Adrien se tenait sur son balcon, il contemplait Paris perdu dans ses pensés. Son visage n'affichait aucune expression, s'était souvent le cas ces derniers temps. Il n'y avait pratiquement plus rien qui l'intéressait, à part sa vie de Chat Noir et Nino bien sur. Il se sentait tellement vide et seul. Comment avait-il pu en arriver là ? Où était dont passé ses années de bonheur ? Il passa sa main sur son visage et souffla. Elle lui manquait atrocement et il ne pouvait rien y faire. Il avait pourtant essayé, oh oui qu'il avait essayé mais finalement il avait accepté la fatalité. Il était mort pour elle. Il s'en voulait et en même temps il lui en voulait. Sans elle, il n'était plus que l'ombre de lui-même. S'il n'y avait pas eu sa Ladybug pour le réconforter quand elle-même allait déjà mal, il n'aurait surement pas pu surmonter tout ça.

Il se souvient du soir où il l'avait retrouvée sur la tour Eiffel, pleurant toutes les larmes de son corps. Il s'était assit à ses cotés et l'avait attirée vers lui. Elle n'avait pas résisté à l'étreinte, au contraire elle se colla à lui et le prit dans ses bras. La tête dans son cou elle n'arrivait pas à arrêter ses pleurs.

- Chagrin d'amour hein ? Demanda t-il.

Pour toute réponse elle hocha fébrilement la tête.

- Moi aussi, enfin je ne suis pas sure. Je peux peut-être encore arranger les choses. Qu'est qui c'est passé pour toi?

- Je… Je ne veux pas en parler, réussit-elle à articuler entre eux sanglots.

Il passait sa main dans son dos essayant de la calmer. Il n'insista pas plus mais il savait déjà qu'elle était amoureuse d'un garçon, il se doutait qu'il devait être la cause de son état. Il avait vraiment envie de le frapper à se moment là. Il se sentait tellement impuissant comme dans propre vie, il resserra ses bras autour de la jeune fille et enfouit sa tête dans ses cheveux. De temps en temps il l'entendait se traiter d'idiote et il s'en mordait les doigts. Ils restèrent ainsi toute la nuit et avait finit par se séparer au petit matin. Les jours suivant c'est lui qui se brisait petit à petit, plus le temps passait et plus il souffrait. Ils s'entraidèrent, se redonnant courage mutuellement. Il avait bénit le ciel qu'elle existe, car sans elle, il serrait resté plus bas que terre.

Aujourd'hui il ne pouvait pas dire qu'il allait mieux au moins il sauvait les apparences. Il y avait quand même une petite chose qui allait bientôt s'arranger dans sa vie, il allait divorcer. Depuis le temps qu'il attendait ça. Peut-être qu'après il pourrait enfin lui parler, qu'elle accepterait peut-être de le voir. Au fond, il savait bien qu'il n'y avait aucune chance mais il ne pouvait pas s'empêche d'espérer ne serais ce qu'un peu. Après tout, elle était l'amour de sa vie et il ne parviendra jamais à l'oublier c'était certain.

Toujours appuyé sur son balcon, il se mit à fixer le vide qui le séparait du sol. Parfois il avait l'impression d'être spectateur de sa propre vie mais il essayait tant bien que mal de recommencer à vivre. Puis se sortant de ça torpeur, il se redressa et secoua la tête. Ça lui avait fait du bien de revêtir son costume de Chat Noir ce matin, il se sentait un peu moins inutile.

Il rentra dans son appartement, il devait se préparer, Nino ne devrait pas tarder. Il changea de T-shirt et enfila le premier pantalon qu'il trouva. Il avait la maison pour lui aujourd'hui enfin jusqu'à seize heures et demie. Après il devra aller chercher la miss vu que sa mère avait quoi déjà ? Ah oui un besoin urgent d'une pédicure, ridicule.

Parfois il s'imaginait quelle aurait été sa vie avec Marinette, si ça avait été avec elle qu'il avait formé une famille. Mais ne serait-ce que percevoir cette idylle fuguasse lui brisait le cœur à chaque fois.

