Attention lemon à ce chapitre ! C'est un très long chapitre, je ne savais pas trop où le couper donc voilà. Bonne lecture !
Hinata se réveilla, la tête dans le... brouillard. Elle avait un mal de crâne pas possible, sans compter la nausée, le manque, la faim, la soif... Pourtant, malgré tout ça, elle sentait bon. Elle était propre. Bon Dieu, mais qui m'a lavée ? Et où suis-je ?
Elle se releva en entendant la porte s'ouvrir. Et fut plus que surprise de voir Sasuke la passer. Mais qu'est-ce qu'il fout là ?
-Eh, un peu plus de respect tu veux, c'est moi qui t'ai sauvée. Et oui, tu as pensé à voix haute. Ce qui prouve déjà que tu peux parler.
Hinata ne supportait pas son ton, moqueur et ironique à souhait.
-Où suis-je ? Et qu'est ce que tu fais là ? Et pourquoi je suis nue, propre ? Et...
-Oh, du calme princesse ! Prends déjà tes cachets, ensuite habille toi avec les fringues là-bas, et après seulement je te réponds.
Même si elle enrageait, la « princesse » fut bien obligée de faire ce qu'il lui disait de faire si elle voulait avoir des réponses. Après avoir fini, elle se retourna vers lui et attendit.
-Si tu veux tout savoir, je t'ai trouvée à moitié morte dans une ruelle il y a trois jours, en train de faire une crise de manque. Du coup je t'ai ramenée chez moi pour te purger, et j'ai envoyé un clone à la recherche de ton pote Shikamaru, puisque tu l'as appelé pendant que tu délirais. Je t'ai lavée, mais je n'ai pas pu t'habiller, j'crois que si je l'aurais fait je t'aurais sauté dessus, t'es trop bo... Heum, trop belle.
Elle n'en croyait pas ses oreilles. Alors comme ça, c'était lui qui l'avait recueilli ? Et qui l'avait douchée ? Oh bon sang, il n'avait pas vraiment dit ce qu'elle avait cru entendre, si ? et...
-Ah, voilà ton ami. J'me demande ce qui lui a pris autant de temps, j'l'ai envoyé cherché hier quand même...
La Hyuga sauta sur ses pieds et fonça au rez-de-chaussée. Elle avait tellement hâte de le voir, pour elle il était comme une bouée de sauvetage, c'était lui qui allait réussir à la remettre à flots, à lui faire ravoir une vie normale. L'ananas eut tout juste le temps de la réceptionner quand elle sauta dans ses bras.
-Elle est plus heureuse de te voir toi que moi. C'est limite si moi elle m'a pas frappé.
Shikamaru leva les yeux vers le sauveur du dimanche. Le clone lui avait tout raconté, et il devait avouer qu'il en devait une à Sasuke.
-Où étais-tu ? Sasuke m'a dit que t'avais mis du temps à venir !
Il soupira. L'autre aurait pas pu se taire ? En plus, vu le rictus moqueur qu'il arborait, il avait fait exprès. L'encu... l'emmerdeur !
-J'étais chez ton ancien dealeur. J'ai eu vent de ses agissements, et comme je te cherchais, donc j'y suis allé. Ah, et il ne pourra plus jamais te faire du mal, et son réseau a été démantelé.
Il vit clairement une lueur de surprise traverser le regard de sa belle. Non mais à quoi je pense moi ? J'suis pas bien !
-Bon, j'ai faim moi. S'suke, elle est où la cuisine ?
-Euh... Bah... Euh... Par-par là.
Après que la jeune femme soit partie, les deux bruns se regardèrent, aussi surpris l'un que l'autre. C'était pas normal qu'elle se soit rétablie aussi vite, qu'elle ait déjà faim, qu'elle parle aussi mal, qu'elle ne ressente déjà plus les effets de sa détox imposée, qu'elle ait donné un surnom aussi débile au brun. Il y avait quelque chose qui clochait.
-Y a un truc qui cloche là.
