Torn one last time.
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de Stephenie Meyer. Je les emprunte pour vous raconter cette petite histoire qui n'est que pure fiction.
L'auteur reconnaît le statut de marques déposées et les propriétaires des marques suivantes, dont les noms sont mentionnés dans ce roman de fiction : Jack Daniels. Martini. Nikon.
Notes : Vu qu'il paraît que je suis une sadique, je vous livre la suite et la fin de cette petite histoire. J'espère que vous aurez passé du bon temps sur cette mini-fic malgré mon sadisme. Bonne lecture !
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Del Mar, Californie.
Le petit bar où nous avions eu notre premier rendez-vous officiel était devenu notre lieu de prédilection pour nos autres rencontres. Nous aimions nous y retrouver chaque jour, même pour un café à la va-vite. C'était devenu une sorte de petit rituel entre nous, notre endroit à nous pour échanger sur nos passés tortueux, sur nos familles, nos amis (parfois nos ex), sur nos voyages, nos tatouages et leur signification, les motos. Nous avions plus de points communs que je ne me l'étais imaginé et pour cette raison, Bella me plaisait de plus en plus. J'avais envie de prendre mon temps avec elle, je ne voulais plus faire les même erreurs. Mais la vérité était que j'avais du mal à cerner ce que Bella voulait réellement. Je ne connaissais pas ses sentiments pour moi, je ne savais pas si elle voulait qu'on soit un couple, des amis ou une aventure d'un soir. Elle n'avait tenté aucune approche envers moi depuis ce fameux soir et j'étais complètement perdu.
En dehors de notre petit bar, nous n'aimions pas trop nous montrer ensemble. Même si "ensemble" n'était pas le terme exact vu que l'on se tournait autour comme des vautours depuis trois semaines mais qu'on n'avait même pas échangé un seul baiser.
Sans trop savoir pourquoi, nous voulions garder toute notre petite histoire secrète pour l'instant. Même Jacob et Alice, ses meilleurs amis depuis toujours, ne savaient pas que Bella et moi nous voyions. Ils ne savaient rien non plus du petit incident d'il y a deux ans. Elle avait tout gardé pour elle, ce dont je lui étais vraiment reconnaissant.
Mon boulot de serveur au restaurant d'Emily me prenait beaucoup de temps et le planning de Bella était très souvent overbooké. J'avais découvert qu'elle tenait un garage et qu'elle était spécialisée dans la réparation des motos. La mienne était donc en ce moment même chez elle, en pleine révision. Bella était aux anges, ce qui, je devais l'avouer, me convenait parfaitement. La voir heureuse après la crise de larmes qu'elle avait eue dans ce bar était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Je n'aurais jamais pensé que mettre les mains dans le moteur de ma moto pouvait contribuer à son bonheur mais à priori, j'avais encore beaucoup de choses à apprendre sur Bella.
- Hey Beauté, on va déjeuner ? lui demandai-je en entrant dans le garage.
- Tu ne bosses pas aujourd'hui ? demanda-t-elle en s'essuyant les mains avec un chiffon.
- Non. J'ai un jour de congé avant d'attaquer le week-end.
- Cool ! Que dirais-tu d'un pique- nique sur la plage ? Je connais des endroits supers beaux.
- On y va comment ?
- Ta bécane est prête ! annonça-t-elle fièrement.
- Sérieux ?
- Ouais, elle est au top franchement, y avait que des broutilles à faire dessus.
- Ça t'a pris du temps pour des broutilles!
- J'ai pas l'occasion d'en voir des comme ça tous les jours, j'en ai profité, avoua-t-elle d'un sourire malin. C'est vraiment un beau bijou, tu me la laisses quand tu veux.
- N'en profite pas trop, Swan.
- Si t'es pas partageur…
- Ne boude pas et dépêche-toi, je meurs de faim !
- Je me refais une beauté et j'arrive, j'en ai pour un quart d'heure. Y a des bières au frigo, sers-toi.
- Si tu n'es pas là dans quinze minutes, je viens te chercher ! menaçai-je doucement.
- Tu n'oserais pas !
- Ne me tente pas, beauté !
Elle rit et grimpa les marches qui menaient à son appartement deux par deux.
Dieu que j'aimais ce son.
Dieu que je voulais la suivre dans cette douche.
