Bonjour, bonjour! Après ces vacances dans la campagne française (et sans ordi) me voici de retour avec une dizaine de fics qui pointeront le bout de leur nez durant ces prochains jours. En attendant la première, je vous laisse ce "chapitre" 3 de nos pirates du dimanche. J'espère qu'il vous amusera autant que les deux premiers. Je remercie tous ceux qui m'ont laissé un message d'ailleurs. Bonne lecture!
L'art de s'échouer sur une île:
- hhh…hhh…hhh
- Est-ce que tout le monde est là?
- hh…je…je crois.
- *tousse* putain! J'ai du avaler mon quota de sel pour un siècle entier.
Les miracles existaient. Après une dérive de plusieurs heures les onze nations avaient trouvé refuge sur une île qui semblait déserte. Tous vautrés sur le sable chaud, ils remerciaient leurs dieux pour certains quant aux autres ils reprenaient simplement pieds dans la dure réalité de leur aventure.
America fut le premier à se réveiller: « Bon! Et bien il est temps d'installer le campement de survie! Allemagne, tu t'occupe du feu, Greece de la bouffe avec Francis, les autres vous préparez le campement, moi je vais voir si il n'y a personne dans les alentours! Yes I can! ». Sur ces belles paroles le brun partit faire un sprint autour de l'île, laissant les autres nations s'organiser.
L'île était déserte, la mer bordant la plage aussi. Aucun poisson à pêcher, pas même un coquillage. C'était pareil pour les oiseaux, pas un seul en vu. L'armée féline sous le commandement de Héraclès n'avait rien ramené. Allemagne et Russia avait tout essayé de leur côté pour casser, ne serait-ce qu'une branche d'un arbre mais rien n'y faisait. À croire que l'île était en béton armé. À la fin de cette dure journée, les onze compagnons d'infortune était assise en rond… autour d'un feu inexistant. Tous transis de froid, ils espéraient que quelqu'un leur vienne en aide… un vrai héros cette fois… même un démon… mais par pitié quelqu'un!
- J'accepte même l'aide de Russia!
- Da! Tu veux quelque chose England?
- … - mode mémoire british qui revient - Fuck!
Kiku Honda était ninja:
- Hey! Japan! Je me disais, tu étais ninja avant non?
- C'est exact. Pourquoi cette question, America-san?
- Et bien… tu te souviens encore de tes supers techniques de ninja de l'ombre?
- Ninja de l'ombre?
- Ne rentres pas dans leur conversation Autriche, ça n'en finirait plus.
- Euh… oui mais je ne vois pas en quoi mes techniques…
- Super! Tu peux nous faire du feu alors! Et puis tant que tu y es, fais cuire mes hamburgers surgelés! Et vite hein, parce que j'ai faim et…
- …
- Bah alors Japan… qu'est-ce que tu attends pour…
- Technique du mec vexé à max!
- What?…mais attend! Non! Pitié! J'avais tord! J'avais tord! Pardon! England!
- Ça t'apprendra à tenir ta langue Alfred.
- Vee…ça faisait un moment que je n'avais pas vu Kiku comme ça.
Autriche soupira, toute cette agitation l'agaçait. Mais ça venait de lui apprendre quelque chose: ne jamais mettre Japan en colère, ça pouvait faire très mal.
La nuit à la belle étoile:
Les étoiles ressemblaient à de minuscules points brillants sur un immense papier peint noir. Saloperie de papier peint en passant! La nuit était tombée, tout semblait dormir sur l'île. Les nations aussi. Les deux italiens étaient bien réchauffés dans les bras de leur amant respectif. Kiku et Héraclès avaient toute une armée de chats comme bouillotes et Russia ne souffrait pas du froid. Cette île, à côté de l'hiver russe c'était les Antilles. Autriche et America quant à eux, c'étaient accommodés du froid comme ils pouvaient. Tout le monde s'organisa comme il put. Tentant d'ignorer les cris que poussa presque toute la nuit Arthur, prisonnier des bras de Francis.
- Mais lâche-moi!
- Allons Arty, ça va nous réchauffer.
- Réchauffe-toi tout seul, stupid french! Pervert!
- Mais je ne pense à rien de sexuel enfin, je te proposes juste de dormir dans mes bras. Où est le mal?
- Je te connais! Laisse-moi partir!
- Tu es vexant des fois…
- Oh! England, bien dormi?
- Va chier Russia.
- Kolkolkolkolkol.
- Laisse tomber Ivan, il est de mauvais poil parce qu'il s'est réveillé dans les bras de Francis.
- Tu es tellement mignon quand tu dors ArBAM!
- I hate you! And you! And you!
- Moi, Arthur-sans? Mais qu'est-ce que j'ai fais qui puisse vous déplaire?
- Ah non, désolé Japan. Je ne te visais pas spécialement.
