils avaient découvert le Don, et ils commençaient, doucement à le maîtriser. Au lieu de s'entraîner pour augmenter sa puissance, les deux frères se concentraient sur la précision. Ils jouaient par exemple leurs parties d'échec sans toucher les pièces, n'utilisant que leur pouvoir pour effectuer les déplacements. Ils avaient également compris quelques principes de pyrokinésie, même s'ils ne parvenaient qu'à très peu de résultats. La seule chose qu'ils pouvaient faire tout en gardant le contrôle de leur feu était d'allumer une cigarette. Ceux que les résidents de l'orphelinat étaient venus à surnommer les « Jumeaux antipodiques » n'avaient cependant fait aucun progrès en matière de téléportation.

Cependant, en essayant de projeter leurs Dons, ils avaient fait une découverte intéressante. En expulsant leur pouvoir autour d'eux, en très petite quantités, afin qu'il imprègne l'air, ils avaient développés un « sixième sens ». Ils sentaient les mouvements de l'air, ceux des objets et détectaient ce qu'ils avaient décidés d'appeler « auras ». Chaque personne était perçue comme une « distorsion » dans leur sixième sens et formaient une sorte de tâche d'un marron verdâtre dans l'espace autour d'eux. Ils avaient également observés ce phénomène autour des animaux, mais dans une moindre mesure. Les deux frères avaient également déterminés que la maîtrise du Don n'était pas tant une question d'émotions que de volonté. Ils passaient une heure par jour à méditer, afin de conserver un esprit clair et ordonné. La pratique des arts martiaux forgeait non seulement leurs corps, mais également leurs esprits.

« Light »

Le châtain fut arraché à ses réflexions par les cris frénétiques de son compagnon et se décida à le suivre hors de la chambre. Ils marchèrent pendant une demi-douzaine de minutes, et arrivèrent à la bordure de la forêt qui jouxtait l'orphelinat. Light écarquilla les yeux en voyant son frère s'approcher d'un serpent d'environ soixante-quinze centimètres. Une Cerastes gasperettii, connue pour son caractère venimeux. Light allait dire à L de s'éloigner, mais il ne le fit pas. L était suffisamment cultivé pour reconnaître l'espèce et ses dangers, et suffisamment intelligent pour y réagir de façon appropriée. Il se passait quelque chose de particulier. Ses soupçons furent confirmés lorsque L siffla, émettant un bruit identique à celui du serpent. Light s'arrêta net. L parlait le serpent. Il attendit qu'il finisse sa discussion. L laissa le serpent grimper et s'enrouler autour de ses hanches, puis se tourna vers Light. « D'après Didier, la faculté de… » Light l'interrompit : « Didier ? » L le regarda comme s'il était stupide « Le serpent. Bref, d'après lui, la faculté de parler le serpent, et de les contrôler est appelée Fourchelang. C'est une capacité très rare et héréditaire. » Light sourit. Ils venaient de trouver la parfaite défense contre les autres orphelins aux intentions malicieuses.


Light et L avaient fêté leur neuvième anniversaire il y a de cela un mois et demi. Les deux frères étaient fiers des progrès qu'ils avaient accomplis. Ils étaient en cinquième, et semblaient avoir battus un record national, même s'ils avaient refusés toute interview. A huit ans seulement, ils publiaient des articles dans un journal politique réputé, sous le pseudonyme de « Ryuuzaki ». Ce surnom leur était venu naturellement, mais ils avaient tous deux échangé un regard intrigué lorsque L l'avait proposé. Ryuuzaki était connu pour ses articles au style incisif et dénonciateur. C'était un auteur engagé contre la corruption, mais qui possédait une clairvoyance impressionnante sur les coulisses de la scène politique. Ils avaient également commencé à écrire un livre, nommé De l'Education, dans lequel ils remettaient en cause tout le système éducatif anglais. Les deux compères avaient également progressés en arts martiaux. L allait bientôt obtenir sa ceinture verte, et Light avait été invité par un entraîneur dans une « écurie pour les jeunes au fort potentiel ».

Les deux s'entrainaient ensemble quotidiennement. Leur combat était étrangement élégant. Les coups de Light étaient vifs et précis, tandis que ceux de L étaient amples et dévastateurs. Ils n'avaient pas dix ans, mais leurs affrontements étaient des danses à la fois sublimes et dangereuses. Ils avaient pensé à pratiquer devant les autres pensionnaires pour leur montrer qu'on « n'emmerdait pas les jumeaux antipodi'k », comme le disaient si crument les jeunes délinquants qui peuplaient l'orphelinat. Les deux frères avaient cependant décidés de ne pas le faire, pour garder l'effet de surprise si un affrontement débutait, mais surtout car ils n'avaient plus besoin d'être impressionnants l'énorme serpent qui les suivait partout s'en chargeait. Les progrès dont ils étaient le plus fier était cependant ceux de leur maîtrise du Don. La puissance brute de L était plus impressionnante que celle de Light, mais la subtilité et la précision de ce dernier étaient supérieures.