Encore quatorze minutes et je pourrais y aller.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOOoOoO
Une heure plus tard, après être passés au supermarché pour acheter de quoi nous faire à manger, nous étions installés sur un grand plaid au bord de la mer, en train de finir notre pique- nique de fortune. Bella nous avait déniché une petite crique superbe, entourée de rochers où la vue sur l'océan était magnifique. Le sable était fin, l'eau avait l'air bonne et il n'y avait pas un souffle de vent. Il faisait presque trente degrés et Bella avait troqué sa salopette de boulot contre un mini short en jean et un petit top rouge ultra sexy et hyper tentant. Quand je l'avais vue redescendre de son appartement au bout de quinze minutes pile, j'avais failli avoir une crise cardiaque tellement elle était canon. Avec mon bermuda en jean troué et mon t-shirt délavé, j'avais l'air d'un plouc à côté d'elle !
Lorsqu'elle eut fini de manger, elle s'étira de tout son long sur le plaid, croisa ses bras derrière sa nuque, dévoilant la peau de son ventre plat et appétissant. D'instinct, je m'allongeai à ses côtés et la regardai en souriant.
- Tu avais raison, Bella, cet endroit est magnifique.
- Tu ne regardes pas du bon côté, contra-t-elle en se redressant sur un coude.
- Je crois que si, au contraire, dis-je le plus sérieusement du monde.
Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais j'avais déjà placé mes doigts sur la peau nue de son ventre pour le caresser doucement, formant des arabesques qui lui arrachaient des frissons malgré les rayons du soleil qui lui léchaient le corps. Elle se laissa retomber au sol, se tortillant alors que mes doigts se faisaient plus aventureux sous son t-shirt, cherchant une ouverture vers ses seins. Comme pour répondre à mon invitation silencieuse, elle étira ses bras pour me laisser lui ôter son vêtement et je découvris qu'elle avait passé un superbe bikini qui mettait sa généreuse poitrine en valeur.
Je posai ma paume sur son ventre, jouai avec le piercing de son nombril (une moto miniature) et continuai à la caresser sans pouvoir m'arrêter. Bella souriait et me regardait faire, sans pour autant m'inviter à aller plus loin.
- Tu es magnifique, Bella, dis-je en ramenant ma main plus bas, vers le bouton de son short.
- Arrête de parler, Cullen et continue ce que tu es en train de faire car sinon je te jure que tu vas le regretter amèrement.
Je me figeai, pris par surprise et elle choisit ce moment pour se redresser, m'enlacer et poser ses lèvres sur les miennes. Elles étaient chaudes et douces comme dans mes souvenirs. Voyant que je ne réagissais toujours pas, elle se mit à califourchon sur moi et me cloua au sol tout en continuant à m'embrasser fougueusement. Sa langue prit vite possession de la mienne et l'adrénaline monta entre nous très rapidement.
- Tu es sûre que personne ne vient ici ?
Pas que j'étais pudique mais je ne voulais pas finir en taule pour atteinte à la pudeur ou une autre connerie.
- Rien n'est jamais sûr, Carlisle mais la plupart du temps, je ne vois jamais personne, dit-elle malicieusement. J'essaierai de ne pas crier trop fort, promit-elle dans le creux de mon oreille.
Étant donné qu'elle avait encore réussi à me surprendre, ce fut elle qui prit les commandes, m'ôtant d'abord mon t-shirt puis mon bermuda et mon boxer. Mon érection était imposante et elle la regardait d'un œil gourmand. Elle se glissa entre mes jambes et me prit aussitôt en bouche comme si elle avait attendu ça depuis trop longtemps. Je sifflai de surprise puis gémis tandis que je découvrais les nouveaux talents cachés de mon amante.
- Viens te positionner près de moi, beauté, que je te caresse en même temps, proposai-je dans un murmure.
Elle ôta rapidement le reste de ses affaires et s'exécuta, reprenant aussitôt sa place entre mes jambes et continuant à faire toutes ces choses extraordinaires avec sa langue et sa bouche autour de mon membre. Je la caressai à mon tour, suivant son rythme déjà effréné, cerclant son clitoris, le pinçant parfois. Elle gémissait, à la fois excitée par la fellation et par les caresses que je lui administrais. Je glissai un doigt en elle, puis deux, sans ralentir le rythme autour de son petit bouton de chair. Bella se mit à jouer avec mes bourses, les léchant de temps à autre, ce que je trouvais hyper excitant et me donna tout à coup une autre idée de position.
