Disclaimer : tous les personnages appartiennent bien sur à Stephenie Meyer.

POV EMMET

Edward était avachi sur le canapé, genre je suis tout seul chez moi. Or, il était chez moi, mais je n'étais même pas d'humeur à lui faire une réflexion. Je ne pensais qu'à elle. Comment une femme peut elle vous tourner la tête en quelques heures ? Ok, je vous l'accorde, elles ont toujours eu un certain pouvoir sur nous, mais de là à nous faire complètement oublier le monde extérieur, je trouve cela suspect. Cette fille m'obsède, y'a pas d'autres mots. Je ne pense qu'à elle, je ne vis plus que pour la retrouver, la serrer dans mes bras à nouveau, la voir sourire, la sentir contre ma peau. Je crois que je viens de découvrir avec un grand D le sens du verbe « avoir quelqu'un dans la peau ».
Soudain, je me rends compte qu'il y a une main devant mon visage qui passe et repasse.

-Emmet ? Emmet ? T'es avec moi là ? C'était Edward. Apparemment, j'avais arrêté tout mouvement en pensant à tout ce qu'elle avait bouleversé dans ma vie. Je me repris.

-Oui oui désolé, je réfléchissais à un truc.

-Je vois oui, se marra t il, elle est jolie j'espère ?

-C'est ça moques toi, et pour ta gouverne, oui elle est magnifique, la plus belle fille que j'ai jamais vu. D'ailleurs t'as pas quelque chose à me dire toi petit cachotier, je lui avais dit ça en le pointant du doigt.

-Euh… et bien si…. J'ai fini toutes les bières de ton frigo ! Mais tu comprends, y'avait un match à la télé et avec des potes on n'a pas pu se retenir et…

-NON, m'emportai-je, c'est plus important que ça !

Je vis Edward esquisser un petit sourire.
-Oui bon d'accord, je plaide coupable, le Titanic c'était moi, tout est de ma faute, pitié y'a prescription maintenant, va pas me dénoncer à la police ! Maintenant il rigolait franchement.

Et vu que le sujet Rosalie était trop important pour moi, et qu'apparemment mon frère ne comprenait pas de quoi je voulais parler, j'essayais de pas l'emplâtrer dans le mur d'en face pour sa blague pourrie, je soufflai un bon coup, et repris.

-Je parlais de Bella.

Dire qu'Edward était sur le cul, était un faible mot. Il était sidéré, il en devenait presque livide. J'en aurai bien rigolé intérieurement si j'en avais eu l'envie, mais là, je ne pouvais simplement pas. Vous comprenez ? Je ne ressens plus rien, si elle n'est pas là.

POV EDWARD

Je suis choqué. Comment il sait ça lui ? Je sors avec Bella depuis deux mois, pratiquement personne n'est au courant, et on le cache bien. Bella et moi on est potes depuis trois ans, mais personnellement, je suis amoureux d'elle depuis toujours ! Après vérification, elle aussi, mais on préfère y aller doucement. Personne n'était au courant. Comment Emmet a pu le savoir ? Et quand bien même il le savait, pourquoi m'en parler que maintenant, et pas avant son départ ? Ahhhh peut être qu'il veut me faire avouer devant notre mère qu'enfin j'ai une copine ! Oui notre mère débarque de New York aujourd'hui et vient nous rendre une petite visite. Je comptais effectivement lui en parler, mais là je suis choqué. Y'a pas d'autre mot.

-Comment tu sais ça toi ? Je tremblais

-Je le sais c'est tout. Tu peux l'amener ici, je voudrais lui parler. Me répondit mon grand frère.

-D'accord. Mais explique-moi s'il te plait.

POV EMMET

Je devais lui dire, il fallait soulager mon cœur de ce poids trop lourd pour lui. Je lui racontais tout, dans les moindres détails, ma passion soudaine pour cette Rosalie. J'ai fini mon récit, quand on sonna à la porte. Edward me donna une tape amicale et réconfortante sur l'épaule en se levant vers l'entrée. Une Esmée plus rayonnante que jamais apparut sur le seuil de la porte. Esmée c'est ma mère, la femme la plus importante dans ma vie. Au moins jusqu'il y a quelques heures. Ma mère est décoratrice d'intérieur et vit donc à New York avec Carlisle mon père qui est chirurgien, et réputé de surcroit. Ma mère a compris que quelque chose n'allait pas dès qu'elle a posé ses yeux de maman sur moi.

-Oh mon lapin, qu'est ce qu'il se passe ? Tu as des soucis dans ton travail ? Edward ! Qu'est ce que tu lui as fait encore ? Se tourna t-elle à présent vers le concerné.