Shikamaru était, pour une fois, tout à fait d'accord avec l'autre. Selon ses estimations et ce qu'il avait trouvé chez l'autre connard de petit dealer, elle s'était droguée avec des drogues dures pendant environ trois mois. Trois mois quasiment sans manger, sans boire, et en faisait des choses dont il ne voulait même pas penser.
-Ton clone a dû te dire non ?
-Ça dépend sur quoi. Quand il est revenu j'ai vu les dossiers sur la drogue, tout ce que l'autre bâtard lui a fait absorber, le taudis où ils vivaient, à part ça j'crois que c'est tout.
Le génie ne savait pas trop sur quoi il devait s'affoler. Sur le fait que l'Uchiha disait des mots plus que grossiers comme lui faisait sa liste de course ? Ou sur le fait qu'il connaisse l'existence de dossiers qu'il avait bien espéré laisser secrets ? Il décida de laisser tout ça de côté pour le moment et de passer à autre chose.
-Quand elle était vraiment trop droguée, il la faisait se prostituer. Le plus souvent pour pouvoir s'acheter ses matières premières. Je ne pense pas qu'elle s'en souvienne cependant.
Sasuke contracta ses mâchoires. Il aurait dû s'en douter, c'était une pratique courante dans ces milieux, souvent les testeurs faisaient office de paiement. Lui-même en avait fait les frais quand il vivait encore avec Orochimaru. Mais alors...
-C'est vraiment bizarre. Je l'ai douchée, et elle avait rien. Pas de marques, pas de suçons, pas de blessures, rien. Elle n'avait même pas un petit bleu !
Les deux se mirent à réfléchir. En effet, ce n'était pas normal. Quand on était drogué, et ils le savaient tous les deux, on faisait souvent n'importe quoi, on se blessait parfois sans même s'en rendre compte, on ne marchait pas droit donc on se cognait partout, et ils en passaient. Alors, pourquoi ne ressentait-elle rien ? Pourquoi n'avait-elle pas d'effets secondaires ?
Ils ne purent aller plus loin dans leurs questionnement puisqu'ils entendirent un bruit de chute venir de la cuisine, suivi d'un flopée de jurons.
-Ah, tiens je le connaissais pas celui-là, fit Sasuke, plus amusé qu'autre chose.
En effet, quoi de plus drôle que d'entendre l'héritière Hyuga, fille de Hiashi Hyuga jurer comme une poissonnière ?
Il finit par suivre l'autre homme dans sa cuisine, qui ressemblait plus à un champs de bataille qu'autre chose.
-Bah déjà qu'avant c'était pas super bien rangé, mais alors là...
L'autre lui jeta un regard courroucé. Manifestement, il n'aimait pas son humour. Il le regarda soulever Hinata en lui demandant si elle s'était fait mal. Il rit encore une fois en entendant la jeune femme lui rétorquer qu'elle n'était pas en porcelaine, qu'elle allait survivre à une petite chute.
-En même temps, si ça avait été mieux rangé, je ne serais pas tombée !
-Oh princesse, on se calme, moi j't'ai pas fait de réflexion sur ton manque d'hygiène plus qu'évident avant que j'te récupère, alors pas de réflexion sur mon idée du rangement et de la propreté.
Le Nara soupira en les voyant se chamailler comme des enfants. Franchement, ils ne pouvaient pas être ensemble dans la même pièce plus de vingt secondes sans pouvoir s'empêcher de se titiller, c'était quand même fou ça !
-Uchiha, il faut que te parle.
-Oui, partez de la cuisine que je la range ! Dégagez de mes pattes !
L'ananas soupira. Si Hiashi entendait sa fille parler comme ça, il allait avoir une crise cardiaque. Ou une syncope, au choix.
Une fois arrivé dans le salon qui jouxtait la cuisine, il regarda plus amplement son vis-à-vis. Même s'il essayait de faire son gros dur insensible, il avait quand même repêché Hinata, et s'était occupé d'elle alors qu'elle ne devait pas être dans une bel état. Pourquoi avait-il fait ça ?
-Qu'est-ce tu veux ? Dépêche toi, j'veux retourner dans la cuisine avant que l'autre folle ne détruise tout, voir pire, qu'elle fasse le ménage en grand !