- Bella, j'ai envie de te goûter, moi aussi. Viens là !
En un tour de main, je la ramenai à califourchon au-dessus de ma tête afin que nous formions un parfait soixante-neuf. À peine avais-je posé mes lèvres entre ses jambes qu'elle poussait des petits couinements de plaisir accompagnés de légers tremblements, signe qu'elle n'était pas loin de chavirer. Dans cette position, je pouvais librement caresser ses fesses et ses reins puis bouger ses hanches afin de la guider sur ma bouche pour multiplier ses sensations.
- Putain Carlisle, encore ! Oui, encore ! glapit-elle en ondulant son bassin contre mon visage pour intensifier le frottement de son clitoris sur ma langue.
- Je vais jouir aussi, beauté, si tu continues à me torturer de cette façon.
- Raison de plus pour continuer, je suis pleine de ressources, dit-elle en allant et venant sur mon membre avec sa main.
- Sérieusement, tu devrais arrêter de me dire des trucs comme ça ! dis-je en plongeant ma langue en elle pour la faire venir pour de bon.
Après avoir crié mon prénom plusieurs fois (nous étions censés rester discrets mais je ne pouvais pas lui en vouloir), elle usa de ses mains et de sa langue expertes pour avoir aussi raison de moi. Je jouis dans sa bouche en longs jets salvateurs, de façon intense, indescriptible.
- Oh putain, Bellaaa ! criai-je en cambrant le dos et en m'agrippant à ses fesses un peu plus. Que c'est bon !
J'avais imaginé ce moment des millions de fois ces deux dernières années mais jamais je n'aurais pensé que ça puisse être aussi bon. J'avais joui et pourtant elle continuait de me choyer comme si elle en voulait encore plus.
- Tu sais, je suis doué mais il me faudra tout de même quelques minutes de repos, dis-je en faisant passer sa jambe par-dessus ma tête.
Elle fit une moue mi-deçue mi-amusée et vint s'allonger à mes côtés.
- Si le second round est aussi bon que le premier, ça vaut le coup d'attendre.
- Ça sera encore meilleur, beauté.
- Je préfère vraiment quand tu vas au bout des choses, tu sais ?
- Cette histoire va me poursuivre un sacré bout de temps, hein ?
- Ouaip'.
- Je l'ai cherché après tout, abdiquai-je. Que dirais-tu si je t'offrais un second round pour me faire pardonner toute cette histoire une bonne fois pour toutes ?
- Est-ce que tu as des capotes sur toi ?
- Non. Toi ?
- Non plus. Et malheureusement, j'ai des rendez-vous cet après-midi avec des clients au garage. On va devoir remettre ce second round à plus tard, bouda-t-elle.
- Alors il faudra aller chez toi car Emily me tuera si j'amène une meuf dans la piaule qu'elle me loue.
- Tu veux te baigner avant de partir ? L'eau a l'air vraiment délicieuse et je suis pleine de sable.
- Hummm, pourquoi pas, dis-je en la dévorant des yeux. C'est vraiment très tentant.
- Carlisle, c'est dur pour moi aussi mais il faut vraiment que tu restes sage, compris ?
- Comme une image, promis-je. De toute façon, je préfère de loin t'avoir nue dans ton lit, sous ta douche, dans ta cuisine, sur ton canapé ou…
- J'ai compris l'idée, espèce d'obsédé, dit-elle en se levant et en me tendant la main. Mais en attendant, tu as vraiment besoin de te rafraîchir les idées.
Comment voulait-elle sérieusement que je reste sage alors qu'elle était sexy en diable dans ce fichu bikini ? Je restai là, à la détailler de haut en bas, observant son corps magnifique que je désirais plus que tout. Elle tendait toujours la main vers moi mais je n'avais pas bougé d'un pouce car je réfléchissais à cent à l'heure.
- Carlisle ? Tu viens ? demanda-t-elle.
- Ouais, beauté, bien sûr. Allons-y ! dis-je en lui prenant la main et en l'entraînant vers la mer.
Elle avait raison. Après tout, on se connaissait à peine, on n'avait rien pour se protéger et se serait de la folie que de faire n'importe quoi alors qu'il suffisait d'attendre ce soir.
Putain, autant dire une éternité!