Et là, Edward qui avait toujours pensé que j'étais le préféré, le chouchou de ma mère, se rebella avec toute la rébellion qu'il avait jamais eu envie d'exprimer auparavant, et bien sûr c'est dur de se contenir dans ces moments là. Il se braqua :

-J'ai rien fait, il a couché avec une fille dans l'avion, et elle est partie sans rien dire, ça doit lui faire bizarre d'inverser les rôles ! Moi je me casse, c'est toujours la même chose, pas la peine de me chercher, je serai chez Bella, voilà Emmet, tu pourras plus dire à Maman les choses à ma place, oui Bella c'est ma copine, Maman je t'appelle.

Et il claqua la porte, nous laissant ma mère et moi dans un état d'ébahissement total. Il m'avait surtout enlevé une grosse épine du pied, il avait quand même fait le sale boulot à ma place.

-Maman, commençai je, il faut que je te parle. Voilà, je ne sais pas trop par où commencer. A l'aéroport à Salem, j'ai eu le coup de foudre pour une femme magnifique. Je l'aime Maman, c'est peut être un peu tôt à ton goût, mais tu nous as toujours dit qu'on reconnaitrait la femme de notre vie au moment où on la verrait. Et bien Maman, je viens de la rencontrer. Et elle te plairait.

Ma mère s'était maintenant assise sur le fauteuil fasse au mien, et sa main se posait sur ma joue, j'appuyais ma peau contre sa paume, et j'avais l'impression d'avoir déchargé ses épaules du poids du monde. « Je suis heureuse pour toi » fut tout ce qu'elle rajouta à ce moment là.

POV ROSALIE

On prenait le café dans la cuisine de mes parents. Ma mère s'est excusée au bout d'une dizaine de minutes, un problème de géraniums officiellement, mais elle voulait nous laisser un peu d'intimité en vrai. Alice me dévisageait comme si elle cherchait à capter une expression quelconque sur mon visage, ce qui stressa encore plus. Finalement, elle se décida à utiliser la parole plutôt que la vue !

-Tu me caches quelque chose ! M'accusa-t-elle.

C'est à ce moment là, que mon visage a décidé de me trahir, et au lieu de prendre cette expression de quelqu'un d'offusqué, il rougit et mes yeux se baissèrent tout seul ! Depuis quand un visage a le libre arbitre de faire ce qu'il désire ? Je vous le demande, parce que là, je me serai bien giflée de cette trahison.

-Je le savais ! Tu vois Bella je te l'ai dit dans la voiture tout à l'heure ! poursuivi-t-elle.

Je devais bien avouer ma défaite, en même temps face aux deux personnes qui me connaissaient le mieux sur la planète, j'allais vite perdre le pari de vouloir leur cacher quelque chose. J'allais tout leur dire.

-Alice, calme toi, je vais t'expliquer, et ce depuis le début. Voilà vous savez que j'aime James, et bien je suis venue ici bien sûr pour vous voir vous et mes parents, mais aussi pour voir mon gynéco, je pense que je pourrais peut être…. Etre…. Etre…. Oh et puis merde, être enceinte ?

Deux paires d'yeux abasourdies me fixèrent, et ceci me donna la chair de poule, sincèrement, elles pouvaient être terrifiantes.

-Et ben merci, cachez votre joie surtout. Je me vexai.

-Rosalie, on sait que tu adores les enfants, mais de James…. Osa répondre Bella.

-NON tu ne peux pas avoir un enfant avec James, il est flippant ce mec, et il n'est pas pour toi ! Enchaina Alice.

Le portable de Bella sonna, et elle s'excusa, nous expliquant que ce n'était qu'un message et qu'elle le lira plus tard. Elle me fit signe de continuer mon histoire.

-Bon alors, à l'aéroport à Salem, j'ai rencontré quelqu'un que j'ai trouvé beau. Oui avant que vous criiez de joie, laissez moi finir s'il vous plait, c'est déjà assez dur comme ça de devoir avouer mes fautes. Je vis Bella et Alice froncer les sourcils, mais elles ne m'ont pas interrompue. Au début c'était juste des regards d'envie. Mais les filles, croyez moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, j'ai flirté délibérément avec lui, et…

-OUI ? Répondirent les chœurs en face de moi, deux grands sourires aux lèvres

-Et bien oui j'ai couché avec lui dans l'avion, et figurez vous que j'ai adoré ça. Mais j'ai eu peur de devoir lui dire que j'étais avec quelqu'un d'autre, alors je me suis enfuie comme une voleuse…

Les filles ne firent pas de commentaires tout de suite, le temps que toutes ces informations leur montent au cerveau probablement, et au moment où Alice ouvrait la bouche, le portable de Bella sonna à nouveau, et elle décrocha par automatisme.

-Allô ?

-…

- Edward, calme toi, je ne comprends pas ce que tu me dis ….

La suite au prochain épisode

XOXO

K