Et bien j'ai envie de dire que c'est un petit démarrage, tout en douceur mais un démarrage quand même !
Merci à toutes celles qui ont laissé d'une manière ou d'une autre une trace de leur passage. J'espère du fond du coeur que la suite va vous plaire ! Je vous souhaites à toutes une bonne lecture

Chapitre Deux : La difficulté n'est pas de savoir, mais de se le dire


Voilà une semaine que Rosalie avait rejoint la bande et que Bella s'était renfermée sur elle même.

Edward qui avait saisit que pour la première fois Jacob ressentait quelque chose pour une fille, s'était écarté et donnait même parfois des conseils à son ami. Sans vraiment savoir qu'il en blessait une autre ...

Rosalie avait aussi un penchant pour Jake. Son air enfantin et totalement innocent contrastait fortement avec son ancienne vie de Los Angeles. Elle appréciait qu'il puisse s'intéresser à elle et non pas juste à son physique.

Jusque là, le groupe n'avait été au complet qu'au lycée. Jacob n'avait pas encore osé inviter Rosalie à sortir et Edward menait ses petites affaires de son côtés ce qui ne lui laissait pas beaucoup de temps pour ses amis.

Quant à Bella, elle continuait de rester avec Jacob, mais depuis une semaine les conversations avaient bien changé.

Si avant tout était abordable, aujourd'hui dès que Jake ouvrait la bouche c'était pour parler de Rosalie.

Elle est vraiment drôle ! On a beaucoup de points communs !

Pourquoi tu l'invites pas à sortir si elle est si géniale ?

Ça ce fait pas comme ça ! Je voudrais pas qu'on aille trop vite.

Fait gaffe Jake, à Los Angeles on ne prend pas son temps.

Elle est différente de l'idée qu'on se fait de ces filles.

Non c'est sur qu'elle ne ressemble pas comme deux gouttes à toutes ces belles Californiennes. Blonde, une taille de guêpe, des ongles manucurés …

Tu es entrain de la juger sur son apparence là.

Je juge pas je constate.

Et bien crois moi, elle n'est pas ce qu'elle semble être. Sous ses cheveux blond elle cache un cerveaux bien remplit.

Si tu le dis …

Quelle importance de toute façon ? Jacob ne voyait que par Rosalie, et Bella la haïssait au plus haut point. Jamais ils ne pourraient tomber d'accord.

Mais telle une masochiste, Bella ne pouvait pas se contraindre à sortir du garage. Elle préférait écouter son ami vanter son ennemie plutôt que d'être loin de lui.

Et puis tu sais très bien que l'apparence ne compte pas pour moi.

Effectivement Jacob n'était pas du genre à fantasmer sur une de ces poupées gonflables qui passaient régulièrement à la télé. Au contraire, il appréciait les choses plus naturelles, sans fioritures.

Et finalement, même si Rosalie était très jolie et ressemblait fortement à ces bimbos écervelées, elle n'en n'était pas moins naturelle.

Très peu de maquillage, ses cheveux très beaux étaient ondulés et non pas lissés sous les agressions d'une plaque de fer. Ses vêtements bien qu'ils lui allaient à merveille étaient simples. Pas de décolleté plongeant ni de mini jupe trop courte, mais un simple jean droit et un pull manche longue.

Le bruit de la voiture de Edward sortie Bella de ses pensées. Comme si elle n'était pas assez désespérée, il fallait en plus maintenant qu'elle supporte le « crétin ».

Ce dernier justement entra dans le garage tout trempé. Il ôta sa veste qu'il posa sur la chaise a côté de Bella non sans la secouer pour la mouiller.

C'est que tu fais dans l'humour aujourd'hui ?

Et toi dans le mauvais caractère ? Finalement toi et moi on est un peu comme le Yin et le Yang tu trouves pas ?

Je suis l'intelligence et toi la bêtise c'est ça ? Laisse moi te dire que même le plus grand scientifique de la terre ne trouverait pas une onde d'intelligence en toi !

Edward mima d'être touché en plein cœur avant de reprendre envers Jacob.

J'ai besoin de toi vieux !

Qu'est ce qu'il t'arrive ?

Il faut qu'on aille au ciné ce soir, tu pourrais y inviter Rosalie.

Faudrait encore qu'une fille comme elle soit d'accord de s'afficher avec un gars toi …

Très drôle Swan. C'est pour Jacob que je dis ça, j'ai un rencard et j'ai dit qu'on sortait avec des amis …

Tu veux dire que tu nous a engagés avant de savoir si on venait. S'outrageait Bella.

