Me revoilà. Enfin, me direz-vous. Quoique, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas posté que je vous pardonnerais si vous m'avez oubliée.

J'ai tout un tas d'excuses, pas forcément bonnes alors inutile de perdre du temps avec ça à mon humble avis. La vérité, c'est que je n'aime plus vraiment cette fic, beaucoup trop OOC et niaise à mon goût, j'ai donc eu un mal fou à me replonger dedans pour la terminer. Cependant, j'ai promis que je ne laisserais jamais une histoire inachevée, et je vous le devais, à vous qui avez lu, commenté et aimé cette histoire.

J'ai finalement réussi à reprendre mon écriture, grâce à Yiruma, que j'ai écouté en boucle sur Youtube. Si vous voulez un fond musical, je vous conseille d'ailleurs « When the Love Falls ». Je pense que le caractère à la fois romantique et mélancolique de ses mélodies se font légèrement ressentir dans ce chapitre ^^

Voilà donc la suite et fin, j'espère qu'elle ne vous décevra pas. Je vous conseille de relire au moins le chapitre précédent, pour vous remettre dans le bain :)

Et même si j'ai été absente ces derniers mois, je ne vous oublie pas, je continue d'écrire des bouts d'histoire que j'ai hâte de partager avec vous.

Merci de me suivre.

Bonne Lecture ! =)


Chapitre 3

Il ne savait pas encore quelle décision elle prendrait. Il ne savait pas s'ils se remettraient ensemble. Mais, pour la première fois en un an, il avait recommencé à espérer, et ça lui faisait un bien fou.

Elle avait fini par prendre une décision. Au fond, elle avait toujours su qu'elle reviendrait vers lui. Lorsqu'elle avait quitté Princeton, elle savait qu'elle finirait par y retourner un jour. La seule question était de savoir combien de temps elle parviendrait à rester éloignée de lui. Et puis elle l'avait revu et avait replongé la tête la première dans cette spirale de sentiments destructeurs.

Il lui avait donné un mois pour réfléchir, mais à la seconde ou elle l'avait quitté, elle avait déjà pris sa décision. Elle irait le retrouver.

Elle avait laissé sa fille chez sa sœur pour quelques jours, prétextant une dose de travail trop importante. Elle savait que si sa famille apprenait qu'elle s'apprêtait à retrouver l'homme qui lui avait fait tant de mal, ils la prendraient pour une folle. Peut-être même que sa sœur essaierait de lui faire changer d'avis. Elle soupira et attrapa sa veste et ses clefs de voiture avant de sortir de chez elle. Elle était désormais prête à parcourir les 8 heures de route qui la séparait d'une des décisions les plus importantes de sa vie.

Elle savait pourquoi il avait choisi le Michigan, Ann Arbor plus précisément. Non seulement la route était longue et lui laissait largement le temps de réfléchir à sa décision, mais surtout parce que c'était l'endroit où ils s'étaient rencontrés. C'est là que tout avait commencé.

Elle était presque arrivée, et au fur et à mesure des kilomètres, elle sentait son corps se détendre. Etrangement, plus elle se rapprochait de lui, mieux elle se sentait. Depuis qu'i lui avait posé cet ultimatum, elle s'attendait à ce que les doutes l'assaillent et à ce que les regrets jaillissent mais au contraire, elle n'avait jamais été aussi sûre d'elle.

Le futur, leur futur l'effrayait toujours. Elle n'était pas dupe et savait que leur relation serait toujours difficile, et parfois douloureuse. Mais elle s'était rendue compte que peu importe la douleur qu'il lui infligeait parfois, ce n'était rien comparé à ce qu'elle ressentait lorsqu'elle était loin de lui. Elle soupira calmement et sourit. Bientôt, elle serait avec lui.

Quelques heures plus tard, elle arriva enfin dans ce lieu hanté de souvenirs. Garant sa voiture près de la bibliothèque où elle devait le retrouver, elle en sorti et sentit une vague de nostalgie l'envahir.

Elle n'avait pas mis les pieds ici depuis 20 ans. C'était l'endroit qui refermait les plus beaux moments de sa vie non seulement sa rencontre avec House, mais c'est aussi là qu'elle avait obtenu son diplôme de médecine, réalisant ainsi son plus grand rêve. C'était dans cette université que sa vraie vie avait commencé, et pourtant, elle n'aurait jamais imaginé y retourner, 20 ans plus tard, à la recherche de l'homme dont elle était tombée amoureuse à la fac.

Elle pénétra dans la bibliothèque à la recherche du diagnosticien, souriant en voyant que si, même si sa vie avait complètement changé au cours des 20 dernières années, le lieu était presque semblable à ses souvenirs.

Elle parcouru les allées, sans succès et finit par demander à la bibliothécaire si elle n'avait pas vu un cinquantenaire avec une canne dans les parages. Quand la vieille dame lui répondit par la négative, Cuddy sentit, pour la première fois de la journée, une bouffée d'angoisse l'envahir. Elle ressortit sur le parking où elle réalisa enfin qu'il n'y avait aucune trace, ni de la voiture, ni de la moto du diagnosticien.

