CHAPITRE 2
BONJOURS BANDE DE LESSIVE LE CHAT
Voici un autre chapitre.
Non sans blague.
Enfin, j'ai pas grand chose à être parce que je poste ce chapitre en mode "viiiite j'ai plein d'autre trucs à gerer !"
Peut Etre.
Bonne lecture ! Et n'oubliez pas les reviews !
Willy s'étala voluptueusement dans son lit, sans même prendre la peine de retirer son chapeau. Finalement, il avait bien fait d'abandonner sa création.
Le bonbon métamorphe attendra.
Il est l'heure de vouer un culte aux coussins et aux matelas.
Il se glissa avec délices sous les couvertures, se formant un petit cocon humain.
Bon !
Bon, bon, bon.
Bonbon.
Il revisita mentalement tout les ingrédients qu'il envisageait pour sa toute nouvelle création.
Qu'est ce qu'il pouvait bien manquer ?
Du miel d'abeille péruvienne ?
De la papaye de Papouasie ?
De la poudre de merlinpinpin ?
Du CHOCOLAT ?
Ciel ! Comment avait il pû oublier le chocolat !
Tu te fais vieux, Willy !
Un vieillard !
Il poussa un léger "gasp" en s'imaginant couvert de cheveux blancs.
Vision d'horreur.
Papy Wonka, avec sa canne et sa barbe de trois kilomètre à la Dumbledore.
Voilà, c'est fichue, il ne dormira jamais après ça.
Il se redressa en i sur son lit, les sourcils froncés.
Il devait inventer un truc pour ralentir le vieillissement.
Obligatoire.
Les poils de barbes qui trainent dans l'herbe en smucre, c'est pas hygienique.
Il apposa son menton dans ses mains avec une moue boudeuse.
La vérité était là, il était vieux.
Par l'enfer des pastilles Vichy !
Il tatonna sur sa table de nuit.
Vite, une occupation ! Chasser ces noirs pensées de son pauvre esprit !
Sa main se saisit de sa télécommande.
Oh non.
Pas la télé.
C'est nul la télé.
Quitte à devenir vieux, autant ne pas devenir vieux en devenant comme un petit Teavee monstre.
Mais, ma parole, c'est une obsession cette idée de vieillesse !
Bon, comment on allume ce truc déjà.
Il s'installa confortablement contre ses oreillers et fixa l'écran avec suspicion.
Le visage souriant et couvert de fond de teint d'une présentatrice d'info lui faisait face, déblatérant des choses à propos de bébé panda dans un zoo (photo adorable à en vomir des papillons), de l'élection présidentielle américaine (montage un peu pitoyable avec deux boxeurs sur un ring portant les têtes de Trumpinou et d'Hilary Clinton) et d'évasion de masse dans une prison fédérale.
Puis défila le portrait des terribles évadés. Mouais. Il y avait de belles têtes de psycopathes dans le lot, mais-
Oh
OH
OH MAIS NON
OH MAIS NON MAIS PAS DU TOUT
OH MAIS NON MAIS PAS DU TOUT MAIS PAS LUI
Toute idée de vieillesse, de cheveux blancs et de barbe déserta Willy Wonka à l'instant même ou le visage de ce cher Salt s'afficha brievement sur l'écran.
"... nous vous informons que ces individus sont dangereux..."
Sans blagues !
"... si vous les voyiez..."
Grand Seigneur Chocolat, il n'espérait pas !
"... appellez le numéro qui s'affiche actuellement sur votre écran..."
Il n'eut même pas le temps de saisir le bloc note sur sa table de nuit que le susdit numéro avait disparu.
"... C'était Shirley Sham, en direct de..."
Non, non, non, plus d'informations, ne partez paaas
"... Je vous souhaite une bonne soirée à tous..."
Bah voyons !
" *jingle de fin* "
Willy resta absolument figé dans son lit douillet, les yeux rivés sur l'écran.
Pourquoi ça n'arrivait qu'à lui, ce genre de chose ?
ooOooOooOooOoo
Charlie se redressa brusquement dans son lit.
Il était sûr-
Quasiment sûr-
Plus ou moins sûr-
Pas trop sûr-
Bref, il lui semblait avoir entendu des éclats de voix dans la prairie de smucre.
Les Oompas Loompas n'ayant pas spécialement pour habitude d'élever la voix, c'est donc naturellement qu'il en déduis que:
1- Il y avait une invasion extraterrestre dans la chocolaterie
2- Julia et Willy se disputaient pour x raisons
3- Des sorciers avaient transplané ici
4- La chocolaterie s'avérait être construit sur un cimetière indien, et donc il y avait des fantômes
5- il y avait des cambrioleurs qui souhaitaient cambrioler des cannes à sucre
6- Il y avait des SDF qui avaient élu domicile ici
Au choix.