Ça peut se faire, mais Bella faut que tu viennes avec nous. Reprenait Jacob.

Pas question ! Je ne tiendrais pas la chandelle.

Oh Bella tu peux pas abandonner tes meilleurs amis au monde …

Bien sur que si je peux !

Bien sur que non elle ne pouvait pas. Rien que l'idée de laisser Jacob et Rosalie dans un endroit sombre ne pouvait pas lui faire refuser cette sortie.

Elle savait pourtant d'avance que la soirée serait longue et douloureuse pour elle …

Oh merci Bella t'es la meilleure amie qu'on puisse rêver avoir !

Bah voyons …

Tient regarde, les voilà. Et tâche d'être aimable …

C'était pas dans le contrat !

Jacob levait les yeux au ciel devant l'attitude de son amie. Il n'arrivait pas à saisir ce qu'elle pouvait reprocher à Rosalie. Elle était pourtant douce et gentille, pourquoi la haïssait-elle à ce point ?

Arrivé à leur hauteur, Rosalie les accueillait de son sourire sympathique, celui qui envoûtait Jacob et qui donnait envie de vomir à Bella.

Salut vous deux !

Finalement ta grand mère t'a laisser venir ?

Euh … ouai.

Le si jolie sourire de Rosalie laissait place à un bien plus crispé. Pour être ici ce soir, elle avait du discuter longuement avec sa grand mère.

Madame Ryan était dans la cuisine entrain d'éplucher ses légumes quand Rosalie fit son entrée.

Bonsoir grand mère.

Bonsoir ma chérie. Comment s'est passée ta journée ?

Plutôt bien.

Tu as fait de nouvelles connaissances ?

Oui j'ai rencontré Mike Newton.

Oh c'est un gentil garçon. Il vient à l'église tous les dimanches.

Madame Ryan considérait comme « gentils enfants », tout ceux qu'elle rencontrait à l'église le dimanche et pour les fêtes. Jacob, Bella et Edward eux n'y allaient jamais, ils étaient donc de la « mauvaise graine ».

Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que d'aller à l'église pour les jeunes aujourd'hui ne signifiait plus rien et rester avec ce groupe là était beaucoup plus sain que de trainer avec les autres.

Grand mère, est ce que je peux aller au cinéma ce soir ?

Mais bien sur que tu peux y aller. Je suis contente que tu ne te renfermes pas en étant ici. Je sais à quel point Los Angeles peut te manquer.

Alors... c'est oui ?

Bien sur ! Mais je peux te demander en retour de te voir dimanche à l'église.

Tout l'espoir de Rosalie venait de s'envoler. Elle se tassa sur elle même sous le poids de ce chantage.

Je savais que ce ne serait pas gratuit.

L'église te ferait du bien ma chérie. La maison de Dieu peut être d'une grand aide parfois.

Grand mère, je suis désolé mais comme je te l'ai déjà dit, je suis athée. Je ne crois pas en Dieu.

Oui je sais, mais je reste persuadée qu'après tout ce que tu as vécu cela te ferai du bien de retrouver de vraies valeurs.

Très bien, j'accepterais de rentrer dans une église le jour ou tu seras capable de dire le mot pénis.

Très puritaine, Madame Ryan ne parlait jamais de ce genre de chose. Et l'entendre dans la bouche de sa petite fille la choquait plus que tout.

Elle connaissait pourtant mieux que personne le passé de Rosalie. Et il n'était pas rose pour deux sous. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait accepté de l'accueillir. L'éloigner de sa vie Californienne était surement la meilleure chose pour la rentrer dans le droit chemin.

Mais Rosalie ne l'entendait pas de cette oreille. Bien qu'elle soit d'accord sur le principe de l'éloignement des mauvaises fréquentations qu'elle a pu avoir, elle ne voulait pas qu'on dirige sa vie.

Les derniers événements lui avaient fait réaliser ses erreurs, et elle acceptait sans rechigner de payer le prix de ses erreurs, mais elle refusait tout jugement et encore moins de guide de bonne conduite.

C'était à sa façon qu'elle voulait avancer et se ranger des voitures.

Je ne rentrerais pas tard !

Toujours sous le choque la grand mère ne répondit rien et Rosalie sortait rejoindre ses amis.

On y va ?

