Disclaimer: Twilight est à S. Meyer et cette histoire à EdwardsBloodType, je ne fais que traduire.

In too Deep d' Edwardsbloodtype

Traduction Autorisée

Destiné à un public adulte, de plus de 18 ans.

Merci à toutes celles qui suivent cette traduction et à celles qui laissent un petit message. Merci à SBRocket (l'auteur de Hooligan entre autres) pour sa relecture et à PtiteWam pour ses corrections.


~In Too Deep~

Chapitre 2 : Introductions Part 2

(Présentations)

L'étonnante présentation à cette femme m'avait momentanément dessoûlé.

Je me racle la gorge pour répéter son nom comme une question, ma main grattant ma nuque. Ma peau est chaude… moite. L'air entre nous est soudain pesant et aucun de nous ne sait bien comment réagir à la singularité de notre situation actuelle. Elle m'étudie, attendant de voir ce que je vais faire.

Je ne fais rien, mais prends une autre gorgée et frotte mon pouce sur ma lèvre inférieure, réfléchissant à quoi lui dire. De ce que j'avais vu par le passé et à présent, il est évident que mon père a un goût exquis en matière de femmes.

Quelques instants de silence passent avant qu'elle ne parle doucement à nouveau. Le bar est vraiment bondé, très bruyant, mais même à travers ma brume de plus en plus alcoolisée je peux entendre ses paroles d'une clarté cristalline.

Elle se penche en avant diminuant l'espace entre nous.

"Il m'a menti pendant cinq ans." Sa mâchoire se bloque de colère alors qu'elle relaie cette information pour moi. Cela me surprend car je n'avais pas pensé à ses conquêtes comme nécessairement des aventures à long terme. Cinq années constituent certainement à long terme à mes yeux. Peut-être qu'il est juste, je ne sais pas… un accro aux relations? Il est sans problème un accro au sexe.

"Je ne savais pas qu'il était encore marié. Honnêtement. Quand je l'ai rencontré, il a fallu des mois avant qu'il me dise qu'il avait encore une relation. Mais ensuite il a dit qu'il était séparé de ta mère mais vivait avec elle à cause de toi et Lauren. Mais pendant ce temps… ils étaient encore ensemble." Elle souligne le mot et je comprends que cela signifie que ma mère et mon père couchaient toujours ensemble.

"Ce n'est qu'après que je sois tombée…" Elle coupa ses paroles de colère brusquement et dit à la place, "Je ne pouvais pas en sortir. Chaque fois que j'ai essayé d'en finir, ce bâtard me faisait replonger." Elle secoue la tête, se réprimandant elle-même. "Je n'ai jamais eu l'intention de faire du mal à ta famille. Honnêtement je ne savais pas…" Je peux voir la douleur vive dans ses yeux alors que son assurance et sa confiance se délitent dès l'instant où elle parle de leur aventure. Mon père peut faire ça à une personne… la réduire à rien en un battement de cil juste à la mention de son nom. Pour une quelconque raison, peut-être la façon dont sa voix se fissure ou la façon dont elle tripote la paille dans son verre, mais je crois en sa sincérité.

Je murmure, "Je suis désolé," parce que je suis bien placé pour savoir ce que c'est d'être trompé et blessé par la personne qu'on aime. Je n'ai aucun doute que mon père l'ait convaincue qu'il était amoureux alors qu'il ne l'était pas. Fuck, peut-être que si?

"Moi aussi," dit-elle doucement dans son verre.

C'est silencieux pendant un autre moment alors que nous continuons à siroter nos verres dans un silence pesant.

"Ça va?" L'inquiétude dans sa voix est difficile à rater. Je ne suis pas aussi bouleversé par la nouvelle de leur aventure que je suppose devoir l'être. A ce stade, je suis assez immunisé aux manières de mon père maintenant et rien ne me déconcerte vraiment au point d'être choqué. Il est qui il est, malheureusement, et j'ai passé ces derniers temps de ma vie à essayer sacrément ardemment à ne pas imiter son comportement. Je ne peux pas blesser les gens comme il le fait.

Je prends une profonde respiration et expire, complètement résigné. "J'ai découvert aujourd'hui que mon ex s'est mariée." expliqué-je avec nonchalance, ajoutant en mangeant légèrement les mots, "et je l'aimais. Beaucoup. Mais… elle a baisé avec un de mes meilleurs amis et ensuite s'est mariée avec ce foutu connard." Je tambourine des doigts sur le comptoir en acajou du bar alors que les paroles que je viens juste de prononcer à voix haute me pénètrent, me faisant contracter la poitrine avec une douleur aiguë encore une fois. Je remarque que j'ai des difficultés à dire le nom de Jake à voix haute mais pas de problème avec celui de Vanessa. Cela m'amuse.