Finalement, c'est lui qui n'était pas venu.

Dépitée, l'ex-doyenne se laissa tomber sur le banc le plus proche et sentit ses pensées s'entrechoquer. Avait-il vraiment été assez lâche pour ne pas venir ? Etait-il tellement persuadé qu'elle ne viendrait pas qu'il n'avait même pas pris la peine de faire le déplacement, ou au contraire, était-ce lui qui avait changé d'avis par rapport à leur relation ?

Elle ne put s'empêcher de penser que peut-être, il n'avait jamais eu l'intention de venir et qu'il avait seulement s'agit d'un stratagème pour la faire souffrir une dernière fois. Elle avait du mal à l'en croire capable, mais après tout, il s'agissait de House et il fallait parfois s'attendre au pire avec lui. Pourtant, il avait eu l'air si désespéré, si fatigué la dernière fois qu'elle l'avait vu. Elle était persuadée que, comme elle, il voulait arrêter de tourner en rond, arrêter de souffrir et réessayer à nouveau d'être heureux avec elle. Mais peut-être s'était-elle trompée, se dit-elle en soupirant, sentant son cœur se contracter douloureusement.

Bien décidée à mettre les choses au clair, elle sortit son Blackberry de sa poche et composa le numéro du médecin qu'elle connaissait encore par cœur. Des sonneries dans le vide, et une messagerie. Une fois. Deux fois. Au bout de la cinquième fois, elle en arriva à la conclusion que soit il ne voulait pas lui répondre, soit il ne le pouvait pas. Elle sentit une vague d'angoisse l'envahir. Et s'il lui était arrivé quelque chose sur le chemin ? S'il avait décidé de venir mais qu'il avait eu un accident ?

Tentant de calmer les battements bien trop rapides de son cœur, elle se leva et commença à marcher à travers le campus. Puis elle composa un autre numéro. Cette fois, son interlocuteur décrocha à la troisième sonnerie.

« Cuddy ? Tout va bien ? » demanda Wilson d'un air inquiet, peu habitué à recevoir des appels de la part de son ex-patronne.

« Est-ce que vous savez où est House ? » demanda-t-elle en essayant de garder une voix calme.

« Il a appelé l'hôpital ce matin pour prendre un jour de repos à cause de sa cuisse. » déclara l'oncologue, surpris par la question. « Pourquoi ? »

« Il ne vous a rien dit ? Après que je sois partie de chez lui il y a un mois ? » s'étonna la doyenne.

« Non, il semblait simplement aller mieux… » réfléchit l'oncologue. « Vous deviez le revoir ? » comprit-il soudain.

« Oui je… j'espérais juste qu'il ne lui soit rien arrivé sur le chemin… Mais peut-être qu'il s'est simplement dégonflée… » soupira Cuddy.

« Connaissant House, ça m'étonnerait qu'il rate une occasion de vous revoir Lisa… »

« Merci James, me voilà rassurée ! » rétorqua Lisa, l'angoisse se faisant sentir dans sa voix.

Mais alors que l'oncologue se répandait en excuse, l'ex-doyenne se figea. Plongée dans sa conversation téléphonique, elle ne s'était pas rendue compte que ses pas l'avaient menée, sûrement par automatisme, vers son ancien dortoir. Elle soupira de soulagement en reconnaissant la voiture du diagnosticien garée juste à côté.

« C'est bon James, je l'ai trouvé. Désolée de vous avoir dérangé. » le coupa-t-elle. Ils se saluèrent et elle raccrocha, se dirigeant vers la voiture du diagnosticien.

Il n'était pas à l'intérieur mais le CD des Stones et la bouteille de bourbon encore pleine sur le siège passager lui confirmèrent l'identité du possesseur du véhicule. Il était donc venu, mais avait sûrement été pris de doutes au dernier moment.

Elle contourna la résidence et ne fut pas surprise de la trouver sur un banc, dans le petit parc où ils s'étaient retrouvés une nuit, cette même nuit qu'ils avaient fini ensemble, dans la chambre de la brunette.

Il était plongé dans ses pensées, le menton posé sur sa canne, le regard perdu dans le vide. Il sursauta lorsque la doyenne prit la parole :

- « Je croyais qu'on avait rendez-vous à la bibliothèque ? » dit-elle d'un ton faussement contrarié.

Il la dévisagea pendant quelques secondes, ébahit alors qu'elle s'asseyait à côté de lui, avant de murmurer :

- « Je ne pensais pas que tu viendrais. »

- « Mais je suis là. Et pendant un moment, j'ai cru que tu m'avais posé un lapin… »

- « Désolé », dit-il timidement, fuyant toujours son regard. Il était évident que l'issu de la conversation l'effrayait. Cuddy lui offrit donc un regard rassurant avant de prendre l'une de ses mains dans la sienne.