Et ton rendez-vous Edward ?

Déjà dedans …

Comment ça ?

T'es trop curieuse Swan.

Et toi un mytho.

Crois ce que tu veux …

Mais Edward ne mentait pas. Il y avait bien une femme l'intérieur qu'il était venu voir, il avait simplement grossit la chose car il n'avait pas rendez vous avec elle, il savait juste qu'elle y serait.

À l'intérieur, Rosalie s'assit la première suivit de Jacob ainsi que Bella et pour finir, au rebord Edward s'installait. Son objectif n'était pas de rester là, mais de partir dès que les lumières se seront éteintes. Sa jambe tremblait d'impatience, ce qui avait le don d'agacer encore plus Bella.

Encore plus parce que le fait que Rosalie et Jacob puisse être à coté, la faisait bouillir.

Edward tu pourrais arrêter s'il te plait ?

Tu devrais vraiment déstresser Bella, c'est pas bon d'être toujours sur les nerfs.

C'est l'hôpital qui se fou de la charité rassure moi ?

Je ne suis pas énervé.

Ah non ? Et ta jambe qui tremble c'est pas nerveux ça ?

Ne contenant pas sa colère, le ton de Bella était monté d'un cran ce qui fit réagir Jacob, gêné que ses amis se fassent remarquer.

Hey vous deux, on est en plein cinéma, vous pouvez pas rester une heure trente sans vous manger ?

C'est ce crétin là qui m'énerve !

Je m'en fiche de savoir ce qu'il se passe, vous êtes pire que des gosses !

Edward et Bella se tassaient dans leur fauteuil. Bella haïssait Jacob en cette instant. Il venait de l'humilier devant sa pire ennemie, et pour elle c'était un affront qu'elle ne pouvait pas laisser passer.

Elle ravala ses larmes sentant une vengeance naître au fond d'elle. Du genre très rancunière et réponse à tout, pour sur qu'elle ne laisserai pas passer ça, avec Jacob et Edward encore moins.

Elle prit son plus beau sourire, et reprit la parole comme si de rien n'était.

T'as raison Jake, et puis c'est pas très correcte de ne pas parler avec vous !
Alors hum … Rosalie. As-tu déjà eu un petit copain ?

Non mais Bella qu'est ce qu'il te prend ?!

Jacob, comprit alors que le changement d'attitude de Bella n'était pas anodin. Il se retournait vivement vers elle en lui faisant les gros yeux pour calmer ses ardeurs, mais il fut retenu par Rosalie elle même.

Non laisse Jacob, c'est pas grave … Je n'ai jamais eu de petit copain non, et toi ?

Oh oui bien sur ! Et pas qu'un ! Si je te demande ça c'est pas que Jake lui est vierge ! Et c'est pas facile de sortir avec quelqu'un de plus exp..-

Dans la panique, Jacob suppliait du regard Edward pour qu'il l'aide à sortir de ce cauchemar. Comprenant le malaise de son ami, il mit sa main sur la bouche de Bella l'empêchant ainsi de continuer de parler puis, en marmonnant un « on revient » aux autres, l'entraina dehors.

Mais Bella ne se laissait pas faire, et il fut plus difficile pour Edward de la mener à l'extérieure. Surtout quand elle eu l'idée de mordre la main de son ami.

AIE ! Bella !

Edward Cullen relâche moi tout de suite si tu ne veux pas que je te castre !

T'es la fille la plus dingue que je n'ai jamais rencontré tu le sais ça ?

Et le pire de tes cauchemars si tu me lâche pas !

Voyant qu'elle ne rigolait pas, Edward la retourna rapidement et la bascula sur son épaule. Ainsi tous mouvements de la jeune fille deviendraient inoffensifs ou presque.

Car Bella avait de la suite dans les idées. C'est pour cela que Edward sentit les doigts de son amie lui pincer fortement de derrière.

Humm Swan tu sais que ça m'exciterait presque ?

Choquée Bella retira instantanément sa main des fesses de son crétin d'ami.

T'es qu'un sale obsédé !

Dit celle qui m'a mit la main au paquet …

Une fois dehors, il reposa Bella puis se plaçait face à elle bras croisés sur son torse, sourire moqueur aux lèvres.

Bella elle était aussi les bras croisés, mais un regarde meurtrier et des lèvres pincées contrastaient fortement avec l'attitude d'Edward.

Je peux savoir à quoi tu joues ?