L'eau était vraiment bonne et nous en profitâmes jusqu'à la dernière minute avant de rentrer. Nous avions su rester sages, nous contentant de baisers et de quelques caresses qui ne dépassèrent pas les limites que nous nous étions fixées. Nous avions encore envie l'un de l'autre, évidemment, mais nous devions attendre. Encore. Au moins, cette fois, ce serait moins long.
Du moins, je l'espérais.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOOoOoO
J'avais passé le reste de ma journée à traîner en ville, à tenter de m'occuper tandis que Bella devait recevoir tous ses clients et réparer leurs véhicules.
En fin d'après-midi, j'avais acheté une bonne bouteille de vin blanc et des crackers, puis j'avais téléphoné au meilleur pizzaiolo de Del Mar pour qu'il nous livre une trois fromages géante pour vingt heures. Je n'oubliai pas de prendre une boîte de capotes à la pharmacie, histoire de toujours avoir des réserves chez Bella. La prévoyance, il n'y avait rien de mieux.
J'arrivai au garage pile à l'heure où elle fermait la boutique. Parfait. Elle me sourit en me voyant avec les paquets et après m'avoir embrassé doucement, me guida jusqu'à son appartement. Je la suivis sans dire un mot et observai les lieux tranquillement avant de poser les sacs sur le bar de sa cuisine. Je me tournai vers elle en croisant les bras, le sourire aux lèvres tandis qu'elle fermait le verrou de la porte d'entrée.
- Alors quel est le programme ? demanda-t-elle.
Elle portait toujours sa salopette de travail mais ça lui allait comme un gant. Au lieu de m'approcher d'elle, je contournai le bar, ouvris une des poches, en sortis la bouteille de vin et proposai :
- La pizza n'arrive que dans deux petites heures donc nous avons le temps de prendre une douche puis de siroter ce vin en guise d'apéritif. Qu'en dis-tu ?
- Une douche, un apéro et une pizza ? s'étonna-t-elle. Et mon second round dans tout ça ? Ses petits poings étaient posés sur ses hanches et elle se la jouait gros bras, ce qui me fit sourire.
- Si tu préfères commencer par là, alors tes désirs sont des ordres, beauté, ris-je.
- Putain oui, je préfère ! Viens par là, qu'on finisse ce qu'on a commencé, m'ordonna-t-elle doucement.
- Est-ce que ça veut dire que je dois mettre la bouteille au frais ? demandai-je en feignant d'ignorer totalement ce qu'elle me disait.
- Tu sais très bien ce que ça veux dire, dit-elle en ôtant une des attaches de sa salopette.
Je déglutis en la regardant s'effeuiller et me dépêchai de mettre le précieux breuvage au frais pour plus tard . Alors que je me retournais, le vêtement bleu était déjà à ses pieds et elle ne portait plus qu'un simple débardeur noir et un mini short en coton rose. Elle s'était approchée si près de moi que je pouvais sentir son parfum mêlé à celui du cambouis, ce qui était pour moi un mélange exquis. Son regard brun était intense et passionné et il contenait toujours cette lueur amusée qui m'avait tant plu chez elle lors de notre première rencontre. Je la trouvais tellement belle qu'il me fallut du temps pour réagir et je vis que ça l'amusait qu'elle me fasse cet effet.
- Alors, par quelle pièce on commence ? demandai-je en glissant vers elle pour caresser sa joue du bout des doigts.
- Je crois que j'ai d'abord besoin d'une bonne douche, suggéra-t-elle en jouant avec l'élastique de mon bermuda.
- De l'aide pour te frotter le dos ?
- J'adorerai ça, dit-elle en enroulant ses bras autour de ma taille puis en se mettant sur la pointe des pieds pour quémander un baiser.
Je pris ses lèvres avec passion et elle répondit à mon étreinte avec la même folie. Bien vite, ses mains furent partout sur moi mais je ne voulais pas contrecarrer nos plans alors je décidai de prendre les choses en main avant que tout ne dérape. Son comptoir de cuisine me donnait envie mais j'avais plus envie encore de découvrir sa douche.
- Où est la salle de bain ? grondai-je.
- Couloir, première porte à gauche, haleta-t-elle, entre deux baisers.