Dans tout les cas, ce n'était pas normal, et dans certain cas c'était potentiellement dangereux.
Il se hissa sur son lit, jeta un coup d'oeil dehors.
Il ne voyait rien de suspect.
Il se rassit, suspicieux.
Après tout, il pouvait bien l'avoir imaginé.
Et puis, bon, il voulait bien admettre que son hypothèse numéro 6 n'était pas très crédible.
ooOooOooOooOoo
Bien sûr, Charlie n'avait pas pû voir les onze silhouettes se jeter derrière une colline de chocolat.
Il ne pouvait pas non plus savoir que Desi Collings venait juste de s'extasier bruyamment sur le paysage qui l'entourait, et que c'était ça qu'il avait entendu.
Il ne pouvait pas non plus savoir que le susdit Desi s'était fait plaqué au sol par Sweeney Todd et baillonner de force par la main de celui ci.
Et il n'avait aucun moyen de deviner que les onze évadés étaient maintenant en rang d'oignons derrière leurs cachettes, à se regarder dans le blanc des yeux, cherchant à évaluer s'ils pouvaient reprendre leurs routes ou non.
"... Est ce que cette herbe brille vraiment dans le noir ? finit par murmurer Lucius, visiblement emerveillé."
Un concert de CHHHHHH lui répondit.
Un temps de silence.
"Eh... je suis presque sûr d'avoir vu passer un tout petit, petit homme, chuchota Facilier.
- T'en as trop pris, gamin, le réprimanda Matthew.
- Cet endroit fout les chocotes, déclara Billy.
- C'est très accueillant de jour, sussura Mr. Salt.
- Ah, parce que vous êtes déjà venu ? couina Sirius, dont les épaules hurlaient encore au martyr."
Le vieil homme se contenta d'esquiser un sourire.
Arsène échangea furtivement un regard avec David.
Ce type ne leurs inspiraient pas confiance.
Et à en croire aux expressions des autres, ce sentiment était tout à fait partagé.
Un nouveau silence malaisant s'installa.
"Eh, oh, eh, ah, eh, Sweeney, oh, tu peux lâcher Collings, là, eh, marmonna Jack.
- Grmpf, grommella le barbier qui semblait n'avoir toujours pas digérer l'affaire du plat de purée.
- Je veux dire, eheh, il devient tout mauve, s'amusa son camarade."
Sweeney baissa la tête. Desi semblait effectivement en train d'étouffer.
"Ca f'ra un engrais pour l'herbe.
- Voyons, voyons, voyons, mes amis, chuchota Arsène. N'oublions pas que nous formons un groupe, et qu'il est important de rester soudé ! Ainsi-"
Personne ne prêta la moindre oreille à la fin de son discours sur les valeurs de la solidarité.
Heureusement, Sweeney décida de relâcher sa pauvre victime, qui partit se réfugier à quatres pattes aux côtés des membres les moins menaçant de leurs petit groupe.
"Bon, finit par décreter Salt. Je pense qu'il est temps de trouver un autre refuge."
Tous hauchèrent vaguement la tête.
Si Charlie avait jeter un oeil par sa fenêtre à ce moment là, il aurait vu onze silhouettes se faufiler de façon absolument tout sauf furtive dans un des coins de la pièce.
ooOooOooOooOoo
Julia rentra dans l'enceinte de la chocolaterie, ravie de sa petite promenade nocturne.
Elle prit grand soin de refermer la grille derrière elle, se promettant mentalement d'en toucher un mot à Willy au petit déjeuner.
Quel inconscient ! Laisser une chocolaterie ouverte à tout les vents !
Elle se faufila dans l'usine, immédiatement cueillie par une bouffée de chaleur.
La chocolaterie était vraiment sombre de nuit.
Presque glauque, avec ses longs couloirs interminables.
Elle esquisa quelques pas, se sentant brusquement toute petite.
Fini la promenade nocturne. Elle ne se sentait pas assez à l'aise pour s'éterniser ici.
Elle trottina jusqu'à la salle centrale.
Le rugissement sonore de la cascade l'accueillit.
L'herbe phosphorescente jetait quelques ombres sur les arbres tordues et torturés de la salle.
On pourrait tourner un film d'horreur, ici, serieux.
