Yo. Cette fic m'inspire beaucoup, donc me voilà de retour pour vous jouer un mauvais tour.
Pour ceux qui suivent d'autres de mes fictions, je reprends tout mon chapitre pour Lily, je l'avais écrit il y a longtemps, et j'ai beaucoup de mal avec aujourd'hui. Et puis un chapitre de vingt à trente mille mots, j'avoue, j'arrive pas à écrire ça rapidement...
Je vais pas mentir, j'ai pas avancé sur les autres, sorry.
Je suis toujours en quête d'une bêta au fait, ou même quelqu'un qui, sans me corriger ou quoi que ce soit, puisse m'envoyer un msg une fois de temps en temps pour me remotiver, ou un truc du genre, svp.
Yukiodu44 : J'étais partie pour encore oublier de répondre à ta review, désolée ! Merci beaucoup pour ton soutien, ça me fait très très plaisir, j'espère que tu apprécieras la suite !
Amateurs de Dramione, ce chapitre est fait pour vous.
Voilà, bisous bisous.
(Je me suis relue qu'une fois, alors j'ai dû laisser passer beaucoup beaucoup de fautes, désolée)
2 - Secrets
–T'es flic ?
–Oui et non...
–Comment ça oui et non ? On est flic ou on est pas flic, t'es con ou quoi ? Laisse moi deviner... Oui et non ?
–J'étais flic, je le suis plus.
Blaise observa Oliver, toujours debout sur le palier, attendant sans doute que le lycéen le laisse entrer.
–C'est toi le flic londonien ? Le chien de Krum ? J'ai jamais compris comment un dealer finit flic... T'étais quoi, une sorte d'agent double à la botte du russe ?
Encore une fois, Oliver ne put s'empêcher de trouver étrange que cette ville tout entière sache qui il était. Il avait en face de lui un simple lycéen, comment était-il possible qu'il soit au fait de son identité et de son passé ?
–J'ai été dealer, puis j'ai été flic, pas grand chose de plus à savoir...
–Krum... Krum c'est pas le genre de type qui laisse un de ses chiens s'en aller, et encore moins pour devenir flic. Je vois pas pour quelle rai... Oh... Tu lui as sauvé la vie, pas vrai ? Une vie pour une vie qu'il dit toujours. Enfin il dit ça quand il bute un type qui a tué un de ses larbins, mais ce serait logique que ça marche aussi dans l'autre sens, pas vrai ? Ce serait logique qu'il te laisse te construire une vie toute neuve si t'as sauvé la sienne...
–Quelle importance ?
–Aucune. Disons que quand on veut savoir pour quelle raison un type qu'a rien à faire à Hogsmeade se retrouve à Hogsmeade, il faut parfois creuser dans son passé... Bon et sinon, qu'est-ce que tu me veux ? Black sait que t'es ici où t'es monté en douce ? A tous les coups c'est ce petit enfoiré de Finnigan qui t'as aidé...
–Black m'a dit où te trouver.
–Ah.
Étrangement, Zabini, qui lui avait semblé bavard et provocateur jusque là, se contenta de se pousser pour laisser Oliver entrer, avant de fermer la porte derrière lui, comme si le nom de Black était un mot de passe dont il n'était pas au fait.
Oliver ne s'attendait pas à voir un endroit aussi bien entretenu. Ce n'était pas joli à proprement parler. Du blanc partout, aucune décoration, mais aucune trace de saleté où que ce soit. C'était un studio. Mis à part les toilettes et la salle de bain, tout se trouvait dans la pièce dans laquelle ils se trouvaient. La cuisine consistait en un mini frigo, un modeste plan de travail, un micro-ondes en fin de vie et une gazinière datant du siècle dernier. La salle à manger d'une table et de deux chaises pliantes bon marché. Le salon et la chambre d'un clic-clac aux motifs douteux se déclinant en bleus, verts et violets. Il y avait bien une télé, datant de l'époque où les écrans plats n'étaient encore que de l'ordre du fantasme, et une pile de livres à côté du canapé, mais rien sur les murs, ni quoi que ce soit d'autre qui pourrait prouver que quelqu'un vivait bien ici si personne ne s'y trouvait.
Le seul endroit qui tranchait avec la fadeur du reste de l'appartement, c'était un coin de la pièce, à côté de la table et à l'opposé de la « cuisine ». Dans ce coin, il y avait un berceau entouré de plusieurs guirlandes lumineuses et surplombé d'un mobile duquel pendaient des nuages miniatures. A travers les barreaux du berceau, Oliver pouvait apercevoir qu'un bon nombre de peluches entourait un bébé qu'il était en conséquence bien incapable de voir. Il s'approcha lentement du berceau, et n'entendant pas d'avertissement oral de la part de Zabini, se pencha au dessus. Il y vit ce qu'il assuma être une petite fille au vu de la couleur de son body, profondément endormie.
–Faudrait éviter de parler trop fort vu le temps que je passe à l'endormir.
Zabini semblait être le genre de personne qui voulait donner l'impression qu'à ses yeux, rien n'avait d'importance. Le ton désinvolte sur lequel il avait dit ça semblait presque dire 'Enfin c'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire de ce bébé', alors que tout dans ce studio prouvait le contraire.
–Comment elle s'appelle ?
–Leta.
C'était peu commun. Il était difficile pour Oliver d'imaginer un gamin de dix-sept ans choisir seul le prénom de son gosse. Ce n'était pas comme si à cet âge, et surtout dans une ville comme celle-ci, on réfléchissait au prénom de son futur gamin, parce qu'ici, faire un gamin, ça avait l'air d'être le genre de chose qu'on ne concevait pas, étant donné le peu de chances de vivre assez longtemps pour pouvoir voir son enfant grandir. Ça avait dû lui tomber dessus d'un coup.
–C'est toi qui as choisi ?
Zabini acquiesça même si Oliver ne le vit pas, toujours occupé à observer le bébé. Il y avait quelque chose d'attendrissant dans cette petite chose qui gigotait en faisant des grimaces dans son sommeil. Presque fascinant à vrai dire. Une pensée traversa l'esprit d'Oliver. Celle qu'il n'y avait pas à Hogsmeade d'être plus innocent, pur et fragile que celui qu'il avait sous les yeux.
–Enfin Draco m'a aidé. C'était le prénom de la meilleure amie de ma grand-mère. Elle m'a pratiquement élevé.
–Qu'elle âge elle a ?
–Elle est morte.
Oliver se retourna, confus.
–Oh, cette Leta tu veux dire... reprit Zabini en pointant le bébé du doigt. Un mois et demi.
Un lycéen. Un lycéen qui vivait dans une ville chaotique et qui se retrouvait avec un bébé sur les bras.
–Comment tu trouves l'argent pour t'occuper d'elle ?
–Ça te regarde pas. Et puis je croyais que t'étais un flic, pas des services sociaux... Non parce qui si c'est le cas, embarque-la, ça me débarrassera.
Wood haussa les sourcils, l'air de dire 'A qui tu veux faire croire ça ?', mais Zabini ne dut pas le prendre comme ça, parce que la seconde qui suivait il reprenait.