Ils arrivaient à bouger des objets de plus de quarante kilos, et à les tenir en l'air, à six mètres du sol pendant plusieurs minutes avant d'être épuisés. Light avait d'ailleurs créé une méthode de combat qui palliait son manque de puissance et utilisait sa précision et sa capacité à contrer plusieurs objets en même temps sans être déconcentré à son avantage. Son nom était explicite : « Les couteaux volants ». Il s'était procuré trois couteaux de lancer japonais qu'il pouvait contrôler pendant quinze minutes dans un rayon de vingt mètres sans se fatiguer. Les couteaux bougeaient vite entre trente et quarante kilomètres par heure. Suffisamment vite pour traverser un crâne. Les deux frères avaient eu du mal à dormir le soir où ils s'étaient rendu comptes qu'ils avaient des capacités pouvant mettre fin à une vie.

A cette technique, L préférait le renforcement physique. Light le pratiquait également, si ce n'est dans une moindre mesure. Cela consistait à infuser ses os et ses muscles de leur Don. Ils devenaient plus rapides et plus endurants. Lorsque la peau était infusée, elle pouvait supporter une pression dix fois supérieure à celle de son état normal, avant de céder. Lorsqu'ils avaient maîtrisés cette technique, leurs combats amicaux étaient passés à un tout autre niveau, et ils devaient maintenant pratiquer dans la forêt pour ne pas endommager les murs et le plancher de leur chambre.

Depuis quelques semaines, L et Light travaillaient intensément sur ce qu'ils avaient nommé « Projet MindBending ».Ils avaient ricanés comme les enfants qu'ils étaient censés être au moment de décider du nom. Depuis longtemps, ils avaient été attirés par le pouvoir que le Don pouvait avoir sur l'esprit d'autrui. Chaque soir, avec beaucoup de délicatesse, pour ne pas endommager leur cerveau, ils tentaient de pénétrer dans la tête de l'autre. L'un projetait son pouvoir sur la « victime », tandis que cette dernière utilisait les techniques de méditations et des méthodes de visualisation pour rendre l'accès plus facile. Ce soir, Light avait réussi à pénétrer dans l'esprit de L, avec son aide.

L et Light se tenaient côte à côte, dans une énorme pièce entièrement blanche, si ce n'est un des murs qui portait une énorme étagère tapissée de livres. Ceux-ci portaient différents titres, qui allaient de « Deuxième anniversaire » à «Criminels néo-zélandais» en passant par « Top dix des façons de voler son dessert à Light ». « Des souvenirs », devina L. Les « jumeaux » entreprirent de faire le tour de la vaste salle. La salle était entièrement vide, à l'exception de deux singularités. Un coin de la salle était envahi par une fumée noire et épaisse, qui leur donnait des frissons dans le dos. « Et c'est dans ma tête cette… chose ? » murmura L, horrifié.

« Visualise un changement dans cet espace », ordonna Light. Une expression de concentration intense apparut sur le visage de L et, peu après, un frigo surgit du néant. Light du résister à l'envie de se taper la tête contre le mur lorsqu'il vit L s'éloigner de l'étrange fumée, ouvrir le frigo, et se saisir d'un énorme plat de mousse au chocolat. Il se mit à le déguster bruyamment, tandis que Light se concentrait et essayait de changer le « palais mental » de son frère. Aucun résultat.

« Il semble être impossible de modifier le palais mental d'autrui. A notre niveau en tout cas. Cependant, n'importe qui capable de pénétrer dans nos esprits peut avoir accès à n'importe lequel de nos souvenirs. Il lui suffit de projeter son image physique dans le palais mental, comme je viens de le faire, et de se saisir de n'importe lequel des livres » cracha Light avec dégoût. Sa tête n'était qu'à lui, et personne n'y pénètrerait !

L avala la dernière cuillérée de mousse au chocolat. « Dans mon palais mental, je suis Dieu. Il me suffit de mettre en place des pièges et des défenses. En ne t'inquiètes pas, pour l'instant, nous n'avons croisé aucune personne possédant le Don. Il n'y a qu'environ 0.28% de chances que, subitement, une des personne que l'on croise soit capable de lire dans notre esprit et le fasse. Nous avons le temps. Le truc qui me concerne, c'est ce nuage noir. » En effet, Light pouvait respirer les intentions néfastes que la fumée amorphe émettait. Les deux garçons s'approchèrent précautionneusement de la masse sombre. L se concentra, et un cube de verre apparut autour de la forme. Une goutte de sueur coula le long du front du plus jeune des frères, contourna l'épaisse cerne et finit sa course dans le cou du garçon. La caisse en verre commença à briller, un halo jaune renforçant la construction. « Normalement » dit L, légèrement essoufflé « Il ne devrait plus être capable d'avoir ne serait-ce qu'une infime interaction avec mon esprit à moins que je ne rompe moi-même ce caisson ». Light, par mesure de sureté, envoya un de ses couteaux magiquement renforcé contre la paroi transparente, mais il ne parvint même pas à la rayer. L hocha la tête, puis se tourna vers la seconde singularité.

« Est-ce que tu sais pourquoi tu as une porte dans ton esprit ? » questionna Light. Il regretta immédiatement ses propos en apercevant l'expression de L. Il avait eu la même avant de sauter du toit.

« Il n'y a qu'un moyen de savoir »

L ouvrit la porte et en franchit le seuil.


Et voilà ! Le prochain chapitre arrivera dans quelques temps !

Au programme: musique, plateaux télé et jeux d'esprits

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