Merci à tous pour vos reviews, merci de me suivre !

AVERTISSEMENT : Situations sexuelles dans ce chapitre !!! A ne pas mettre entre toutes les mains.

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Ils mangèrent en silence et aucun des deux ne laissa le moindre spaghetti dans son assiette.

Adam bailla à s'en décrocher la mâchoire, ce qui arracha un sourire amusé à Don qui lui conseilla d'aller se coucher sans plus tarder, sachant qu'il devrait se lever tôt le lendemain matin alors que le Détective ne prenait son service qu'à 13h.

Le jeune laborantin passa par la salle de bain pour se brosser les dents quand il vit avec horreur qu'il n'avait pas son nécessaire de toilette. Il ressortit, le feu aux joues et osa à peine dévisager Don qui, habitué à cette attitude prononça un « Quoi ? » interrogateur.

-'J'ai euh... j'ai pas de brosse à dents'.

-'T'as qu'à prendre la mienne Ross, j'irai m'en acheter une nouvelle demain matin'. Répondit Flack en essuyant la dernière assiette qui traînait dans l'évier.

-'T'es sur ?' demanda un Adam encore hésitant.

-'Eh oh, j'ai pas la gale' s'exclama Flack qui s'empressa de sourire avant de voir disparaître son ami dans la pièce d'eau. Il en ressortit quelques minutes plus tard et se dirigea vers sa chambre d'appoint... la chambre de Flack.

Il s'installa dans les draps, prit auparavant soin d'enlever son t-shirt et son pantalon de jogging, ne sachant dormir complètement habillé. Il était étrange de se sentir confortable dans des draps qui n'étaient pas les siens, mais l'odeur douce et enivrante de Don flottait tout autour de lui. Elle en était par moment intoxicante, si bien qu'il dut tourner la tête loin de l'oreiller du côté droit, où il supposait que Flack reposait chaque nuit.

Il dut rouvrir les yeux et poussa un soupir exacerbé. Il ne savait pas s'il arriverait à dormir cette nuit et il serait difficile d'expliquer à son ami la raison de cette nuit blanche. Il se sentait des plus troublés.

Même si sa vie affective n'avait jamais été une grande réussite, il n'avait jamais eu d'attirance pour un autre homme. Et voilà qu'il se retrouvait depuis plusieurs semaines à penser à Flack et même à rêver de lui.

Finalement, il arriva à fermer les yeux, pensa à son horrible prof de math de sixième primaire, Madame Reims qui portait des vestes jaunes fluo et un pantalon mauve, et s'endormit loin de toute pensée contenant le nom ou le visage de Don Flack.

Mais la présence de Madame Reims dans ses rêves fut tout aussi inutile que de réchauffer un plat qu'on aurait recongelé et aussitôt qu'elle disparut, Adam vit le visage de Flack réapparaître dans son champ de vision. Cela avait l'air tellement réel, tellement vrai... il se demandait s'il rêvait vraiment ou si les choses se passaient bel et bien. Il pouvait sentir le souffle chaud de Don chatouiller son cou pendant que sa main entourait son abdomen et que le corps du Détective se collait contre son dos. Les lèvres de Don parsemaient l'arrière de la nuque d'Adam et ses omoplates de petits baisers et le jeune homme pouvait clairement sentir l'érection de son compagnon s'ériger contre ses fesses. Il poussa un gémissement d'impatience, rauque et profond et bascula sa tête en arrière afin de laisser le soin à son amant de prendre pleine possession de ses lèvres dans un baiser aussi passionné que brûlant. Leurs langues se cherchèrent, se consumèrent littéralement et leurs doigts trouvèrent leurs cheveux respectifs et les empoignèrent afin d'attirer l'autre encore un peu plus près.

Bercé entre le rêve et la réalité, entre l'inconscience et le désir, Adam eut un réflexe et attrapa son t-shirt qui reposait sur la table de nuit et le plaça sous lui. Les yeux toujours clos pour ne pas perdre ce fantasme, il s'allongea sur le ventre, frottant son érection contre le tissu alors que dans son esprit, celui-ci était remplacé par les doigts habiles de Don. Adam bouillonnait littéralement, se sentant incroyablement bien et terriblement excité, comme cela lui était si peu souvent arrivé. Ce n'était pas une excitation malsaine, mais plutôt un désir ardent pour cet homme charismatique qui l'impressionnait par ses qualités et qui l'attirait énormément, tant physiquement qu'humainement.

N'y tenant plus, sa main vint se joindre à sa masturbation et il vit défiler dans son esprit les images d'une luxure amoureuse. Les lèvres de Don le possédaient tout entier, descendant de son bassin jusqu'à sa cuisse et remontant vers l'aine. Sa langue dessina des cercles sur son sexe dressé, ce qui arracha un gémissement au jeune homme, qui l'étouffa dans l'oreiller.

Il continua sa caresse qui passa de lente à très appuyée, tant l'image de Don le hantait. Ses mains, ses yeux malicieux, son sourire angélique, ses lèvres, son odeur... tout y passait et toutes ces petites choses l'excitaient au plus haut point.

Il ne put continuer bien longtemps et fut frappé par cet orgasme inédit qui le submergea comme une vague qui s'abat sur un banc de sable. Son corps tressaillit plusieurs fois avec une force inouïe alors que son esprit criait « Don » avec une folie extatique et qu'il étouffait ses râles de jouissance dans l'oreiller qui portait l'odeur de son fantasme, de son désir vivant : Don Flack.

Adam mit quelques secondes à reprendre son souffle et à se ressaisir. Il ne prit pas la peine d'ouvrir les yeux et se chargea d'effacer toutes les traces de son activité dans ce t-shirt qu'il ne remettrait probablement jamais. Puis il le roula en boule, le plaça dans un coin au pied du lit en se promettant de ne pas oublier de s'en débarrasser le lendemain et posa sa main sur l'oreiller de Flack, un sourire satisfait et béat sur le visage.

TBC.