–C'est bon je déconne, pas la peine de faire ta mijaurée. C'est ma fille quand même. Mais ça fait un mois que j'ai pas baisé. Je peux plus rien faire depuis qu'elle est là. J'ai plus d'intimité. A part baiser dans la salle de bain, je vois pas. Tu me diras, y a les putes, mais j'ai à peine les thunes pour bouffer, je vais pas payer pour me vider. Et puis si c'est pour croiser Narcissa à la sortie, merci bien. Manquerait plus qu'elle me propose une carte de fidélité. Bon après, tu me diras, je serais pas contre une carte de fidélité. Ou même une réduc', parce que bon, je suis quand même un ami de la famille... Je veux dire, je suis le meilleur ami de son fils, son cousin m'héberge, et ma fille porte le prénom de la mère du mari de sa sœur. Je fais partie de la famille à ce niveau là, non ? Ça vaut bien un 50% sur la pipen non ?
–Je dirais même 60%.
–70% ?
–Non, faut pas déconner non plus.
–Ouais t'as raison. Bref... C'était quoi ta question déjà ?
–Si t'es fauché, comment tu fais pour t'occuper d'elle ? Répondit Oliver avec un geste du menton en direction de Leta.
–Je bosse pour Black. Je fais le ménage en règle générale. Les chambres, et puis le bar, même si je suis bien obligé de récurer les chiottes une fois de temps en temps. Parfois je suis derrière le comptoir, mais rarement. On dirait pas mais c'est plus compliqué d'être au service avec un bébé dans le dos que de faire le ménage. Faut toujours faire gaffe à pas te cogner contre le mur du fond et bref... En échange, j'ai ce studio gratuitement, et de quoi m'occuper de la petite. La bouffe, les couches, tout ça. Pour mes repas à moi par contre, faut que je compte sur les pourboires de ces radins. Autant dire que je peux compter que sur moi-même. Enfin bref... Pourquoi t'es là ?
Oliver ne savait pas bien par où il devait commencer. Ce n'était pas qu'il n'avait pas le droit de lui poser des questions, mais plutôt que Zabini n'avait pas le devoir de lui répondre. C'était peut-être une perte de temps, peut-être pas. Il fallait bien qu'il essaie. Il pointa une des chaises du doigt, comme pour demander silencieusement s'il pouvait s'asseoir. Le lycéen acquiesça.
–J'ai du café en rab si tu veux. Des bières aussi.
Étrangement, Blaise ne se montrait plus du tout aussi hostile que quand ils se trouvaient sur le palier. Wood ne s'en plaignait pas.
–Va pour le café.
Zabini alluma la gazinière sous une casserole qui contenait le café qu'il avait déjà dû se préparer plus tôt.
–Alors ? Demanda-t-il, pour intimer à Oliver de répondre à sa question.
–L'affaire de l'explosion du lycée m'a coûté mon poste. Je suis venu ici la résoudre. J'ai embarqué Weasley la première fois, et je l'ai croisé quand je suis arrivé ici. Les deux fois il m'a dit que c'était par toi qu'il fallait que je commence...
Zabini se retourna et se reposa contre le plan de travail, attendant que le café chauffe. Oliver était maintenant assis, et attendait que Blaise, qui semblait réfléchir maintenant, lui réponde.
–Ouais, ça paraît logique. C'est vrai que d'un côté, c'est quand je me suis ramené avec la gamine au lycée que tout a commencé à partir en vrille. Sauf qu'il y a aucun lien. J'ai mis une meuf en cloque, aucune idée de qui c'est, et un matin j'ai retrouvé la petite sur mon palier. C'est ta fille. C'était tout ce qu'il y avait écrit sur le mot, sans signature. C'est pas un élément déclencheur de toute la merde qu'est arrivé après, c'est juste une merde parmi d'autres, sauf que c'est la première. Si j'avais baisé cette meuf un peu plus tard, ça aurait pas été le cas, et tu serais pas chez moi en train de me poser des questions. Enfin bon, de toute façon, tu sais pas toi-même où tu vas avec ces questions...
Wood sourit doucement. Il avait pas tort.
–J'ai quand même quelques pistes... Enfin, si on peut appeler ça des pistes.
–Essaie toujours...
–Où est Draco Malfoy ?
Blaise sembla sincèrement surpris.
–C'est ça ta piste ? Draco ? Il aura beau dire le contraire, il adorait ce lycée, il aurait sûrement préféré se couper une main que de le faire sauter.
–C'est pas une piste. On m'a juste parlé de lui, et je pense qu'un chef de gang est plutôt bien placé pour me fournir des pistes justement...
Blaise eut un sourire en coin. Il semblait d'accord avec le raisonnement d'Oliver.
–Manque de chance, j'ai aucune idée d'où il est. Ça fait une semaine que je l'ai pas vu. Tu peux faire un tour au Lupanar pour voir, mais ça m'étonnerait qu'il y soit. Enfin tu pourrais demander à sa mère une fois sur place...
–Aucune idée de pourquoi il est plus là ?
–Non. Enfin c'est pas comme si je te le dirais si je le savais, mais pour le coup, non, j'en sais rien.
–Un chef de gang qui disparaît, c'est pas anodin...
–Si t'es en train d'insinuer qu'il est peut-être mort...
–J'insinue rien du tout, je dis juste que quand un chef de gang disparaît, il faut une bonne raison. Et si toi, son meilleur ami ne sait pas où il est, les serpentards ne doivent pas se porter très bien.
Blaise leva les yeux au ciel.
–Qu'est-ce qu'on en a à foutre des serpentards ? Ils sont voués à mourir depuis que Riddle est revenu. Je les ai toujours connu comme ça, à essayer de garder leur indépendance alors qu'ils sont en train de se faire bouffer par les mangemorts. Si deux minutes ils arrêtaient de se poser des questions et qu'ils commençaient plutôt à casser du mangemort, la situation serait pas la même. Mais à l'heure qu'il est, les serpentards sont à l'agonie, que Draco soit là ou pas. Ils l'ont cherché, ils l'ont tous cherché. Au mieux, les serpentards disparaîtront au retour de Malfoy senior, au pire c'est qu'une question de semaines. Mais ils pourront pas dire qu'ils se sont battu, parce qu'ils se sont contenté de donner la patte, du début à la fin.
–Ça a pas l'air de te toucher plus que ça...
–Je suis un serpentard parce que Draco est un serpentard, et peut-être un des seuls qui se soit vraiment battu pour ce gang.
–Un des seuls ?
–Lui, les sœurs Greengrass et leurs clans, et puis Andromeda Black. Je suppose que Théo agit à sa manière, mais ça s'arrête là. Les autres ont peur. Ils font rien.
–Et toi t'as pas peur ?
–De quoi j'aurais peur ? Qu'on détruise ma vie ? Je suis un gamin d'Hogsmeade, y a rien à détruire, ma vie était ruinée avant que je la commence. Qu'on m'enlève quelqu'un que j'aime ? Je sais pas qui est mon père, la junkie qui me sert de mère préfère son crack à son fils, ma grand-mère est morte et sa meilleure amie aussi. Il me reste que quelques potes, mais ils auront pas une vie plus longue que la mienne, je me suis déjà fait à cette idée.
–Et ta fille ?
–Pourquoi tu crois que je vis en plein territoire gryffondor ? Juste en face de chez moi, y a le salon de Dumbledore. Faudrait être taré pour s'aventurer jusque là.
Ah, ce qu'il avait envie de la poser sa question. De voir quel genre d'idées noires pouvaient traîner dans la tête d'un gamin qui à sa façon, lui ressemblait beaucoup.
–Et s'ils le faisaient, s'ils s'aventuraient jusque là, arrivaient jusqu'à elle, et lui faisaient du mal ?