Non moi j'aimerais savoir à quoi tu joues Bella. Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ?

Elle détourna le regard.

Je ne vois pas de quoi tu parles …

Jacob est peut être ton meilleur ami, mais je te connais autant que lui je peux donc affirmer que tu mens.

Je faisais simplement connaissance avec votre nouvelle amie !

Oh alors c'est donc ça … Je t'imaginais pas du tout être ce genre de fille.

Bizarre je pensais que tu me connaissais !

Je connais la Bella garçon manqué, celle qui n'a pas peur de se rouler dans la boue, mais je ne connais pas la Bella jalouse.

Je ne suis pas jalouse !

T'es vraiment une très mauvaise menteuse, je suis impressionné après autant d'années auprès de moi.

Bella ne répondit rien, et se contenta de lancer un regard meurtrier à Edward. Elle haïssait le fait qu'il puisse la percer à jour aussi facilement.

Tu veux vraiment pas me dire qu'est ce qu'elle t'as fait ?

Elle se contenta de hausser les épaules de façon puérile, puis tourna le dos à Edward pour aller s'asseoir sur un banc adjacent.

Il la suivit des yeux puis s'approcha d'elle. Il savait le secret de la jeune fille. Il passait peut être pour un crétin, mais il avait bien remarqué le regard qu'elle avait en regardant, ou ne serait ce qu'à l'évocation de son nom la lueur qui s'allumait dans ses yeux.

Et depuis l'arrivée de Rosalie, Bella avait fortement changé. Elle était devenu froide, distante et souvent agressive envers tout le monde. C'était le genre de signe qui ne laissait pas beaucoup de doute sur les sentiments d'une personne.

Mais il savait aussi à quel point elle était pudique et ne supportait pas qu'on puisse la percer à jour. Et jamais, malgré leurs chamailleries, il n'aurait osé la blesser de cette façon.

Il avait donc prit le parti du silence, du moins jusqu'à ce soir. Car au fond de lui, voir son amie dans cet état le rendait malheureux outre de mesure.

Il s'assit à côté d'elle et lui passa de façon amicale sa main dans le dos. Bella, repliée sur elle même la tête entre ses mains les bras posés sur ses genoux, ne réagit pas à la friction de son ami.

Tu … tu veux vraiment pas en parler ?

Quelle importance de toute façon … je suis nulle voilà !

On dit que l'amour rend con.

Tu m'aides pas là Edward ! Lui dit elle en lui donnant une tape sur le genoux.

A la la ma petite Bella, qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire de toi. En disant cela, il avait passé un bras autour de ses épaules et sans rechigner elle s'était laissé aller contre lui.
Que dirais-tu d'aller se boire un chocolat chaud histoire de se réchauffer ?

Et ton rendez-vous ?

Dis toi que tu es entrain de me sauver la vie …

Bella le regarda d'un air suspect, puis finalement ne chercha pas à comprendre. Edward avait souvent fait des choses embarrassantes, ce n'était donc pas la peine d'insister.

Mais une chose de sure, elle avait apprécié qu'il la soutienne au lieu de s'amuser de son sort, et rien que pour ça, elle se devait de ne plus l'appeler le crétin.

Attend maintenant que j'y repense tu m'as pincé les fesses non ?

Bella le regardait de son regard noir mais cette fois-ci un petit sourire étirait le coin de ses lèvres, jusqu'au moment ou elle sentit la main d'Edward lui pincer le derrière.

Elle fut choquée mais ne plus s'empêcher de rire.

Crétin …

Ils riaient de façon complice se tenant toujours par la taille. Finalement ce n'était pas aujourd'hui qu'elle cesserait de le nommer ainsi, mais au fond cela n'avait plus du tout la même signification.

Car jamais elle ne pourrait remercier Edward d'avoir été là ce soir et de lui avoir évité de faire une énorme bêtise.

Arrivés dans le bar en face du cinéma, Bella et Edward s'installaient près de la vitre pour guetter la sortie de leurs amis.

Ils parlaient de tout et de rien jusqu'à ce que la serveuse arrive pour prendre leurs commandes.

Je te dis qu'elle te drague !

Elle est simplement polie et aimable, elle fait bien son boulot c'est tout …

Ah et c'est normal qu'elle ne soit « polie » et « aimable » qu'avec toi ?

Tu deviendrais pas parano toi à tout hasard ?