Avant qu'elle ne puisse répondre j'ajoute sarcastiquement, "Oh, et elle est en cloque aussi, bien entendu." Ça sort comme après coup alors que vraiment, c'est la chose la plus importante dans ma tête.

"Oh, Sweetie," dit-elle avec compassion, tendant le bras pour tracer de ses doigts mes jointures. C'est trop familier, trop tôt, pourtant pour quelque raison je ne rejette pas sa gentillesse manifeste. Ça semble étrange, mais chaleureux et apaisant en même temps. Et dragueur… indubitablement aussi. Elle porte ma main à sa bouche et dépose un doux baiser sur la jointure charnue de mon pouce, me regardant à travers ses cils. C'est plus certainement une marque d'affection du genre séduction que du genre maternel.

Ceci me fait penser à ma mère et son cœur brisé et comment elle réagirait si elle savait que j'étais ici avec elle. Je me demande si elle serait écœurée ou si elle trouverait ça gratifiant dans le sens où j'aurais tout à fait défié mon père.

Quelques semaines ont passé depuis que j'ai eu de ses dernières nouvelles. Je me demande où elle est en ce moment, si elle ne s'en fait plus ou si elle a trouvé la paix. J'espère qu'au moins elle va bien. Elle me manque, elle et son magnifique sourire que je n'ai pas vu depuis très longtemps. Mon père a volé ce sourire franc sur son visage.

Ensuite je regarde cette femme et me demande ce à quoi bordel il avait pensé. Il était avec ma propre mère et la femme que je fixe, tout en se faisant Esmé, qui est maintenant sa femme depuis quelques mois. Et pendant ce temps, quand je rentre tard un soir il y a deux ou trois mois, je l'entends au téléphone en conversation privée avec une autre femme. Je ne peux pas être certain qu'elle soit une autre de ses maîtresses, mais pour l'essentiel de la conversation, ils se disputaient au sujet de l'appartement qu'il lui louait dans Manhattan. Donc... même après s'être marié avec Esmé lors d'une grande cérémonie orchestrée et eu cette ridicule réception d'un montant à six chiffres au Crest Hollow Country Club, il continue à baiser à droite et à gauche.

Et ces femmes... ces femmes l'aiment toutes. Peut-être que c'est juste qu'elles aiment son argent et l'illusion du pouvoir. Peut-être que c'est son charisme et sa bonne apparence, honnêtement je ne sais pas. Il a de toute évidence une influence magique et mystérieuse sur la gente féminine que, si j'avais quelque respect pour lui, je trouverais impressionnante. Mais pour moi, la façon dont il abuse de ces femmes... est juste pathétique. Je me souviens que même après que ma mère l'ait surpris maintes fois avec le pantalon autour des chevilles pour ainsi dire, le regard dans ses yeux quand il marchait dans la pièce... n'était rien d'autre qu'une complète et totale adoration.

Une fois avant une réunion avec leur avocat pour le divorce, elle ne tenait pas en place et se tordait les mains alors qu'elle me demandait avec nervosité si elle était jolie. Il engageait une procédure pour se débarrasser d'elle après vingt et un ans de mariage et elle voulait encore être belle pour lui... à lui.

Je dois l'admettre, je ne suis pas exactement un saint non plus quand il s'agit de femmes. En vérité, ce que j'ai envie c'est de baiser juste chaque fille qui me fait des avances. Parfois je veux juste de façon insensée plaquer une fille contre un mur et lui retenir les mains au-dessus de la tête pendant que je la baise. Et ensuite il y a d'autres fois où je peux presque sentir la saveur d'une peau brûlante alors que ma queue entre et sort en glissant dans une chatte chaude, tortueusement lentement jusqu'à ce qu'elle gémisse mon nom et laisse des marques de griffures dans mon dos.

C'est ce que je voudrais. La façon dont je me comporte est totalement différente.

Peut-être que c'est dans mes gènes dysfonctionnels de m'amuser à chercher, mais j'ai fait un point d'honneur à garder ma queue dans mon pantalon. Je n'ai couché qu'avec un relativement petit nombre de filles, considérant la grande quantité d'opportunités de tirer mon coup que j'ai finalement refusées. Je préfère nettement les relations, mais les quelques pathétiques excuses, y compris pour celles que j'ai eues, il me semble ne pas pouvoir trouver quelqu'un qui ferait vraiment tout pour moi. Je suppose que c'est parce que je ne peux pas modifier l'idée dans ma tête que je veux ce que j'ai eu avec Vanessa; l'intensité, l'aspiration, la douceur qui seules accompagnent le premier amour. Mais je crains que ce soit un sentiment qui ne vienne qu'une fois dans une vie, et bien que m'efforcer comme je peux, je ne crois pas que ça sorte vraiment de là. Du moins pour moi, de toute façon. Alors jusqu'à ce que je trouve quelque chose de ressemblant à ça, je me contente d'embrasser et toucher et jouer un peu plus sérieux, mais c'est tout que je me permettrais d'avoir jusqu'à ce que je ressente plus.