Blaise haussa les épaules comme si ce qu'il s'apprêtait à dire n'avait pas grande importance.
–Je les buterais tous, les uns après les autres.
Il aurait aimé lui demander s'il l'avait déjà fait, s'il était familier avec le fait de tuer un être vivant ou bien si sa légèreté n'était pas légitime, s'il ne savait pas vraiment tout le poids qui vient avec le fait de prendre une vie. Il ne le fit pas, il savait qu'il ne lui répondrait pas. Mais cette affirmation de Zabini eut au moins le don de lui offrir une transition vers un autre sujet qu'il voulait aborder.
–Qui était Terence Higgs ?
–Oh... Higgs ?
Blaise se retourna, prit deux mugs dans un placard et les remplit de café. Il en posa une devant Oliver, et l'autre devant lui une fois qu'il fut assis.
–Un mangemort deux ans plus vieux que nous. Pas grand chose à dire sur lui. Il a jamais vraiment posé de problèmes, et c'est un mangemort parce que son père en est un. Enfin c'était...
–Comment il est mort ?
–On l'a retrouvé dans le canal y a un peu plus de deux semaines. Complètement défiguré, genre... Sa tête, c'était de la bouillie. Il s'est fait éclater. Vu qu'il avait disparu deux semaines avant qu'on le retrouve, y avait de grandes chances que ce soit lui, et sa mère l'a identifié avec une tâche de naissance.
–Une idée de qui a fait ça ?
Blaise soupira.
–Je comprends que Flint essaie pas de trouver un coupable. Tous les gangs pourraient être coupables. L'Ordre essaie de se débarrasser des mangemorts alors ce serait logique, pareil pour les gryffondors. Les mangemorts sont plein de tarés alors pourquoi pas, et les serpentards plein de frustrés qui ont envie de s'en prendre aux grands noms des mangemorts mais qui se dirigent plutôt vers les petits, ceux qui peuvent pas vraiment se défendre. Ça pourrait être n'importe qui. Même moi quand on y pense. Non pas que ce soit moi, j'ai autre chose à foutre que de buter le type qui me filait ses exercices de maths à l'école. Et je t'arrête tout de suite avant que tu partes dans un délire complètement con, si Draco avait buté Higgs, il serait pas planqué en ce moment. Il est pas stupide, il sait très bien qu'en ce moment il a l'air suspect. Je sais pas pourquoi il est planqué, mais c'est pas à cause d'Higgs. Et puis y a une semaine et demie de battement entre le moment où Higgs a été retrouvé, et celui ou Draco s'est tiré. Et dans tous les cas, je vois pas pour quelle raison Draco aurait fait ça... Je veux dire... ce type était inutile, mais il était pas méchant. Enfin je crois pas.
Oliver acquiesça. Blaise semblait honnête dans les informations qu'il lui donnait, mais le fait qu'il passe tant de temps à chercher à lui prouver l'innocence de Draco Malfoy prouvait bien qu'il avait dû se demander si c'était le cas en premier lieu. Il avait presque eu l'air d'essayer de se convaincre lui-même.
–Autre chose que tu voudrais me dire et qui pourrait m'être utile ?
Blaise regarda son café en y tournant sa cuillère, l'air de réfléchir. Puis, après quelques secondes, il releva les yeux sur Wood.
–Y a de fortes chances pour que celui qui a fait explosé le lycée soit un mangemort. Les autres n'avaient aucun intérêt à le faire. Quand on y pense, Hogwarts, c'est même le symbole d'un lien entre Gryffondor et Serpentard, alors un mangemort aurait tout intérêt à démolir ce symbole, histoire d'entrer dans une nouvelle aire ou les mangemorts domineraient la ville, ou quelque chose comme ça. Mais c'est pas comme si tu pouvais entrer facilement chez les mangemorts, et je vois pas comment tu pourrais faire autrement pour obtenir des informations de leur part. Mais t'as quand même une solution. Ginny Weasley.
Au nom de Weasley, Oliver tiqua, et Blaise acquiesça.
–La petite sœur du taré. Officiellement, elle est avec Potter, mais officieusement, elle est avec Adrian Pucey, qui est un mangemort. Me regarde pas comme ça, Potter est au courant, et s'il le tolère, c'est qu'ils se servent de couverture mutuellement. Enfin personne est au courant à part eux.
–Si tu es au courant, y a de fortes chances pour que d'autres le soient aussi.
Blaise ricana.
–Je tiens l'info d'une source sûre, et qui lâche pas ses infos facilement...
–Une sorte d'indic ?
–On peut appeler ça comme ça...
–Qu'est-ce qu'il veut en échange ? De l'argent ?
–Non, si c'était aussi simple, je pourrais faire chanter toute la ville. Personne connaît ses motivations de toute façon.
Zabini était un excellent menteur, malgré ses airs de grande gueule. Bien sûr qu'il connaissait ses motivations, et il savait bien plus que ce qu'il lui avait donné. Mais qui penserait que quelqu'un de si direct soit capable de cacher tant de chose sans qu'un ex-flic ayant longtemps été voué à un brillant avenir soit capable de la remarquer ?
–Je peux avoir un nom ?
–Lovegood. Luna Lovegood.
. . .
–Bonjour Hermione. Tu vas voir Draco ?
Hermione sursauta à l'entente de la voix de Luna derrière elle. Personne connaît cet endroit qu'il avait dit. Quel abruti.
Elle se retourna lentement, et ne prit pas la peine d'abaisser sa capuche ni son masque antibactérien.
–Luna... commença-t-elle.
–Oh ne t'inquiètes pas, motus et bouche cousue, dit la blonde avant de fermer une fermeture imaginaire sur ses lèvres.
Elle savait bien qu'elle pouvait faire confiance à Luna, restait qu'elle ne comprenait pas comment elle pouvait toujours tout savoir, toujours être au bon endroit, au plus mauvais moment possible.
–Je sais que tu n'en parleras pas Luna, mais vraiment, Harry et Ron ne doivent rien savoir...
Luna eut un rire très léger et mélodieux. Avec du recul, c'était son être tout entier dans un simple son.
–Tu sais, ils ont leurs secrets aussi. J'adore les secrets, mais je préfère les garder pour moi. Il faut que les secrets restent des secrets, pas vrai ? Raconter un secret, c'est lui enlever sa qualité de secret.
Énigmatique. Luna Lovegood était énigmatique. Parce qu'elle n'était pas mystérieuse Luna, le mystère a une part d'ombre non négligeable que Luna n'avait pas. Elle était lumineuse. Lumineuse et foutrement énigmatique.
Hermione sourit, même si Luna ne put le voir derrière le masque. Elle le devina cependant, parce qu'elle devinait tout, et lui sourit en retour. La brune se retourna vers la trappe qui menait aux égouts, mais une pensée l'immobilisa.
–Zabini est venu te voir pas vrai ? Pour savoir où est Malfoy ?
–Oui, mais il n'avait pas de quoi me payer. Il m'avait déjà donné son dernier secret pour quelque chose d'autre...
Hermione eut un grand sourire, mais cette fois, Luna n'eut pas à le deviner, elle le vit à la façon dont son sourire avait plissé ses yeux.
–Son dernier secret ? Luna... Ne me dis pas que tu sais qui est la mère de sa fille ?
Luna haussa les épaules, entrelaça les doigts de ses deux mains derrière son dos, et de sa démarche légère, quitta l'ancien sellier du Lupanar. Et ainsi, la gardienne des secrets d'Hogsmeade s'en alla vaquer à ses occupations.