Je la pris dans mes bras, attrapai la boîte de capotes que j'avais achetée un peu plus tôt dans la journée et l'y amenai rapidement. Une fois dans la pièce, je la déposai au sol et la plaquai contre le lavabo pour l'embrasser encore. Je ne pouvais plus me passer de ses lèvres qui m'obsédaient presque autant que ses seins. Sa langue jouait avec la mienne dans un ballet coordonné et son parfum m'enivrait de plus en plus à mesure que l'excitation montait entre nous. Ses petits gémissements agissaient sur moi comme un appel à la luxure et accentuaient le désir qui me consumait déjà.
- Putain, Bella, tu me fais un de ces effets ! grognai-je en ôtant son haut et en dégrafant son soutien-gorge en un tour de main.
Avant qu'elle ne puisse répondre, je m'étais jeté sur son cou pour le parsemer de baisers plus dévastateurs les uns que les autres. Elle ne put qu'émettre des râles successifs très expressifs de ses ressentis et je souris contre son cou lorsque je découvris que je maîtrisais à nouveau la situation. Elle était à nouveau cette jolie poupée entre mes mains expertes même si aujourd'hui tout allait changer. J'allais aller au bout des choses. Et très certainement, plusieurs fois dans cette soirée.
Néanmoins, je décidai de jouer un peu avec ses nerfs et, avec ma langue, je traçai la ligne de son tatouage, descendant jusqu'à ses seins que je titillai et mordillai doucement. J'en aspirai la pointe durcie, me délectant enfin de choyer ces petites merveilles que j'avais tant aspiré à conquérir. Sans arrêter de cajoler les fruits de mon désir, je fis glisser son short et sa petite culotte le long de ses longues jambes puis l'attrapai sous les fesses pour la poser sur le bord de la console du lavabo. Après les avoir embrassés une dernière fois, je lâchai ses seins et traçai un sillon brûlant sur son ventre avec ma langue pour rejoindre son nombril et jouer avec la petite moto en argent. Elle frissonna à mon contact, ce que je pris pour une invitation à continuer mon exploration. Je m'agenouillai devant elle et elle posa ses jambes sur mes épaules, m'appelant clairement à plonger en elle. Je le fis sans sommation et elle se cambra dès les premières caresses. Je retrouvai son petit bouton de chair avec plaisir, le torturant jusqu'à ce que Bella bascule, emportée par la jouissance.
Sans attendre qu'elle reprenne son souffle ou ses esprits, je la descendis de son piédestal et me déshabillai entièrement sous ses yeux gourmands et avides.
- Arrête de mater et va faire couler la douche, ordonnai-je doucement en lui donnant une petite tape sur ses fesses bombées.
Elle s'exécuta docilement même si ses jambes étaient encore faibles après l'orgasme qu'elle venait d'avoir. J'attrapai un préservatif dans la nouvelle boîte et le déroulai rapidement sur mon membre dur et érigé.
Lorsque je la rejoignis, elle s'était mouillée et savonnée entièrement et avait glissé un de ses doigts en elle pour se préparer à me recevoir. Son autre main triturait un de ses mamelons, ce qui m'excita davantage. Un grondement sourd s'échappa de ma poitrine alors que je me dirigeais vers elle et la tournais contre le mur. Elle y posa ses mains sans dire un mot et je me plaçai juste derrière elle, plaquant mon sexe contre ses fesses. Elle gémit en le sentant et écarta les jambes en réponse à mon approche. Je m'agrippai à ses hanches et la pénétrai d'un seul coup, rapidement. Elle hurla mais je l'ignorai, commençant à aller et venir en elle à un rythme saccadé et vivace. Elle me supplia de continuer alors, je ne me fis pas prier. Nos corps claquaient frénétiquement l'un contre l'autre tandis que le jet de la douche tombait dans mon dos en cascade. C'était chaud et bestial mais nous en avions besoin. À cet instant présent, nous avions tous les deux envie de sexe, nous avions trop attendu ce moment pour faire durer les choses plus longtemps. Elle bascula très rapidement, criant mon prénom sans pouvoir s'arrêter mais moi, je n'avais pas fini et je ne comptais pas m'arrêter là. Tenant fermement ses hanches, je la martelai contre le mur, poussant en elle le plus loin possible. J'avais un besoin insatiable de sensations. Je ne voulais pas que ça s'arrête.
- Oh mon Dieu, Carlisle, c'est bon ! Ha ! Haaaaaa !