Et je fais ça parce que j'ai Katie pour quand j'en ai vraiment besoin. Entre temps, je ne fais aucune promesse à personne, aucun engagement, ne dis à personne que je l'aime. Je ne fais de mal à personne et en retour mon cœur est épargné aussi.

Par curiosité, je tourne mon tabouret, ouvrant la bouche pour lui demander si en fait elle aime mon père. Soudain l'alcool et l'aveu au sujet de Vanessa, et la réalité que je suis assis à côté de la femme qui par inadvertance a rendu folle ma mère, me viennent à l'esprit et je ne peux pas penser correctement.

"Dieu, je le déteste foutrement," dis-je nonchalamment en référence à la fois au nouveau mari de mon ex et à mon père. Peu importe lequel particulièrement. elle me fixe, son expression est impassible.

Quand Gianna revient vérifier ma boisson, elle se penche pour me murmurer à l'oreille qu'elle se propose de me sauver de la femme avec laquelle je suis actuellement en conversation. La sensation de son souffle mentholé à mon oreille me fait frissonner. Je suis tellement excité et ce n'est pas drôle. Je tuerais pour être en mesure de sucer ses nichons et la baiser contre le mur des toilettes là tout de suite. Gianna, Katie, la maîtresse de mon père... n'importe laquelle vraiment. Peu importe à ce stade. La morale, les valeurs, tout ce qui ressemble aux principes que j'ai établis dans ma vie jusqu'à présent, sont partis avec le scotch descendu dans ma gorge.

Je veux juste tirer mon coup.

Je souris en secouant un petit peu la tête, laissant savoir à Gianna sans avoir à le dire que ça va et ensuite je tapote le bord du verre de daiquiri à côté de mon scotch indiquant que j'aimerais qu'elle remplisse ce verre au lieu de ça. Ma vision est troublée et mes pensées sont entièrement sexuelles. J'ai pris trop d'alcool et je dois arrêter de boire.

Dans les trois ans après que Vanessa et moi ayons rompu, je n'ai couché qu'avec six filles. Six. Quatre d'entre elles sont des tentatives ratées de relation plus courtes que le temps de mon attention; des filles qui sont si peu inoubliables que je ne peux honnêtement même pas me souvenir de leurs noms. L'une est Katie, ma copine de baise en fait, avec qui je batifole occasionnellement depuis ma troisième année à l'université. Et l'autre... j'étais tellement amoché en ce qui concerne X le 4 juillet dernier sur Fire Island que je ne serais pas en mesure de distinguer la fille dans un groupe. Em atteste le fait qu'elle était super hot. Je me rappelle distinctement utiliser une capote quand nous avons baisé car c'était la seule qu'avait Em et il avait été furieux. Et aussi, le sable dans mon cul le lendemain matin voulait dire que nous l'avions fait sur la plage. Voilà à peu près tout ce que je peux me rappeler. La fille X est mon seul coup d'un soir à ce jour.

D'un autre côté, pendant la même durée, j'ai passé bon nombre de soirs à me comporter comme un lycéen excité à peloter et tripoter les nichons d'une jolie fille. J'aime les nichons, beaucoup. Les culs aussi. Embrasser et tripoter est innocent et sans attente et je ne me sens pas comme une sale merde quand je pars sans intention de même un coup de fil ou revoir aucune d'elles. Je suis très, très sélectif.

"Donc euh... comment est-il?" demande-t-elle doucement. Il me faut un instant pour réaliser qu'elle fait référence à mon père.

"Tu ne sais pas?" Je demande surpris. "Je veux dire... vous n'êtes plus ensemble?"

Elle est prise au dépourvu. "Oh, non. Je ne l'ai pas vu depuis qu'il m'a dit qu'il s'est marié avec Esmé. Je lui ai dit de dégager de ma vie." Elle dit Esmé comme si c'était du poison sur sa langue et la colère dans son ton est incontestable. "Le plus beau c'est qu'il s'attendait à ce que tout reste pareil entre nous! Je veux dire, quel putain d'égoïste, non? Il me promet le monde et ensuite il m'annonce qu'il se marie à un putain de mannequin superficiel et il attend de moi que je sois encore là? Dieu, le culot de cet homme." Elle soupire, secouant la tête. "Tu sais qu'il m'appelle encore de temps en temps? Quel trou du cul."