. . .
Zabini ferma la porte derrière Wood, et, maintenant seul – dans la mesure où un bébé endormi n'est pas réellement ce que l'on pourrait appeler une présence, soupira lourdement.
Il n'aurait pas dû lui parler de Luna. Bien sûr, c'était tout bénef pour lui. Après tout, Wood allait sûrement lui lâcher tout un tas de secrets, et bon dieu ce qu'elle aimait les secrets. Alors, en bonne commerçante qu'elle était, elle allait sûrement donner un ou deux secrets gratuits à Blaise pour lui avoir envoyé un client si généreux. Mais si c'était ses secrets à lui, qu'elle racontait à Wood ? Non pas qu'il ait grand chose à cacher de toute façon, mais quand même... Lui envoyer Wood, fouineur de première, c'était tendre le bâton pour se faire battre.
Et puis... Ce qu'il pouvait être con aussi. C'est pas comme s'il l'avait voulu mais...
C'était pas tant les secrets... Blaise avait fini par le comprendre. Luna n'aimait pas tant les secrets que les histoires sur lesquels ils étaient construits. Luna Lovegood était une rêveuse, et quelque part sur le chemin qu'elle suivait, elle avait décidé qu'elle était un personnage secondaire dans l'immense roman qu'était Hogsmeade. Ou sa narratrice peut-être ?
Beaucoup de monde savait que Luna savait beaucoup de choses. Peu de monde en revanche savait qu'elle monnayait son savoir en échange de secrets. Bien souvent, on commençait par ceux des autres, mais une fois à court de munition, c'était les siens qu'on finissait par lui donner. Blaise en avait largement profité, et il pouvait dire aujourd'hui qu'il savait grâce à elle beaucoup de choses qu'il n'aurait jamais du savoir en premier lieu. C'était devenu addictif. Vraiment addictif. Un jour, il n'avait plus rien eu à lui donner. Mais il voulait savoir quelque chose qui personne à part elle et les concernés ne savaient. Alors elle lui avait dit : Si tu n'as pas de secret, raconte-moi une histoire. Il l'avait fait. Il l'avait fait cette fois, et cent fois après ça. Lui qui savait à peine lire dans une ville où savoir se battre était bien plus primordial que de savoir écrire son nom, s'était mis à lire des livres par dizaines. Il allait lui raconter chacune de ces histoires, même celles qu'il n'avait pas aimées. Elle ne lui racontait plus de secrets en échange, elle lui racontait d'autres histoires. Peut-être un peu tard – Zabini était un personnage difficilement compréhensible, même par lui-même, il avait fini par comprendre que les histoires et les secrets, ils n'avaient plus vraiment d'importance pour lui. Ce n'étaient plus que des prétextes. Il voulait juste la voir. Il voulait être le personnage principal de son roman. Il voulait que si un jour, elle venait à raconter une histoire au monde, elle soit à propos d'elle et lui.
Blaise Zabini avait un grand secret. Un grand secret qu'il voulait garder pour lui et pour toujours, et qu'il ne voulait partager pour rien au monde, et surtout pas à un flic de seconde zone fraîchement débarqué de la capitale. Un grand secret qui portait le nom de Luna Lovegood.
Mais Luna était un secret pour tout le monde, et s'il ne voulait pas qu'elle lui échappe, la vérité, c'est que c'était elle qui l'avait emprisonné tout entier, elle qui savait tout de lui, elle qui tenait ses secrets, sa vie, entre ses mains. Lui envoyer Wood lui semblait être une mauvaise idée, mais sans doute l'aurait-elle fait venir à elle de toute manière.
Blaise soupira une seconde fois avant de reprendre son livre là où il l'avait laissé.
. . .
–Merde Granger, tu pues, c'est infect...
C'était sans doute un record. Elle n'avait même pas eu l'air de faire en sorte de ne pas rentrer dans son jeu, il lui avait suffi d'une phrase pour qu'elle ait l'air d'avoir envie de le frapper.
–C'est toi qui m'as...
–Ouais, ouais, bref, t'as la bouffe ?
Draco Malfoy. Draco Malfoy, bordel, ça n'avait aucun sens ! Pour quelle raison est-ce qu'elle faisait ce qu'elle faisait ? Pour quelle raison est-ce qu'elle lui apportait un sac rempli de nourriture, suivant toutes les étapes qu'il lui avait transmis, passant par des portes secrètes dans des caves miteuses, puis par les égouts – les égouts bordel ! – pour aider un être qu'elle avait détesté la plus grande partie de sa vie ?
Elle lâcha le sac, et le bruit des conserves contre le carrelage aurait du le faire se retourner, mais non, Draco Malfoy continuait de lire un magazine dans un canapé qui avait l'air d'avoir eu mille vies, sans même la regarder.
–La salle de bain, c'est la porte du fond, mais tu connais déjà le chemin. Y a des fringues propres, crois-moi, t'en as besoin.
Elle aimerait bien garder ses habits juste pour le plaisir de le contredire et de l'agacer, mais elle devait bien l'admettre, elle sentait mauvais. Vraiment, vraiment mauvais.
Elle marcha d'un pas rageur jusqu'à la porte, et se fit un plaisir de la claquer derrière elle. Seul un ricanement qu'elle ne connaissait que trop bien lui répondit, et elle dut se contenir pour ne pas se mettre à hurler sa colère au mur qui les séparait. Elle-même ne savait pas par quel miracle elle avait pu se retenir, mais les faits étaient là, là voilà maintenant qui se trouvait sous le douche, un jet d'eau chaude rinçant la saleté et la colère. Elle se sentait épuisée. Elle avait l'impression de l'avoir toujours été, incapable de se rappeler une époque où elle s'était sentie bien. Elle se rappelait par contre d'une époque où cette fatigue était encore plus avancée, où elle la gangrenait. Une époque où tout lui semblait si vain, jusqu'à la vie elle-même, qu'elle aurait voulu ne plus jamais se lever de son lit, rester là pour l'éternité et disparaître, à la fin.
Une époque avant Draco Malfoy, avant qu'il s'immisce dans sa vie, avant qu'il ne complique tout. Draco Malfoy, l'omniprésent. Il avait toujours été là. Comme Ron, comme Harry, Draco Malfoy faisait partie de ses tout premiers souvenirs. Il avait longtemps fait partie de cet immense mur en face d'elle, celui qui lui disait que la vie n'avait aucun sens, qu'elle n'avait aucun sens. Un amas de chair qui n'avait rien d'autre à faire que de l'insulter, que de la rabaisser, que d'essayer de la mettre à terre jusqu'à ce qu'elle doive se cacher pour pleurer. Il y avait le mur devant, et derrière elle, il y avait Harry et Ron, pour l'épauler. Jusqu'à ce qu'il soient moins présents, voire absents par moments. Elle ne leur en voulait pas bien sûr. Non, elle ne pouvait pas en vouloir à Ron d'avoir été totalement transformé, de chercher à se maintenir debout avant de laisser une amie s'appuyer sur lui. Bien sûr que dans le contexte dans lequel était plongée cette ville, et avec la position qu'il occupait au sein des gryffondors, Harry ne pouvait pas toujours l'écouter pleurer sur son sort. Elle ne s'attendait pas à ce que quelqu'un fasse en sorte qu'elle arrête de faire face à ce mur, et encore moins que ce quelqu'un soit Draco Malfoy. Enfin...