Un nouvel orgasme la frappa mais cette fois, je ne pus résister à son appel. Mon corps me lâcha et, tout en étouffant un juron, je la suivis. Je fus soudainement envahi par une multitude de sensations nouvelles, emporté dans un tourbillon de sentiments, tous plus invraisemblables les uns que les autres. Dans un élan de lucidité, et avant que je ne m'écroule par terre, je pris Bella dans mes bras, et glissai doucement au sol avec elle, le long de la paroi de la douche, sans pour autant me retirer d'elle. Je la tins fermement dans mon giron, sans pouvoir la lâcher, de peur qu'elle ne s'échappe et ne termine cet instant magique.
- Hummmm, c'était exquis, murmura-t-elle.
- Ce fut un plaisir pour moi aussi, beauté.
Au bout de quelques minutes, elle se mit à trembler dans mes bras alors je resserrai mon étreinte autour d'elle, l'embrassai dans le cou et lui dis :
- Il faut qu'on se rince et qu'on sorte de là sinon on va tomber malade.
- Si ça me permet de rester au lit avec toi pendant une semaine, je ne dis pas non, lâcha-t-elle, mutine.
- Je doute qu'avoir une fièvre de cheval nous permette de faire quoi que ce soit beauté, ris-je doucement.
Elle fit sa moue boudeuse et capitula. À regrets, je me retirai d'elle et l'aidai à se relever. Après m'être assuré qu'elle tenait bien sur ses deux jambes, je la laissai quelques instants seule sous la douche, le temps de me débarrasser du préservatif puis la rejoignis sous le jet d'eau brûlant. Comme convenu, je lui frottai le dos et elle fit pareil pour moi mais nous étions bien trop épuisés pour en faire davantage. Une fois propres et rincés, nous nous emmitouflâmes dans des serviettes et retournâmes à la cuisine pour déguster le vin blanc, lequel s'était avéré être un vrai délice.
Mais déguster Bella sur son canapé avait été encore meilleur et surtout, beaucoup plus intime que sous la douche. Dans cette position, j'avais pu la regarder dans les yeux quand elle avait pris son pied, voir tout ce qu'elle ressentait quand je la pénétrais et Dieu qu'elle était belle quand tous ces sentiments passaient sur son visage les uns après les autres. J'avais marqué sa peau et ses seins de baisers torrides tandis qu'elle plantait ses ongles dans mon dos. Sentir ses jambes enroulées autour de ma taille tandis que je poussais au plus profond d'elle avait décuplé toutes mes sensations. J'avais aimé cette proximité avec Bella, ce moment intense et magique qui m'avait donné envie de l'aimer, de me brûler les ailes alors que je la connaissais à peine. Cette fois, nos mouvements avaient été plus lents, plus câlins, plus sensuels, comme deux adolescents vierges qui se cherchaient lors d'une première fois. Bella avait mis un peu plus de temps à jouir cette fois-ci, car nous avions passé plus de temps à nous câliner qu'à faire monter le plaisir. Pour les hommes, les choses ne marchaient pas forcément pareil alors j'avais été patient avec Bella et lui avait donné un petit coup de pouce pour la faire chavirer. Après ça, plus rien n'avait pu la retenir, et elle avait éclaté autour de moi, me faisant venir avec elle. J'avais crié son prénom, je l'avais embrassée plus fort, resserrant mon emprise sur le canapé jusqu'à ce que son orgasme retombe et que sa respiration se calme.
- Waouh ! Beauté, c'était… spectaculaire.
- Carrément canon même.
Puis la sonnette de la porte d'entrée fit éclater notre bulle pourtant bien hermétique.
- La pizza ! dis-je en riant. Je l'avais complètement oubliée !
- Ça tombe bien, je meurs de faim !
Je pris la serviette de bain qui traînait encore par terre, l'enroulai autour de ma taille, embrassai rapidement Bella et partis ouvrir au livreur qui commençait à s'impatienter.
Je ne me rendis compte que trop tard que j'étais à moitié à poil pour faire ça mais après tout, je m'en foutais. J'avais besoin de tous ces petits moments passés avec Bella pour pouvoir avancer et continuer mon chemin avec elle. Le livreur me regarda d'un drôle d'air mais je lui laissai un bon pourboire donc il partit sans demander son reste.
Que pouvait-il faire d'autre ?
- J'espère que tu aimes le fromage !
- J'adore ça !