"Il t'appelle?"

"Ouais, mais je ne réponds jamais au téléphone. Je ne peux pas lui donner la satisfaction qu'il m'importe encore, tu vois?"

Nous somme tous les deux silencieux un moment en dépit de tout ce qui se passe autour de nous dans le bar. Elle est assise bouillonnant dans sa colère ravivée tandis que je médite sur le fait que mon père est beaucoup plus un connard arrogant que je ne pensais à l'origine.

"Eddie? Comment va-t-il?" dit-elle encore, cette fois à travers ses cils, de toute évidence embarrassée qu'après ce qu'elle ait dit sur comment il la traitait, elle veuille encore se renseigner sur son bien-être. Ouais, elle l'aimait foutrement. Aimait... aime?

Je hausse les épaules et grimace d'un air indifférent.

"C'est bon, hein?" Glousse-t-elle, et je me rends compte qu'elle a un magnifique rire. Et de magnifiques nichons qui rebondissent de manière infime quand elle rit. "Est-il euh... est-il heureux au moins?"

Je la regarde avec un autre froncement de sourcils sardonique. "Est-il heureux avec Esmé? Je ne sais pas, je veux dire... elle a la moitié de son âge. Qu'ont-ils vraiment en commun?" Je veux ajouter, "autre que le fait qu'ils baisent constamment et qu'ils aiment tous les deux dépenser son argent." mais je me retiens car je sais que dire ça la blesserait. Elle hausse les épaules, et regarde au loin en sirotant le reste de son verre.

"Tu ne l'aimes pas, je suppose."

Je ris. "Euh non, je n'aime pas cette fille. Nous ne nous entendons pas du tout. Je la traite de putain entretenue, bouffeuse de sperme et elle me traite de petit parasite gâté qui devrait cesser d'être un fils à papa. Comme si j'avais quelque chose à avoir avec un fils à papa." Je roule des yeux, marmonnant d'agacement.

Cette fille a quatre ans de plus que moi. Quatre ans. Qui bordel pense-t-elle être en entrant dans ma maison, changeant tout et ensuite disant à ma sœur et à moi que nous ne pouvons pas recevoir d'amis ou faire du bruit le samedi matin parce qu'elle a ses massages ou peu importe ces jours-là et qu'elle n'aime pas être dérangée.

Elle saisit toutes les opportunités pour, de façon pas très subtile, insinuer que je devrais déménager car je suis assez vieux pour être indépendant. Quelle salope arrogante, égocentrique et égoïste. Même si je le voulais, je ne pourrais jamais me le permettre avec l'état du marché de l'immobilier. Je devrais finir par vivre dans un studio d'un vieil immeuble, froid et humide, sans fenêtre pour environ douze cents dollars par mois, charges non incluses ni aucun service supplémentaire comme une connexion internet ou la nourriture. Entre l'université à temps plein et les heures de travail que je fais, je ne suis même pas près d'en avoir les moyens. Néanmoins, je suppose que le manoir de deux mille mètres carrés que mon père lui fournit avec est trop petit pour nous quatre. Salope.

Outre le fait que quand mon père a fait construire la maison, il s'est assuré que ma chambre avec suite soit séparée par le garage et en dehors des principales pièces de vie, donc je ne dérangerais personne en rentrant le week-end à des heures tardives. En dehors de ma chambre, j'utilise la cuisine et la piscine, et je ne suis presque jamais à la maison. Elle a le culot de se plaindre de moi.

"C'est une idiote, qu'est-ce que tu veux?" dit-elle en roulant des yeux. "En outre, le silicone de ses faux seins a probablement fui dans les trois neurones qui lui restent." Mes yeux se portent à ses seins à ce commentaire, l'expression sur mon visage montre clairement que je me demande si ce n'est pas là l'hôpital que se fout de la charité.

Elle comprend aisément ce que j'insinue et montre du doigt pour se défendre.

"Oh, non… ceux-ci sont entièrement à moi, Sweetie." Je suis sincèrement impressionné, ce qui m'évite par conséquent de reconnaître que c'était inapproprié et je suis alors bouche bée devant ses seins très réels. Quand elle claque des doigts pour repousser mon attention ailleurs je ris, reprenant notre conversation.

"Parfois je l'appelle 'Maman' juste pour la faire chier et lui rappeler qu'elle est dans ma maison."

"Oh, je parie qu'elle aime ça." Glousse-t-elle, mais il y a une ombre qui passe dans ses yeux et je peux dire que cette conversation lui fait du mal dans une certaine mesure, alors je change de sujet.