Ce serait malhonnête de dire que Draco Malfoy lui avait tendu la main. Bien sûr que non. Ce type ne tendait la main à personne, alors pourquoi à elle ? Non, si on restait dans cette métaphore d'amis qui vous épaulent et de gens qui vous tendent la main, alors ce type l'avait giflé et traîné par les cheveux jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus voir le mur parce qu'il l'avait emmené trop loin pour ça. Oui, c'était sûrement ça.
Il avait laissé sur la vieille machine à laver à côté de la baignoire le t-shirt qu'elle portait la dernière fois qu'elle était venue ici, et qu'il avait de toute évidence lavé depuis. Elle ne trouva pas le jean qu'elle portait aussi, l'ayant sévèrement troué trois jours plus tôt, mais un des pantalons de l'uniforme d'Hogwarts de Malfoy.
Le tout enfilé, elle dégagea la buée du miroir et s'observa pendant une bonne minute. Elle avait maigri, à n'en pas douter. Elle n'avait pas encore l'air malade, mais ses joues s'étaient creusées, et la fatigue sous ses yeux était plus que visible.
La porte de la salle de bain s'ouvrit d'un coup, et elle ne put retenir un sursaut quand elle vit Malfoy arriver. Enfin qui d'autre, de toute façon ? Il voulait toujours être le centre d'attention, il voulait toujours l'agacer, bien sûr qu'il ne prendrait pas la peine de frapper avant d'entrer dans une salle de bain dans laquelle il savait parfaitement qu'il aurait pu la voir nue.
–Granger... commença-t-il d'un ton doux, mais s'arrêta comme s'il semblait avoir remarqué quelque chose sur le visage de la brune.
Il s'approcha d'elle jusqu'à totalement la surplomber – il était proche, trop proche – et posa sa main sur sa joue. Elle sentit son pouce remonter lentement le long de son visage avant de caresser doucement le dessous de son œil. Lui aussi devait avoir remarqué sa fatigue.
Elle n'y était toujours pas habituée, à ces marques de tendresse qu'il avait parfois, qu'il avait de plus en plus souvent. Elle n'avait jamais su ce qu'il attendait, même s'il n'avait pas l'air d'attendre quoi que ce soit. Mais on parlait de Draco Malfoy, il devait bien attendre quelque chose... pas vrai ?
Ses deux yeux gris se concentrèrent sur ses lèvres, et elle vit son visage s'abaisser vers le sien. Combien de fois l'avait-il embrassé ? Cent fois ? Mille fois peut-être ? Pourtant, à chaque fois, elle sentait son cœur battre à tout rompre, et à chaque fois, elle gardait les yeux obstinément ouverts.
Une manie qui cette fois lui permit de voir les lèvres de Malfoy dévier de leur chemin habituel pour se pencher vers son oreille. Sa respiration descendant jusque dans son cou créa un frisson, et après une longue inspiration, l'anticipation la rendit incapable d'expirer.
–Je déteste les lentilles.
L'enfoiré. Elle plaqua une main ferme contre son torse et le poussa. Elle ne put pas entendre le bruit sourd que fit son dos contre le mur, parce qu'à la seconde même où elle l'avait repoussé, son rire avait empli la pièce. Elle avait passé une heure et demie à traverser la ville par des chemins miteux que personne ne connaissait, un sac rempli de plusieurs boîtes de conserve, et tout ce qu'il trouvait à lui dire, c'était que cette nourriture n'était pas à sa convenance ? Et il riait après ça ?
Elle détestait son rire. Pas parce qu'il était laid ou mesquin, non. En fait, son rire était différent de tout ce qu'elle avait entendu auparavant. Il était différent de tout ce qu'elle lui avait entendu auparavant. C'était le rire le plus sincère et le plus léger dont il était capable, et elle le détestait parce qu'il lui suffisait de rire comme ça pour qu'elle oublie tout, pour que ses entrailles se tordent, pour que le monde entier s'arrête de tourner. Il n'en avait pas conscience, dieu merci, mais elle avait rarement autant envie de lui que quand il riait. Quand il riait, elle perdait pied, et elle détestait perdre pied, alors elle détestait son rire.
Après quelques secondes, il cessa de rire, mais son sourire était la trace de son hilarité. Il attrapa la brosse à cheveux sur l'étagère à côté de la porte et se plaça derrière elle. Doucement, il se mit à lui brosser les cheveux, comme il le faisait à chaque fois qu'elle venait ici. Il sembla se rappeler de quelque chose et se retourna une nouvelle fois vers l'étagère, y saisit un objet et le tendit à Hermione.
–J'ai trouvé ça dans un carton hier. Je suis pratiquement sûr que la date est passée depuis des années, mais ça peut pas te faire de mal...
Un tube de crème pour soulager l'eczéma. Alors il l'avait remarqué ? Elle portait toujours des t-shirt à manches longues, et les fois où elle les enlevait, c'est que ses avant-bras n'étaient pas le centre de l'attention de Malfoy.
Elle ne dit pas merci. Non pas qu'il en attendait un. Il s'était déjà remis à lui brosser les cheveux, alors elle remonta les manches de son t-shirt et commença à appliquer un peu de crème.
–Zabini a demandé à Luna où tu étais.
Devant l'absence de réponse de Malfoy, elle cessa ses mouvements et reporta son regard sur le miroir pour capter celui du blond. Il remarqua sûrement son immobilité, parce qu'après quelques secondes, il cessa de porter son attention sur ses cheveux, et lui rendit son regard après avoir compris qu'elle attendait une réponse.
–Blaise s'en fout d'où je suis. C'était juste un prétexte pour baiser Lovegood.
Hermione écarquilla les yeux.
–Pardon ?
–Enfin plutôt pour essayer de baiser Lovegood, pardon.
Il la vit froncer les sourcils, et il n'eut pas de mal à comprendre ce qui lui passait par la tête. Blaise Zabini, l'homme dont on disait que même l'ego n'était pas aussi grand que la libido. Luna Lovegood, innocente, candide, naïve. Bien sûr que Granger n'approuvait pas.
–Il est amoureux d'elle, reprit-il en haussant les épaules.
Cette fois, le visage de Granger passa de la colère à la surprise.
–Oh, fit-elle, ce qui eut le don de le faire ricaner.
–N'est-ce pas ?
–C'est... comment dire...
–Mal barré ?
Hermione fit la moue pendant une seconde avant de répondre.
–J'allais dire inespéré, mais je suppose que ça marche aussi...
Elle avait toujours imaginé que Luna resterait seule toute sa vie. Dit comme ça, bien sûr, c'était cruel, mais Luna Lovegood était à ses yeux quelqu'un que la solitude ne pouvait affecter, bien au contraire.
–Je pense que s'il y a une chose que Luna aime autant que les secrets, c'est l'honnêteté. Je pourrais faire une très longue liste des défauts de Zabini, mais j'ai jamais eu l'impression que c'était un menteur...
Malfoy ricana.
–C'est justement parce que c'est un très bon menteur qu'il a l'air honnête. Enfin bon... Baratiner des filles pour pouvoir les baiser il sait faire, mais la seule fois où il veut pas juste se vider, il faut que ce soit avec la folle perspicace.
–La « folle perspicace » ? Vraiment ?