Je posai la pizza sur le bar tandis qu'elle cherchait des couverts et des verres. Elle avait enfilé une petite robe en coton qu'elle avait dénichée je ne sais où mais je ne devinais aucun sous-vêtements.
- Est-ce que le plan de travail de ce bar est solide ? demandai-je en haussant un sourcil.
- Un peu que c'est solide ! C'est du bois brut, le père de Sam me l'a fait.
- Hum, beauté, je sens que je vais aimer le prochain round...
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
6 mois plus tard - Nambucca Heads, Australie.
Alors que j'observais le magnifique paysage qui s'offrait à moi depuis cette plage australienne, je repensais à ma vie à Del Mar. Tous ces mois que j'avais passé là-bas avaient été extraordinaires et m'avaient réellement changé. Mais, malgré ça, il avait quand même fallu que je parte. C'était un besoin pour moi de devoir bouger, de ne pas rester enraciné au même endroit. Tous l'avaient très bien compris et très bien vécu. Peut-être même mieux que moi finalement.
Une fois la haute saison terminée, j'avais mis assez d'argent de côté pour quitter les États-Unis et partir pour de nouvelles aventures autour du monde. J'avais alors fait mes bagages et donné ma démission à Emily, qui n'avait pas du tout paru surprise de mon départ. Elle avait accouché d'un petit garçon qu'elle avait appelé Killian et qui, malgré son jeune âge, lui donnait déjà du fil à retordre.
Le soir même, une fête d'adieu avait été naturellement organisée au "Wolf" et toute la bande avait répondu présent. Emily avait exceptionnellement fermé le restaurant ce que j'avais trouvé vraiment très touchant. Ils savaient tous depuis le début que j'étais un baroudeur et que je ne restais que rarement dans une ville. Mais lorsque je leur avais annoncé que je partais pour l'autre bout du monde, ils avaient été émus, comme s'ils perdaient un membre de leur propre famille. Et Dieu sait que je savais ce que ça faisait ! Même si j'allais probablement revenir les voir un de ces quatre. Oui, très probablement.
L'Australie s'était tout de suite imposée à moi comme le premier continent à visiter lors de mon tour du monde. L'hiver allait bientôt arriver alors autant migrer directement dans une partie ensoleillée du globe. Traîner sur les plages en Australie restait agréable pour encore plusieurs semaines et après avoir travaillé dur tout l'été au restaurant d'Emily, j'avais vraiment besoin de lézarder, de profiter à fond des paysages et surtout de me détendre. J'allais devoir reprendre un petit boulot avant Noël pour ne pas être obligé de rester encore trop longtemps dans une même ville mais pour le moment, je n'aspirais qu'à rouler à moto, visiter la jungle australienne, ses plages magnifiques et ses points de vue plus exceptionnels les uns que les autres.
Nambucca Heads était un endroit paradisiaque et d'où j'étais allongé, la vue était si belle que j'aurais pu la contempler pendant des heures. Les rochers qui dépassaient de l'océan et sur lesquels se fracassaient les vagues, la forêt verdoyante qui bordait la plage sur laquelle j'étais tranquillement étendu et le cri des mouettes suffisaient à faire mon bonheur.
- Cet endroit est un vrai havre de paix, je vais avoir du mal à partir d'ici, annonça une voix derrière moi.
- Et oui, beauté, dis-je en me tournant vers ma partenaire de voyage. Mais c'est tout le but d'un tour du monde ! Il faut savoir quitter certains endroits pour en voir de nouveaux, sans doute encore plus beaux.
Bien évidemment, ce voyage n'aurait jamais été le même si Bella ne m'avait pas accompagné. Je n'aurais peut-être pas vu tous ces paysages de la même façon. Ils m'auraient sans doute paru beaucoup plus fades et je n'aurais peut-être même pas pris le temps de les photographier avec mon nouveau Nikon. Ouais, sans Bella, j'aurais parcouru toutes ces routes tête baissée, n'emportant ces souvenirs uniquement dans ma tête déjà torturée, sans réellement profiter de la vie.
Mais aujourd'hui, elle était là, avec moi, faisant de moi un homme nouveau, changé de la tête aux pieds. Lorsque je lui avais parlé de mon tour du monde un mois avant la fin de la saison d'été, elle avait dit oui tout de suite, avait vendu son garage à Jacob (qui était déjà en passe de devenir son associé) et avait tout de suite fait son minuscule paquetage pour m'accompagner.