Shikamaru ne put s'empêcher de rire. L'autre avait l'air tellement catastrophé par cette idée que s'en était hilarant. Bref, qu'est-ce qu'il voulait dire déjà ? Ah oui...
-Je voudrais te demander un service. Je ne pourrais pas emmener Hinata chez elle, et encore moins chez moi. Je pense, vu l'état dans lequel elle est, qu'il vaut mieux pour elle de se sentir utile, et à la surface ce sera pas possible. Alors que chez toi, elle aura l'impression qu'elle doit veiller sur toi pour ne pas que tu fasses de bêtises, elle te fera à manger, elle fera le ménage. Elle se sentira indispensable, et pourra ainsi remonter la pente. Bien sûr, je viendrais la voir souvent pour ne pas que tu lui fasses n'importe quoi.
-Donc en gros, tu veux que je fasse la nounou ? Que je la laisse faire ce qu'elle veut chez moi, que je la laisse fouiller dans mes placards, que je la laisse tout chambouler chez moi, et tout ça sans contrepartie, juste pour qu'elle se sente mieux ?
Forcément, vu comme ça, ce n'était pas des plus séduisant. Mais bon sang, il ne pouvait pas faire un effort ? Après tout, autant continuer ce qu'il avait commencé, non ?
-Mais ouais, pourquoi pas... Tu sais que tu aurais pu être vendeur toi ? J'suis sûr que t'aurai eu une belle carrière !
Hinata n'allait pas bien. Mais pas bien du tout. Elle avait réussi à virer les mec de la cuisine avant de faire sa petite affaire : en effet, en fouillant dans la cuisine un peu avant qu'ils n'arrivent, elle avait réussi à trouver un petit sachet quasiment plein de cocaïne. Elle avait été tellement heureuse en le voyant ! Non parce que si elle avait réussi à faire genre devant les garçons, en vrai elle n'allait pas bien du tout, elle était en pleine crise de manque, moindre qu'au début certes, mais toujours présente. Tout ce qui lui avait permis de tenir, c'était la perspective de trouver de la drogue à un endroit de cette fichue maison. Et elle y était arrivée. Maintenant, il fallait juste prier pour que les deux autres ne rentrent pas ici avant qu'elle ait fini. Ça devrait le faire, il y en avait si peu qu'elle devrait se prendre de toutes petites doses avant de trouver un moyen de s'en procurer plus, au nez et à la barbe de ses « kidnappeurs ».
Elle n'essaya même pas d'écouter la conversation qui se tenait dans le salon. Non, tout ce qu'elle voulait c'était prendre sa drogue. Oui, elle était accro. Et oui, elle comptait bien le rester !
Elle étala donc sa trouvaille sur le plan de travail précédemment nettoyé. Elle n'en mis que très peu : elle ne voulait pas se faire cramer par ses sauveurs, et encore moins tout consommer d'un seul coup. Eh oui, elle était encore un minimum intelligente !
Mais avant qu'elle n'ai pu faire quoi que ce soit, deux mains la saisirent et l'emmenèrent loin de la cuisine. Elle était tellement aveuglée par la rage, la rage de ne pas pouvoir enfin consommer ce qu'elle voulait, qu'elle se mit à frapper tout et n'importe quoi, avec pour but de revenir à son point de départ. Elle se débattit donc et, dans sa rage, elle activa ses byakugans.
-Aaaaah !
Et elle s'évanouit, encore une fois.
-Je ne pensais pas que tu avait encore de la drogue chez toi. Je pensais que tu avais arrêté ?
-Eh ben t'as mal pensé. Tu vois, c'est comme le Nutella chez les filles : j'en prends quand je vais mal. Mais les doses que je prends ne me font rien : c'est limite thérapeutique.
-Ouais, dommage qu'elle elle y ait trouvé.
Sasuke soupira. Il devait pas partir celui-là ? La princesse, qui l'avait pas mal amoché alors qu'elle se débattait, dormait encore, et il avait soigneusement planqué tous les sachets qu'il lui restait.