Elle avait l'air blasée. Dommage, il avait voulu la mettre en colère. En y pensant, il avait vraiment, vraiment très envie de la mettre en colère. Quand elle était en colère, tout devenait plus intense. Quand elle était en colère contre lui, au moins, il était le centre de son attention. Pas Weasley, pas Potter, pas n'importe quel enfoiré au détour de la rue, non, lui, Draco Malfoy, était le centre de l'attention d'Hermione Granger. Quand elle était en colère contre lui, elle éprouvait quelque chose pour lui. C'était négatif, méchant, vindicatif parfois, mais il n'y avait plus que lui qui comptait, et les mille défauts qu'elle lui trouvait dans ces moments-là. Elle lui hurlait combien elle le haïssait, et ça faisait mal, tellement mal, mais dans ces moments, il était la seule chose qui comptait pour elle. Plus rien d'autre n'existait que Draco Malfoy, même s'il n'existait à ses yeux qu'à travers sa haine. Oui, à cet instant, il avait besoin de la mettre en colère. Il avait attendu trois jours pour être à nouveau le centre de son attention, et il n'avait pas envie d'attendre plus longtemps. Il avait besoin de lui faire du mal, juste pour qu'elle lui prenne la main, même si c'était pour lui briser les doigts. Il voulait qu'elle le regarde vraiment.
Regarde-moi. Regarde-moi. Regarde-moi...
–T'as pas l'exclusivité des surnoms, le castor. Ou alors tu préfères le paillasson ? Oh non, je sais... Sang-de...
C'est ça... Regarde-moi. Regarde-moi vraiment.
Ses yeux semblèrent le crucifier pendant une seconde, et il la vit se saisir de la paire de ciseau à sa gauche. C'était une menace, très clairement, mais elle était incapable de faire de mal à une mouche.
Il se pencha lentement vers son oreille, ses yeux toujours droit dans les siens à travers le miroir, son sourire en coin mesquin, et tout son être semblait hurler la fin de ce qu'il avait commencé. Bourbe. Bourbe. Bourbe. Sang-de-bourbe. Sang... de... bourbe.
Elle vit les lèvres de Malfoy, à quelques millimètres seulement de son oreille, se serrer, pour former le B tant redouté. Elle anticipait déjà la façon dont ses lèvres formeraient un rond au moment de prononcer le « ou », la vibration presque imperceptible de sa pomme d'Adam quand le R guttural passerait ses lèvres avant que ces dernières ne se pincent à nouveau, terminant ce mot comme elles l'avaient commencé. Puis viendrait le sourire sadique, l'éternel, celui qu'elle avait l'espoir de voir disparaître, mais qui était toujours, toujours là.
Elle resserra ses doigts autour de la paire de ciseaux, ses yeux reflétant tout la haine dont elle était capable, mais au moment où elle pensait entendre ce mot, elle sentit les os de ses hanches se plaquer brutalement contre le lavabo. Elle posa ses mains sur les bords de la céramique pour retrouver son équilibre, sentit le torse de Mafoy pressé contre son dos, vit de grandes mains recouvrir les siennes. Pas une seconde ses yeux n'avaient quitté les siens. Elle sentit la main gauche de Malfoy serrer beaucoup trop fort sa propre main, celle qui tenait la paire de ciseau. Il souleva cette main comme s'il s'agissait de la sienne, et guida la paire de ciseaux vers son propre cou. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu'il voulait faire, mais c'est quand elle vit la pointe des ciseaux à deux doigts de déchirer sa chair entre sa pomme d'adam et son tendon qu'elle se mit à tenter de résister, à essayer de toute ses forces de l'empêcher de se blesser. A mesure qu'elle échouait, son sourire à lui s'agrandissait, comme s'il n'était pas celui qui essayait de s'ouvrir le cou avec une paire de ciseaux. A mesure qu'elle échouait, ses yeux s'embuaient de larmes, brouillant ce qu'elle voyait de son sourire.
Arrête. Arrête, arrête, arrête, arrête...
Elle voulut utiliser sa main droite pour l'arrêter, mais elle sentit celle du blond la plaquer bien plus fort qu'il ne le faisait avant contre le lavabo.
Arrête. S'il te plaît, arrête...
–T'as fini de jouer avec les ciseaux Granger ?
Elle hocha la tête de haut en bas quand elle se rendit compte que ses sanglots l'empêchaient de parler. Alors il lâcha sa main d'un coup, et toute la force qu'elle mettait dans sa tentative désespérée de le sauver projeta sa main vers le miroir qui éclata sous la force du coup. Sentant sa peau et sa chair se déchirer, un cri lui échappa avant que, déséquilibrée, elle ne tombe par terre.
Sous le coup de la douleur et de la peur viscérale qu'elle venait d'éprouver, elle se roula en boule, pleurant comme il lui semblait ne l'avoir jamais fait, enserrant de sa main droite son autre main ensanglantée.
Il était là, debout, ne lui accordant pas un regard, observant à la place les bouts de verre tombés dans le lavabo. Il en saisit un, particulièrement grand, et s'observa dedans d'un œil morne pendant une bonne minute, avant qu'il ne finisse par lui adresser la parole.
–Tu peux rien contre moi, Granger. Tu vaux que dalle.
Tu as mal Granger ? Dis quelque chose... Regarde-moi. Regarde-moi. Juste moi.
Alors il lâcha le bout de verre qu'il tenait dans sa main de façon à ce qu'il lui tombe dessus, non pas pour la blesser – jamais pour la blesser, mais pour lui transmettre ce qu'il essayait vraiment de faire passer pour du mépris. Juste pour qu'elle le regarde.
Il l'enjamba et se dirigea vers la porte – Regarde-moi, dis quelque chose, me laisse pas partir comme ça... – mais, alors qu'il s'apprêtait à sortir, la main sur la poignée, il l'entendit murmurer ces mots qui malgré tous ses efforts pour passer outre, pour être heureux d'avoir obtenu ce qu'il voulait, n'avaient de cesse de le déchirer à chaque fois qu'elle les prononçait.
–Je te déteste.
Elle n'était jamais aussi sincère que quand elle prononçait ces mots. Quand tout son être exultait son mépris et sa haine et qu'elle faisait en sorte d'enfoncer le couteau dans la plaie en traduisant le tout avec des mots. Je te déteste. C'était comme si elle lui disait qu'elle n'était là que parce qu'elle n'avait personne et qu'elle avait besoin de quelqu'un, n'importe qui, pour lui rappeler qu'elle était en vie. Que c'était lui, mais que ça aurait pu être n'importe qui. Que c'était lui, mais que ça n'aurait jamais dû être le cas, que ça aurait du être Weasley, du début à la fin. Pas lui, parce qu'à ses yeux, il était tout ce qu'elle méprisait, et il détestait ça, parce que malgré toutes ses tentatives pour lui rendre la pareille, il n'arrivait plus à la mépriser pour de vrai depuis bien longtemps. En fait, s'il ne passait pas son temps à se voiler la face, il aurait sûrement déjà compris qu'elle le fascinait. Elle, la fille d'Hogsmeade qui n'arborait aucun écusson, qui ne portait sur elle que son amitié avec quelques uns des piliers de Gryffondor, mais qui n'aspirait qu'à partir de cette ville à tout jamais. Elle avait la crinière d'une lionne, la férocité dans le regard, l'air farouche parfois, et le courage. Elle était l'incarnation même de ce gang, vivait en son centre mais n'en faisait pas partie. Elle cherchait à le fuir, mais finissait toujours par se réfugier en son cœur. La preuve, elle était là, roulée en boule au milieu de la fosse aux serpents, s'étonnant encore de se faire mordre par leur chef, mais d'ici quelques heures, elle serait à nouveau au centre de cette troupe féroce guettant le moindre prétexte pour attaquer quiconque n'avait ni griffes ni serres. Draco n'avait que des crochets, rien qui puisse faire que les lions le laissent les approcher en toute liberté, alors il ne pouvait qu'espérer qu'elle reviendrait vers lui, oubliant les irrépressibles envies qu'il avait de lui injecter son venin, et ne se fiant qu'à sa curiosité. C'était tout ce qu'il pouvait faire. Espérer qu'une fois encore, elle revienne. Rêver qu'une seule fois et pour toujours, elle décide de rester.
