Bonjouuur :3 Voilà le nouveau chapitre merci beaucoup pour vos reviews, follows, et pour tous ceux qui aiment :3 J'espère que je ne vous décevrais pas !
(oui je suis jamais inspirée pour les intros donc bonne lecture xD)
Un repas normal à Poudlard.
« Lilyyyyyy ! Alice ! »
Ma voix traverse le dortoir, et incite les deux filles enfermées dans la salle de bain à se jeter dehors, l'une pour m'engueuler, l'autre pour vérifier que personne n'est mort. La seconde, d'ailleurs, à un grand trait de liner qui dépasse sur sa joue, sans doute interrompue dans sa tâche par ma douce et mélodieuse voix.
« Qu'est-ce que vous foutez, c'est l'heure de manger !
- Je sais bien que c'est sacré pour toi, estomac sur pattes, me réponds Lily, d'un air plus ou moins énervé, mais Alice a un rendez vous, je suis bien obligée de la pomponner un petit coup ! Regarde ce que tu m'as fait faire, ça va prendre deux fois plus de temps pour réparer ça maintenant ! »
Je grommelle ma frustration avant de me laisser retomber sur le lit en m'étouffant à moitié dans mes oreillers. Le château entier est au courant que Franck Londubat, en septième année, en pince pour notre Alice, mais il était vraiment obligé de l'inviter maintenant ? Le soir du repas d'Halloween ? Alors que mon estomac meurt de faim, et que je ne peux qu'imaginer la montagne de malbouffe qui m'attends en bas ? Que je suis obligée d'attendre Lily pour ne pas y aller seule, vu que Dorcas et Alice ont un cavalier ?
« Evaaaans… » je proteste la tête toujours enfouie dans mes coussins. « J'ai la dalleuuuuh. »
Pourquoi j'ai pas choppé un petit de deuxième ou troisième année pour le forcer à venir avec moi, déjà, ça m'aurait permis d'y être dès à présent. En plus, Lily aurait pu y aller avec James Po… OK, non, idée naze. Et puis elle aurait jamais accepté. Mais qui sait, peut-être qu'il s'acharnerait moins sur l'équipe s'il sortait avec elle. A tenter, en tous cas. Même si la rousse va me haïr. C'est un risque à prendre. Peut-être. On verra bien.
Ce qui me semble une petite éternité plus tard, je vois les deux filles sortir de leur sanctuaire. Alice est très jolie (quoique pas des masses plus que d'habitude, à se demander à quoi elles ont employé leurs milliards d'années devant le miroir), et Lily… Très Lilyenne. Magnifique, comme toujours, mais un peu trop sérieuse. Je saute sur mes pieds, et tire vigoureusement sur son poignet, lui faisant lâcher un petit cri de douleur et de surprise. C'est pas moi.
La tenant toujours, je la force à filer directement dans les escaliers, et à sortir. Je crève de faim, et elles m'ont mise ne retard, elle me doit bien ça. En plus ce n'est pas comme si elle avait besoin d'impressionner quelqu'un, elle n'a personne en vue. Comme moi , quoi. Je m'affale directement à la tablée drapée de rouge et or, adresse un sourire poli à Nick Quasi-Sans-Tête, et me sert une pleine assiettée de bonbons salés (une superbe invention de mon château favori).
Toute occupée que je suis à me goinfrer, je ne remarque pas les quelques mèches de cheveux graisseuses avant qu'elles ne glissent devant mes yeux. Avec une irrépressible grimace, je recule légèrement j'ai beau adorer Lily, j'aurais toujours du mal avec son meilleur ami, un pompeux Serpentard aux cheveux aussi noirs que gras et au talent en potion qui dépasse l'entendement. Je lui décroche un léger sourire gêné, auquel il ne répond pas le moins du monde. Ca fait toujours plaisir.