"Puis-je te demander quelque chose? Comment m'as-tu connu?"

Elle hausse les épaules. "Je regardais religieusement Another World. Je sais qui tu es."

Je plisse les yeux. Je suppose qu'à un certain moment, mon père lui a dit que j'avais été dans ce stupide soap opéra quand j'étais petit. Mais néanmoins, ça fait près de dix ans que je n'ai fait aucun article ou publicité et mes traits physiques ont changé considérablement. Il n'y a pas moyen qu'elle ait pu me reconnaître de la télé.

"Il m'a montré des photos de toi et de Lauren," avoue-t-elle en haussant les épaules. Je suis vraiment interloqué par ça car j'ai toujours pensé que ses conquêtes n'étaient pas au courant qu'il ait une famille, mais au lieu de ça il leur montre des photos de ses enfants qu'il connait à peine? Il me vient à l'esprit qu'il l'a peut-être aimée aussi à sa façon.

Nous parlons tranquillement encore un peu et bien que j'aie cessé de boire je suis un peu plus bourré de seconde en seconde. Bordel mon foie défectueux super absorbant.

Quand Em finit par appeler, je peux à peine différencier les fonctions sur mon téléphone, pas plus qu'entendre ce qu'il a me dire par-dessus la foule toujours plus grande. Je peux en tirer qu'il est jusqu'au cou dans les recettes de sa sœur et tout et qu'en fin de compte il se décommande. J'aurais normalement dû être furieux mais je ne peux sentir ni ma langue ni mes pieds et il me semble que mes cheveux poussent à bonne vitesse, donc je lui dis que c'est bon et qu'il m'appelle demain. Tard demain.

Je vais certainement avoir besoin d'appeler un taxi afin de rentrer à la maison, mais je ne suis pas prêt d'arrêter là. Cependant, étant soûl, je commence à avoir la bougeotte et je ne veux plus rester assis. Si l'un de nous devient comme ça, parfois moi, Em et Mikey faisons un tour dans le bar ou le club ou quoi que ce soit, comme les filles le font. Mais là c'est trop bondé pour faire ça et je ne suis même pas sûr que je puisse supporter le contact serré des corps, ni même rester assez longtemps debout pour le faire à travers eux.

La musique est assez bonne mais je ne suis pas enclin à m'humilier en dansant comme une épave débraillée. Je suis dans ce flou causé par l'alcool très engourdissant. A rester assis inactif, je commence à perdre cette sensation d'être bien, heureux et les pensées déprimantes de Vanessa et son gros ventre commencent à prendre le dessus, me tournant légèrement l'estomac. Il est extrêmement rare que je pense à elle de façon excessive comme ça, mais c'est seulement à cause de ce que j'ai vu aujourd'hui et je suis obnubilé.

M'essuyant la bouche avec la main, je dis, "J'ai besoin d'air," alors que je me lève du tabouret haut fantaisie pour me mettre debout, titubant un peu. Elle se met debout avec moi, stabilisant mon cul bancal en me saisissant par le bras.

Elle pense à attraper ma veste en cuir marron sur le dossier de mon tabouret alors que je suis trop bourré pour m'en souvenir ou y faire attention. J'en suis heureux car elle vaut cher bien qu'elle soit vieille et j'aime comment elle est devenue douce et son aspect vieilli au fil du temps d'une façon qui ne peut être achetée ou reproduite.

Lorsqu'elle me l'offre, je prends sa main dans la mienne et la laisse me conduire vers le patio à l'extérieur où il fait froid mais sentir l'air frais sur mon visage me fait vraiment du bien. Je décide alors que j'aime mieux l'odeur des cigarettes et des feuilles brûlées et quelqu'un devrait faire une de ces bougies fantaisies hors de prix sentant cette odeur juste pour mon plaisir personnel.

Il y a une jolie blonde là dehors dans le patio avec une cigarette à la main et je lui affiche un sourire en coin en lui demandant si je peux lui en taper une. Elle ne bat pas un cil avant de m'en tendre gracieusement une, et je la remercie alors que la flamme de son briquet grésille et rougeoie le bout quand j'aspire. Elle essaie de me faire la conversation mais je me tourne pour me reconcentrer sur ma nouvelle amie. Je sais que c'est être impoli mais je m'en fous.

Je suppose que c'est parce que je suis étourdi du fait que je fume rarement, mais soudain je chaloupe sur mes jambes, agrippant ses hanches minces pour me stabiliser. Je jette la cigarette allumée dans le patio de dégoût et tire une barre de chewing-gum de ma poche arrière, lui offrant un morceau avant de m'accorder ce plaisir.