Il ne manquait plus que le tueur qui se promène en liberté, et-
QU'EST CE QUI VIENT DE BOUGER LA BAS ?
Comme Charlie un peu plus tôt, la jeune femme s'imagina différent scénarios.
1- C'EST LE SLENDER MAN
2- C'EST UN YETI
3- C'EST UN MONSTRE EN CHOCOLAT
4- C'EST WILLY WONKA
5- C'EST LE PERE NOEL QUI S'EST TROMPE DE DATE
6- C'EST TIM BURTON QUI VIENT REVENDIQUER LES DROITS DE SON FILM
7- C'EST SON IMAGINATION
Elle décida donc, en toute logique d'héroïne courageuse mais un brin stupide, d'aller voir dans la direction de ce qui a bouger.
"Qui est là ?"
Bien sûr, elle ne pouvait pas savoir que Billy Stinson venait presque de faire un arrêt cardiaque en entendant sa voix.
Elle ne pouvait pas savoir qu'il s'apprêtait à sortir à la suite des autres, pour trouver une cachette plus sûr.
Elle n'avait aucun moyen de deviner qu'il s'était attarder par pure esprit scientifique devant les énormes tuyaux.
Elle ne savait pas du tout que, des deux, c'était probablement lui qui était le plus terrifié.
Et elle ne saura probablement jamais, car les lumières s'allumèrent brusquement dans la grande salle.
Elle tourna la tête, ratant ainsi la fuite épique du blond vers la porte dérobée, où il disparut sans demander son reste.
Elle vit juste un Willy paniqué qui remontait à grand pas sa prairie de smucre, droit vers la maison des Buckets, l'air apparement tourneboulé.
Elle en oublia complétement l'ombre qu'elle avait cru voir et rejoint le chocolatier en trottinant.
Si elle s'était retournée une dernière fois, elle aurait vu Arsène Lupin refermer la petite porte derrière le scientifique.
ooOooOooOooOoo
Mme. Bucket tomba de son canapé, surprise, lorsque quelqu'un eut l'extrème impudence de tabasser littéralement sa pauvre porte à coup de canne.
"Petit con de Willy, marmotta Grand Père Georges."
Elle soupira.
Des fois, elle aimerait vraiment que le chocolatier apprenne à se comporter comme un être civilisé.
Son mari se leva à son tour, encore à moitié assoupi, pour aller ouvrir la porte.
A peine en eut il entrebaillé le battant que Willy se précipitait à l'intérieur, tout en grand geste et en longues tirades sans queue ni tête.
Il avait les joues très rouge, ce qui, avec sa peau pâle, lui donnait l'air d'une poupée de porcelaine.
Julia entra à son tour, plus timidement, commençant par saluer poliment toute la petite famille.
Charlie descendit prestement les escaliers, apparement alerté par la voix de son mentor.
Voix qui partait actuellement dans les aigus, pour tout dire.
Il avait vraiment l'air terrorisé.
Elle soupira légèrement, l'attrapa par les épaules et le poussa sur le canapé.
Il se tut aussi sec, les yeux se perdant dans le vague.
"Que se passe t-il donc, Willy ? demanda Mr. Bucket d'une voix légèrement blasée."
Pas de réponse de l'estimé chocolatier.
"Il ne répondra pas, signala Charlie. Il a un flash back."
Soupir collectif. Les regards se fixèrent sur l'homme au chapeau, dans l'attente quelque peu impatiente qu'il retrouve ses esprits.
Quand à toi, cher lecteur qui ne tient pas à patienter avec les Buckets, voici une petite interlude musicale.
I'm not throwing away my shot
I'm not throwing away my shot
Hey ho I'm just like my country
I'm young, scrappy and angry
And I'm not throwing away my shot !*
C'était la petite interlude musicale.
Au bout de ce qui semble être une décennie et des poussières, Willy se tendit comme un bâton, bondit hors de son canapé, et s'exclama:
"SALT S'EST EVADE DE PRISON !"
Avant de recommencer proprement à paniquer.
Chacun à des façons différentes de paniquer.
Par exemple, certain hyperventile; d'autre marmonne des phrases sans queue ni tête; d'autre eclate simplement en sanglot.
Willy, lui, était plutôt du style puce, et sautillait à peu prêt partout dans la maison, autour du lit, autour de la table, dans la cuisine, avec en bonus les phrases incohérentes -non marmonnées-.
Tout ça sur les yeux des Buckets et de Julia qui s'efforçaient d'assimiler ce qu'ils venaient d'entendre.