Il détestait entendre ces mots, mais c'était aussi tout ce qu'il voulait. Quand elle lui disait qu'elle le détestait, quand elle le regardait comme si elle voulait le frapper encore et encore puis s'en aller pour ne plus jamais revenir, il était le centre de son monde. Tant pis si c'était un monde de haine et de chaos. Quand elle le détestait, quand elle lui hurlait qu'elle le haïssait, il n'y avait plus qu'elle et lui. Son cœur se fissurait à chaque fois, parce que sans savoir quoi, il savait bien qu'il voulait autre chose que toute sa haine en plein visage, mais c'était tout ce qui fonctionnait. C'était tout ce qui la faisait revenir. C'était tout ce qu'il savait faire.
–Je te déteste !
Elle le hurlait maintenant. Encore et encore. Draco posa son front contre la porte, déchiré de l'entendre le haïr, mais soulagé de savoir qu'enfin, elle le regardait pour de vrai.
Il se retourna prestement, saisit son bras droit et la souleva jusqu'à ce qu'elle soit débout, alors qu'elle lui hurlait de la lâcher, avant de revenir à combien elle le détestait. Il tourna le robinet, elle hurla qu'elle le détestait. Il saisit son avant-bras gauche, elle hurla qu'elle le détestait. Il passa sa main ensanglantée sous l'eau, elle hurla qu'elle le détestait.
–Je sais, murmura-t-il, avant qu'elle ne lui hurle comme cent fois avant et cent fois après qu'elle le détestait.
Il saisit un vieux bandage sur l'étagère et murmura qu'il savait. Il enroula grossièrement sa main dedans, et murmura qu'il savait. Il la saisit par les épaules, la poussa vers la machine à laver et murmura qu'il savait. Il déboutonna ce pantalon bien trop grand pour elle qui tomba à ses chevilles, et murmura qu'il savait.
Elle hurla qu'elle le détestait, il murmura qu'il savait.
Il fit glisser sa culotte le long de ses jambes, et si elle hurlait, c'était toujours pour lui dire qu'elle le détestait. Il la fit s'asseoir sur la machine à laver, et s'il murmurait, c'était toujours pour lui dire qu'il savait.
Il se prosterna entre ses jambes écartées, laissant sa colère s'abattre sur lui. La joue posée contre l'intérieur de sa cuisse, il pria pour qu'elle lui accorde sa miséricorde. Il attendait de voir si elle crierait au blasphème, si elle le repousserait, mais les minutes passèrent et elle n'en fit rien.
Elle lui hurla qu'elle le détestait, et il murmura une dernière fois qu'il savait avant de débuter son offrande.
. . .
–Blaise Zabini ! Combien de fois vais-je devoir te répéter qu'un bordel n'est pas un endroit adapté à un bébé ?
–Bonjour Narcissa, splendide journée, n'est-ce pas ?
Narcissa leva les yeux au ciel puis tendit les bras en s'approchant de lui.
–Donne-la moi. Je vois clair dans ton petit jeu Blaise... Tu as compris que j'étais trop gaga pour ne pas servir de nounou...
–On ne peut rien vous cacher, répondit Blaise avec un sourire et déposant délicatement sa fille dans ses bras.
–Des nouvelles de Draco ? Demanda-t-elle en berçant doucement le bébé déjà endormi.
–Non, désolé.
Elle ne semblait pas inquiète. Mais on parlait de Narcissa Malfoy, bien sûr qu'elle n'allait pas montrer son inquiétude. Quand son mari avait été emprisonné et que tout le monde avait parié sur la fin des Malfoy, elle n'avait pas non plus eu l'air inquiète. C'était avant de faire un infarctus. Blaise était presque certain qu'à l'intérieur, la panique la rongeait, mais qu'étant celle qu'elle était, elle ne pouvait se résoudre à laisser cette angoisse se voir sur son visage.
Blaise observa les alentours pendant deux secondes, et il l'entendit répondre à sa question avant même qu'il ne la pose.
–Miss Lovegood est en train de peindre une fresque dans la salle mille.
Blaise acquiesça et se dirigea vers ladite salle mille, dont le vrai nom était la salle aux mille murmures, salle dans laquelle prenaient place les orgies. Aucune chance qu'une orgie ait lieu à cet instant, auquel cas Lovegood n'aurait pas eu le droit d'y entrer. Il entra sans frapper, et la trouva en train de peindre une nuée de papillons. Encore une chose à propos de Lovegood. Elle savait peindre et dessiner.
Luna se retourna vers lui avec un grand sourire, et Zabini sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine à la simple pensée qu'il était celui qui avait provoqué ce sourire.
–Bonjour Blaise ! Leta n'est pas là ?
Blaise se contenta de hocher négativement la tête, et Lovegood sembla se reconcentrer sur son travail, mais à la place du silence qu'il avait anticipé, il entendit sa voix fluette s'élever à nouveau alors qu'elle s'était soudainement figée.
–J'ai oublié de lui dire qu'elle devait lui dire quelque chose... murmura-t-elle pour elle-même, assez fort cependant pour que Blaise puisse l'entendre. Tant pis, compléta-t-elle.
Elle haussa les épaules et se retourna une nouvelle fois vers Zabini.
–J'ai un secret gratuit pour toi Blaise. Tu aurais été au courant assez rapidement de toute façon, mais si je te le dis maintenant, tu le sauras avant tout le monde... Ça t'intéresse ?
Zabini haussa les sourcils.
–Tu m'as déjà entendu répondre non à cette question ?
–Et moi oui à celle-ci ?
Blaise ricana.
–Si tu connais déjà la réponse, pourquoi tu poses la question ?
Luna eut un sourire léger.
–Simple formalité. Certaines personnes cherchent à savoir des choses qui peuvent beaucoup les blesser, alors je préfère leur demander...
–Est-ce que ce secret peut me blesser ?
Elle balança sa tête de droite à gauche, comme pour dire que c'était le cas sans vraiment l'être.
–Eh bien... Disons qu'à une époque, ça aurait pu être le cas, mais je ne pense que ce soit encore le cas aujourd'hui.
–Alors dis-le moi...
Luna observa Blaise, et sembla peser le pour et le contre encore une fois, se remémorant toutes les raisons pour lesquelles elle pensait que ce secret ne pouvait plus le blesser, et quand elle jugea qu'en effet, ce secret ne le toucherait pas, elle finit par le dire.
–Elle est revenue...
. . .