-J'avoue que je ne comprends pas pourquoi ses yeux lui ont fait si mal. Moi, quand j'active mes sharingans, il ne se passe rien de spécial, même pas un petit picotement ! Et pourtant, Dieu sait que je me suis drogué !
Shikamaru ne le savait pas, lui non plus. Mais il se promit de demander à Hiashi si les drogues pouvaient affecter d'une manière ou d'une autre ce don héréditaire.
-Tu sais, tu peux partir maintenant. Je sais comment la purger, comment lui faire se sentir mieux sans drogue, je ne vais pas la violer ni lui faire de mal, donc tu peux y aller. Non parce que là t'es lourd.
-Je sais, mais... J'ai un peu peur de sa réaction si je m'en vais.
-T'inquiète, je lui inventerai une petite histoire, et pis voilà ! De toute façon je sens que tu vas venir tous les jours alors... D'ailleurs, il faudrait fixer une heure : je veux pas que tu débarques à l'improviste ! Et au fait, je ne veux voir personne d'autre que toi pendant ces visites ok ? Elle a pas besoin de voir quelqu'un d'autre, déjà que je suis pas certain que ce soit une bonne idée qu'elle te voit toi...
Shikamaru fut surpris par la dernière réflexion de l'Uchiha. S'il ne le connaissait pas, il aurait dit qu'il voulait la cacher. Après avoir âprement parlementé, ils finirent par convenir qu'une visite pour le goûter c'était pas mal. Et, enfin, le Nara s'en alla, en aillant l'impression de laisser une brebis à la garde d'un loup.
Une semaine. Une semaine que la Hyuga habitait chez lui. Une semaine qu'elle s'était donnée pour mission de faire méthodiquement le ménage dans toutes les pièces. Une semaine qu'elle l'obligeait à manger équilibré à tous les repas. Une semaine que le Nara venait en visite tous les jours pour les quatre heures, et que la jeune femme lui faisait des gâteaux. Une semaine qu'il devait s'empêcher de sauter sur sa colocataire forcée, en particulier quand elle sortait de la salle de bain à moitié nue, vêtue seulement d'une petite serviette.
Et le pire dans tout ça, c'était qu'il aimait ça. Il commençait à s'habituer à voir son logement propre, rangé, qui sentait les produits ménagers il s'était bien plus vite habitué à avoir à chaque repas de très bons petits plats, dont il ne laissait pas une miette. Par contre, il ne s'habituait toujours pas à voir sa « protégée » dans son lit, vêtue d'un caleçon à lui et d'un T-shirt toujours à lui. C'est pourquoi, la veille, il avait demandé à son autre tortionnaire de venir faire du shopping avec eux, pour pouvoir trouver des fringues plus décentes à la jeune femme. Et, bien entendu, l'autre avait décliné, prétextant une « mission qui allait sûrement durer un peu longtemps ». Ouais, mon cul, c'est surtout qu'il veut pas s'imposer cette corvée... J'vais devoir m'y mettre quoi !
Pour l'occasion, il l'avait emmenée dans un centre commercial à l'extérieur de Konoha, pour éviter qu'une de ses anciennes connaissances ne la croise. Manquerait plus qu'on tombe sur Sakura et Naruto en train de roucouler tiens... C'est ainsi qu'il se retrouva avec Hinata devant un magasin réputé de lingerie fine, voire même très fine d'après ce qu'il pouvait voire dans la devanture. Quand il vit les prix, il s'étouffa : même lui trouvait que c'était cher payé pour de si petits bouts de tissus !
-Tu sais, si tu veux, je peux te les faire, moi, ces dessous... En plus, je suis sûr que ça te reviendrai moins cher !
-Non merci, ça va aller. De toute façon, Shikamaru a réussi à convaincre mon père de me redonner une carte bancaire très bien remplie, alors c'est bon.
Forcément, quand on avait papa Hyuga derrière soi... Mais il se demandait quand même comment le Nara avait expliqué au père qu'Hinata avait besoin d'argent pour renouveler sa garde robe, alors qu'elle vivait chez un Uchiha...