Soudain, elle me parle avec sa bouche proche de la mienne. Son haleine est mentholée, pourtant chaude par rapport à l'air frais de la nuit et je sais qu'elle dit des choses qu'elle ne devrait pas dire. Elle dit qu'elle m'aime bien. Elle dit combien je suis foutrement hot et combien elle est tellement attirée par moi. Elle dit qu'elle me veut.

Non, j'imagine que c'est mon père qu'elle veut vraiment et je suis celui qui s'en rapproche le plus… le deuxième choix. Mais je ne le lui dis pas, car à quoi bon?

Je suis ivre et excité, et entendre que je suis désiré me ravit d'une façon pathétiquement satisfaisante, alors je descends mes mains sur ses fesses, la rapprochant de moi. Elle est pratiquement foutrement en train de ronronner.

A ce moment-là, je ne m'inquiète pas qu'elle soit bien plus âgée que moi, ou qui elle est, ou ce qu'elle a fait à ma famille. Je me fous que mon père ait tout foutu en l'air avec ses nombreuses infidélités. Je ne pense pas aux répercussions de ça, ou qui sera blessé, ou si j'y ferais même gaffe au matin.

Je le fais simplement. Trop d'alcool, mon cœur brisé, et mon envie grandissante de baiser prennent le dessus sur toutes pensées rationnelles. Quand elle dit qu'elle veut m'emmener à la maison, car je suis vraiment nase, on ne sait pas si elle veut simplement me reconduire à ma maison et de s'en tenir là ou si elle veut me ramener chez elle et me mettre dans son lit. Par le langage de son corps et ses paroles murmurées, je suis presque sûr que c'est cette dernière option. Peu importe, je monte dans sa Lexus et profite de la paisible ballade priant de ne pas dégueuler dans l'intérieur impeccable avant que nous soyons rendus où qu'elle m'emmène.

"Jolie voiture," fais-je remarquer en passant.

Elle ricane et fredonne doucement. "C'est un cadeau d'anniversaire."

Oh… De mon père. Le fils de pute achète des voitures à tout le monde maintenant, n'est-ce pas?

Nous finissons à sa maison. Surprise, surprise.

C'est petit mais parfaitement rangé, décoré dans un style contemporain minimaliste. Je passe à peine la porte d'entrée que ses doigts manucurés sont en train de déboutonner facilement mon jean et le descendre en hâte jusqu'à mes chevilles. Je l'embrasse sur la bouche une seule fois avant de me déplacer sur son cou et sa mâchoire et ensuite finalement relever son haut pour révéler ses seins, qui sont même mieux que ce que j'ai espéré. Je suis un peu réticent à l'intimité de mettre ma langue dans sa bouche à cause de qui y a été avant, pourtant je suis cool pour la baiser, sachant qu'il y aura une barrière en caoutchouc entre ma bite et sa chatte. D'une certaine façon ce raisonnement est parfaitement logique pour moi.

Tout après se passe tellement vite, c'est le flou complet. Elle est à genoux et ensuite ma queue est profond dans sa bouche et je gémis et tire ses cheveux dans mes doigts, et oh mon Dieu c'est incroyable. Tout est dans un brouillard de bien-être alors qu'elle me débarrasse ensuite de mes vêtements, me conduisant nu dans sa chambre. Je veux venir si méchamment. Mes mains sont partout comme les siennes, vagabondant et saisissant avec une indescriptible envie.

Je lui demande un préservatif car je ne les ai pas pris avec moi. Il me faut m'y reprendre à trois fois parce que je n'arrive pas à voir correctement, mais ça la rend frustrée et elle prend les commandes. Ensuite elle se tord sous moi et quand elle se tourne et se met à quatre pattes je la prends par derrière. Elle me supplie pour ça, alors je suis brutal avec elle, en dépit du fait qu'il ne me reste que zéro énergie. Tout est efficacité et peau ferme claquant bruyamment dans l'obscurité, gémissements et odeurs de sexe et d'alcool avec son parfum et mon eau de toilette mélangés ensemble. Je m'effondre sur son lit, somnolant après être enfin venu. Je me sens foutrement bien et comblé, voulant plus, mais incapable de donner quoi que ce soit d'autre.

Quelques temps après, elle me réveille avec des baisers bouche ouverte pour que nous puissions baiser encore. Je suis à peine cohérent alors que ses jambes chevauchent mes hanches et alors elle me baise fort et vite et elle est très bruyante dans son plaisir. Je bouge à peine, incapable de participer, surtout trop désireux de profiter du voyage. Mes mains reposent sur ses hanches tandis que je gémis juste avec ses mouvements. Après être venu à nouveau, elle me nettoie avant que je m'évanouisse pour de bon, hors d'usage et nu sous les draps bleus et chauds.