En plein milieu du territoire Serpentard se trouvait l'ancien entrepôt d'un mécanicien assassiné après avoir accumulé les dettes, ainsi qu'un immense terrain vague autour. Quand son père, contre toute attente, avait été emprisonné, Daphné Greengrass avait repris cet entrepôt appartenant depuis peu à sa famille, et avait monté un business plutôt prolifique de réparation et d'amélioration de voitures. Bien sûr, la plupart de ces voitures étaient volées... Après tout, qui diable viendrait faire réparer sa voiture à Hogsmeade sans une raison valable ? D'ailleurs, à proprement parler, ces voitures pour la majeure partie étaient volées par Daphné elle-même, ainsi que l'ensemble des Vipers. Il suffisait d'assommer deux trois mecs quand le navire de charge était vidé, et vous pouviez repartir avec plusieurs voitures sorties tout droit du conteneur. Daphné Greengrass n'avait pas dix-huit ans, mais elle avait déjà monté une entreprise qui ne pouvait couler que si les riches arrêtaient de vouloir montrer leur richesse avec leurs voitures, tout en préférant acheter une voiture volée pour ne pas avoir à mettre autant d'argent qu'en l'achetant honnêtement. Autrement dit, un business insubmersible.
Comme pour les Malfoy, tout le monde avait parié sur la mort des Greengrass, trois ans plus tôt. Ils l'avaient même sûrement plus fait pour les Greengrass que pour les Malfoy. Parce que Lucius Malfoy avait sûrement du apprendre à son fils les rudiments du leadership d'un gang, mais les chances pour que Hector Greengrass ait tenté d'inculquer quoi que ce soit à des filles, furent-elles les siennes, étaient proches de zéro. Grossière erreur. Hector Greengrass, quitte à créer des troubles identitaires, n'avait pas de filles. Il n'en avait jamais voulu, il n'en aurait jamais. Il avait deux fils, qui, étrangement, développaient des attributs physiques féminins, et ne pouvaient pas se vanter d'en avoir une grosse. Il n'était pas fou, il savait ce qu'était une femme, il savait que ses fils étaient des filles, mais il savait aussi ce que devenaient les femmes à Hogsmeade. Alors il les força à se couper les cheveux, à prendre du muscle, beaucoup de muscle, et ne même pas penser à se faire belles. Il les éleva comme Cygnus Black avait élevé ses deux premières filles – il s'était adouci sur la troisième – sans leur accorder le préjudice d'une moindre force physique et encore moins celui de discriminations dues aux normes sociétales. Hector Greengrass, comme Cygnus Black avant lui, n'avait pas élevé ses filles pour qu'elles soient les égales des hommes, bien sûr que non. Il les avait élevé pour qu'elles les écrasent.
Trois ans plus tôt, Daphné et Astoria Greengrass avaient finalement pu, pour la première fois de leurs vies, s'approprier leurs féminités. Cesser de la cacher, en faire un atout. Pour Daphné, ça ne consistait en rien de plus que de laisser ses cheveux pousser, appliquer un peu de maquillage, et avoir enfin le droit de porter des shorts qui montraient une grande partie de ses cuisses. Assez cependant pour faire tourner toutes les têtes, et rappeler qu'en effet, Hector Greengrass avait épousé une femme magnifique et que ses filles avaient hérité de cette beauté. Astoria, elle, ne s'était pas seulement réapproprié sa féminité, c'était son corps tout entier qu'elle apprenait à apprivoiser. Elle s'était trouvé une autre passion que la mécanique dans le tatouage. Elle avait seize ans, mais elle en était recouverte. Elle avait seize ans, mais elle en recouvrait les gens.
C'était elle que Daphné s'attendit à voir en entendant des pas résonner dans son entrepôt. C'était dimanche après tout, le jour de repos des Vipers, et Astoria étaient déjà venu deux fois ici pour lui hurler d'arrêter de lui voler ses pièces, celles qu'elle n'avaient bien entendu pas touché. Ça ne pouvait être qu'elle.
–Non, Astoria, j'ai pas touché à tes vis de ralenti ! Peut-être que si t'étais moins bordélique, tu serais pas venu me faire chier trois fois aujourd'hui !
Allongée sous sa voiture et les mains dans le cambouis, elle ne se voyait pas en position d'entrer à nouveau dans une de leurs engueulades.
–Aston Martin DB4 GT Zabato de 1960, tu fais dans le vintage maintenant ?
Cette voix... Elle fit rouler la planche à roulettes sur laquelle elle était allongée pour pouvoir sortir de sous sa voiture. Elle avait changé, était un peu plus grave, un peu plus mature, mais elle était certaine que cette voix appartenait à...
–Parkinson ?
Voilà quatre ans que Pansy Parkinson avait quitté la ville sans prévenir personne. Tout le monde avait fini par penser qu'elle était morte, ou bien que, contre toute attente, elle avait réussi à échapper à la ville. Elle n'avait pas vraiment changé... Elle avait grandi bien sûr, avait gagné des formes, son éternel carré était toujours là, bien qu'un peu plus long, et ses yeux verts vous scrutaient toujours avec ce qui semblait être de la condescendance. Le petit sourire en coin, celui qu'elle avait adopté après avoir bien trop tenté de copier l'attitude de Malfoy, était toujours là, bien qu'un peu plus effacé, comme si quelqu'un ou quelque chose pendant ces quatre années l'avait estompé. Le plus frappant était sûrement son bronzage. Elle qui avait toujours été si pâle exhibait une peau mate ainsi que des tâches de rousseur qui étaient apparues sur sa peau peu habituée au soleil. Où avait-elle donc passé ces quatre dernières années ?
Pansy semblait elle aussi scruter Daphné de son côté, et après un temps de silence entre celles qui, à une époque, se considéraient comme des meilleures amies, Pansy prit la parole après avoir soupiré.
–T'es pas marrante Daphné. C'est moi qui aurait dû avoir le plus changé, mais non, Daphné Greengrass décide de devenir une femme... C'est que tu serais presque aussi canon que moi en plus...
Daphné se jeta sur Pansy pour la prendre dans ses bras.
Voilà voilà.
Ça faisait un moment que j'avais écrit du Dramione mélodramatique/torduchelouj'aimebien pur et dur, donc qu'est-ce que vous en avez pensé ? (Que ce soit bien clair, oui l'offrande, c du cul, et c'est parfaitement consenti, c'est pour ça qu'il attend mille ans qu'elle dise quelque chose ou qu'elle le repousse avant de faire quoi que ce soit, et il sait que même s'il demandait oralement (mdr), bah elle lui répondrait juste qu'elle le déteste donc bon... Mais oui, c'est consenti. J'ai essayé de rendre ça explicite, mais je sais pas, comment vous l'avez pris vous ?)
J'essaie d'introduire les personnages et les concepts, lentement mais sûrement. Qu'est-ce que vous pensez de Zabini, et de Malfoy, et d'Hermione, et de Luna (je suis trop fière de ma Luna, svp, confirmez qu'elle est trop cool en tapant 1), et de ce qui est dit des soeurs Greengrass et de Parkinson ? Oh, et Ginny et Pucey, ui ui ui, je sais c'est bizarre, mais vous allez vous y faire.
Voilà, j'apprécierais vraiment d'avoir des retours, donc hésitez pas à me dire ce dont vous avez pensé de tout ça !
Bisous !
Et comme dirait Tyler, the creator : La prochaine fois que tu vois un bébé, demande-toi pourquoi ce bébé à la con peut pas marcher. Genre, ce bébé est stupide. Tu sais pas marcher ?
(J'arrive à court de citations de Tyty chéri, si vous connaissez quelqu'un qui sort des trucs aussi épiques que lui, dites-le moi, merci bien.)