Bref, il ferait mieux de se bouger pour accompagner la brune, avant de la perdre de vue !
Putain, mais qu'est-ce qu'il avait chaud ! En même temps, il avait l'impression que la femme devant lui s'était donné comme objectif de le faire bander le plus et le plus longuement possible. Ça avait commencé dans la boutique de lingerie, où elle lui montrait tout ce qu'elle essayait, pour soi-disant avoir son avis... Alors franchement, entre les soutien-gorge à balconnets, ceux push-up (il devait avouer qu'il avait une petite préférence pour ceux-là, puisqu'il savait ce qu'il y avait dedans), les string, les shorty, les nuisettes, les body, les guêpières, le tout en dentelle, en satin, en soie, tous plus sexy et affriolants les uns que les autres, il n'en avait pas mené large. Tellement qu'il avait fini par se laisser convaincre de porter tous les sacs des achats de la demoiselle.
Ensuite, son calvaire avait continué à la boutique d'habits plus... habillés. Là, il avait découvert une autre facette d'Hinata : qui aurait cru qu'elle essayerait des vêtements si féminins, si moulants, si décolletés, si courts, si... Bref, il en avait littéralement bavé. Et, il ne savait pas comment, mais il s'était retrouvé à encore porter les sacs, qui devenaient de plus en plus nombreux, et de plus en plus lourds aussi.
Ils étaient ensuite passés à une boutique d'accessoires, beaucoup moins intéressante que les deux premières boutiques. Mais là encore, en prétextant l'espace réduit, elle avait trouvé le moyen de l'allumer en se frottant contre lui d'une manière plus que suggestive... Et il portait maintenant également les sacs de la boutique d'accessoires.
Dans la boutique de maquillage, le même schéma s'était reproduit et, s'il avait tenté de résister, ça avait été peine perdue : il était bien trop hypnotisé par le fessier et le décolleté de son bourreau pour ne pas se faire avoir encore une fois. Et les sacs de cette nouvelle boutique s'ajoutaient à présent aux autres.
Ce ne fut qu'en sortant de la boutique de chaussures, où la brune l'avait encore une fois allumé en marchant sur des talons aiguilles lui faisant des jambes à s'en damner un saint, qu'il s'était demandé où elle allait bien pouvoir mettre tout ça... Tout en ajoutant à sa collection de sacs ceux contenant les chaussures.
Il eut la réponse en la voyant ouvrir son placards à chaussures : il manquait la moitié de ses affaires !
-C'est une blague?! Où t'as foutu mes chaussures ?
-En fait, elles sont toutes là. J'ai rangé en mettant deux paires par étagère, comme ça moi aussi j'ai de la place.
Oui, forcément, ça se tenait... Il préféra quand même la suivre pour voir où elle comptait mettre ses fringues, et il ne fut pas déçu : elle avait aussi fait de la place dans ses tiroirs et ses étagères, où elle disposait maintenant calmement ses sous-vêtements.
Pour ses produits de beauté, ce fut encore plus simple : elle s'était carrément appropriée tout un meuble de la salle de bain.
À partir de cette constatation, Sasuke décida de faire quelque chose de très adulte et distingué : il bouda. Et il bouderait jusqu'à ce que son chez lui lui soit rendu intégralement, poussière et bordel inclus !
Hinata ne savait pas trop quoi faire. Elle avait bien vu que son ami n'avait pas trop apprécié sa petite surprise, qu'elle avait faite la veille. Il lui fallait donc une solution, et vite, avant que l'autre ne se renferme trop sur lui-même. Et elle trouva cette solution en allant se doucher : mais bien sûr, pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ?
Ce fut donc sûre de son choix pour déridé son compagnon qu'elle descendit dans le salon, où elle savait pouvoir le trouver. Et elle ne fut pas déçue car, en la voyant arriver, il eut tout à fait le comportement qu'elle espérait qu'il ait : les yeux grands écarquillés, la bouche tombante, un peu de bave coulant... Elle sourit, fière d'elle : à présent, il était temps pour elle de le remercier pour tout ce qu'il faisait !