Cette seconde journée passée sur l'île ne fut pas meilleure que la première. Aucune eau, si ce n'est l'océan tout autour, aucune nourriture et aucun moyen de s'en sortir. Excédés, les nations en vinrent même à balancer Alfred à la flotte.
- Fuck you!
- Reste là Alfred.
- Mais qu'est-ce que vous voulez que je fiche dans la mer?
- Tu es fort, nages jusqu'à la prochaine terre.
- Mais vous êtes malades…
Devant les regards éloquents des autres compères, America ne pu rien faire d'autre que d'obéir, préférant éviter de finir en brochettes crues, ça allait finir en histoire de cannibalisme à ce rythme. Il promit de faire de son mieux et partit à la vitesse du son en nageant vers l'horizon. Tout le monde soupira de soulagement, pour une fois qu'Alfred servait à quelque chose…
Les Chinois envahissent le monde:
Quatrième jour sur l'île. Ils avaient faim, et soif, et froid le soir. Et faim surtout. Et ils en avaient marre. Veneziano et Romano n'en pouvait plus de rêver de pastas le soir et d'avoir des mirages de pastas le jour. Antonio et Arthur se tapaient dessus sans cesse (quand Arthur ne tapait pas sur Francis, qui avait voulu revenir « au fondamental de l'homme en portant la tenue adéquate de notre père à tous qu'était Adam »), Russia lorgnait trop dangereusement sur les chats de Greece qui était près à en venir aux armes, accompagné de Japan. Autriche se mettait à faire de la musique avec tout ce qui lui tombait sur la main. Depuis qu'il avait découvert un palmier qui faisait un son creux, il s'amusait comme un fou, riant sans cesse et effrayant d'avantage Ludwig qui commençait à être désespéré. Il avait cessé de jouer au gendarme, mais il craignait de devenir aussi fou que les autres. Son regard se porta sur l'horizon si vaste. Mais que fichait America? Il ne les avait pas abandonnés quand même? Quelle question! Bien sûr que oui, c'était America: lui d'abord, les autres après. Il aurait du envoyer Francis avec lui, le blond était chiant avec son « amour charnel débordant », mais lui au moins était toujours là pour aider son prochain. Tout à coup, il se redressa (vautré qu'il était sur le sable)… une hallucination où…?
- Italy.
- Vee?
- Qu'est-ce que tu vois là-bas?
- Un bateau pourquoi?
- Tu en es certain?
- Vee! Je peux retourner jouer avec madame l'ombre maintenant?
- Euh… oui?
- Pastaaass!
L'allemand réalisa alors que son protégé avait vraiment une case en moins et le rattrapa par le col, appelant ensuite les autres nations.
- Vous croyez que c'est America?
- Impossible. Si c'était vraiment lui, on l'entendrait déjà crier.
- Alors qu'est-ce qu'on fait?
- Pas grand-chose, de toute manière le bateau vient vers nous.
- Si monsieur le pirate aux sourcils gigantesques le dit alors…
- Ça suffit Spain, cet orgueil surgissant de ton subconscient volontaire commence vraiment à m'énerver.
- Il a dit quoi?
- J'ai entendu « conscient » et « volontaire ».
- Pourquoi dès que tu parles on a toujours l'impression qu'il y a un sous-entendu, Francis?
- Parce que tout au fond de vous, vous voulez qu'il est en ai un.
- Ayaaah! Vous m'entendez, aru?
Tous les yeux fixèrent le petit point rouge sur le navire qui se rapprochait de plus en plus. Chine?
- Mais qu'est-ce qu'il fout là?
- Yao-yao! Bienvenu!
Russia, oubliant qu'il ne savait pas nager, se précipita vers son ami asiatique, courant assez vite pour marcher sur l'eau malgré sa stature, sautant sur le pont du bateau assez imposant (c'était un vrai yacht en fait) et serrant sa pauvre victime dans ses bras, tout sourire. Quelques minutes après plusieurs craquements d'os et des lamentations chinoises, les nations purent monter sur le navire à leur tour. Le chinois eu droit à d'autres embrassades, chacun voulant le remercier pour l'avoir sauvé d'une fin, si ce n'est physique, mentale.
- Vous avez l'air exténués, aru. On vous a cherché longtemps. Prusse et Canada ont prit en otage un bateau de croisière juste pour vous retrouver.
- A ce point? Les cons.
- Oh mon petit Matthieu aime tellement son papa qu'il devient hors-la-loi!
- Gilbert est fou.
- Au fait, qu'est-ce que vous fabriquiez sur mon île, aru?
Gros silence.
- Ton île?
- Oui. Une de mes sociétés souhaitait une île artificielle pour les vacances de leurs employés. Vous savez que vous êtes sur une propriété privée ici, vous avez de quoi payer, aru?
La petite voix qui chantait "t'es dans la merde, lalala", dans la tête d'England lui était sournoisement familière.