Mais si nos bagages n'étaient pas lourds, nos coeurs l'étaient toujours, car nous avions tous deux subi des pertes terribles dans le passé. Malgré la douleur qui persistait, nous refusions tous deux de franchir le dernier cap qui nous permettrait d'alléger nos âmes pour faire ce voyage à travers le monde. C'est pourquoi Bella avait décidé de me suivre à condition que j'accepte de faire mon deuil en retournant sur la tombe de mes parents afin de leur dire au revoir pour de bon. Elle avait promis de m'accompagner et, en retour, de faire de même avec les siens, à condition que je l'accompagne.
J'avais fini par tout raconter à Bella concernant l'accident de mes parents. Ce jour tragique où, après avoir travaillé toute une saison comme un malade, j'avais décidé d'amener mes parents au ski. La voiture avait glissé sur une plaque de verglas et avait tournoyé à plusieurs reprises pour terminer dans le fossé après une course interminable. Ma ceinture de sécurité m'avait sauvé la vie mais les cris de mes parents et les bruits de verre brisé avaient continué de mes hanter pendant des années. Je faisais encore quelques cauchemars aujourd'hui mais la présence de Bella m'aidait à faire face.
Malgré nos confidences mutuelles, il nous restait tout de même cette hantise de retourner sur nos terres passées et de renouer avec ce lien qui nous faisait peur. Le renouveau qui nous avait uni nous donnait cette chance et Bella avait suggéré qu'il nous fallait la saisir. Nous l'avions prise et nous en étions ressortis encore plus forts qu'avant.
- J'ai trouvé la carte pour les copains, bébé, on l'envoie et on met les voiles ? suggéra-t-elle.
- Ouais beauté ! À nous les routes d'Australie !
- C'est quoi la prochaine étape ?
- Éviter les grandes villes donc suivre la Nambucca river, ce qui nous mènera très certainement vers le prochain endroit dont nous tomberons amoureux.
- Excellent plan, monsieur Cullen.
- Je n'ai que des plans excellents, beauté !
- Évidemment.
Je me relevai souplement et me postai devant elle, la surplombant totalement :
- En douterais-tu ?
Je pris son menton entre mes mains et relevai sa tête vers moi pour que nos regards se mêlent. Cette petite lueur amusée brillait encore dans le sien, ce qui me fit sourire. Elle ne changerait jamais.
- Pas le moins du monde.
Je l'embrassai tendrement puis l'accompagnai, main dans la main, jusqu'à la boite aux lettres afin de poster la carte qu'on avait promis d'envoyer aux copains chaque fois qu'on serait dans un pays ou un continent différent. Nous regagnâmes la moto et, avant que l'on ne parte, j'attrapai Bella par la taille et l'attirai contre moi pour l'embrasser une dernière fois, du moins avant notre prochaine escale.
- Tu n'as pas pu t'en empêcher, me gronda-t-elle.
- J'aime trop tes lèvres, murmurai-je en déposant un dernier baiser dans son cou.
- Tu aimes mes seins encore plus, contra-t-elle.
- C'est vrai mais les embrasser en public est plus difficile.
Elle éclata de rire et cette fois, ce fut elle qui m'embrassa, sans montrer aucune retenue, se frottant même un peu plus qu'il ne faudrait contre mon moi. Ce petit pantalon en cuir qu'elle s'était acheté pour faire les trajets à moto lui allait vraiment divinement bien.
- Je t'aime, Carlisle.
- Je t'aime aussi, beauté.
Après un dernier coup d'oeil à la vue, nous mîmes nos casques et partîmes pour de nouvelles aventures autour du monde.
FIN
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Notes de fin: Voilà, cette fois la boucle est bien bouclée pour nos tourtereaux. J'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en me laissant une petite review au passage !
Si vous ne suivez pas déjà mon autre fiction La Dernière Chance (Paul Bella) vous pouvez aussi y faire un tour. Sachez aussi que jai déjà quelques OS à mon actif… :p
Puisque je suis dans l'instant pub, je suis en train d'écrire une nouvelle histoire, totalement différente des deux que j'écris actuellement… Il sagira plutôt d'une hitoire à suspense sur fond de mystère et, je dois le dire, d'un peu d'horreur. Voilà.
Je vous dis à bientôt ! Et au plaisir !
Til !