Il serait temps que tu te rendes compte que c'est toi qui joue les imbéciles mais si tu le voulais tu pourrais attirer beaucoup plus de filles que tu ne le veux.

Belle ne fut pas consciente des propos qu'elle venait de tenir, mais Edward lui avait parfaitement percuté et il fut à la fois surpris qu'Isabella Swan puisse un jour lui faire un compliment, et aussi parce que ce qu'elle venait de dire, personne ne lui avait jamais dit avant.

Car sous ses airs de sale gosse, Edward se voyait comme un raté indigne d'être le fils du grand docteur Cullen et de sa charmante épouse et décoratrice d'intérieur Esmée.

Ses notes scolaires étaient pour la plupart au dessous de la moyenne, il n'était jamais sortie avec une fille, et mise à part Jacob et Bella, il n'avait pas d'amis.

Il imaginait sans difficultés aucune son avenir. Quand Bella et Jacob partiraient pour l'université, lui serait probablement agent d'entretien grâce à son père qui aurait réussit à le faire rentrer en tant que tel dans l'hôpital. Car si au font de lui ce n'était pas ses rêves, il n'arrivait pas à trouver en lui la motivation nécessaire de se donner les moyens d'atteindre ses idéaux.

Il fut sortie de ses pensées par l'arrivée de la serveuse. Effectivement Bella avait raison, elle lui faisait du charme. Mais ce n'était pas d'une façon gentillette, non la jeune femme l'allumait carrément ce qui avait le dont d'agacer fortement Bella qui pour le coup était totalement pas calculée.

Malheureusement pour la blonde, Edward n'appréciait pas vraiment ce genre d'attitude, et encore moins la façon dont elle mettait Bella à l'écart.

Sans se départir de son sourire en coin devant lequel elle bavait littéralement, Edward se tourna vers Bella et lui lança :

Dit donc ma chérie, tu sais à quelle heure se termine la séance ?

Comprenant le jeu de son ami, elle se rapprocha de lui et avec un sourire, bien plus coquin que ce qu'elle avait imaginer faire, elle lui répondit :

Non mon amour j'en ai aucune idée. Mais je pense que nous avons largement le temps devant nous ... si tu vois ce que je veux dire.

Fait exprès ou pas, elle se lécha les lèvres à la fin de ses propos laissant Edward pantois préférant ne pas essayer de voir ce qu'elle voulait dire.

Il préférait d'ailleurs ne même pas prendre en compte les dernières paroles qu'elle avait prononcées, et éviter d'avoir des images non appropriées avec la personne assise en face de lui.

Car au fond de lui, il n'avait jamais pu imaginer Bella que de la façon dont il la connaissait. Garçon manqué, très peu sure d'elle et un mauvais caractère. Sa petite Swan tout simplement.

Et penser un seul instant à cette fille en tant que femme lui faisait ressentir comme de petits tourbillons dans le ventre. Une sensation telle qu'il n'en avait jamais ressentit auparavant.

C'en était même gênant. Il se sentait mal d'avoir pu penser imaginer ces scènes là avec elle.

C'est bon Edward tu peux arrêter de jouer le jeu, je pense qu'elle a comprit !

Surprit par les paroles de Bella, il regarda autour de lui pour s'apercevoir qu'effectivement la serveuse n'était plus parmi eux, mais surtout comprendre qu'il venait de passer pour un gros imbécile, juste une fois de plus, devant son amie. Car il n'avait cessé de la fixer de façon surement obscène et dérangeante.

Excuse moi, j'étais ailleurs.

Je vois ça ! J'espère au moins que tu n'imaginais pas des choses perverses entre nous !

Comment je pourrais imaginer ce genre de chose avec toi !

Quoi ? J'ai quoi de moins qu'une autre ?

C'est surtout ce que tu as de plus qui est dérangeant ...

Vas au bout de tes pensées.

Mais enfin Bella, t'es trop ... on est ... enfin tu vois ce que je veux dire.

Non je ne vois pas non.

C'est pas comme si ... t'es pas une simple femme tu vois. T'es ... une ... fille ... on a ... enfin ...

Oh je vois ... donc pour toi je ne suis qu'une fille ?

Edward se sentait bien idiot devant cette conversation. Il aurait dit qu'elle était une femme qu'elle se serait tout autant vexée. Mais qu'était vraiment Bella au fond ? Il ne s'était jamais poser la question avant ce soir. Pourquoi l'aurait-il fait ? Bella était ... Bella. Enfin ... avant ce soir. Il ne pouvait pas nier malgré tout qu'elle avait bien grandit la petite fille qui n'hésitait pas à se rouler dans la boue pour être la mieux cachée. Celle qui sautait dans l'eau gelée sans sourciller ...