Après un petit instant de silence, durant lequel Lily et lui me fixent légèrement gênés, je comprends enfin qu'ils me demandent de dégager. Poliment et subtilement certes, mais de bouger tout de même. Je fusille mon amie du regard, et lance un bref coup d'œil au reste de la tablée. Alice est très occupée à faire les yeux doux à son cavalier chéri, dont elle nous a rabattu les oreilles durant des heures, et Dorcas semble continuer à tourner autour de sa proie de Divination, ayant visiblement abandonné son cavalier initial. Ce qui fait que je me retrouve seule au monde. Ma vie n'est-elle pas géniale ? Après m'être emparée d'une grosse poignée de sucreries bien dégueu pour la santé, en guis de dédommagement, j'accepte cependant de me lever, et me prépare à rentrer directement, sans amis, dans mon dortoir, lorsqu'une voix me retient :
« Leight, viens avec nous ! »
Cette voix perçante que je ne connais que trop bien depuis quelques jours me fait froncer les sourcils, cependant que je pivote sur mes talons, de manière à faire de nouveau face à la table des rouges et ors. Le regard marronnasse boueux à moitié voilé par des lunettes de travers de Potter me vrille les yeux, et son sourire narquois, celui d'un gars bien trop sûr de son fait, me donne plutôt envie de prendre mes jambes à mon cou.
Cependant, après avoir pesé le pour et le contre au cours de... disons, 20 secondes approximativement, je décide que je peux bien me farcir les quatre boulets en échange de la montagne de bonbons, de divers chocolats, tous entassés devant le nez de monsieur-que-fais-je-sur-cette-terre, et de gâteaux qui sont présents à la table. Alors, je me dirige avec grâce (ou pas trop) sur le siège libre, à côté de Blackouchou. Et presque en face des cheveux en hérisson. Qui me crie d'ailleurs joyeusement (sait pas parler lui) :
« Qu'est-ce que tu fuis, Leight ? »
Je retiens le ta mère, Potter (voire même, ta mère Pottère pour gagner en puissance grâce à une rime fulgurante, preuve de mon talent inné pour la poésie) qui me vient naturellement aux lèvres, et coule un regard gêné sur les cheveux gras du Serpentard riant avec Lilounette, une glace au citron entre les lèvres. Me flanque toujours autant la frousse, celui-ci, même avec un bâtonnet jaune fluo' entre les mains. C'est grave quand même.
« Personne. »
Evidemment, le fait que j'ai réfléchi durant environ une minute, au moins, avant de répondre de manière toute aussi naturelle que l'épis dans les cheveux de Potter (comprenez, absolument fake), ne me donne pas vraiment de crédibilité, et ce sont quatre paires d'yeux avides qui suivent mon regard… Avant de comprendre que le personne en question a une cravate verte et argent, un physique peu avantageux, et est bien trop proche de la chérie de ces hommes. A vrai dire, je préférerais limite qu'elle se farcisse James Potter et Remus Lupin (oui, oui, en même temps) plutôt que le… la chose qui lui sert de meilleur pote. Sirius revient à la réalité avant moi, et me sort de ma torpeur pensive (bah quoi, je songe trop, c'est plutôt une bonne qualité, non) par une grande claque soi-disant amicale sur l'épaule, et un sourire machiavélique échangé avec ses comparses.
« Vous pensez à ce que je pense, les gars ?
- Evidemment.
- Quand tu veux.
- Ensembles ? »
Non, mais allez y, faites comme si j'étais pas là, aussi. Et laissez moi en plan, surtout ! D'ici peu, je sens que James, déjà rouge de fureur, va se lever, aller flanquer une beigne à la chose là bas, secondé de Sirius, que Remus va faire diversion cependant que Peter va faire la figuration, comme toujours, à se demander à quoi il sert ce guignol, et qui va se retrouver seule de nouveau, loque parmi les Gryffondors ? C'est Bibi ! Et dire qu'i peine quelques secondes j'étais une ado' bien dans ma peau, entourée de gars, certes très cons mais, pour au moins un quart, plutôt beaux gosses…
« Goujats ! »
Je crie avant de me lever brutalement, furieuse, sous les yeux effarés des autres zigotos, qui n'avaient même pas esquissé un geste pendant mes divagations. Attendez, pas un geste ? Ah. Merde. Je suis passée pour une conne, moi.