Il restèrent silencieux pendant un long moment, blottis l'un contre l'autre, main dans la main, ne sachant par où commencer.

- « Etre là, avec toi… c'est comme si j'avais encore 20 ans… » soupira finalement Cuddy.

- « C'est vrai que tu fais jeune pour ton âge mais 20 ans ! Tu ne crois pas que tu exagères un peu ! » répondit House en souriant.

- « La ferme House », rétorqua Cuddy en lui tapant l'épaule, ne pouvant cependant retenir un léger rire.

- « C'est bon… je disais juste ça pour faire retomber la tension entre nous ! » dit-il d'un air faussement indifférent.

- « Je sais, ça m'avais manqué ! » soupira-t-elle en souriant toujours.

- « La tension entre nous ? » s'enquit le diagnosticien d'un ton taquin.

- « Nous. » répondit la doyenne d'un ton plus sérieux en plongeant son regard dans celui du diagnosticien.

Encore une fois, le silence s'installa entre eux. Ils se regardaient, chacun essayant de deviner ce que pensait l'autre avant que House n'ose poser la question qui le taraudait depuis l'arrivée de la doyenne :

« Pourquoi tu es venue Cuddy ? » demanda-t-il en soutenant son regard. Il essaya de dégager sa main de celle de la brunette, tant son toucher l'intoxiquait, mais elle resserra sa prise sur lui, refusant de le laisser s'éloigner.

« Parce que je n'ai pas changé d'avis depuis le mois dernier, quand je t'ai dit que je voulais rester avec toi. » dit-elle d'une voix douce.

« Pourquoi ? Qu'est-ce qui a changé depuis la fois où tu m'as quitté, où tu as quitté Princeton, et ce jour-là ? »

« Je me suis rendue compte que c'était stupide d'essayer de vivre sans toi. » répondit la doyenne, toujours aussi sûre d'elle.

« Tu serais pourtant bien mieux sans moi. » grogna le diagnosticien en dégageant sa main de celle de la doyenne et se levant pour mettre de la distance entre eux.

« Stop ! » dit la doyenne en élevant la voix et se levant à son tour. « Ce n'est pas à toi de décider ce qui est le mieux pour moi, je suis une grande fille. J'ai essayé de vivre sans toi, mais je n'arrive pas à t'oublier. On s'est fait souffrir, on a tous les deux fait des choses stupides, mais je n'ai jamais été aussi heureuse qu'avec toi. C'est pour ça que je suis là. Mais maintenant que je reviens vers toi, tu me fuis. Pourquoi me faire venir ici si tu ne veux pas qu'on réessaie tous les deux ? »

- « Tu te fous de moi ? » s'exclama le diagnosticien en se tournant à nouveau vers elle. « Tu es la meilleure chose qui ne me soit jamais arrivé, bien sûr que je veux retenter une relation avec toi. La véritable question c'est qu'est-ce que TU veux ? »

- « Toi. Avec tes qualités et tes défauts, tes forces et tes faiblesses. Je ne ferai pas la même erreur deux fois. » répondit la doyenne d'une voix plus douce, en s'approchant de lui.

- « Bien. » déclara House d'un ton neutre avec cependant un léger sourire en coin.

Avant qu'elle n'ait eut le temps d'assimiler la situation, il s'était rapproché d'elle, très près, assez près pour que son cœur se mette à battre à un rythme effréné. Il avait passé une main derrière et frôlait presque ses lèvres avec les siennes. Ne pouvant plus attendre, ce fut Cuddy qui l'embrassa doucement pendant quelques secondes avant de guetter sa réaction. Il lui sourit, ses yeux pétillant de joie et se pencha sur elle pour l'embrasser à son tour, beaucoup plus passionnément cette fois.

- « Tu crois que ça va marcher cette fois ? » demanda le diagnosticien après avoir mis fin à leur baiser.

- « Je ne sais pas. » répondit honnêtement Cuddy. Mais en voyant le visage de House s'assombrir, elle continua : « Mais si ça ne marche pas, on essaiera, encore et encore. Parce qu'on est incapable de faire autrement que de vivre ensemble. » sourit-elle.

House sourit à son tour et l'enlaça, profitant de la chaleur que lui procurait le corps de cette femme qu'il aimait temps. Peu importe à quel point ils s'étaient mutuellement fait souffrir, elle l'avait dit, ils étaient incapables de vivre séparément. Même si c'était parfois douloureux, ils n'étaient jamais aussi bien qu'ensemble. Il leva les yeux vers le bâtiment en face de lui et ne put s'empêcher de sourire encore plus. Deux étudiants, un dortoir. C'est là que tout avait commencé. Et une vingtaine d'années plus tard, c'est au même endroit que tout recommençait.

Fin.

Voilà. C'est complètement niais, mais d'un côté j'assume. Mon pauvre petit coeur étant toujours brisé depuis la fin de la saison 7, je n'avais pas le courage d'être cruelle. Pas cette fois en tout cas *sourire démoniaque*. Laisse-moi un petit mot pretty please ! Et à bientôt !