Il alla dans la salle de bain, se passer de l'eau sur le visage. Tous ça lui donnait mal à la tête, il ouvra la pharmacie pour prendre une aspirine et ses doigts se posèrent sur le bijou froid qu'il avait caché là pendant toute ses années. Sans réfléchir, il s'empara du collier, il était cassé tout comme lui. Au début, il avait pensé à le faire réparer pour lui rendre mais il n'en avait pas eu le courage. Il lui rappeler la plus belle nuit de sa vie, c'était stupide, ce n'était qu'un bijou insignifiant mais pour lui c'était le souvenir de tout le bonheur qu'il avait ressenti à se moment là.

Inconsciemment, il souri, repensant à combien elle était belle dans se robe bleu nuit.

Il se souvient de leur dernière danse, des projecteurs qui faisaient briller ses yeux et de la rougeur adorable qui parsemait ses joues.

Il la regardait, il voulait sentir la douceur de ses lèvres contre les seines, mais elle, elle regardait ailleurs. Alors guidé par une pulsion soudaine et vive, il avait saisit sa tête remmenant ses prunelles de saphir vers lui et sans y réfléchir plus, il l'avait embrassée. Il n'oubliera jamais cette instant et certainement pas non plus ce qui s'était passé ensuite. Quand ils avaient tous décidé de faire l'After chez lui, il ne souvenait plus qui avait ramené l'alcool mais il n'avait jamais pensé que la soirée se terminerait ainsi.

Tout se qu'il voulait à ce moment là c'était de se retrouver seul avec elle et l'embrasser encore et encore jusqu'à ne plus pourvoir respirer. Elle non plus n'était plus très sobre d'ailleurs, et lorsque qu'ils avaient voulut fausser compagnie aux autres, ils ne pouvaient pas s'empêche de rire comme des idiots, se qui n'était pas super discret, il faut le dire. Cependant quand ils arrivèrent dans la chambre du garçon, ni l'un, ni l'autre n'arriver à dire quoi que se soit. Après un silence entendu où il se perdait dans l'océan de ses yeux, il s'empara à nouveaux de ses lèvres et elle se colla à lui. Il frissonna en sentant ses petits doigts fins se glissaient dans sa nuque et il ne lui en fallut pas plus pour la faire basculer sur le lit. Leur bouche danser un ballet brûlant et leur corps plaqué l'un contre l'autre en demandait plus. Ses caresses le rendaient complètement fou. Il en voulait encore, il voulait plus, il la voulait entièrement. Il prit possession de sans cou, lui arrachant de plaisants petit gémissement qui mirent définitivement un terme à sa raison. Mais en voulait resserrais son emprise sur elle, il attrapa son colliers et cassa la chaine. Il se redressa inquiet.

- Désolé, s'empressa t-il de dire.

Mais pour toute réponse, elle l'attira de nouveau vers elle et lui donna un baiser dont il ne s'en remettrait jamais. Son pantalon devenait de plus en plus inconfortable et à bout de souffle il se détacha d'elle ne voulant pas la brusquer. La grosseur qui se situer en dessous de sa ceinture ne pouvait plus se cacher. Le voyant s'éloigner Marinette parsema son cou de petit baiser et le jeune homme se dit qu'elle n'aurait vraiment pas du faire ça. Elle le regarda avec un sourire innocent et lui détacha le bouton de son pantalon. Après tout, ils avaient dix-sept ans, ils étaient assez âgées maintenant pourquoi se retenir. Il l'aida à se débarrasser de sa robe. Et la vue de son corps si peu vêtu n'arrangea en rien le feu qui brûlait dans son bas ventre. Il fit courir ses lèvres sur sa peau, il voulait la sentir tout entière contre lui. Il se débarrassa vite de ses propres vêtements. Il sentie sa peau contre lui, il se délectait de sa douceur, de son parfum et de sa chaleur. Elle s'abandonna éperdument à ses caresses et il retira alors leur dernière pièce de tissu qui était devenu à présent trop gênante et brisa la dernière limite.