Quand je me réveille le lendemain matin chaque parcelle de moi bat et pulse. Je suis vivant, respirant avec peine. Quand mes yeux s'adaptent à l'environnement non familier, j'ai quelques minutes de panique pour réaliser où je suis. Ensuite s'installe l'effroi de ce que j'ai fait.

Je suis tellement reconnaissant de m'être réveillé seul dans son lit, pas vaguement capable d'une conversation. Repérant les vêtements qu'elle a déposés soigneusement sur la chaise, je me lève et m'habille rapidement aspirant désespérément à une douche. Le besoin de pisser est intense et mes genoux sont douloureux. Je sors dans le couloir sur mes jambes vacillantes… hésitant, nerveux… avançant tranquillement dans le couloir pour ce retour matinal honteux après un coup d'un soir (la marche de la honte) que je n'avais jamais eu à faire avant. Une voix… sa voix vient du living-room. La conversation à voix basse n'est que d'un côté, il est donc correct de supposer qu'elle est au téléphone. Je voudrais qu'elle ne soit pas là du tout. Je n'ai pas l'énergie ou les couilles, très franchement.

J'essaie la porte directement de l'autre côté du couloir, trouvant un petit bureau avec des papiers empilés et dispersés autour d'un ordinateur. Je n'ai aucune idée de ce qu'elle fait pour vivre. Je décide que je m'en fous et ferme tranquillement la porte. La porte suivante s'ouvre sur une pièce qui appartient visiblement à une jeune fille, le couvre-lit rose à fleurs et le poster de ce stupide Efron et ses incroyables cheveux sont les accessoires les plus en évidence. Apparemment, elle a une fille qui je suppose est probablement au collège, peut-être au lycée… et Dieu… de l'âge de ma sœur. J'étouffe un grognement, me rendant compte combien cela rend la situation encore plus tordue.

Quand finalement je trouve la salle de bains, je pisse pendant le plus long temps de ma vie et me rince la bouche avec du Scope que je trouve sur le plan de toilette. Avec appréhension, je passe le coin du couloir pour la trouver assise dans le canapé du living-room, les jambes confortablement nichées sous elle. Elle est habillée d'un jean et d'un top révélant son décolleté, tenant délicatement son téléphone à une oreille. Elle me sourit en désignant la cuisine, couvrant le téléphone alors qu'elle murmure, "Café.»

Je me verse une tasse, le laissant noir. Le café est amer et brûlant, mais tout ce que mon estomac peut gérer. Je m'appuie dos au comptoir savourant la chaleur du mug dans mes mains. Je ne sais pas exactement ce que je ressens, mais je dois reconnaître que le sexe était foutrement incroyable et je sais que je me sens comme un énorme tas de merde. Pour beaucoup de raisons.

A ce stade je suis presque sûr que nous avons baisé deux fois, ce qui est un exploit remarquable en soi car j'étais vraiment chargé. Quand elle se joint à moi mal à l'aise dans la cuisine, elle me tend deux Tylenol que j'avale avec mon café et lui dis que je dois aller travailler, ce qui est un mensonge. Je veux juste vraiment rentrer chez moi et me doucher et peut-être dégueuler.

Nous ne nous disons pas grand-chose sur le trajet du retour au bar. Je me demande si ma voiture a été braquée pendant la nuit, mais je suis soulagé de voir qu'elle est intacte alors que nous nous garons à côté, le brillant de la peinture argent dans le soleil du matin me donne envie d'avoir mes lunettes de soleil. La dernière chose dont j'ai besoin est d'avoir à affronter les critiques de mon père aujourd'hui. Je devrais peut-être l'étrangler avec une de ses prétentieuses cravates griffées hors de prix.

"Euh... merci pour la course," je marmonne mal à l'aise, par manque de quoi que ce soit plus ou moins gênant à dire. Avant que le double sens s'enregistre même en moi, elle ricane doucement. Ma voix sonne comme si j'avais mangé du gravier pour le petit déjeuner.

"De rien."

Je roule des yeux et souris en coin, me tournant pour la regarder. Elle est vraiment jolie. Elle est trop maquillée ce que je ne pense pas qu'elle ait besoin, mais elle est définitivement séduisante sous la peinture. J'aimerais avoir du sexe avec elle à nouveau, je pense. Je suis encore un petit peu dans les vapes, donc je ne suis pas absolument certain de ça.

"Prend mon numéro," dit-elle. "Au cas où tu voudrais parler ou... tu vois..." Le sous-entendu de tu vois est certainement clair. Elle veut baiser à nouveau.