En la regardant bien ce soir elle avait appliqué du rouge à ses lèvres ce qui les rendait bien plus pulpeuses qu'à l'ordinaire. Ses vêtements avaient été choisi, les couleurs s'accordaient et elle avait même osé un tout petit décolleté. Et tout ça juste pour attirer le regard de Jacob sur elle ...

Non il fallait se l'avouer, Bella était tout sauf une simple petite fille. Certes elle n'était pas une de ces femmes allumeuses comme on en trouvait à tous les coins de rue. Mais elle devenait féminine et bien agréable à regarder.

Il reprit ses esprits et s'aperçut que Bella avait continuer à parler.

... et oui je suis encore vierge, mais c'est normal je suis encore jeune. Mais je ne savais pas que c'était le passe pour devenir une femme !

Je te demande pardon ?

Quoi j'ai tord ?

Euh ... surement que non mais ... Oula mais tu as vue l'heure ? On devrait y aller sinon les autres vont nous chercher.

Tu évites le sujet ! Non parce qu'il faudrait vraiment que vous compreniez que je ne suis plus une petite fille ! Je grandis moi aussi et je ...

Bella ayant parler assez fort, tout le bar s'était retourné sur eux. Gêné, Edward se retourna et plaqua sa main sur la bouche de son amie.

C'est bon ! J'ai compris et je m'excuse ! Ça va comme ça ?

Sans pouvoir parler car bloquer par la main d'Edward, elle acquiesça d'un mouvement de ma tête. Lentement il libéra sa bouche puis s'empara de sa veste pour sortir, Bella à sa suite.

Une fois dehors, Bella partit sans regard en arrière pour Edward. Ce dernier croyait qu'elle boudait en réalité, elle se sentais juste ridicule de la façon dont elle s'était comportée juste avant.

Oh Bella s'il te plais tu vas pas bouder !

Je boude pas !

Ah non ?

Et puis laisse moi tranquille ! J'ai pas envie de parler avec un crétin !

Tu fais la petite fille là ...

Sur ces mots elle se retourna vivement pour voir un Edward épaule appuyé contre un lampadaire tout souriant. Il lui semblait si agaçant quand il agissait comme ça. Des tas de mauvaises pensées lui traversa l'esprit et elle aurait souhaité les lui jeter à la figure mais tout resta coincé dans sa gorge quand elle vit, par dessus l'épaule du jeune homme, Jacob et Rosalie devant le cinéma s'enlacer affectueusement.

Surprise. Choquée. Déçue. Triste. En colère.

Une foule de sentiments l'avait envahit, chacun tentant de prendre le dessus sur l'autre. Mais c'est finalement la colère qui prit possession d'elle.

Oh que oui elle était en colère contre son impuissance face à cette scène. Son coeur se comprimait de plus en plus fort et les larmes qu'elle ne pouvait plus retenir coulaient désormais sur ses joues.

Tout était aller très vite, absurdement vite. Elle ne pensait pas avoir si peu de self contrôle. Elle savait que ça devait arriver, mais ne savait pas quelle serait sa réaction. Elle aurait espéré avoir un peu plus de retenue, mais ce n'était pas le cas.

Elle était tout autant en colère contre elle et ses faiblesses. La seule et unique chose qu'elle désirait en cet instant, c'était de fuir.

Partir loin pour être seule. Faire de la place dans son esprit et accuser le coup.

Edward, qui attendait toujours la réplique cinglante venant de son amie, comprit devant son regard ce qu'il se passait. Il tourna la tête pour confirmer ses pensées, et effectivement il ne s'était pas trompé. Pourtant il l'aurait espéré. Vraiment. Il savait le mal que Bella pouvait ressentir à cet instant même et à quel point au font d'elle elle se sentait mal.

Il se retourna vers Bella mais elle avait disparu. Fuyant à toute jambe le plus loin possible de ce cauchemar.

Elle venait d'apprendre ce soir que la difficulté dans la vie n'est pas de savoir, mais plus simplement de se le dire ...


Peut être que certains d'entre vous auront reconnu quelques dialogues provenant d'une certaines série ... moi j'dis ça j'dis rien!
With All My Love