Enfin, vu le regard moqueur de Black, c'est pas la première fois. Et c'est vrai que je peux difficilement nier le fait que mes divagations diverses et variées me rendent aussi mystérieusement pensive que je le voulais à la base. Eh oui, parce que vous croyez peut-être que j'ai toujours été ainsi ? Eh bah non, ma bonne dame ! Enfant, j'étais carrément un peu co-conne, mais, que voulez vous, le temps a fait son effet, les hormones aussi, et je me suis dit que paraître plus mystérieusement pensive aux yeux des garçons pouvait faire son petit effet. Bon, visiblement, pas trop. Ou peut-être que c'est juste pas mon genre. Mais dans ce cas-là, quel est mon genre, et surtout à qui plaît-il, mais aussi à… Oh. Encore une envolée de pensées. Je peux plus les retenir celles-ci ! Et, pour le coup, pendant que je divaguais, ils sont bels et biens partis, mes cocos de Maraudeurs.
Je pivote d'un coup sec sur mon banc pour me lever, fixe mon regard sur la chose à la cravate verte toujours installée à notre table… mais maintenant entourée de deux silhouettes moqueuses. Enfin d'une silhouette à l'expression moqueuse et l'autre… à l'expression d'un singe diabétique et constipé ? A peu près. James Potter à côté de Lily Evans, quoi.
J'hésite à me rassoir, restant donc figée dans la position aussi gracieuse que confortable de la chaise, mes cuisses criant grâce, lorsque je croise le regard de petit-gros. Qui semble se retenir de rigoler comme un gogol. Je repose donc mon fessier, me penchant un peu en avant pour ne pas rater une miette du spectacle, et c'est à ce moment que…
Que la carafe de jus de citrouille des Serdaigles se renverse. Vous y avez cru hein ?
« Ah non, le jus de citrouille, merde ! » s'écrie le Serdaigle qui a fait ça. Je me tourne vers lui, un sourire moqueur aux lèvres (comment ça, c'aurait été bien mon genre de faire cette connerie ? Nooon, jamais, je ne vois pas de qui vous voulez parler). Il ne croise pas mon regard, et aborde d'ailleurs l'air de se foutre de mon avis comme de son premier slip. Dommage pour lui, mon avis est toujours le meilleur, le plus utile et le plu…
« BAAANG »
« PAF »
« AAAH »
« OH PUTAIN UNE BAGARRE »
« MATEZ LA GUEULE DE SERVILO LES GENS »
« QU'EST-CE QU'IL FOUT CHEZ LES BOUFFONDORS CE CON ? »
« J'AI ENVIE DE FAIRE PIPI »
« D'OU TU NOUS TRAITES DE BOUFFONS CRETIN ? »
« HE LES SERPYLLERES ILS SONT JALOUX »
« LE JUS DE CITROUILLE BORDEL ! »
« OH, REGARDEZ MINNIE, UNE BATAILLE ! »
Ouh là, le bordel. Comme d'habitude, une seconde d'inattention, et je manque le plus important. Ils pourraient m'attendre quand même ces crétins ! Surtout qu'apparemment la bataille va dégénérer. En fait, si j'ai bien capté, le BANG, ou plutôt le BAAANG c'est Black (Sirius, non mais je précise parce que oui, qui sait, Regulus aurait bien pu se lever pour attaquer son ami, hein, nul ne le sait !) qui a envoyé un sort de son invention à cheveux-gras, le PAF c'est Lilychoupi qui a frappé Potter (qui ça étonne, franchement ?), et les autres cris, divers Gryffi, ou Serpyllères, qui sont maintenant en train de se mettre sérieusement sur la gueule à grand renfort de jus de citrouille qui valdingue dans la pièce. Le Serdaigle en a inspiré plus d'un à ce que je vois.
Et, à la table des profs, c'est Dumbledore que je vois applaudir de toutes ses forces, debout à crier ses encouragements à divers adversaires pris au hasard des maisons. Ecole de barjes.