J'entre le numéro dans mon téléphone sous Cat… une alternative appropriée et sûre pour Couguar, car je ne peux vraiment pas l'enregistrer sous son vrai nom dans mon répertoire. Si mon père voyait ça, il me questionnerait sans aucun doute, et s'il y a une chose que je sais sur Carlisle Cullenata, c'est qu'il n'apprécie pas et ne tolère pas qu'on se frotte à ses affaires. Et je vais me hasarder à supposer que cela signifie en particulier ses femmes, actuelles et anciennes.

"Je t'appelle bientôt, Eddie," dit-elle, se penchant pour m'embrasser sur la joue. Elle est chaude et sens la cannelle. Ça me rappelle quand j'étais petit pour quelque raison. Ensuite ses dents traînent jusqu'à mon oreille et elle bouge pour mordiller ma mâchoire et tous ces sentiments nostalgiques disparaissent par magie. Je suis foutrement dur comme la pierre et elle connait le pouvoir qu'elle a sur moi. J'envisage la possibilité qu'elle me branle là tout de suite et maintenant, mais je change d'avis vu que le parking est très fréquenté avec la foule qui va et vient pour le brunch du dimanche.

Après avoir pris une profonde respiration, j'ouvre la porte, balance une jambe dehors et me tourne ensuite pour me pencher à la portière. Avec un sourire et un clin d'œil, je réponds, "A plus."

C'est moins s'engager que de lui dire que je l'appellerai, car honnêtement je n'ai aucune idée si je le ferai encore une fois. On verra quelles émotions la journée apportera.

Elle n'attend pas que je monte dans ma voiture pour démarrer, et c'est très bien car c'est trop maternel comme geste et je ne suis pas sûr de pouvoir gérer ça là tout de suite dans ces circonstances bordéliques. Je conduis jusqu'à la maison me sentant profondément tordu dans tous les cas imaginables, envisageant de m'arrêter à l'église pour me confesser. Je décide que non car très franchement je ne veux pas être responsable de la destruction de l'église par le feu avec l'aveu de mes péchés. Une fois à la maison, je me faufile par l'entrée de côté et entreprends ensuite de me branler et dormir, priant pour que l'excursion de mon père le tienne loin de la maison toute la journée.

"Eddie?" Dit le Dr Arocella, me sortant de mes pensées. "Les tests sont négatifs pour la gonorrhée (chaude-pisse, chtouille)," dire que je suis soulagé est un euphémisme. Je pense que je devrais simplement l'appeler pour lui demander si nous avons utilisé un préservatif la deuxième fois et m'épargner ces conneries de maux de tête à revenir faire des tests pour le reste des MST potentiellement contractées. Merde… j'espère qu'au moins elle prend la pilule.

Quand je monte dans la voiture, je mets le chauffage et réchauffe mes mains contre les bouches car le froid est mordant aujourd'hui. Les doigts engourdis, je fais défiler mes contacts téléphoniques jusqu'à Cat et j'ai l'estomac un peu retourné avec la nervosité dont je ne peux pas vraiment discerner l'origine. Est-ce de lui parler qui m'effraie ou de découvrir si je suis foutu avec ce truc de préservatif? Je prends une profonde respiration avant d'appuyer sur la touche appel.

"Allo?"

"Euh… salut… c'est Eddie." Mon cœur bat à tout rompre.

"Salut bébé, je pensais justement à toi," roucoule-t-elle suavement.

"Ah, ouais?" Je glousse, me relaxant immédiatement dans mon siège. Sa voix me fournit un confort instantané et une sensation de picotement dans mon aine qui n'est très certainement pas une MST nouvellement acquise. "Quelle coïncidence," dis-je allumeur. Un blanc. Mon ton devient plus sérieux. "Je euh... crains d'avoir à te demander quelque chose."

"Oh, bien, pourquoi ne viens-tu pas et tu pourras me le demander en personne?" C'est une invitation ouverte dans son lit à nouveau.

Je tends la main pour réajuster mon érection croissante, attendant un instant avant de répondre. "Ouais? Hum... d'accord. Je serai là dans vingt minutes. Oh, Renée? Dois-je prendre des préservatifs?"

"Nope, nous sommes protégés, bébé. Toi suffira."

Un sourire s'étend sur mon visage quand je réalise qu'elle est définitivement en mesure de me procurer la chaleur dont j'ai si désespérément envie aujourd'hui.

~ITD~


Pour celles qui n'avaient pas deviné, il aura fallut attendre la fin de ce chapitre pour connaître l'identité de la fameuse ex de Carlisle. Nouvelle d'Eddie pour se consoler encore et toujours de Vanessa ?

A très bientôt

LyraParleOr