Adrien secoua la tête, ce souvenir était encore très frais dans sa mémoire et le rendait toujours, disons agité. Il se dit qu'il devrait peut-être prendre une douche froide avant que son ami n'arrive. Il reposa le bijou, se déshabilla et rentra dans sa douche. Il resta un moment les yeux fermés appréciant la sensation de l'eau qui coulait le long de son dos, effacent le souvenir du toucher brûlant de la jolie brune qui hantait ses rêves.

Ce fut précisément ce moment là que Nino choisit pour faire son entrée chez son meilleur ami.

- Hé ho, il y a quelqu'un ? Appela t-il.

- Ouais, attend deux secondes j'arrive, lui cria Adrien de la salle de bain.

Nino souri, jamais à l'heure celui-là, se dit il. Quand Adrien pénétra dans le salon, Nino remarqua tout de suite son air contrit. Il savait bien à quoi s'était du mais ce n'était pas ses affaires et cette histoire était trop sale pour qu'il veuille y prendre part. Mais il voyait bien que depuis quatre ans, ça bouffait son ami.

Au début, il s'était dit que Marinette était un peu excessive, d'accord Adrien était avec une autre mais ce n'était pas la peine de disparaitre comme ça. Pendant des mois, aucun des deux garçons n'avaient su où se trouvait la jeune fille. Mais au fil des jours voyant son meilleur ami allait de plus en plus mal, il se dit qu'il y avait anguille sous roche. Et puis, Alya l'avait appelé paniquée lui demandant de venir tout de suite à l'hôpital. Au début, il avait pensé qu'il était arrivé quelque chose d'horrible à sa copine. Son sang ne fit qu'un tour et il se précipita sans réfléchir vers l'établissement de soin.

Cependant quand il la retrouva entière et indemne dans la salle d'attente des urgences, il su que ce n'était pas elle la blessé mais Marinette.

- Qu'est qui c'est passé ? Avait-il demandé inquiet.

- C'est… elle est tombée. D'un toit, elle est tombée d'un toit, articula difficilement sa petite amies en pleurs.

Il la prit dans ses bras et lui caressa les cheveux, voulant la réconforter et assimila silencieusement se qu'elle venait de lui dire.

- Les médecins ne savent pas s'ils vont s'en sortir, continua Alya en reniflant.

Ils ? De quoi parlait-elle. Il aurait voulut la questionner mais vu son état se n'était pas le moment. Il apprit que Marinette était en cet instant sur une table d'opérations. Il ne pu s'empêcher de s'inquiéter à son tour. Après tout elle était aussi son amie et il l'appréciait beaucoup. Ils durent attendre plus de deux heures qu'un docteur daigne enfin venir les voir.

- Votre amie est stable mais il y a eu des complications, on n'a du lui faire une césarienne. Pour l'instant le bébé va bien mais comme il est prématuré de trois mois, nous allons le garder un petit moment le temps qu'il grandisse un peu et que tout danger soit écarté.

Si Alya ne le tenait pas si fort, Nino en serait tombé sur ses fesses. Marinette était enceinte ! C'est pour ça qu'elle se cachait ? Avait-elle trop honte ? Mais pourquoi ? Et qui était le père ? Aux dernières nouvelles c'était loin d'être une fille facile. Lorsqu'il revit enfin son amie, elle était sous aide respiratoire et brancher à toute un tas de machines dont il n'avait pas la moindre idée à quoi elles pouvaient bien servir. Il se sentait mal, il aurait aimé être là pour elle et il regrettait qu'elle ne lui ait pas fait assez confiance pour lui parler de sa grossesse. Il ne pouvait pas s'empêche de se demander se qui s'était passé, mais il n'osait pas questionner les jeunes filles qui étaient restée très évasives. Cependant dès l'instant où il vit l'enfant, il comprend, ce bambin avait hérité des yeux de son père. Marinette le supplia de ne rien dire et face au désarroi de son amie il ne pu s'empêcher de le lui promette. Malgré le faite qu'il soit son meilleur ami, à cet instant il pensa qu'Adrien mérité un gros poing dans la figure. Oui car c'était plus qu'indéniable, Adrien était le père.

Merci pour vos commentaires, je vous promet d'essayer de faire attention à l'orthographe mais j'ai jamais était doué pour ça x.x

Enfin bref voilà le troisième chapitre, dit moi ce que vous en pensait. ^^