Sasuke était stupéfait. En même temps, il avait devant lui une pure bombe : sa colocataire avait manifestement décidé de se faire pardonner, et elle portait à présent quelques uns de ses achats de la journée : une guêpière en dentelle noire, avec un string de la même matière et du même coloris, ainsi que des bas en soie et dentelle noirs retenus par des portes jarretelles. Elle avait également enfilé une paire de talons aiguilles très hauts rouges brillants, et elle s'était maquillée et coiffée superbement. Bon, si c'est pour faire ça, je veux bien lui laisser tous mes placards, mes étagères, mes tiroirs...
Il eut un rictus carnassier. La belle n'allait pas rester habillée très longtemps et, s'il en croyait son sourire coquin, ce n'était pas son intention non plus.
Il se leva doucement. Il savait très bien que, s'il ne se retenait pas, il allait lui sauter dessus et la prendre là, à même le sol. Non, il fallait la récompenser pour les efforts qu'elle avait fait, mais aussi la punir pour l'avoir mené en bourrique durant la journée et pour avoir chamboulé tout son « rangement ».
Arrivé auprès d'elle, il commença par sentir ses cheveux qui, comme il s'en doutait, sentaient très bons. Puis, il fit descendre ses mains le long des bras à la peau presque blanche devant lui, tout en fourrant son nez dans le cou de la belle. En l'embrassant à la jugulaire, il se rendit compte qu'elle avait une respiration saccadée : il décida de la faire s'impatienter un peu plus, jusqu'à ce qu'elle atteigne un point de non-retour. Il lui effleura la bouche de la sienne, en faisait la même chose à ses seins de ses mains. Sa princesse gémit.
-Tu es sûre que tu es prête ?
En guise de réponse, elle lui pris le visage de ses mains et l'embrassa longuement, passionnément, tellement que l'Uchiha ne savait plus qui il était. Oh putain, et Naruto l'a laissé partir ? Mais c'est vraiment un idiot celui là !
Il ne put s'empêcher de gémir à son tour quand Hinata se mit à se frotter contre son bassin, contre sa virilité plus qu'éveillée.
-Si tu savais ce qu'il t'attend ce soir, tu ne serais pas aussi pressée...
La jeune femme gémit à nouveau. Il ne savait pas ce qui l'avait excitée, peut-être son ton rauque d'excitation, ou bien encore le sous-entendu contenu dans ses propos ? Qu'importe, il décida de la récompenser pour ce son si bon en l'embrassant avec la même fougue qu'elle y avait mis plus tôt. Il sentit, au bout d'un moment, deux mains se logeant de force sous son haut. Il décida de l'aider à l'en débarrasser. Il fut plus que satisfait de sa décision quand la brune se mit à lui caresser les pectoraux, en s'attardant un peu plus sur ses tétons. Il ne voulait pas l'avouer et en avait même un peu honte, mais c'était ici un de ses points faibles les plus importants. Elle le compris très vite et en prit un dans sa bouche, tandis que sa main droite s'occupait du deuxième et que son autre main poursuivait son chemin plus au sud, jusqu'à rencontrer sa ceinture qu'elle s'empressa de défaire.
-Eh bien, princesse, t'es rapide dis moi !
-Vu ton ton haletant, je suppose que ce n'est pas pour te déplaire. Et, ajouta-t-elle en le faisant tomber sur le canapé et en murmurant à son oreille, ce n'est pas fini.
Son air coquin le fit tressaillir. Il espérait qu'elle ferait ce qu'il avait en tête, il avait hâte de voir le résultat, avec sa tête d'ange, ça allait valoir le détour !
Lorsqu'il vit son ange baisser son caleçon en le regardant d'un air pervers, il frissonna d'anticipation. Et, lorsqu'elle commença à souffler sur sa virilité, avant de la lécher de haut en bas, il dût fermer les yeux tellement le plaisir était grand. Bon sang, s'il était allumé par de si petites caresses, ça promettait pour la suite !
-Oh putain !
Elle venait d'englober son gland dans sa bouche, et elle commençait à le sucer de haut en bas. Bon Dieu ce qu'elle était bonne pour faire ça ! Au moment où il se sentait venir, il l'arrêta.