"Il faut appeller la police, des gardes du corps, l'armée, Chuck Norris, mon père, ma femme, eh, j'ai pas de femme c'est vrai, le président des Etats Unis, la Reine d'Angleterre, Barney Stinson-
- Qui c'est lui ? demanda Grand mère Joséphine.
- Je ne sais pas ! s'égosilla Willy."
Charlie toussota légèrement.
Un silence.
"Même si Mr. Salt s'est échappé... il ne peut rien vous faire tant que vous êtes dans la chocolaterie... Si tant est qu'il veuille vous faire quelque chose.
- Bien sûr qu'il veut me faire quelque chose, couina le chocolatier au bord de l'hystérie."
Un nouveau silence s'installa.
"Il ne rentrera pas dans la chocolaterie, affirma Grand Père Joe."
Willy prit une grande inspiration dramatique et théâtrale, avant d'hocher lentement le tête, tel Jules César baissant le pouce dans une arène romaine.
"Je. Ne. Sortirais. Plus. Jamais. De cette chocolaterie, déclara t-il d'un ton tragique.
- C'est un peu drastique, comme mesure, non ? demanda Grand Mère Georgina.
- Absolument pas ! s'enflamma Willy. Voyez vous-
- Bon, coupa tout net Mme. Bucket. puisque tout le monde est levé, je vais préparer le petit déjeuner. Je ne pense pas que Mr. Salt va surgir à cet instant précis, n'est ce pas ?"
Chacun hocha la tête, de plus ou moins mauvaise grâce.
Bien sûr, aucun d'entre eux ne pouvait savoir que le susdit Mr. Salt était actuellement dans une vieille salle inutilisée de la chocolaterie avec une dizaine d'autre prisonniers.
ooOooOooOooOoo
"Vous êtes sûr que personne ne risque de débarquer ici ? couina Desi en s'emmitouflant dans un morceau de tissus à moitié déchiqueté.
- Certain, répondit tranquillement Mr. Salt. Lors de la visite, il nous a expliquer que cette salle ne servait plus depuis des années.
- Je n'aime pas beaucoup ça, signala Lucius en fixant une toile d'araignée particulièrement imposante.
- Il y a beaucoup trop de gens, ici, affirma Billy. Je suis sûr que quelqu'un m'a vu.
- Fallait aller plus vite, gronda Sweeney en gratifiant un sac de sucre d'un coup de pied purement gratuit.
- Et pour la nourriture ? s'enquit Facilier.
- Y'a du chocolat partout dans cette usine, soupira Sirius.
- Je n'aime pas les trucs sucrés, se plaignit Matthew. Je ne m'en sers que pour ameuter des mioches.
- On ne veut pas de détails, renifla Jack d'un air vaguement dégoûté.
- Tout ça va finir en overdose et crise de foie, analysa David d'un ton docte.
- Nous n'avons qu'à avoir un sac à vomi sous la main, déclara joyeusement Arsène.
- Vous êtes tous insupportables. Tous autant que vous êtes."
Un silence suivit les paroles de Salt.
La méfiance collective envers sa personne se vit enrichie d'une certaine antipathie.
ooOooOooOooOoo
Frederick Abberline gara la voiture devant la prison concernée par leurs enquêtes.
Il venait de passer un SUPER trajet dans le silence buté d'Ichabod, ce qui avait eu pour effet immédiat de lui donner une aussi merveilleuse humeur que son collègue.
Le directeur du penitencier se précipita immédiatement vers eux, l'air affolé du gars qui vient de recevoir un coup de fil de son supérieur remettant en question sa place à la tête de la prison.
Et qui vient de laisser onze prisonnier se barrer.
Aussi.
Il fut accueilli par deux inspecteurs bourrus ayant oublier toutes notions de politesse.
"On veut voir toute vos caméras de surveillance.
- Trouvez tout ceux qui auraient pu savoir ou entendre quelque chose.
- Gardien ou prisonnier.
- Avez vous déjà des pistes ?
- Pour expliquer une telle évasion."
Le pauvre directeur déglutit, tout tremblant.
"Tout ce que je sais, c'est qu'il y avait probablement du somnifère dans la soupe du personnel.
- Parce que vous laissez les pensionnaires avec un accès au somnifère, gronda Ichabod.
- Normalement non, repondit piteusement leur interlocuteur.
- Formidable. Vous avez de serieux problème de sécurité. C'est une prison ou un openspace ?"
L'homme jugea préfèrable de ne pas répondre.
Il décida plutôt de laisser entrer les deux inspecteurs.
L'aube venait de se lever.