-Tourne toi. Non, pas comme ça, sur le dos. Et enlève ton string.
Pour la première fois depuis qu'il avait découvert le sexe, il avait envie de faire plaisir à sa partenaire. C'est pourquoi il voulait tenter le 69 avec elle.
Quelques minutes plus tard, il n'était pas déçu de sa décision. Oh oui, pour lui c'était incroyablement bon de la sentir lui faire une fellation, et, à la sentir gémir autour de son pénis, il pouvait en conclure qu'elle aussi aimait ça. En même temps, il savait exactement quoi faire : lécher en insistant bien sur son entrée, sucer doucement son clitoris, lui mettre un, puis deux doigt pour la préparer au mieux à son entrée prochaine, et faire ça encore et encore et encore...
Tout d'un coup, il l'entendit pousser un grand cri, alors qu'elle s'arrêtait dans sa tache. Il la sentit se crisper autour de ses doigts, et sa cyprine s'écouler abondamment hors de son vagin. Après s'être remise de ses émotions, elle se fit un devoir de le faire venir et, quand il jouit enfin, il eut la surprise de la sentir avaler son sperme contentieusement.
Il se retourna doucement et lui fit face. Elle était tellement belle, les joues rouges, haletante, son imposante poitrine encore enveloppée d'un carcan d'un dentelle, qu'il comptait bien lui enlever juste après. Il détacha lentement les jarretelles, avant de baisser un par un les bas de soir en la regardant dans les yeux. Il la sentit frémir, son regard devenant de plus en plus chaud. Lui même se sentait durcir de nouveau. Un truc de fou quand même, que je bande moins de cinq minutes après avoir jouit...
-Bordel, mais ça s'enlève comment ces trucs ?
Il entendit la brune rire. Il ne voyait pas pourquoi, il galérait à enlever deux pauvres chaussures à talons, il ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle !
-Regarde, ça s'enlève comme ça. C'est pas compliqué pourtant, il y a juste une encoche à enlever !
Forcément, après cet échange, il avait débandé, et ça sa belle l'avait remarqué. Il la vit donc se lever et commencer un strip tease plus que chaud de son point de vue. Bon, ce plaisir n'avait pas duré longtemps vu le peu de vêtement à enlever, mais la jeune femme continua en une lap dance chaude, très chaude... Qui l'acheva. Il fini par la prendre dans ses bras pour l'emmener dans sa chambre, dans son lit. Et enfin, enfin, il la prit. Il trouvait ça tellement bon ! Elle était tellement chaude, tellement réceptive ! D'ailleurs, il allait avoir le dos en compote vu ce qu'elle lui faisait subir ! Il ne put s'empêcher de lui faire une myriade de suçon dans le cou, pour pouvoir marquer son territoire.
-Tou... Han... Tourne toi !
Oh mon Dieu... De derrière c'est encore mieux ! Et quel cul !
-Je... Je... Veux... Être au dessus... Suke ! Je veux te chevaucher !
L'Uchiha frissonna violemment. Non mais franchement, elle était folle de lui dire ça comme ça, sans prévenir !
-T'as été... Mmmm... Sage... Alors t'as le droit !
La voir au dessus de lui, telle une amazone, ses seins montant et descendant au rythme de ses hanches, provoqua sa perte. Il éjacula en elle, et senti sa princesse se tendre dans un cri avant de retomber sur lui.
Plus tard, après qu'ils se soient lavés, il l'observa dormir. Pour la première fois, il avait envie de rester plus longtemps avec une femme, il avait envie de tenter l'expérience du couple. Mais elle, était-elle prête ? Et s'il n'était tout compte fait qu'un coup d'un soir pour elle ?
Le Nara va me tuer... Et son père, j'en parle même pas... Je savais que j'aurai pas dû l'accompagner pour faire son shopping, c'est que ça créé des liens ces trucs là !
Dites moi vos commentaires sur ce chapitre, et plus particulièrement sur le lemon ! L'histoire du shopping est (à part pour le budget, malheureusement) issue d'une histoire vraie :p
